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Poursuite policière | Adolescent

Un ado de 13 ans fuit la police comme le héros de son jeu vidéo Grand Theft Auto

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Le jeu vidéo Grand Theft Auto que lui avait offert sa mère une semaine auparavant est l’un des facteurs qui ont poussé un jeune de 13 ans à fuir les policiers au volant d’un VUS, selon sa grand-mère.

Basé sur un univers criminel très réaliste, le jeu GTA permet aux personnages de commettre des braquages, des vols de voitures et des tueries, puis d’échapper aux policiers lors de poursuites endiablées dans les rues.

«Il a vu que dans le jeu, il était capable d’échapper aux policiers, alors il a pensé qu’il pourrait faire pareil», raconte sa grand-mère.

POURSUITE À 100 KM/H

Mercredi, l’adolescent de 13 ans a «emprunté» la voiture de sa grand-mère chez qui il habite pour aller reconduire un ami du même âge. Vers 3h, une auto-patrouille l’a croisé alors qu’il filait à vive allure sur le chemin du retour.

Les policiers l’ont pris en chasse, mais le jeune conducteur a refusé de s’immobiliser. Il s’est alors dirigé à 100 km/h dans un quartier résidentiel de Saint-Philippe de La Prairie, où il a terminé sa course dans un boisé.

«Les policiers ont eu toute une surprise lorsqu’ils l’ont appréhendé, surtout qu’il a l’air d’avoir 8 ou 9 ans, alors les policiers étaient étonnés», a expliqué Guy Lépine, de la police de Roussillon.

THÉRAPIE FAMILIALE

Heureusement, personne n’a été blessé. Le conducteur, dont on ne peut révéler l’identité en raison de son âge, a été accusé d’avoir emprunté un véhicule et d’avoir fui les policiers. Il a été libéré sous caution et sera de retour à la Chambre de la jeunesse du palais de ­justice de Longueuil le 4 novembre.

Pourtant, l’adolescent n’a pas la réputation d’être un mauvais garçon dans le voisinage.

«C’est un garçon très calme et gentil. Il n’est pas irrécupérable», croit une voisine.

La mauvaise influence d’un ami, un passé familial trouble et le jeu GTA ont créé le cocktail explosif qui a poussé le garçon à fuir les policiers, croit sa grand-mère, qui est thérapeute.

«Il faut de l’encadrement avec ces jeux ou la télé. Si on ne discute pas après, ces actions négatives restent dans leur esprit», croit la dame, qui admet ne pas avoir porté attention au contenu du jeu avant l’événement. Elle a depuis confisqué la console.

Comme thérapie, le garçon doit écrire une rédaction par jour et raconter ce qu’il a fait de mal à un membre du groupe chaque heure.

«Avant, sa seule façon d’attirer l’attention était de poser des gestes négatifs. Il ne faut surtout pas qu’il se fasse applaudir pour ce qu’il a fait et croyez-moi, je lui ai fait comprendre», raconte la dame, qui est bien décidée à remettre l’enfant sur le droit chemin.

Si l’expérience est difficile au sein de la maisonnée, elle pourrait déboucher sur un camp de vacances s’adressant aux jeunes délinquants, estime la grand-mère, qui possède une ferme équestre.

«Quand je suis alleé en cour, j’ai vu plein de jeunes qui n’avaient pas de parents avec eux. Mon petit-fils à 100 000 fois plus de chance de s’en tirer qu’eux. Je trouve ça triste et je crois qu’il faut faire quelque chose», conclut-elle.

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