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Denis Coderre trône au sommet des intentions de vote des Montréalais

Le candidat Marcel Côté reste anonyme pour la majorité de l’électorat montréalais

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Denis Coderre trône au sommet des intentions de vote des Montréalais alors que la majorité des électeurs ignorent tout simplement qui est Marcel Côté, le chef de Coalition Montréal.

Denis Coderre trône au sommet des intentions de vote des Montréalais alors que la majorité des électeurs ignorent tout simplement qui est Marcel Côté, le chef de Coalition Montréal.

Premier coup de sonde depuis le lancement officiel de la campagne, le sondage de Léger pour l’agence QMI place Denis Coderre confortablement en tête dans la course à la mairie Montréal avec 39% des intentions de vote.

Le plus proche de lui, le chef de Projet Montréal Richard Bergeron récolte 23% d’appuis chez les sondés en vue du scrutin du 3 novembre.

«C’est une avance relativement confortable pour Denis Coderre, même s’il est tôt (dans la campagne)», indique le sondeur Christian Bourque, vice-président exécutif chez Léger.

Sa position en tête de peloton est d’autant plus solide que M. Coderre obtient des appuis «énormes» des électeurs de 45 ans et plus, souligne M. Bourque. Or, les personnes de ces tranches d’âges vont traditionnellement aux urnes en plus grand nombre. L’avance de M. Coderre est aussi jugée confortable parce qu’il réussit à se placer premier tant chez les anglophones et les allophones que chez les francophones.

LE CANDIDAT INCONNU

Bien loin derrière MM. Coderre et Bergeron, Marcel Côté obtient 17% des intentions de vote. L’économiste a pris la tête d’une large coalition comprenant notamment les élus de Vision Montréal et sa chef Louise Harel.

«Le problème de Marcel Côté, c’est surtout un problème de notoriété auprès de la population en général», note M. Bourque. En effet, 51% des sondés ignorent qui il est.

«Ça laisse peu de temps (à M. Côté) pour se faire une place sur l’échiquier politique», souligne le sondeur.

CÔTÉ JUGÉ TROP « FADE »

Cette troisième place s’explique notamment parce que «Marcel Côté s’est révélé particulièrement fade, observe la professeure en gestion municipale de l’UQAM, Danielle Pilette. Ce qui est étonnant, c’est qu’il n’ait pas enfoncé le clou de l’économie montréalaise (alors qu’il est économiste).»

«Son sens politique n’est peut-être pas très développé. Il n’a pas joué sa carte maîtresse (l’économie)», avance-t-elle.

De plus, M. Côté n’a pas su exploiter les occasions de faire parler de lui alors qu’il partait déjà en retard sur les autres candidats du point de vue de la notoriété, ajoute Mme Pilette.

Chose certaine, «la coalition qui avait vu le jour au comité exécutif sur le plan politique (à la suite du départ de l’ex-maire

Gérald Tremblay) est en train de voler en éclats», laisse-t-elle tomber.

80%
disent qu’ils iront probablement voter
61%
sont intéressés ou très intéressés par la campagne
40%
croient que l’enjeu le plus important de la campagne est la lutte à la corruption et l’intégrité
51 %
ignorent qui est
Marcel Côté
57 %
ignorent qui est
Mélanie Joly
La présente étude a été réalisée par Internet auprès de 1 208 personnes âgées de 18 ans et plus, réparties dans tous les arrondissements de la ville de Montréal, du 3 au 5 octobre 2013. Les données finales du sondage ont été pondérées à l’aide des données du recensement de 2011 selon l’âge, le sexe, la langue maternelle, le degré de scolarité, la composition du foyer (avec ou sans enfant) et la région, de façon à garantir un échantillon représentatif de la population québécoise. Aux fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 1208 répondants aurait une marge d’erreur de +/- 2,8%, et ce, dans 19 cas sur 20. L’ordre des énoncés a été présenté en alternance dans les questions comportant des items multiples afin de minimiser les risques de biais.
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