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Hydro-Québec

Guy A. Lepage et Claude Meunier en colère

Guy A Lepage Saint-Adolphe-d'Howard
Photo Archives / Agence QMI Plusieurs pylônes seraient installés dans des zones résidentielles, à proximité de lacs fréquentés, un aménagement auquel s'opposent des citoyens dont Guy A. Lepage (sur la photo) et Claude Meunier.

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Un groupe de citoyens de Saint-Adolphe-d'Howard, dont font partie Guy A. Lepage et Claude Meunier, demande au gouvernement d’enquêter sur les agissements d’Hydro-Québec et d’imposer un moratoire dans le dossier d’installation d’une ligne à haute tension sur son territoire.

«Hydro-Québec est un organisme gouvernemental, qui nous appartient tous. Il se doit d’être à l’écoute des citoyens et je trouve cela très choquant de constater que ce n’est pas le cas», a mentionné mercredi l'auteur et comédien Claude Meunier, un résident de la petite municipalité des Laurentides, à l’occasion d’une conférence de presse.

Présenté aux résidents en mars dernier, le projet du Grand-Brûlé-dérivation-Saint-Sauveur prévoit l’installation, sur une vingtaine de kilomètres, de pylônes de 60 mètres de haut passant sur les crêtes des montagnes, ainsi que dans des sentiers pédestres.

Pour installer ce nouveau corridor électrique, la société d’État doit procéder à un déboisement massif de 1,2 million mètres carrés de forêt. Plusieurs pylônes seraient installés dans des zones résidentielles, à proximité de lacs fréquentés.

«Nous ne sommes évidemment pas contre l’électricité, mais nous avons proposé des alternatives, comme l’enfouissement des lignes à certains endroits, et dès qu’Hydro-Québec a constaté que nous étions bien informés, ses représentants ont quitté la table de consultations», a mentionné l’ex-députée Lisette Lapointe, élue mairesse de Saint-Adolphe-d'Howard le 3 novembre.

Cette dernière mentionne avoir voulu discuter avec Hydro-Québec afin de trouver des solutions, mais la société d’État aurait interrompu les discussions après deux rencontres seulement. La municipalité avait elle-même engagé un ingénieur, ex-employé d’Hydro, pour proposer des scénarios moins dommageables pour le paysage.

Manœuvre de contournement de la loi?

Le comité consultatif de Saint-Adolphe-d'Howard soupçonne également Hydro-Québec de vouloir contourner la loi qui impose que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) se penche sur tout projet de ligne électrique de 315 kilovolts et plus.

Bien qu’Hydro-Québec prévoie faire passer du courant à 120kV sur la ligne de Saint-Adolphe, le projet comporte des infrastructures aussi imposantes qu’une ligne de 315 kV.

«Ce qui m’a énervé au plus haut point, c’est d’Hydro-Québec essaie de nous en passer une petite vite pour éviter de passer au BAPE», a mentionné Guy A. Lepage, qui possède une maison de campagne à Saint-Adolphe-d'Howard.

«Les cachettes d’Hydro auront des conséquences graves pour les habitants qui vont se retrouver avec un pylône dans leur cour et aussi pour ceux qui voudront vendre leur maison», a ajouté l’animateur de Tout le monde en parle.

Lettre aux ministres

Devant une pétition déposée à l’Assemblée nationale et de nombreuses lettres envoyées au gouvernement demeurées sans réponse, les citoyens envoient aujourd’hui une demande officielle au ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet, ainsi qu’à la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, afin qu'ils agissent dans ce dossier.

«Le ministre Blanchet peut user de son pouvoir discrétionnaire pour modifier la loi et décider que tous les projets qui présentent les caractéristiques d’une ligne de 315 kV doivent passer par le BAPE», a mentionné Lisette Lapointe.

«Ce n’est pas vrai qu’on va se faire dire : "La loi, c’est la loi". On ne nous aura pas à l’usure, on est en forme», a conclu la mairesse.

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