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Le crucifix sur la brèche

Geneviève Lajoie et Jean-Luc Lavallée, Bureau parlementaire

Publié le: | Mise à jour:

Le ministre responsable de la Charte des valeurs québécoises, Bernard Drainville, réagit à la sortie de l'ancien premier ministre du Québec, Jacques Parizeau.

Journal de Québec

Le gouvernement Marois a tenté, jeudi, de banaliser la sortie publique de Jacques Parizeau sur le projet de charte des valeurs québécoises. Le ministre Bernard Drainville a néanmoins ouvert la porte, pour la première fois, à la disparition du crucifix de l’Assemblée nationale, comme le suggère l’ancien premier ministre.

Dans les officines péquistes, on pousse un soupir de soulagement. La chronique de Jacques Parizeau dans les pages du Journal, hier, était beaucoup moins virulente à l’égard du projet de charte qu’on ne le craignait.

L’ex-chef du PQ estime que le gouvernement Marois va trop loin en voulant interdire le port de signes religieux visibles à l’ensemble de la fonction publique. Il plaide en faveur d’une solution s’inspirant du rapport Bouchard-Taylor (uniquement pour les juges, les policiers et les procureurs de la Couronne) et suggère qu’on décroche le crucifix installé au-dessus du siège du président de l’Assemblée nationale.

Pauline Marois s’est empressée de souligner que Jacques Parizeau est «un citoyen» comme les autres. «Il a le droit de prendre position comme tous les citoyens du Québec et de contribuer au débat», s’est-elle limitée à commenter.

Citoyen comme les autres

Le pilote du dossier de charte, le ministre Drainville, a indiqué qu’il prendra «en considération» la position de l’ex-premier ministre, mais de la même façon que les commentaires de l’ensemble des citoyens québécois.

Lui qui martèle depuis des semaines que le Christ en croix qui domine les joutes politiques au Parlement est là pour rester, M. Drainville a évoqué pour la première fois la possibilité de changer son fusil d’épaule. «On a eu des suggestions qui nous ont été faites effectivement sur la question du crucifix, et on en a eu beaucoup; alors, évidemment, ça va alimenter notre réflexion sur la question du crucifix», a-t-il reconnu.

Si le gouvernement Marois banalise la sortie de Jacques Parizeau, ce n’est pas le cas des partis d’opposition, qui y voient un «sévère rappel à l’ordre» du PQ. Les libéraux jugent que la sortie de l’ex-leader souverainiste aura un «effet» au sein des troupes péquistes.

La caquiste Nathalie Roy s’est dite pour sa part «ravie» de constater que M. Parizeau «embrasse presque en sa totalité la position de la CAQ».

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