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Fondation Jean Lapointe

Un mois sans alcool

Bière alcoolisme
Photo AFP

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Grâce à une initiative de la Fondation Jean Lapointe, qui a pour mission de prévenir l'alcoolisme et la toxicomanie chez les étudiants et les adolescents, des centaines de Québécois feront le pari de ne pas consommer une seule goutte d’alcool pendant le mois de février.

Depuis le 1er février, un mouvement collectif intitulé Les 28 jours les plus longs de ta vie s’est mis en branle sur le réseau social Facebook.

Le défi consiste à ne pas boire d’alcool pendant un mois entier. Facile pour certains, direz-vous, mais pour d’autres, ce sera l’occasion d’évaluer la place qu’occupe l’alcool dans leur quotidien, explique Jonathan Garnier, chef cuisinier et porte-parole de l’événement.

«Un jeune avocat qui va dans un 5 à 7 avec les collègues et qui commande un Perrier ou un jus, ce n’est pas facile. Les gens se posent des questions», affirme-t-il.

Selon M. Garnier, l’alcoolisme est encore un sujet tabou au Québec et ceux qui ont besoin d’un coup de main hésitent trop souvent à demander de l’aide.

«L’alcoolisme n’est que la partie visible de l’iceberg. Les gens ont honte d’en parler et ont honte de demander de l’aide, déplore le chef cuisinier. Il faut les motiver à parler, parce que les ressources sont là.»   

Prévention dans les écoles

Pour prendre part à l’initiative, les participants doivent s’inscrire sur Facebook et s’engager à verser un minimum de 1 $ par jour (donc 28 $ au total). Les adhérents sont toutefois invités à offrir en don le montant d’une pinte de bière et d’un verre du vin qu’ils comptaient consommer s’ils ne participaient pas au défi.

Tous les fonds recueillis permettront à la Fondation Jean Lapointe de déployer son programme de prévention contre l’alcool et les drogues auprès de 45 000 adolescents dans les écoles secondaires du Québec, indique Annie Papageorgiou, directrice générale de la Fondation Jean Lapointe.

«Dans la vie de tous les jours, on parle de consommation avec beaucoup trop de délicatesse, parce que justement on refuse d’aborder le sujet, constate Mme Papageorgiou. Ça peut arriver à tout le monde de développer une dépendance, et c’est justement par la prévention et la sensibilisation qu’on résoudra ce problème.»   

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