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Les cheikhs du Nord

Bloc Samson

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Les Québécois ne peuvent plus se permettre de se priver des revenus provenant de l’exploitation du pétrole.

Les Québécois ne peuvent plus se permettre de se priver des revenus provenant de l’exploitation du pétrole.

Ils ont même le devoir, dans la conjoncture financière actuelle, d’exploiter intelligemment les ressources naturelles pour assurer la pérennité de services publics de bon niveau et pour maintenir une certaine équité intergénérationnelle.

Une politique des moratoires comme celle qui frappe l’exploitation du gaz de schiste est irresponsable. Toute personne sensée rejette une exploitation des ressources naturelles qui ne respecte pas les plus hauts standards de protection de la sécurité des citoyens et de la protection de l’environnement. Des groupes de pression ont néanmoins réussi, à coups de désinformation et de démagogie, à garder le Québec dans une très coûteuse léthargie. Il est temps que le bon sens reprenne ses droits.

Les signataires du Manifeste pour un Québec producteur de pétrole font valoir que de 11 à 14 milliards de dollars sortent du Québec chaque année pour importer du pétrole. L’exploitation des ressources locales créerait des emplois et les redevances seraient une précieuse source de revenus pour équilibrer les budgets annuels et réduire la dette.

Alliance édifiante

Parmi les signataires, on retrouve l’ex-premier ministre et ex-ministre péquiste des Finances Bernard Landry, l’ex-ministre des Finances libérale Monique Jérôme-Forget et l’ex-ministre, maintenant professeur à HEC et chroniqueur au Journal Joseph Facal et les présidents des importantes associations patronales.

L’alliance de M. Landry et de Mme Jérôme-Forget pour l’avancement d’une même cause démontre bien la première importance de l’exploitation des hydrocarbures pour l’économie du Québec. Il est édifiant de voir ces deux anciens élus associés dans ce dossier pour les meilleurs intérêts de la collectivité. Je vois dans cette intervention conjuguée dans ce débat public une valorisation de l’action politique, au-dessus de tout alignement partisan.

C’est du même coup ce qui donne tant de poids à ce manifeste. Bernard Landry demeure un fervent militant souverainiste et social-démocrate. Monique Jérôme-Forget est fédéraliste et identifiée à la droite, quand ce n’est pas au courant libertarien.

Les présidents des associations patronales représentent des intérêts privés; M. Landry et Mme Jérôme-Forget servent leurs concitoyens, forts de leurs connaissances économiques et de leur expérience de la gestion des finances publiques québécoises. Il en est de même pour Joseph Facal, ex-président du Conseil du trésor.

Ces trois sages ne sont pas mus par des intérêts corporatifs. Les «environnementeurs» de tout acabit n’auront pas de poignée pour dénigrer leur prise de position, comme y a goûté Lucien Bouchard, victime d’attaques personnelles vicieuses dans le dossier du gaz de schiste.

Un consensus politique

Le PLQ et la CAQ sont favorables à une exploitation bien encadrée du pétrole présent sur notre territoire. La première ministre, Pauline Marois, s’y est montrée ouverte en 2013 en noyant son approbation du bout des lèvres dans des annonces en faveur de l’électrification des véhicules, pour plaire à sa clientèle verte.

Il faut profiter d’un consensus à portée de main pour lancer vraiment le Québec dans la filière pétrolière.

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