Actualité

Montréal

Les gangs de rue font la pluie et le beau temps dans un HLM

Denis Therriault / Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:

HLM

Capture d'écran / TVA Nouvelles

Le trafic de drogue se fait à toutes heures du jour, aux Habitations Meunier Tolhurst dans Ahunstic, à Montréal.

Des jeunes liés aux gangs de rue qui font la pluie et le beau temps dans un HLM, des résidents qui ont peur d’appeler la police par peur de représailles, des voisins qui vivent un cauchemar qui ne veut pas finir.

Il ne s’agit pas là d’un scénario d’une populaire série américaine, mais bien une réalité vécue aux Habitations Meunier Tolhurst dans Ahunstic, à Montréal, et décrite lors d’une enquête de l’émission J.E., qui a été diffusée vendredi soir sur les ondes de TVA.

Plus de 300 personnes habitent dans ce complexe de 160 logements de l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMH). Le trafic de drogue se fait à toutes heures du jour.

Avant l’installation de barrières qui limitent l’accès à la cour intérieure, il y avait même un va-et-vient de voitures d’étrangers qui entraient sur le terrain du complexe d’habitations pour se procurer de la drogue.

«Un locataire vendait même de la drogue à ceux qui cognaient à sa fenêtre de cuisine» a dit à J.E. un résident du HLM, qui a demandé à ne pas être identifié par peur de représailles.

«C’est aux autorités d’intervenir»

Pour mettre un terme à ce qu’on pourrait appeler «le service au volant» des acheteurs de stupéfiants, l’OMH a installé des barrières avec cartes d’accès. Seuls les résidents peuvent maintenant entrer au stationnement.

«Depuis que ces barrières ont été installées, le printemps dernier, le problème a été déplacé sur la rue Tolhurst, à côté du HLM» a dit à J.E. un voisin du complexe qui lui aussi a requis l’anonymat.

«Le trafic de stupéfiants se fait maintenant sur notre rue. Il y a du bruit, des bagarres, des attroupements bruyants jusqu’au petit matin», a-t-il ajouté. Souvent, ça se termine avec des engueulades, j’ai déjà vu des coups de pelle se donner.»

«On a mis des guérites, on a agi là-dessus» a indiqué à J.E. le responsable de la sécurité de l’Office municipal d’habitation. Informé que le trafic se faisait maintenant dans la rue, Michel Fortin a ajouté que «c’est aux autorités compétentes d’intervenir».

Benoit Amyot, commandant du poste de quartier 27, a affirmé que des actions concrètes étaient prises sur le terrain. À titre d’exemple, il a indiqué que la police avait procédé à l’arrestation de quatre personnes au mois d’août, en lien avec des stupéfiants. Il y a aussi eu une autre intervention semblable en octobre.

«Tout le monde à un rôle à jouer, pis dans ces rôles-là, le rôle des citoyens et de nos résidents est de nous appeler quand ils constatent une problématique», a confié à J.E. le responsable de la sécurité à l’OMH. L’Office a reçu 37 plaintes en 2012 concernant la sécurité et 39 depuis le début 2013.

«On porte plainte le moins possible parce qu’on est menacé, a déclaré un résident craintif qui ne voulait pas être identifié. On a peur pour nous, pour nos enfants.»

 

Vos commentaires

En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre netiquette.

Pour signaler un problème avec Disqus ou avec la modération en général, écrivez à moderation@quebecormedia.com.
Les commentaires sont modérés. Vous pouvez également signaler aux modérateurs des commentaires que vous jugez inappropriés en utilisant l'icône.

Commentaires propulsés par Disqus