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Le chat botté

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À l’instar du Chat botté du conte de Charles Perreault, la sensibilité des Québécois à l’égard du bien-être des animaux avance à pas de géant. La loi a du mal à suivre la cadence, même si elle évoluera le mois prochain, notamment pour lutter contre les usines à chiots, nous a annoncé le ministre François Gendron. Mais ce qui ne change pas, c’est l’indifférence acharnée des Anglo-Québécois pour la nation où ils vivent, nous révélait ce Journal; là, on a plutôt affaire à la Belle au bois dormant: ça ne bouge pas, ça dort au gaz.

À l’instar du Chat botté du conte de Charles Perreault, la sensibilité des Québécois à l’égard du bien-être des animaux avance à pas de géant. La loi a du mal à suivre la cadence, même si elle évoluera le mois prochain, notamment pour lutter contre les usines à chiots, nous a annoncé le ministre François Gendron. Mais ce qui ne change pas, c’est l’indifférence acharnée des Anglo-Québécois pour la nation où ils vivent, nous révélait ce Journal; là, on a plutôt affaire à la Belle au bois dormant: ça ne bouge pas, ça dort au gaz.

Pourtant, avec le débat sur la charte, le Québec ne se laisse pas piler sur les pieds. Voilà ce que les Québécois demandent. Devant l’arrogance de ceux qui nous nient, il faut tenir tête (si je peux voler ce titre à l’essai du jeune Gabriel Nadeau-Dubois). Mais ça, on dirait qu’une partie des «élites» tarde à le comprendre.

Prenez l’émission Tout le monde en parle. Avec les quatre insipides candidats à la mairie invités à l’émission de dimanche dernier, on n’a pas fait grand cas de l’aberrant refus de la charte de la part de ces gens censés représenter une île où environ la moitié des gens lui sont favorables.

Voici la question que j’aurais aimé entendre de Guy A. Lepage, ce pur inconnu pour une écrasante majorité de non-francophones: «Les gens qui vont voter en bloc pour vous, parce que vous portez l’uniforme libéral, M. Coderre, ne savent rien de la culture du Québec et n’ont jamais entendu parler de cette émission-ci ou de moi. Est-ce que ça vous dérange de savoir que vous serez porté au pouvoir par des gens qui se foutent du Québec et de ses artisans culturels?»

La même question pourrait être posée à Philippe Couillard.

Triomphe libéral

Nos quatre candidats montréalais radotent les rengaines ressassées ad nauseam par Doré, Bourque et Tremblay, y compris les ritournelles de métropole conviviale remplie de festivals pour vivre dans un cosmopolitisme de pacotille à la Disney World offert dans toutes les langues, tout en négligeant la nôtre, bien sûr.

Si seulement Michel Brûlé et Patricia Tulasne avaient été invités à TLMEP! Ces deux-là auraient rompu la monotonie du pseudodébat entre un ancien libéral (Coderre), un autre libéral (Côté), une ancienne organisatrice en chef de la campagne de Justin Trudeau (Joly) et un homme qui a pour colistière l’épouse de Stéphane Dion (Bergeron).

Patricia Tulasne a le courage d’appuyer la charte, Brûlé veut réduire le mastodonte de l’hôtel de ville; il faut le rappeler.

Connaître pour détester

Vous allez me dire que moi, quand je faisais de la radio, j’ai été connu des Anglos. C’est parce qu’on me détestait! Nos amis les Warriors m’envoyaient des balles de fusil par la poste. J’étais un méchant séparatiste. J’incarnais le Québec méchant.

Effectivement, les références «culturelles» des Anglo-Québécois relativement au Québec sont souvent celles qui leur permettent de le détester. Prenez l’humoriste Yvon Deschamps: il a intéressé les Anglo-Québécois seulement quand un groupuscule paranoïaque l’a accusé de «racisme».

Ensuite, on l’a oublié.

 

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