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Bactérie E. coli | Tartare toxique

Bactérie E. coli: une jeune femme est hospitalisée après un repas de tartare dans un restaurant et six autres clients sont contaminés

Véronique Roger
Photo courtoisie L’infirmière Véronique Roger a failli mourir après avoir contracté l’E. coli dans un restaurant spécialisé dans les tartares.

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Une femme de 32 ans a dû lutter de toutes ses forces pour sa vie après avoir dégusté du tartare contaminé à la bactérie E. coli dans un restaurant de Montréal.

Une femme de 32 ans a dû lutter de toutes ses forces pour sa vie après avoir dégusté du tartare contaminé à la bactérie E. coli dans un restaurant de Montréal.

«C’est qu’il [le restaurant] brise les vies de tout le monde là [...] On est passé proche de la perdre», s’exclame Nicole Roger, la mère de la victime Véronique Roger.

Cette infirmière-chef de l’Hôpital général juif serait l’une des victimes – cinq du Québec et deux d’ailleurs – d’une seule et même enseigne.

«Pour l’instant, nous avons sept cas de E. coli, tous contractés dans le même restaurant de la région de Montréal en décembre de personnes ayant mangé un tartare», dit Marie-Claude Lacasse, porte-parole au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Sept cas recensés au même restaurant le même mois, c’est beaucoup quand on sait que la Direction de la santé de Montréal n’en compile qu’une vingtaine par an en moyenne pour l’ensemble de Montréal.

Le Journal a aussi retracé hier une seconde victime ayant aussi mangé un tartare dans le même restaurant, soit le Marché 27, puis subi les affres de l’E. coli sans toutefois voir sa vie menacée.

En décembre, Véronique Roger s’est quant à elle rendue au Marché 27 en compagnie de plusieurs amis. Elle y a commandé un plateau de dégustations offrant des variétés de ce plat composé de viandes crues. De graves symptômes liés à l’ E. coli n’ont pas tardé à se faire sentir, ont indiqué des proches.

«Les reins et tout. Tout a arrêté», relate sa mère, sous le coup de l’émotion. L’infirmière a été hospitalisée plusieurs semaines aux soins intensifs de l’hôpital où elle travaille. Elle y est toujours. À son chevet nuit et jour, la mère a vu sa fille frôler la mort.

Pas sortie du bois

Le personnel de l’hôpital a enfin pu désintuber la patiente dans les dernières heures. S’il s’agit là d’un signe encourageant pour sa mère, «on n’a pas fini encore pour le cœur, on n’a pas fini encore pour le reste.»

Gravement atteinte, il est encore trop tôt pour dire si elle gardera ou non des séquelles de l’infection.

«Je ne comprends pas qu’on n’avertisse pas la population des dangers du tartare», s’insurge Mme Roger qui s’est confiée volontiers au Journal avant de se montrer ensuite plus frileuse.

Des proches de Véronique Roger songent d’ailleurs à d’éventuels recours légaux.

Deux personnes qui l’accompagnaient au restaurant auraient aussi présenté des symptômes, mais de façon moins prononcée, rapporte Mme Roger. Celles-ci n’auraient que goûté sommairement aux plats de Véronique Roger. Elles ont eu des crampes et de la diarrhée, mais sans plus, explique la mère de la victime. «Mais Véronique, elle...»

Le restaurant nie tout

Le restaurant impliqué serait donc le Marché 27 de la rue Prince-Arthur, à Montréal, même si les autorités refusent de confirmer l’information.

Rencontré hier, le propriétaire du restaurant, Jason Masso, a nié toute implication. «J’ai eu la visite des inspecteurs du MAPAQ, mais c’était en novembre. Appelez-les. Ce sont eux qui vous informeront.»

Avec la collaboration de Sarah Bélisle

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