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Charte

Lisée invite les candidats à se faire discrets

 Jean-Francois Lisée
Photo les archives, Jean-François Desgagnés

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Le ministre Jean-François Lisée invite les candidats à la mairie de Montréal à se faire plus discrets sur la charte des valeurs.

Selon le ministre de la Métropole, les aspirants maires devraient s’inspirer d’un de leur prédécesseur, Jean Drapeau, qui avait refusé de se positionner publiquement sur la Loi 101 lorsque le débat faisait rage à la fin des années 70.

«C’était un débat important pour son Île, sa Ville, mais comme il y avait une division et comme c’était une responsabilité du gouvernement du Québec, il s’est abstenu de rentrer dans le débat, a rappelé M. Lisée. Je ne dis pas (aux candidats de se taire), mais je dis qu’un des grands maires de Montréal, dans une situation similaire, avait pris une autre attitude. Que les gens en tirent les conclusions qu’ils veulent !».

Denis Coderre et Mélanie Joly se sont engagés mercredi à contester la charte péquiste devant les tribunaux si elle est adoptée. Selon le ministre Lisée, puisque les quatre principaux candidats sont tous anti-charte, le prochain maire de Montréal ne pourra prétendre qu’il a le mandat des électeurs de se battre contre la charte des valeurs québécoises.

«Les électeurs de l’Île de Montréal ne sont pas unanimes. Le quart des anglophones, le tiers des allophones, le deux tiers des francophones de l’Île de Montréal sont favorables à plusieurs des dispositions proposées par ce qui sera la charte, ce qui fait que le maire qui sera élu le 3 novembre ne pourra pas dire qu’il a un mandat des Montréalais», a-t-il prévenu.

Rappel à l’ordre

Pour l’opposition libérale, Jean-François Lisée a tout simplement dépassé les bornes. «Je demande à la première ministre, Pauline Marois, de rappeler son ministre à l’ordre immédiatement !», a réagi la députée libérale Christine St-Pierre.

Selon elle, le ministre s’appui d’ailleurs sur de faux arguments puisque Jean Drapeau s’est exprimée en commission parlementaire à l’époque sur la première mouture du texte qui deviendra la Loi 101. «Le PQ bâillonne, exclut ou prend de haut ceux et celles qui ne pensent pas comme lui», a pesté Mme St-Pierre.

Jean-François Lisée n’aurait jamais demandé aux candidats de se taire s’ils étaient en faveur de la charte, a plaidé pour sa part la députée solidaire Françoise David.

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