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JFK : le pouvoir des images

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Pourquoi 50 ans après son assassinat, John F.Kennedy tient-il une place à part dans notre inconscient collectif ?

La réponse est complexe. Elle tient évidemment au mythe continuant a entourer le clan. De légendes en vérités, les Kennedy tiennent aux USA une place à part. Que l'on pourrait comparer à celle de la famille royale en Grande-Bretagne.

Autre élément d'explication, la fin - abrupte et tragique- de JFK. Une sorte de conclusion insupportable que notre mémoire refuse d'accepter.

Mais je crois que le plus important facteur tient du rapport particulier que Kennedy avait avec l'image. Une relation qui continue à définir aujourd'hui la manière dont nous consommons la politique.

IMAGES

Bien conseillé, JFK a été le premier candidat puis le premier président a user - et abuser du pouvoir de l'image. Prenez par exemple le débat crucial contre Nixon en 1960. Face à un Kennedy maquillé et souriant, le républicain avec le front qui brille. Résultat ? Les Américains qui avaient suivi le débat à la radio ont considéré que Nixon s'en était le mieux tiré. Les autres, ceux devant leur écran de télévision, avait donné la victoire à JFK. Celle de la forme sur le fond.

Une fois élu, Kennedy a continué a cultiver la stratégie de l'image. Sous sa présidence, les conférences de presse sont filmées. Un photographe se glisse dans le Bureau Ovale et immortalise son quotidien. De la crise de Cuba à la présence de Caroline et John-John.

Et puis, bien sûr, ironiquement et tragiquement, il y a sa mort elle-même. Une exécution publique, filmée pour la postérité par un amateur.

FILMS

Évidemment, cette relation particulière entre le président assassiné et l'image a continué après sa mort. Jackie tachée du sang de son mari, le cercueil arrivant à Washington sous l'oeil des caméras, les funérailles nationales, le salut de son fils...

Le cinéma s'est également emparé de la mystique Kennedy, jusqu'a traiter le mystère de son assassinat. Retour donc en quelques lignes sur trois films autour de les événements de Dallas.

- JFK

1991. Olivier Stone et Kevin Costner ouvrent en grand les portes du complot. Un film brillant mais qui, malheureusement, s'emmêle dans plusieurs erreurs et explore des pistes qui sont parfois - on le sait depuis longtemps- des voies sans issues. Incontournable malgré tout.

-Parkland

Produit par Tom Hanks, basé sur un livre pro-tireur unique de Vincent Bugliosi, Parkland offre quarante minutes formidables au coeur des minutes après l'assassinat de JFK. Puis s'égare à vouloir tout traiter.  Un sentiment brouillon accentué par casting inégal ( Billy Bob Thornton est extraordinaire) et un sentiment de malaise au final. Car ici l'idée d'un complot est incarnée par un seul personnage, celui de Marguerite Oswald, la mère de Lee Harvey. Un personnage joué et traité au bord de la folie.

- Le piège américain

Réalisé par Charles Binamé, écrit et produit par Fabienne Larouche et Michel Trudeau, Le piège américain est une formidable surprise. Avec peu de moyen mais beaucoup de talent, le film de Binamé réussit à recréer le Dallas de 1963. Et de rétablir une vérité oublié : entre Montréal et le Mexique, Dallas était une plaque tournante du trafic d'armes et d'héroïne. Et puis, dans la peu de Lucien Rivard, Rémy Girard est impérial.

 

 

 

 

3 commentaire(s)

claude dit :
19 novembre 2013 à 17 h 47 min

D'aucun ne saura qui est derrière cet évènement. On dirait un roman digne d'un John Le Carré ou Robert Ludlum incluant le contre espionnage, le pouvoir politique, le crime organisé, le pion qui se fait tuer afin qu'il divulgue rien. Une intrigue pour écrire un ouvrage.

Michel St-Pierre dit :
19 novembre 2013 à 21 h 50 min

Malgré un film amateur qui nous montre clairement la balle faisant éclater le front de JFK projetant sa tête vers l'arrière puis sur le côté gauche du siège, ce qui exclut la thèse que toute la responsabilité de ce crime repose sur Lee Oswald qui a tiré ses trois balles par l'arrière de la voiture présidentielle, nous ne connaîtrons jamais la vérité sur cet assassinat fomenté par plusieurs responsables plausibles comme le crime organisé, la CIA, le consortium militaire, les républicains, les russes, etc... Les responsables de cette conspiration ne seront jamais, mais jamais identifiés officiellement et le mythe JFK continuera pour longtemps de rester inexpliqué.

Luc dit :
19 novembre 2013 à 22 h 07 min

Après 50 ans et des milliers d'ouvrages et d'enquêtes sur ce tragique évènement, la théorie de la responsabilité d'Oswald tient toujours le coup tout comme celle d'ailleurs du complot d'une CIA complice avec des membres de la mafia et d'une riche et puissante faction de la droite texane.....Si Oswald a bel et bien trempé dans cette histoire n'ayant jamais ainsi joué le rôle de mulet ou de bouc-émissaire, une chose est sûre, il ne pouvait être seul, il ne pouvait effectuer des tirs croisés selon des angles différents très bien observés dans le fameux film amateur légendaire. JFk voulait entreprendre une réforme des droits civiques aux USA dans une période de grande tension entre les blancs et les noirs dans certains états et il était particulièrement modéré voire contre l'implication du gouvernement américain dans la guerre du Vietnam.........