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Expulsion

Une Pakistanaise se réfugie dans une église

Awan
Photo Courtoisie Tahira Malik et sa mère Kurshid Begum Awan.

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Une Pakistanaise a trouvé refuge dans une église anglicane de Montréal depuis plus d’un mois pour éviter son expulsion. Une situation délicate pour l’Agence des services frontaliers du Canada.

 

Khurshid Begum Awan, mère d’une réfugiée pakistanaise, devait être expulsé vers le Pakistan le 21 août dernier.

Sa fille, Tahira Malik, est venue au Canada pour fuir un mari abusif, en 2000, alors qu'elle avait 16 ans.

Ses deux parents l'ont rejointe en 2011, mais son père a depuis été renvoyé dans son pays.

«Nous voulons cesser d’avoir peur, nous voulons être réunis», a commenté Tahira Malik en point de presse.

Mme Awan n’était pas au point presse. Elle souffrirait de problèmes cardiaques qui menacent sa santé, selon Marie-Jo Ouimet, médecin traitant de Mme Awan et bénévole pour Médecins du monde.

Contre la loi

Cette situation délicate n’est pas sans poser problème aux autorités, qui doivent faire preuve de doigté.

«Le gouvernement du Canada ne tolère pas que des personnes se cachent dans des lieux de culte pour contourner la loi», a expliqué Dominique McNeely, porte-parole de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Il affirme qu'ils ont le pouvoir d'agir, mais qu'ils préfèrent d'abord négocier avec la personne.

«Certains diront que nous enfreignons la loi, mais je dirais plutôt que nous la contestons pour des raisons humanitaires», a répliqué l’évêque anglican de Montréal, Barry Clarke. Nous trouvions important de lui offrir l’asile religieux en raison de ses besoins médicaux et du fait que son retour au Pakistan pourrait menacer sa vie.»

Depuis 2000, 36 cas de personnes qui se sont réfugiées dans des lieux de cultes ont été portés à l’attention de l’ASFC et presque tous ont été résolus, selon Dominique McNeely.

 

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