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Environnement | Autos électriques

Québec veut créer une industrie autour de l’auto électrique

Le gouvernement Marois discute avec des géants de l’automobile et des alumineries

Martine Ouellet
Photo d’archives, Stevens LeBlanc La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, prenant la pose en 2012 avec une voiture électrique pour le lancement de la Semaine de l’efficacité énergétique.

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Le gouvernement Marois discute avec des géants de l’automobile et des alumineries pour que soient construites au Québec des automobiles électriques.

Le gouvernement Marois discute avec des géants de l’automobile et des alumineries pour que soient construites au Québec des automobiles électriques.

«On a de l’argent pour attirer un grand joueur international. Un grand constructeur de véhicules ou fabricant de composantes (d’automobiles)», a dit le ministre des Finances, Nicolas Marceau, au Journal.

M. Marceau dit avoir «des discussions avec plus d’une entreprise» à ce sujet. Il réserve aussi des subventions pour celles déjà établies au Québec «qui veulent investir pour fabriquer des composantes d’électrification des transports».

«On veut attirer de gros joueurs», lance carrément Nicolas Marceau.

Le Québec tente depuis des années de susciter l’intérêt des multinationales de l’automobile. Selon nos sources, des contacts auraient été établis avec Ford, GM, Mitsubishi, Alcan et Alcoa à l’époque du gouvernement Charest.

Les alumineries dans le coup

Le député Daniel Breton, adjoint parlementaire de la première ministre et responsable de l’électrification des transports, confirme par ailleurs au Journal que le gouvernement a des discussions avec «des gens dans l’aluminium, dans les batteries, dans la motorisation, dans les systèmes de gestion de la puissance».

«On veut aller de l’avant avec le projet d’un véhicule fait principalement avec des pièces et une technologie québécoise», affirme Daniel Breton.

Annonce à la fin octobre

Ce projet phare du gouvernement s’inscrit dans la politique d’électrification des transports, le «bébé de Pauline Marois». La politique, dotée d’un budget de 516 millions $, sera annoncée par la première ministre elle-même à la fin octobre, a appris le Journal.

Communauto, qui offre des voitures en location à Montréal, à Québec, à Gatineau et à Sherbrooke, est aussi dans le coup.

Résultats prometteurs

À l’interne, on se dit «très intéressé» par une voiture électrique québécoise. L’entreprise d’autopartage a dévoilé à la fin septembre les résultats prometteurs de son projet de véhicules 100 % électriques en libre service, payables à la minute.

Cet usage élimine les défauts les plus embêtants d’une automobile électrique, soit l’autonomie faible et le coût élevé à l’achat.

La direction de Communauto confirme avoir eu une rencontre la semaine dernière avec Hydro-Québec et avec le ministère des Ressources naturelles. Le député Breton valide: «On parle avec les gens de Communauto, c’est clair. On a eu une rencontre avec eux et on va avoir une rencontre encore.»

L’objectif du gouvernement péquiste est de créer de toutes pièces une grappe industrielle autour d’un véhicule électrique.

L’histoire de l’automobile au Québec s’est terminée dans la douleur avec la fermeture, en 2002, de la dernière chaîne de montage de la province, entraînant la disparition de 1200 emplois.  En 1994, le constructeur coréen Hyundai a annoncé la fermeture de son usine à Bromont, qui générait 800 emplois.

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