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Compteurs

Hydro-Québec veut réduire les pénalités

Compteur intelligent
Photo Archives / Agence QMI Hydro-Québec songe à diminuer les pénalités en cas de refus du compteur intelligent.

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Devant la contestation liée à l’implantation de ses nouveaux compteurs, Hydro-Québec veut réduire les frais associés au refus de l’appareil.

La société d’État demande ainsi à la Régie de l’énergie une autorisation, afin qu’elle puisse diminuer la pénalité pour les clients qui ne souhaitent pas que soit installé un compteur de nouvelle génération à leur résidence.

Il y deux semaines le patron d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, avait indiqué à Argent qu’il évaluait cette possibilité.

Soulignons qu’en vertu de la réglementation, tout changement tarifaire doit au préalable être autorisé par la Régie.

Jusqu’à maintenant, environ 2500 personnes n’ont pas voulu du compteur et ont accepté de payer les pénalités de 340 $ la première année et de 200 $ les années suivantes.

Hydro-Québec ne précise pas le montant de la baisse demandé.

Au cours des derniers mois, près de 2000 clients ont fait parvenir une lettre à Hydro-Québec demandant de conserver leur compteur électromagnétique.

Hydro-Québec indique qu’elle franchira sous peu le cap des 900 000 compteurs installés depuis le début du déploiement de ces appareils, en février dernier.

Première phase

Pour la première phase de son projet, la société d’État prévoit installer 1,7 million de compteurs intelligents dans la grande région métropolitaine.

Cette nouvelle est arrivée le même jour où Québec Solidaire avait décidé de faire une sortie contre les compteurs intelligents. Devant une salle remplie de citoyens préoccupés, le député de Mercier Amir Khadir et la députée de Gouin, Françoise David, ont demandé au gouvernement Marois d'intervenir auprès d'Hydro-Québec afin d'abolir les pénalités en cas de refus du compteur.

«Le gouvernement ne peut plus continuer d'ignorer la mobilisation citoyenne grandissante et doit obliger la Régie à revoir sa politique de retrait», a indiqué Mme David.

Selon M. Khadir, la contestation devient de plus en plus importante, ce qui doit donner une impulsion à la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, pour intercéder en leur faveur.

«Elle est responsable d'Hydro-Québec et je crois qu'elle se sent impuissante dans le dossier. Mais les citoyens, mais aussi les élus, se sont prononcés pour un recul sur les pénalités. Elle a notre appui», a-t-il affirmé.

Un physicien, Paul Héroux, professeur à l'université McGill, a aussi rappelé l'importance de se montrer prudent face aux normes canadiennes en vigueur concernant les champs électromagnétiques.

«Le Code 6 sur lequel est basée l'autorisation à Hydro-Québec est dépassé. Ce code repose sur la science des années 1950», a-t-il estimé.

 

 

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