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Fin et de bon goût

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Il rêvait de produire, transformer et vendre un produit du terroir, elle de posséder sa propre entreprise. Jean François Hébert et Caroline Tardif ont finalement trouvé leur bonheur en se lançant dans la production artisanale de fromage de chèvre.

Il rêvait de produire, transformer et vendre un produit du terroir, elle de posséder sa propre entreprise. Jean François Hébert et Caroline Tardif ont finalement trouvé leur bonheur en se lançant dans la production artisanale de fromage de chèvre.

Avec les années, leur rêve s’est transformé en véritable mission: éduquer les palais québécois au goût raffiné du fromage de chèvre tout en faisant la promotion de l’achat local et du développement durable.

«Notre parcours est assez atypique, raconte Caroline. Nous ne savions vraiment pas dans quoi nous nous embarquions.»

Le 16 décembre 2004, sur un coup de tête, le jeune couple alors âgé de 31 et 25 ans décide de racheter l’une des plus vieilles fromageries fermières de la Belle Province, la fromagerie Ruban Bleu de Saint-Isidore.

«Nous n’avions aucune expérience dans l’élevage des chèvres, ni dans la production de fromage», note Caroline.

PARCOURS

Jean-François avait un diplôme de McGill en agronomie avec une spécialisation en ­culture d’arbres fruitiers. Il avait déjà tenté de fabriquer du fromage dans une ferme avec des surplus de lait, sans plus. De son côté, ­Caroline ­venait de terminer un baccalauréat en administration à Montréal.

Qu’importe, les deux jeunes entrepreneurs avaient du cœur au ventre. Leur offre a été ­acceptée à la condition qu’ils acceptent de travailler bénévolement pendant un an afin d’apprendre les rudiments du métier de fromager.

Après seulement huit mois de formation, ils volaient déjà de leurs propres ailes et, deux ans plus tard, ils déménageaient leurs pénates sur le rang Saint-Charles à Mercier, la ville d’origine de Caroline.

Pour arriver à vivre de la vente de leurs ­fromages, il fallait agrandir le cheptel qui ne comptait au départ que 25 bêtes. Jean-François veille désormais sur un troupeau de 80 chèvres, dont 60 laitières.

Caroline s’occupe de la gestion, de la mise en marché et des visites guidées, tandis que Jean-François gère tous les aspects de la production tout en créant de nouvelles variétés de fromage.

«On était vraiment innocents au début, ­raconte-t-il. Nos nouvelles chèvres ont toutes avorté. Elles étaient porteuses de la toxoplasmose. Cette année-là, on a manqué de lait.»

Si les parents de Caroline ne les avaient pas supportés financièrement, ils auraient probablement fermé boutique.

LE DÉFI DES RÉGIONS

Autre défi inattendu, faire apprécier le goût du chèvre aux Québécois des régions.

«Il y a huit ans, une personne sur dix crachait le fromage après l’avoir goûté», se souvient ­Caroline.

Après cinq années de durs labeurs, ils ­peuvent commencer à respirer un peu. L’entreprise se porte bien. Outre leurs fromages, on trouve désormais dans leur boutique toute une variété de produits du terroir québécois. Une autre façon, disent-ils, de promouvoir l’achat chez nous.

Produits vedettes
Le Chabin
Fromage à croûte lavée à pâte molle, composé de lait de chèvre et de brebis à 50 %. Il a un goût de noisette. Certains diront qu’il goûte la ferme.
Monsieur Émile
Fromage de chèvre typique légèrement affiné. Sa croûte est fleurie et sa pâte crayeuse. Caroline raconte l’avoir baptisé ainsi pour se venger de ne pas avoir pu appeler son fils Émile.
La charrue
Tomme de chèvre à pâte semi-ferme et croûte naturelle. Le fromage idéal pour vos raclettes cet hiver.
Distribution
Tous les fromages du Ruban bleu sont offerts à leur boutique du rang Saint-Charles à Mercier. Certains sont aussi en vente dans les épiceries et plusieurs marchés de la grande région de Montréal, dont la Fromagerie Atwater, 138 avenue Atwater à Montréal. Pour la liste complète des points de vente, consultez le site internet de l’entreprise.
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