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Tomas Plekanec

Plekanec candidat pour le Selke ?

« À mes yeux, il est définitivement un candidat pour le Selke » – Michel Therrien

Tomas Plekanec
PHOTO BEN PELOSSE / LE JOURNAL DE MONTRÉAL
Tomas Plekanec
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«Je fais mon travail, vous pouvez faire le vôtre.» Un brin à la blague, Tomas Plekanec avait répondu de cette façon à savoir s’il se considérait comme un candidat pour le trophée Frank-Selke.

Il avait offert cette courte phrase dans le vestiaire du Canadien quelques minutes après une victoire de 3 à 2 contre les Penguins, au Centre Bell, le 23 novembre. Plekanec avait terminé le match avec un but en plus de faire ombrage à Sidney Crosby.

Près de deux mois plus tard, le représentant du Journal de Montréal a de nouveau posé la question à Plekanec. Deux jours plus tôt, il avait connu un de ses meilleurs matchs de la saison en décochant 11 tirs en direction de Corey Crawford en plus de freiner le gros trio des Blackhawks, celui de Jonathan Toews, Patrick Sharp et Marian Hossa.

«J’ai toujours la même mentalité, a dit avec un sourire le futur capitaine de la République tchèque aux Jeux olympiques de Sotchi après l’entraînement du Canadien, hier, à Brossard. Je ne vote pas pour les trophées et il ne s’agit pas de mon but. J’ai plus en tête de gagner la Coupe Stanley, il s’agit de l’unique objectif. Je ne sais pas si je suis à mon mieux quand j’affronte les meilleurs joueurs de la LNH, mais c’est vrai que j’en retire une grande fierté.»

APPROBATION DE THERRIEN

À l’image de Plekanec, Michel Therrien ne votera pas à la fin de la saison pour le trophée Frank-Selke, un honneur décerné par un groupe de journalistes des 30 villes de la LNH. S’il pouvait inscrire des noms sur un bulletin, ­Therrien n’hésiterait pas à placer celui du numéro 14.

«À mes yeux, il est définitivement un candidat pour le Selke, a-t-il affirmé. Il est un acteur de premier plan pour nous.

«Tomas fait tellement de bonnes choses sur la patinoire, a poursuivi l’entraîneur en chef. Quand on lui donne la mission d’affronter le gros trio adverse, il remplit toujours son mandat. Il peut contribuer offensivement, il est très intelligent, il se positionne bien. Il joue en avantage numérique, en infériorité numérique, il tient un paquet de rôles pour notre équipe.»

GIONTA AUSSI...

Pour les missions défensives, Brian Gionta sert toujours d’acolyte à Plekanec. Depuis le début de la saison, le capitaine a pratiquement joué tous les matchs à l’aile droite aux côtés de Plekanec en plus d’obtenir de très nombreuses présences en infériorité numérique.

«Plekanec a probablement dit qu’il voterait pour moi pour le Selke, a blagué Gionta. Je ne comprends pas pourquoi les ailiers ne reçoivent jamais de considérations.

«Plus sérieusement, il n’y a pas de doute que Tomas mérite une plus grande reconnaissance. Je suis surpris de voir qu’il n’a jamais été parmi les trois finalistes.»

L’an dernier, Jonathan Toews a gagné ce titre, dépassant à la ligne d’arrivée deux anciens récipiendaires, Patrice Bergeron (2012) et Pavel Datsyuk (2008, 2009 et 2010).

TROPHÉE DÉNATURÉ

Bob Gainey a été le premier lauréat du trophée Frank-Selke en 1978. Il a gravé son nom sur cet honneur qui récompense le meilleur attaquant à caractère défensif pour les quatre premières saisons, soit de 1978 à 1981.

À cette époque, l’ancien capitaine du Tricolore avait terminé avec des saisons de 31, 38, 33 et 47 points. Il n’avait pas besoin d’une saison de 70points ou plus pour recevoir des votes.

«Les points sont toujours des plus, mais il ne s’agit pas de l’unique critère, a fait remarquer Gionta. Il y a toujours des joueurs offensifs dans une équipe, mais les joueurs complets sont plus rares. Il n’y a pas si longtemps, John Madden (2001) a remporté ce trophée avec les ­Devils. Il était très loin des saisons de 90points de Datsyuk.»

Il y a toujours moyen de faire parler les statistiques, mais Plekanec (2 min 41 s) joue pratiquement une minute de plus par match que Toews (1 min 22 s) et ­Bergeron (1 min 54 s) en infériorité numérique.

Au cercle des mises en jeu, le Tchèque se retrouve toutefois loin derrière les centres des Bruins et des Hawks avec 48,3 % contre 60,9 et 57 % respectivement.

À la fin de la saison, les Toews et Bergeron risquent possiblement de devancer Plekanec. Contrairement à l’an dernier, l’attaquant reconnu pour son col roulé terminera certainement avec quelques votes.


En 46 matchs cette saison, Plekanec a amassé 28 points (14 buts, 14 aides) en plus de présenter un ­différentiel de +9.

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