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Reza Tehrani tente encore d’échapper à l’impôt fédéral

Reza Tehrani tente encore d’échapper à l’impôt fédéral
Photo d’archives Reza Tehrani a une dette de plus de 5 millions de dollars auprès du fisc fédéral.

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Alors que Revenu Canada lui réclame 5 millions $, l’homme d’affaires Reza Tehrani voit maintenant les autorités se préparer à saisir 15 de ses propriétés appartenant à sa fiducie familiale.

Le propriétaire de l’Institut technique Aviron avait déjà fait les manchettes puisque des accusations ont été déposées contre lui en 2012, alors qu’il aurait tenté de se soustraire à l’impôt fédéral. Il a aussi fait parler de lui en 2010 après avoir raconté s’être fait enlever.

La fiducie familiale Tehrani est en défaut de paiement depuis le 7 décembre dernier. Des intérêts s’ajoutent quotidiennement au montant réclamé de 5,4 millions.

Des hypothèques légales ont été prises par Revenu Canada sur 15 des immeubles dont la Fiducie est propriétaire. La plupart de ces immeubles sont des bâtiments commerciaux, en plus de maisons unifamiliales et un condo de luxe.

13 CHEFS D’ACCUSATION

Reza Tehrani a été inculpé de 13 chefs d’accusation en 2012. Il aurait tenté d’éluder 6 millions d’impôt fédéral avec la complicité d’un fonctionnaire fédéral qu’il aurait corrompu. Il aurait organisé cette fraude pour ces compagnies Institut technique Aviron et L. R. Print Sol.

L’homme d’affaires aurait aussi tenté d’obtenir un crédit d’impôt en tant qu’actionnaire de 2M Automation, mais pour l’utiliser à des fins personnelles.

Il est accusé de complot, de fraude, d’abus de confiance par un fonctionnaire public, de fraude contre le gouvernement ainsi que de corruption de fonctionnaires.

Sa femme, Liora Suissa, fait elle aussi face à la justice sous cinq chefs d’accusation de fraude, complot et fraude contre le gouvernement.

C’est dans le cadre du projet d’enquête Coche que les policiers de la Gendarmerie Royale du Canada ont repéré un fonctionnaire de l’Agence du ­revenu du Canada qui avait été corrompu.

Ce dernier avait alors collaboré avec les policiers en devenant agent d’infiltration. Il avait été ­envoyé en mission auprès de M. Tehrani pour le piéger.

Le fonctionnaire avait agi à l’aide d’un micro caché. M. Tehrani aurait rappelé les gloires du passé en plus de tenter une nouvelle fois de le corrompre.

Le couple sera de retour devant la cour pour son enquête préliminaire en octobre 2014.

ENLEVÉ PAR DE FAUX POLICIERS

L’homme d’affaires a aussi fait jaser alors qu’il s’est fait enlever en plein jour en novembre 2010 devant l’Institut technique ­Aviron, à Mont-Royal.

Selon sa version des faits, des individus, qui se sont fait passer pour des policiers, l’auraient alors battu, puis relâché 24 heures plus tard à Sainte-Anne-des-Lacs, dans les Laurentides. Il aurait trouvé secours chez un habitant de la région avant de rejoindre sa femme.

M. Tehrani avait d’ailleurs offert une entrevue aux médias, racontant son cauchemar. Ce dernier avait la ferme intention de collaborer avec les policiers pour retrouver ceux qui en voulaient, selon ses dires, à son argent.

Mais quelques jours plus tard, il avait décidé de retirer sa plainte, faisant du même coup stopper l’enquête, faute de plaignant et de preuve.

 

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