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Union Montréal | 2001

Union Montréal aurait détourné des fonds publics

Union Montréal dans la mire de l’UPAC concernant les élections municipales de 2001

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Le parti de l’ex-maire de Montréal Gérald Tremblay aurait détourné des fonds publics afin de rembourser une dette encourue lors de la campagne électorale de 2001.

Pour ce faire, des gens dans l’entourage du maire auraient mis sur pied un stratagème de fausse facturation auquel auraient participé plusieurs arrondissements, selon des documents à l’appui des mandats de perquisition rendus disponibles par un juge, hier.

Les enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) étudient la possibilité de demander le dépôt d’accusations criminelles contre quatre personnes pour fraude et abus de confiance, notamment.

Aucune accusation n’a encore été portée dans ce dossier.

L’enquête policière a porté sur la fourniture à Union Montréal de services de la firme de communications Octane et de ses filiales.

Remboursement douteux

Un témoin a rapporté aux enquêteurs que le parti de Gérald Tremblay avait «contracté une dette envers Octane de 100 000 $ lors de la campagne électorale de 2001 et que cette dette n’avait pas été acquittée par le parti».

Certains arrondissements où un candidat de l’équipe d’Union Montréal avait été porté au pouvoir ont donc été mis à contribution pour rembourser la dette, selon l’enquête policière (voir tableau)

Dans le cas d’Outremont, par exemple, une facture d’Octane, s’élevant à 8 000 $, concernait des services-conseils relativement au développement de l’ancienne gare de triage.

Or, un témoin a affirmé aux enquêteurs «n’avoir jamais entendu parler du fait que l’arrondissement Outremont ou le maire aient pu avoir recours à une firme externe de communication».

Ce même individu également fait remarque­r que «la gare de triage n’est pas un projet d’Outremont, mais de l’Université de Montréal en collaboration avec les grands projets de la ville de Montréal».

Accusations demandées

L’enquête policière s’intéresse principalement à 27 personnes, mais leurs noms sont caviardés.

Hier, Richard Bergeron, qui devrait bientôt être le chef de l’opposition officielle­­ à l’Hôtel de Ville, a dit souhaiter que «l’UPAC puisse rapidement déposer des accusations criminelles dans ce dossier».

Le nouveau maire Denis Coderre n’a pas voulu accorder d’entrevue, mais sa porte-parole a expliqué que l’inspecteur général que veut nommer M. Coderre pourrait se pencher sur de tels cas.

De son côté, la direction d’Octane «exhorte les enquêteurs de l’UPAC à accélérer­­ le travail (...) de manière à ce que l’entreprise soit libérée des doutes».

 

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