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Disparition des abeilles

Des étudiants de l’Université McGill se mobilisent

Abeilles McGill
Photo Ewan Sauves / Agence QMI
Étienne Sédillot (à gauche), Brighita Lungu (au centre) et Maria Mingallon, ingénieure en structure et professeure adjointe à l’école d’architecture de l’Université McGill (à droite).
Abeilles McGill
Photo Ewan Sauves / Agence QMI
Étienne Sédillot (à gauche), Brighita Lungu (au centre) et Maria Mingallon, ingénieure en structure et professeure adjointe à l’école d’architecture de l’Université McGill (à droite).

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Alors que la population des abeilles chute de façon alarmante, des étudiants de l'Université McGill amassent des fonds pour construire un pavillon où vivront des colonies entières de ces insectes afin de conscientiser la population à la problématique.

Elles sont bruyantes, elles piquent et elles dérangent... mais les abeilles sont essentielles à l'agriculture et à la production des fruits et des légumes, rappellent une vingtaine d’étudiants de l'école d'architecture de l'Université McGill.

Pour contrer la diminution des abeilles à travers le monde qui selon plusieurs études atteint un niveau inquiétant, ils ont décidé de prendre les choses en main et de bâtir un pavillon en bois et en acier, fait uniquement à partir de nouvelles technologies, afin d’observer de plus près l’environnement et l’habitat de ces insectes.

L’équipe compte sur la générosité des gens d’ici la fin du mois de janvier pour récolter les 35 000 $ nécessaires à la construction du centre.

«Il y aura trois types de ruches à l’intérieur pour montrer la diversité et l’état des abeilles, leur mode de vie, expliquent avec passion Étienne Sédillot et Brighita Lungu, deux étudiants responsables du projet. Il y aura aussi des censeurs qui donneront l’état des abeilles dans la région de Montréal, pour savoir si elles vont bien ou si elles vont mal.»

Surnommé le «B-Shack», le pavillon ne servira qu’à des fins de rassemblement et d’enseignement, souligne Étienne Sédillot. Des tours guidés pourraient être organisés, par exemple. La construction est prévue pour le mois d’avril, sur un terrain du campus Macdonald de l'Université McGill, à Sainte-Anne-de-Bellevue.

Alimentation en danger

La disparition des abeilles est un sujet chaud de l’heure et il faut plus que jamais sensibiliser les Québécois à cette problématique, soutient Maria Mingallon, ingénieure en structure et professeure adjointe à l’école d’architecture de l’Université McGill.

«On ne sait pas pourquoi elles disparaissent et meurent tout d'un coup, mais plusieurs pensent que ce sont les pesticides qu’utilisent les agriculteurs qui sont en cause», avance Mme Mingallon.

Les abeilles sont les insectes responsables de polliniser les fleurs, rappelle l’ingénieure, et comme plus d’un tiers de notre consommation serait directement ou indirectement pollinisé par les abeilles, la qualité de notre alimentation dépend entièrement de la santé de cette espèce.

Un avis partagé par Steve Martineau, producteur et éleveur de reines abeilles, qui admet que cette problématique inquiète grandement les apiculteurs de la province.

«Les conséquences peuvent aussi toucher la diversité florale des régions, parce que s’il y a moins d’abeilles, il y a moins de pollinisateurs et certaines fleurs pourraient disparaître de toute une région», déplore Steve Martineau.

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