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À propos du dernier sondage : le prévisible basculement de l’opinion

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Le sondage publié ce matin par le Journal de Montréal confirme ce que bien des observateurs devinaient depuis des mois: la «Charte des valeurs» a travaillé en profondeur l’opinion publique. Elle répondait à une attente souvent niée mais pourtant intimement ressentie dans la population : la réaffirmation de l’identité québécoise, et son nécessaire recentrement sur la majorité historique francophone. Plusieurs supposaient qu’avec le temps des fêtes, cet appui se convertirait progressivement en appuis au Parti Québécois. C’est apparemment ce qui est en train d’arriver. S’il y avait une élection demain matin, le PQ serait probablement majoritaire. À terme, cette question contribuera aussi à redynamiser la cause souverainiste.

Quoi qu’en disent certains spécialistes de la politique gestionnaire, les Québécois croient que la question identitaire est une «vraie affaire». Et ils font davantage confiance aux souverainistes pour la porter qu’aux autres partis, cela d’autant plus que le Parti libéral a complètement intériorisé les exigences du multiculturalisme canadien. Dans le Canada contemporain, le PLQ est un parti domestiqué. Le Parti libéral de Philippe Couillard est difficile à distinguer du Parti libéral de Justin Trudeau. Quand un parti a l’impression de faire preuve de grande audace en consentant finalement à l’interdiction du tchador chez ses candidates, c’est la preuve que quelque chose ne tourne pas rond chez lui. Quant à la CAQ, elle aurait pu tirer avantage de cette question, mais le manque d’enthousiasme évident de ses leaders la condamnait à l’invisibilité politique.

La question identitaire est une question gagnante pour les souverainistes. Ils se réinscrivent dans l’histoire longue du nationalisme québécois et renouent avec l’esprit de René Lévesque – je parle du René Lévesque réel et non du René Lévesque en carton-pâte réinventé par certains individus à la mémoire trouée qui ont manifestement oublié les très belles pages qui commencent Option Québec. Surtout, les souverainistes ferment définitivement la parenthèse honteuse de l’après 1995, qui les avaient amené à se définir exclusivement dans les paramètres autorisés du politiquement correct. Il fut un temps où les souverainistes, vidaient leur projet de sa mémoire, en croyant le rendre «inclusif», alors qu’ils se contentaient de l’édulcorer et de le condamner à l’insignifiance. Cette histoire semble derrière nous. Du moins on l’espère.

La stratégie identitaire, mise en place par Pauline Marois lors de son arrivée à la direction du PQ, porte ses fruits. Il s’agissait de se libérer des inhibitions idéologiques d’après 1995, quand les souverainistes firent pénitence jusqu’à se saigner les genoux pour s’excuser des propos malheureux de Jacques Parizeau le 30 octobre. Le souverainisme devait redevenir un nationalisme. De ce point de vue, l’objectif  de Pauline Marois, n’était pas de sauver le PQ le temps d’une élection, mais de réinscrire la question nationale dans une nouvelle époque – c’est à cette condition que le PQ survivrait lui-même. Et cette stratégie ne consiste pas, quoi que certains en disent, à exciter la xénophobie supposée d’une frange craintive du Québec francophone, mais tout simplement, à ramener à la surface la question nationale telle qu’elle s’inscrit dans notre époque.

Une vieille leçon nous est rappelée: un parti qui s’excuse de sa raison d’être et n’en finit plus de diluer son message et son programme pour plaire à ses adversaires est condamné au dépérissement. Il exaspère ses partisans, inspire l’indifférence ou le mépris des hésitants, et excite l’agressivité de ses adversaires. Inversement, lorsqu’il assume clairement son «créneau électoral» et la tradition politique dont il est représentant, il peut croître, et lorsqu’il est en péril, il peut même renaître. On voit ici que la politique ne saurait sérieusement se réduire à des techniques de marketing, comme le pensent ceux qui évoluent sans idéaux, sans objectifs à long terme, sans programme de fond.

S’agit-il pour autant d’une simple «stratégie souverainiste»? Non. Car l’affirmation identitaire québécoise est une quête qui traverse l’histoire et qui touche aux fondements existentiels de la nation. Et il se trouve, tout simplement, que cette affirmation est entravée par la nature même du régime fédéral, et plus encore par l’ordre constitutionnel de 1982. Et ce qu’on appelait autrefois la construction de la «société distincte» québécoise passe aujourd’hui en bonne partie par une laïcité consacrant l’héritage de la Révolution tranquille comme marqueur de l’identité nationale. Le Québec, aujourd’hui, a objectivement besoin d’un nouveau modèle d’intégration, dont la laïcité sera un élément. Ce nouveau modèle, le Canada ne le tolérera pas. Le Québec doit-il renoncer à ce qui est essentiel pour lui parce que le Canada l'en empêche? C’est ici qu’on distingue les nationalistes québécois des fédéralistes inconditionnels. Il était temps, d’ailleurs, qu’on pose clairement la question du régime politique canadien et de son rapport au peuple québécois. Enfin, nous sommes sur du solide.

En ce moment, le gouvernement prouve que la population est disposée à renouer avec la politique si la politique renoue avec l’essentiel. Évidemment, les dénonciations sont nombreuses. Mais ceux qui se sont spécialisés dans les leçons de tolérance adressés à une population jugée bête, méchante et baignant dans un vieux jus xénophobe se montrent incapables de comprendre la vraie nature du «désir de nation» qu’expriment aujourd’hui les sociétés occidentales. Les préjugés antinationalistes de ceux qui s’imaginent toujours notre société au seuil d’une crise de xénophobie révèlent davantage leur vision du monde que la vraie nature du Québec. En assimilant toute critique des Chartes de droits ou du multiculturalisme à un nationalisme tyrannique et xénophobe, ils révèlent en fait leur propre incapacité à reconnaître la légitimité du désir de «réenracinement» qui s’exprime au Québec.

La politique n’est pas qu’affaire de gestion. Elle doit donner du sens à la vie en commun. C’est le grand projet politique exigé par notre époque qui se dévoile étape par étape. Il y en avait pour croire que l’abolition des frontières, la déconstruction des États et la négation des identités contribueraient à l’émancipation humaine. C’était la vision naïve du début des années 1990, à l’heure de la mondialisation supposément heureuse. On constate aujourd’hui qu’il y avait là quelque chose de déshumanisant à détacher l’individu des liens noués par la culture et l’histoire. En prétendant imposer à chaque peuple une conception absolument désincarnée de l’émancipation humaine, réduite aux «droits» et au marché, assimilée à la seule définition possible du progrès, on minait la démocratie et on pavait le chemin d’une forme de despotisme faussement éclairé.

On travaille conséquemment à revaloriser les grands ancrages de civilisation. L’État-nation est certainement le plus important d’entre eux. De même, on entend redonner vie à la mémoire commune, car un peuple ne partage pas seulement des droits, mais une conscience historique, une culture. Autrement dit, on redonne une matière riche à la vie politique, et on répond ainsi à des aspirations humaines étouffées par ceux qui nient l’exigence du collectif. Une chose est certaine : les souverainistes, lorsqu’ils cessent de quêter la respectabilité chez leurs adversaires, peuvent renaître. Ils peuvent même gagner. À l’horizon de la Charte des valeurs, on voit un gouvernement souverainiste majoritaire. Et un peu plus loin, en forçant le regard, et en ne s’interdisant pas l’espérance, on voit renaître le bel idéal de l’indépendance.

46 commentaire(s)

Roger dit :
20 janvier 2014 à 17 h 41 min

«« Et ce qu’on appelait autrefois la construction de la «société distincte» québécoise passe aujourd’hui en bonne partie par une laïcité consacrant l’héritage de la Révolution tranquille comme marqueur de l’identité nationale »»

La rupture d'avec Dieu, ou en autre mot, l'apostasie de la nation.

anne sophie dit :
20 janvier 2014 à 17 h 43 min

Un vote pour le PQ est-il un vote pour l'independance? Attendez-vous les conditions gagnantes? Le dechiffrage du sondage par Mme Legault laisse supposer que l'independance est un projet qui attire les 45 ans et plus (ceux qui ont connu Rene Levesque). N'attendez pas trop avant de lancer un nouveau referendum.

Guy E. Trépanier dit :
20 janvier 2014 à 18 h 14 min

La stratégie de Mme Marois va lui être profitable.

Dans la lutte politique, le but ultime du PQ c’est l’indépendance. Dans un référendum, il est évident que les anglos et les allophones vont voter à 95% pour le non. C’est donc aux francophones et aux “de souche” que reviendra le décision. La clientèle électorale et référendaire du PQ est évidente.

Si l’indépendance se réalise (un jour, peut-être, on ne sait jamais), les anglos et les allophones sauront (ou devront) s’ajuster...

Bonjour chez-vous!

Gilles Bousquet dit :
20 janvier 2014 à 18 h 33 min

Entretemps, on va savoir le résultat du référendum écossais sur son indépendance en septembre 2014, dans 8 mois, ce qui devrait colorer "influencer" le futur du Québec et du Canada.

Réal Nadeau dit :
20 janvier 2014 à 18 h 45 min

Mathieu, il faut vous féliciter d'avoir une vision et de la percevoir dans le peuple. Avec un peu de recul, on perçoit de mieux en mieux à quel point le peuple québécois se perçoit comme original en cette terre d'Amérique.Et ce, malgré tous les efforts de Trudeau et de ses descendants idéologiques pour lui nier en pratique une identité distincte. L'arme majeure de Trudeau a été la Charte canadienne des droits et libertés qui donne la priorité aux droits individuels et qui tente de culpabiliser ceux qui donnent la priorité au bien commun,selon la vieille sagesse et le bon sens du peuple. Nous venons d'en avoir un exemple parlant dans cette récente levée de bouclier des ''intellectuels'' de la société largement soutenus par une certaine presse. Il est révélateur que malgré ce battage médiatique le peuple québécois continue d'appuyer la charte des valeurs québécoises, comme le révèle le sondage d'aujourd'hui.

Jean Côté dit :
20 janvier 2014 à 18 h 47 min

Ce sondage a-t-il été fait avant ou après le témoignage des Pineault-Caron?

L'indépendance, c'est fini depuis Mourani. Les jeunes ont passé à autre chose et vous avez clairement dit aux minorités qu'elles sont exclues de ceux qui sont les vrais québécois. Un autre gouvernement péquiste? Peut-être, si les Québécois manquent de jugement critique et de rationnalité. Un oui à un référendum? Vous divaguez.

Vous avez raison sur une chose: les souverainistes, ont cessé de quêter la respectabilité. Aussi bien, avec cette charte, respectabilité est le dernier qualificatif que l'on pourra atttribuer au PQ une fois la poussière retombée et les décisions juridiques rendues. On parlera plutôt de honte, de gouvernement ignoble et irresponsable.

Ah, que c'est laid le populisme et la mauvaise foi.

Continuez de rêver, M. BC.

Albert dit :
20 janvier 2014 à 18 h 57 min

La Charte c'est le trait d'union des deux caractéristiques principales du PQ: le nationalisme et le socialisme. Je note que MBC approuve. Les masques tombent....

Nathalie Juteau dit :
20 janvier 2014 à 19 h 23 min

Si vous avez besoin de cette charte pour défendre l'identité québécoise, alors vous devez croire que c'est une identité faible

Michel Fontaine dit :
20 janvier 2014 à 20 h 14 min

La cause souverainiste aura effectivement besoin d'être redynamisée car vous oubliez de dire que le même sondage nous indique qu'encore 50% des québécois voteraient non contre moins de 40% pour le Oui, et ce en plein période de gouvernance Harper et alors qu'un gouvernement souverainiste est au pouvoir à Québec. Il vous est permis de rêver...

Sylvie dit :
20 janvier 2014 à 20 h 18 min

Les insultes des pro-charte m'ont rendue encore plus convaincue de la nécessité d'agir dans le modernisme. Et, non je n'ai rien de xénéphobe ou de raciste. Les droits, oui, c'est important. Et particulièrement les droits de ceux qui n'affichent pas constamment leur religion. Pourquoi? Parce qu'ilis ne font rien pour convertir les autres. Et mon identité est très forte. Aucun problème la!

Yves Cazelais dit :
20 janvier 2014 à 20 h 19 min

Si j'essaie de comprendre, et ça devient de plus en plus difficile, on rêve donc ici de faire de la nation une communauté unique, avec un individu qui doit s'effacer devant l'État. Ce dernier peut alors rejeter les droits de la personne, tout en préconisant une méfiance envers les étrangers et une politique de nature réactionnaire. Si je comprends bien, mais ce n'est pas certain.

B.C. dit :
20 janvier 2014 à 20 h 23 min

On est loin du Saint Graal , l'indépendance ,(malheureusement) même avec une idée très attrayante , comme la charte des valeurs qui rejoint , entre 60 et 70 % des francophones (sur l'interdiction des signes religieux )et un 30 % des immigrants , on arrive avec ce résultat-seulement un 37 % sur la souveraineté (merde!). Moi ce qui me fait rire , c'est ''légende urbaine'' que les liberaux seraient de grandes '' boles'' en économie , la supposée force de ce parti minable anglo-ethnique serait l'économie .... Regardez -les ,ces avocats véreux forts en gueules , comme , les Paradis , Jean-Marc fournier , ça connait quoi en économie? Mme Houda Pépin vient de se faire ''quitter'' dans ce parti , il restera quoi , comme attrait pour les francophones québécois dans ce parti ? Je connais la réponse , la peur de perdre les rocheuses

François Larivée dit :
20 janvier 2014 à 20 h 38 min

On est entrain de voir poindre quelque chose de neuf ... enfin !

danielg dit :
20 janvier 2014 à 20 h 56 min

Si j'étais francophone, probablement je serais content. Mais je crains que les non-francophones et les minorités culturelles seront laissés à côté. Cette stratégie ne me semble pas trop efficace pour la souveranité non plus, car l'appui pour tel projet devrait venir de toutes les communités culturelles. Sans cet appui, la souveranité semble impossible. Résultat: un Québec divisé, où le pouvoir politique et social provient d'une groupe culturelle (le group québécois francophone), juste parce qu'ils sont majoritaire, mais c'est un pouvoir qui ne sera pas accepté pour les autres groupes ethniques. Une société si fracturée, est-ce qu'elle peut se développer sans conflits majeures? Par exemple, le projet péquiste profite de la xénophobie en région, et ça est une source de conflict entre les régions et Montréal. Un vraie projet de rassemblement devrait inclure tous les individus. Le projet péquiste rassemble juste les québécois de souche. Dommage.

danielg dit :
20 janvier 2014 à 21 h 02 min

Et Mathieu, lit bien le sondage. Le vote OUI pour la souveraineté n'est que 37%. Le NON, 50 %. On est loin de ton rêve.

Ginette dit :
20 janvier 2014 à 21 h 21 min

Mathieu, bravo, un texte extraordinaire.

Je n'ai pas peur. C'est terminé le temps des épouvantails à moineaux, des histoires de bonhomme sept heures. Rien ne me fera mettre à genoux. Je crois à mon drapeau, je crois à ma langue, je crois à ma culture, je crois en moi et je crois au Québec.

Le train est en gare.

Simon Poulin dit :
20 janvier 2014 à 21 h 36 min

Oui c'est bien la réaffirmation de l’identité québécoise: 50% contre la souveraineté du Québéc et et moins de 37% pour (surtout les Pineault-Caron des régions)

C. Dionne dit :
20 janvier 2014 à 21 h 40 min

Bravo M. Coté, je suis parfaitement d'accord avec vos propos. Le parti libéral n'a seulement pas eu l'intelligence aujourd'hui de garder sa député Fatima-Houda Pépin. Elle peut en parler pourtant de l'intégrisme religieux. M. Couillard a vécu en Arabie Saoudite et il en a vu des femmes brimées dans leurs droits. Mais il en a tiré aucune leçon. Il aime mieux appuyer les chartes i.e. avoir une approche légaliste. Les Québécois n'acceptent pas le gouvernement des juges. Le nouveau sondage le prouve.

Guy Landry dit :
20 janvier 2014 à 21 h 49 min

Plus les intentions de vote montent pour le Charte des valeurs plus la nécessité de vouloir la souveraineté diminue dans les sondages.

Les gens tombent dans l'indifférence au niveau de la souveraineté, ce qu'ils veulent c'est se défouler sur des minorités en attendant que l'économie tombe en lambeau suite à une vague de congédiement et qu'il y ait un plus haut taux de chômage dans la province, ce qui touchera principalement les nouveaux arrivants, les jeunes et les femmes.

Les femmes sont les plus grandes victimes du chômage puisqu'elles sont pour la plupart dans les plus petits échelons salariaux. De vouloir congédier de femmes établies dans l'appareil de l'État, en fonction de leur appartenance religieuse trop ostentatoire, c'est sûrement quelque chose de très progressiste comme politique.

Message du PQ : "On s'occupe de la condition féminine qu'à condition que toutes les femmes nous ressembles."

Be like Nous... Don't be Toi

ddjulien dit :
20 janvier 2014 à 21 h 56 min

Un sondage déjà désuet... Avec la vague de Fatima Pépin, le score du PQ augmente encore en fleche.

Jean-Louis dit :
20 janvier 2014 à 22 h 10 min

Ce que Couillleard vient de faire a Houda Pépin n'aidera certainement pas sa cause ,plutôt con comme stratège politique surtout venant d'un parti qui axe sa politique sur l'opinion publique et non la bonne gestion. Ce parti a l'appuie indéfectible des ethnies et peine a se rallier un pourcentage important du vote Francophone , une toute petite ouverture du coté de la charte aurait pu faire une différence

Yvon dit :
20 janvier 2014 à 22 h 39 min

Les libéraux fédéraliste ce sont engagés à défendre les anglais, les juifs, les allophones et les musulmans avec la Charte de la primauté du Dieu Anglophone le protestantisme de la reine d'Angleterre..

Se dissocier de la coutume canadienne Le métissage fait partie de la nature des Québécois tout autant que la tolérance face aux croyances des autres. Le droit naturel, socle sur lequel s’est construite la psyché collective du peuple québécois, est menacé par le droit coutumier qui heurte de plein front son humanisme intrinsèque. Le peuple québécois a une manière d’être en équilibre avec lui-même dont le droit canadien le prive.

9 JUGES DÉCIDENT POUR LES QUÉBÉCOIS. 9 juges décrètent que les québécois sont dans l’erreur lorsqu’ils sont en équilibre par leur essence propre. Contester le droit naturel des Québécois est devenu en 30 ans une COUTUME INTÉGRÉE non seulement par l’immigration et par la Cour Suprême, mais par les politiciens québécois et maintenant par le peuple. C’est dire l’influence des Tribunaux et des élus sur la psyché collective. Sur la base de points techniques, 9 juges statuent sur des arguments selon lesquels la superstition ou croyance d’un individu est plus importante que l’équilibre naturel d’un peuple, même s’il est menacé par l’intégrisme religieux. Il est anormal qu’un peuple en arrive à croire que baliser sa survie et son équilibre sera sanctionné. Le droit canadien exerce de ce fait un génocide identitaire avéré et inavoué avec le consentement aveugle des élus québécois.

Mémoire « Pour » la charte Pour une hiérarchisation des droits par Sylvie Bergeron

GBSSVP dit :
20 janvier 2014 à 22 h 43 min

"Elle [la charte] répondait à une attente souvent niée mais pourtant intimement ressentie dans la population : la réaffirmation de l’identité québécoise, et son nécessaire recentrement sur la majorité historique francophone".

Ohhhh la la ! Toute une affirmation partisane à 1 000 %. La charte répondait à une attente intimement ressentie dans la population, i.e. la réaffirmation de l'identité québécoise. Eh ben ! à part Montréal (et je n'en suis pas si certains que ça, en passant), la population s'en fout au plus-que-parfait de la charte. Quand à la réaffirmation de l'identité québécoise, un peu facile comme raisonnement quand on voit le taux de participation aux élections.

Tu aurais fait un très bon comptable, MBC, tu pourrais faire dire aux chiffres ce que tu veux. La charte n'est rien d'autre qu'une balloune politique, pour aller chercher des votes francophone à la base et pour permettre aux autres partis de se mouiller sur cette question, en espérant leurs faire perdre des plumes auprès des "de souche"

Gendreau dit :
20 janvier 2014 à 22 h 46 min

À Madame Juneau, vous reprenez mots pour mots ceux prononcés aujourd'hui par le chef du PLQ. Un peu plus d'originalité, svp.

Le vent est en train de tourner et c'est la panique chez les fédéralistes. À lire L'Outil de Gesca, les membres de la rédaction ne savent plus où donner de la tête.

Votre lecture Monsieur Bock-Côté est juste. La vie en société est beaucoup plus complexe que de tout réduire à une question de commerce. Nous sortons lentement des ténèbres de la pensée unique imposée par les vendeux de bébelles.

N'en déplaise aux fervents défenseurs du statu quo, la vie est affaire de mouvement.

Je termine sur une question: comment le chef du PLQ peut-il s'opposer à la Charte de la laïcité en basant son argumentaire sur la Charte de 1982, celle que l'Assemblée Nationale a toujours rejetée?

Normand Richard dit :
21 janvier 2014 à 0 h 48 min

Nous sommes déjà ailleurs

Bravo Monsieur Bock-Côté pour ce blogue toujours posé, intelligent et respectueux.

À mon humble avis, le débat sur la charte transcende déjà l’idée de départ. Le peuple québécois se perçoit et agit comme s’il était une nation démocratique, libre de ses choix et de sa destinée.

Bien malin celui qui pourra prédire sa réaction lorsqu’il prendra véritablement conscience (ce qui ne saurait tarder) que sa liberté n’est qu’une illusion.

Guy Parent dit :
21 janvier 2014 à 6 h 07 min

Je suis Français, Irlandais, Anglais, Montagnais. J'appartiens à une famille qui s'est construite à travers les âges, à partir d'alliances pluralistes, d'apports culturels divers. Ma famille est faite de milliers de personnes dont une douzaine sont vivantes aujourd'hui. J'ai une petite-fille à moitié Espagnole, elle vit ici mais elle a des cousins européens et sa famille, MA famille, sera un peu différente. Et cela, c'est le temps qui le fait. Le temps contient tous les changements. Il faut le respecter. Le heurter, dans l'espoir d'en faire jaillir tout-à-coup un monde idéal, est une erreur qui a déjà engendré trop d'horreurs.

Une nation, c'est une famille élargie, elle aussi façonnée par le temps.

L'approche mondialiste, décrite par Mathieu Bock-Côté, remet en cause des valeurs "familiales" légitimes. Ces valeurs, on peut les trouver désuètes et réactionnaires, mais quand on les dénigre, on touche des racines solidement ancrées dans l'histoire. Ces racines, les chantres impatients d'un ordre nouveau n'arrivent pas à les lessiver: la culture d'une nation n'est pas hydroponique.

Jean Jolivet dit :
21 janvier 2014 à 7 h 05 min

plus de 60% des Québécois francophones ont votés Oui en 95 , je pose la question qui rejette qui ici? en ce qui me concerne, tous ceux qui veulent s'intégrer a la Nation Québécoise sont le bienvenue, ceux qui veulent LUI refuser son Indépendance peuvent allez voir ailleurs.

jcpomerleau dit :
21 janvier 2014 à 7 h 58 min

La Charte est un gambit politique majeur qui a lancé une onde de choc si forte qu’elle en a ébranlé les façades et fait tomber bien des masques. Elle départage les camps, non plus en fonction des schémas apparents : souverainiste/fédéraliste, gauche/droite, mais plus profondément entre les Habitants (*) et ceux qui veulent leur assimilation, consciemment ou non.

Avec cette proposition, le gouvernement du Parti Québécois prend un virage majeur, du concept creux de nation civique (facilement confondu avec le multiculturalisme) à une nation dont la substance n’est rien d’autre que la continuité historique des Habitants. Ceux là même qui étaient promis à l’assimilation suite à l’annexion de notre territoire par la Couronne britannique.

Avec ce projet de Loi 60, le gouvernement a pincé le gros nerf des Habitants, s’est branché sur le courant tellurique de son histoire ; une longue marche de 400 ans contre les vents contraires à son existence. C’est à cet instinct profond que le gouvernement fait appel.

(Mme Mourani ).

Ce n’est pas tant la souveraineté qui est en péril, que la nation qui la porte. Et dont le sort se joue sur cette Charte des valeurs. Et ce ne sont pas les souverainistes trudeauistes ou les féministes pour la charia, débusqués par ce gambit politique, qui vont faire la différence, mais bien les Habitants, guidés par leur instincts profond, qui vont saisir la gravité de l’enjeu, rien moins qu’existentiel.

Si l’appui des Habitants fléchit, alors nous serons entrés dans une phase critique de la chronique de l’assimilation annoncée. Mais si les appuis se maintiennent, alors nous aurons enclenché une dynamique de rupture.

L’État canadien se définit sans et contre le Québec, aux Québécois de de se définir sans lui. C’est exactement ce que propose cette Charte des valeurs. ***

(*) Les Habitants : une entité politique reconnu par l’État anglais (Acte de Québec de 1774) et Georges Washington (les lettres du Congrès Continental, adressées aux...

Jack dit :
21 janvier 2014 à 8 h 13 min

"La question identitaire est une question gagnante pour les souverainistes" Qu-est que c'est le question?

Pierre Bouchard dit :
21 janvier 2014 à 8 h 49 min

L'analyse de M.B.Côté est pertinente quant à un réveil plausible de l'identité nationale à travers la connexion à une laïcité qui se révèle une composante d'importance de la révolution tranquille. Reste le travail d'une psyché collective capable de faire le saut final des résidus d'une identité canadienne française se contentant de se négocier un espace dans le système fédéral à une réelle énergie de souveraineté québécoise. Malgré une constitution canadienne qui se sert du multiculturalisme pour relativiser le fait francophone au Canada voire dans le Québec même, le message passe mal dans la nation qui reste imprégné par l'habitude envers l'ordre existant. Même si la notion de Canada français est ruiné sur les plans pratique et symbolique. Dans le sens pratique parce que le Québec contient l'essentiel du pouvoir vivre en français, que le fait francophone se dirige au Canada comprenant le Québec vers 19% de parlants français en 2019, que la constitution de Trudeau ruine pratiquement et symboliquement la notion des deux peuples fondateurs. Malgré cela, la connexion entre un nationalisme de survivance partiellement soutenue et limité par l'église avec un sentiment national québécois moderne et laïque ne se fait que peut. On parle de cette rupture culturelle de la révolution tranquille avec notre passé qui n'aurait toujours pas aboutie à une synthèse pendant que le Canada en profite pour nous acculturer à sa majorité anglophone. La charte de la laïcité réussira telle à nous faire comprendre vraiment le processus fédéral de rapetissement du Québec pas seulement le besoin de neutralité dans l'emploi public? Dépourvu du sentiment électif culturel tel que façonné chez les Américains par le protestantisme, les Québécois devraient sortir d'un réflexe d'humilité post catholique qui réduit l'expression nationale dont le modèle négatif s'est trouvé chez C.Ryan. Qu'en pense M.B.C?

John Doe dit :
21 janvier 2014 à 9 h 14 min

C'est drôle comme les québécois se sentent piégés par le Canada quand on constate que de l'autre côté de l'océan atlantique nos frères européens sont eux aussi coincés dans une union à partir de laquelle ils se voient perdre leur autonomie nationale, comme si eux aussi étaient retenus par l'équivalent de notre constitution de 1982. Si nous on a un gouvernement des juges, eux ils ont une sorte de gouvernement multinational; dans les deux cas, le peuple ne décide plus de rien.

Marc Laroche dit :
21 janvier 2014 à 9 h 37 min

La lecture que vous faites de la situation est très juste et sa pertinence nous permet d'espérer une éclaircie.

Espérons que l'entourage de la PM suive votre blogue.

Robert Morin dit :
21 janvier 2014 à 10 h 11 min

Chassez le naturel, il revient au galop ! Je crois que le peuple québécois est mûr pour la liberté. De plus, nous connaissons bien l'adversaire voulant nous condamner à l'enfermement. La table est mise !

F.Therrien dit :
21 janvier 2014 à 10 h 53 min

Oui, il y a probablement un désir de "réenracinement". Mais ce "réenracinement", dans la plupart des régions, ne sera pas problématique car, même chez les gens qui ont une peur profonde et légitime de perdre le Canada, les racines sont toujours solides, du moins je pense.

J'ai toujours été souverainiste, avant et, plus encore, depuis la Révolution Tranquille. Je n'ai toutefois jamais été indépendantiste (dans l'optique d'une humanité qui refuse présentement d'admettre que la planète a dépassé ses capacités de support). Mais si, pour enrayer l'insupportable spectacle sectaire des policiers, des députés ou des travailleuses de garderie portant les signes ostentatoires de leurs religions (avec la bénédiction des juges), je devais opter pour l'indépendance, je le ferais SANS LA MOINDRE HÉSITATION.

Nelson dit :
21 janvier 2014 à 11 h 33 min

Ce quoi l'identitaire ?.

Le ''pour'' la Charte ?.

Et Parizeau, Landry, Bouchard, Duceppe, David, Nadeau, Falardeau, etc , sont-ils identitaires ?.

Et certains québécois féministes, certains catholiques québécois contraires à la Charte sont-ils identitaires ?.

Et les allophones et anglophones citoyens normaux et fonctionnels qui travaillent en français et contribuent à la société, sont-t-ils identitaires ?.

Tabarnick dit :
21 janvier 2014 à 12 h 07 min

Le chef du PLQ Philippe Couillard a offert ses services à une dictature théocratique, l'Arabie saoudite. On ne l'a jamais entendu émettre la moindre critique sur les libertés politiques ou religieuses, ou sur la situation de la femme dans ce pays. Mais l'adoption d'un code vestimentaire pour certains employés de l'état? Alors là, il déchire sa chemise, et n'a jamais rien vu d'aussi intolérant, xénophobe et "fermé-à-l'autre".

Maintenant, dans une manoeuvre électoraliste pour ramasser des votes chez les barbus purs et durs, les québécophobes et les bobos multicultis politiquement corrects, il expulse Fatima Houda-Pepin. En tout cas le message est clair: il n'y a pas de place au parti libéral pour une musulmane modérée.

Hélène Beaulieu dit :
21 janvier 2014 à 12 h 39 min

Le peuple québécois est mûr pour la liberté? Quelle liberté peut-on espérer d'un pays érigé sur le mensonge? Une liberté amputée, c'est sûr!

La question qui se pose: "Claude Blanchet va-t-il être convoqué comme témoin à la Commission Charbonneau?" S'il y échappe, eh! bien les Québécois doivent fuir à toute vitesse le piège qui leur est scandaleusement tendu.

Une certaine élite qui se veut "intellectuel" déshonore le Québec que l'on a tous contribué à bâtir pour en faire la société moderne, compétitive, pacifique dans laquelle nous évoluons..

Non à la république bananière assurée avec ces démagogues qui tiennent les régions en otage de leur idéologie identitaire xénophobe..

Tabarnick dit :
21 janvier 2014 à 13 h 03 min

@Roger

Si vous voulez vivre en théocratie, il y a des pays pour ça. Le Vatican, l'Arabie Saoudite ou l'Iran. Bon voyage!

Tabarnick dit :
21 janvier 2014 à 13 h 08 min

@ Jean Côté

Ce sondage a-t-il été fait avant ou après l'expulsion de Fatima Houda-Pepin?

L'opposition à la charte, c'est fini depuis Houda-Pepin. Les jeunes ont passé à autre chose et vous avez clairement dit aux minorités qu’elles sont exclues de ceux qui sont les vrais anti-charte

Gilles Verrier dit :
21 janvier 2014 à 13 h 43 min

La défense des signes religieux très visibles (ostentatoires) pendant les heures de travail ne peut gêner que les plus fanatiques religieux, ceux qui déjà n'hésiteraient pas à utiliser leur fonction au service d'un employeur dont la neutralité est essentielle (L'État) pour faire de leur corps une affiche publicitaire religieuse. En fait, le projet de charte est simplement pour interdire le prosélytisme au travail, dans le cas où l'État est employeur.

J'abonde passablement dans le sens de MBC. Comme lui, je vois poindre la renaissance de l'État-nation enraciné comme peut-être la seule force capable de résister à un mondialisme déshumanisé, où l'humain devenu interchangeable dans un marché uniforme devient lui-même une marchandise, un objet d'importation, mobile, apte à être mis au rancart ou gratifiable d'un emploi selon la valeur économique qu'on lui attribue.

Les sociétés enracinées dans une histoire singulière sont un bien précieux de l'humanité, il ne faut pas en briser l'enchaînement historique. Le renouveau de l'affirmation québécoise, en dépit de toutes les forces qui veulent sa disparition est un signe encourageant qui va dans le sens des mouvements d'opposition de plus en plus massifs que l'on observe en Europe contre l'autorité bruxelloise désincarnée. La remontée du Parti québécois irait-elle dans le sens d'un mouvement général en Occident ? Des signes le laissent effectivement supposer.

C. Girard dit :
21 janvier 2014 à 14 h 15 min

Si la Charte des valeurs permet au PQ d'obtenir une majorité, c'est bien. Mais pour quoi faire ensuite? Si c'est pour gérer des hôpitaux et des viaducs qui s'effondrent, encore une fois c'est bien. Mais si c'est pour proposer une constitution québécoise et le remplacement de la Constitution à Trudeau au Québec, voilà qui est beaucoup mieux. Et comme pour la Charte des valeurs légitimée par l'élection à venir en 2014, l'élection de 2018 viendrait à son tour confirmer la nouvelle constitution québécoise. Le Canada n'aurait alors pas d'autres choix que de négocier. Rendu là, tout devient possible. C'est désormais le seul chemin qui peut encore sortir le Québec de l'infantilisme politique et de la débâcle économique.

alain maronani dit :
22 janvier 2014 à 14 h 05 min

@Gilles Bousquet

Référendum écossais ?

Il suffit de lire le programme du SNP...

On garde la livre sterling donc on suit la politique de Londres, aucune indépendance monétaire...l'aveu du cout astronomique de créer une monnaie, point soigneusement évité par le PQ.

On garde la Reine comme chef du gouvernement de l'Écosse !!! Comme au Québec !!!

C'est dans la proposition du SNP, lisez le programme avant de boire les sornettes de MBC ou des autres...

Le plus la CEE a déja expliqué que l'Ecosse ne pourrait se prévaloir des traités actuellement détenus par le Royaume-Uni, donc négociations aux conditions des autres pays avec un accord unanime...bonne chance !!!

Un scénario identique a celui qui attendrait le PQ qui balaye soigneusement sous la table les éléments tels que la monnaie québécoise, la non transmission des traités, la défense, etc...

On comprend que les gens ne veuillent rien savoir...malgré les barissements des nationalistes...

alain maronani dit :
22 janvier 2014 à 14 h 13 min

@C Girard

'Le Canada n’aurait alors pas d’autres choix que de négocier.....'

Si un autre choix est possible..ignorer le tout, surtout si le PQ ne peut obtenir plus de 35 % des voix...

Le Québec ne sera reconnu qu'a l'issue d'un référendum gagnant avec plus de 50 % des voix sur une question claire, et après négociation avec le Canada, et aucun pays ne reconnaitra le Québec sans ceci, la France, l'Angleterre ou les USA...

Vous pouvez toujours faire vos plans sur la comète et 2018 c'est très loin...très loin...en politique.

Un petit exemple, le Monténégro, l'un des pays dont nous parle le PQ...

Le 21 mai, 55,4% des électeurs éligibles tranchent en faveur de l'indépendance. Cette victoire est arrachée de justesse puisque l'Union européenne, à laquelle le Monténégro souhaite adhérer, a fixé à 55% le seuil minimum pour légitimer la démarche d'indépendance.

Capiche ?

Gripette dit :
26 janvier 2014 à 9 h 43 min

@Jean Côté:

Ce qui est laid monsieur Côté, en plus d'une certaine forme d'indécence, c'est l'inconscience et l'analyse tronquée de situation.

Ce sont des caractéristiques que je retrouve dans vos propos la plupart du temps.

phil roy dit :
26 janvier 2014 à 11 h 23 min

Pas(pas moi)=Moi

Gripette dit :
26 janvier 2014 à 11 h 44 min

@ madame Hélène Beaulieu

Donc vous voudriez que Claude Blanchette soit convoqué à la commission Charbonneau. À quel motif exactement. Qu'Est-ce que vous lui reprochez qui entrerait dans la catégorie des délits ou des crimes? Sur quoi vous vous basez madame Beaulieu pour, je dirais cracher à jet continu sur des gens dont vous ne faites qu'entendre parler. Et encore de la bouche de gens que vous ne jugez pas fiables. À quoi ça rime votre croisade madame Beaulieu.

Votre qualificatif de «République Bananière» savez-vous exactement à quoi ça ressemble une république bananière madame Beaulieu? Il n'y a pas d'élections dans une république bananière madame Beaulieu. Il n'y a que des personnages rétrogrades et haineux, des dictatures absolutistes, comme l'était la monarchie du Moyen-âge. C'est ça une république bananière.

Maintenant si vous voulez persister dans votre description du Québec, il va falloir plus que des accusations. Il va vous falloir des preuves solides. Des vraies preuves. Et ça je gagerais mon premier biberon que vous en êtes incapables, parce qu'il n'y en a pas une once dans vos propos négatifs.

Quel est l'animal qui déblatère...? Il y en a de ces animaux dans certaines Républiques de bananes... Bon voyage!

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