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Gaz de schiste

Le Sénat français en mission au Canada

AFP

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Gaz de schiste

Photo Archives / Agence QMI

La fracturation hydraulique est une technique controversée qui soulève beaucoup de questions au sein de la population.

Des sénateurs français ont récemment rencontré au Canada des représentants du groupe pétrolier canadien Vermilion pour s'enquérir des technologies de fracturation hydraulique, a-t-on appris lundi auprès de l'entreprise.

Au moment où des élus en France demandent la reprise de la recherche sur les gaz de schistes dans l'Hexagone, quatre sénateurs (deux UMP, un UDI et un PS) se sont rendus fin septembre au Canada dans le cadre d'une mission de la commission du Développement durable.

Au cours de leur séjour, ils ont rencontré des élus québécois, des membres d'associations de lutte contre les gaz de schistes, mais aussi des représentants de l'industrie pétrolière, a indiqué leur entourage à l'AFP. Un rapport est attendu dans les prochains mois.

Seul groupe pétrolier à produire du pétrole non-conventionnel de schistes en France (1 baril par jour en Seine-et-Marne), Vermilion avait été approché par le Sénat pour rencontrer cette délégation, a expliqué à l'AFP son porte-parole, Jean-Pascal Simard.

Spécifiquement, ils voulaient discuter d'énergie non-conventionnelle, de fracturation hydraulique et de forages horizontaux", a expliqué M. Simard.

«Leur souhait était de comprendre un peu plus ce qui se passe au Canada avec ces énergies non conventionnelles, quelles sont les règles et aussi les règlements mis en place», a-t-il ajouté.

Technique controversée

Présent en France depuis seize ans, Vermilion y produit quotidiennement 11 600 barils de pétrole et de gaz. Entre 2002 et 2010, la société canadienne établie à Calgary a procédé à 17 fracturations hydrauliques (technique controversée consistant à injecter sous haute pression de l'eau et des produits chimiques pour libérer les hydrocarbures emprisonnés dans la roche-mère).

En juillet 2011, le Parlement français a adopté une loi interdisant la fracturation hydraulique, seule technique éprouvée pour l'exploitation d'hydrocarbures de schiste mais décriée pour ses risques environnementaux.

De gauche comme de droite, plusieurs élus se sont déclarés ces derniers mois en faveur d'un assouplissement de la législation afin d'évaluer le potentiel du sous-sol français.

Le gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault et le président François Hollande ont toutefois maintes fois assuré que le débat était clos.

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