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Gino Odjick a besoin d’aide

Gino Odjick
Photo d'archives
Gino Odjick a été ­admis à ­l’hôpital ce week-end
Gino Odjick
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Gino Odjick a été ­admis à ­l’hôpital ce week-end

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Gino Odjick traverse des ­moments difficiles. La semaine dernière, il a conduit son père à son dernier repos. En fin de ­semaine, il a été admis à ­l’hôpital pour des problèmes liés aux commotions cérébrales qu’il a subies durant sa carrière de hockeyeur.

Gino Odjick traverse des ­moments difficiles. La semaine dernière, il a conduit son père à son dernier repos. En fin de ­semaine, il a été admis à ­l’hôpital pour des problèmes liés aux commotions cérébrales qu’il a subies durant sa carrière de hockeyeur.

Odjick a été conduit dans un état très agité au pavillon psychiatrique du Centre hospitalier Pierre-Janet, à ­Gatineau, à ­partir de Kitigan-Zibi, communauté ­algonquine située près de Maniwaki.

Il a grandi dans cette communauté jusqu’à ce qu’il quitte le toit familial à 17 ans pour aller jouer avec les Hawks de Hawkesbury, dirigés par Bob ­Hartley.

Odjick a toujours prétendu qu’aucune de ces commotions ne résultait des nombreux combats qu’il a livrés dans l’exercice de son métier de redresseur de torts. Il est permis d’en douter fortement.

Aussi, dans une entrevue qu’il m’avait accordée dans le cadre des révélations faites par Chris Nilan il y a deux ans, il avait avoué être aux prises avec des séquelles post-traumatiques.

«Quand tu manges des coups à la tête, c’est dur pour le cerveau», avait-il dit.

EN DIFFICULTÉ À LA TÉLÉ

Odjick semblait se porter pas trop mal quand je l’ai joint à l’hôpital, en fin de journée hier.

«Je suis ici en raison de mes problèmes de commotions», a-t-il dit.

«Depuis que j’ai pris ma retraite du hockey en 2002, j’ai passé 32 mois à l’hôpital.»

Vraiment?

Ça ne fait pas loin de trois ans, tout ça.

Les gens qui le connaissent et qui l’affectionnent savent qu’il éprouve des troubles cognitifs.

Les amateurs qui l’ont vu lors de son passage à l’émission L’antichambre, la semaine dernière, l’ont constaté.

Un site web a rapporté qu’il était gelé comme une balle. C’est l’image que projette généralement une personne dans l’état d’Odjick.

Problèmes d’élocution, propos incohérents, comportement trouble.

La dépression figure également au nombre des symptômes.

FAUSSE INFORMATION

Heureusement, Odjick a été pris en main au bon moment par des personnes qui veulent son bien. Car tout le monde l’aime.

Il s’attendait à recevoir son congé de l’hôpital sous peu lors de notre conversation.

Malheureusement, Odjick n’est pas sorti de l’auberge. À preuve, cette fausse déclaration qu’il m’a faite.

«Avec l’aide de Marc Bergevin, ­Michel Therrien a pris rendez-vous pour moi avec le docteur Vincent ­Lacroix, le médecin en chef du ­Canadien, a-t-il indiqué. Je vais passer des tests à l’Université McGill.»

Vérifications faites auprès du docteur Lacroix et de Therrien, il n’en est rien.

«Première nouvelle que j’en ai», m’a dit le docteur Lacroix, sur qui je suis tombé tout à fait par hasard avant le match entre le Canadien et les Devils.

Comme on l’a vu à la télévision l’autre jour, Odjick est un être profondément confus qui a grandement besoin d’aide.

On a été en mesure de le constater aussi dans le documentaire ­Bagarreurs Inc. présenté au Canal ­Découverte il y a une dizaine de jours.

Son histoire s’ajoute aux nombreuses autres d’anciens bagarreurs qui ont vu leur santé en prendre un sérieux coup, tant durant leur carrière qu’après avoir raccroché leurs patins.

ASSEZ LE JEU DE L'AUTRUCHE

La Ligue nationale semble avoir déjà oublié que Derek Boogaard, Rick ­Rypien et Wade Belak, tous des bagarreurs, sont décédés en l’espace de quelques semaines, en 2011, en raison de malaises consécutifs à leur santé mentale déficiente.

Bob Probert a été emporté par une crise cardiaque sur son bateau par un beau jour d’été, il y a trois ans.

Les études faites sur son cerveau ont montré qu’il souffrait d’encéphalopathie chronique traumatique. Le diagnostic a été le même dans le cas de Reggie Fleming, un dur à cuire des années 1960.

Probert était âgé de 45 ans.

Odjick a célébré ses 43 ans en septembre.

Son père, qui a gagné sa vie un peu partout en Amérique comme assembleur de structures en acier sur des gratte-ciel, lui aurait dit dans les jours précédant son départ pour l’au-delà de se marier avant son 44e anniversaire.

Mais Gino a plus important à penser pour l’instant. Il doit s’occuper de sa santé.

La LNH et ses équipes pour lesquelles il a engrangé des dividendes ont le devoir de lui venir en aide.

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