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Patinage de vitesse

L’héritage canadien

Le patinage sur courte piste n’a jamais été en aussi bonne santé

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BEN PELOSSE/JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI Charles Hamelin de l'équipe Canadienne de patinage courte piste pour les Jeux Olympiques de 2014 lors d'une conférence de presse à Sotchi, Russie le 5 février 2014.

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SOTCHI, Russie | Foi de Charles Hamelin, jamais la compétition n’aura été aussi relevée en courte piste que celle à laquelle on s’apprête à assister en Russie.

SOTCHI, Russie | Foi de Charles Hamelin, jamais la compétition n’aura été aussi relevée en courte piste que celle à laquelle on s’apprête à assister en Russie.

«Les Russes sont de plus en plus forts, les Coréens sont toujours là, les Américains sont dominants au relais, les Hollandais peuvent surprendre, les Chinois ne sont pas à négliger. Il y a tellement de pays qui se sont améliorés au cours des quatre dernières années que ça ne peut qu’être bénéfique pour la santé du sport», a expliqué Hamelin, qui en sera à ses troisièmes Jeux.

Si ce sport est si populaire aujourd’hui, le Canada peut en retirer une belle fierté.

«Dans les années 1970 et 1980, il y a des Canadiens qui sont allés en Corée et en Chine pour développer ce sport. C’est grâce à nous que cette discipline a été acceptée aux Jeux olympiques en 1992.»

De Nathalie Lambert à Hamelin, en passant par Sylvie Daigle, Frédérick Blackburn et le légendaire Marc Gagnon, les représentants québécois ont toujours été des chefs de file de cette discipline.

«C’est en les voyant monter sur le podium et connaître du succès aux olympiques que j’ai été inspiré, s’est rappelé Hamelin. Maintenant, c’est mon tour. C’est plaisant de savoir qu’on inspire des jeunes. Chaque fois que l’un d’entre eux vient me demander un autographe, ça vient me chercher.»

EN QUÊTE DE CINQ MÉDAILLES

Les patineurs canadiens comptent bien tout mettre en œuvre pour que cet héritage se poursuive.

En ce qui concerne Sotchi, l’équipe de 10 patineurs s’est fixé pour objectif de ramener cinq médailles.

Ce nombre de médailles permettrait aux Canadiens d’égaler la récolte de 2010. Or, avec la réputation du Canada et la qualité de ses patineurs, cet objectif peut sembler bien modeste.

«Le patinage sur courte piste est un sport tellement imprévisible, a rappelé, à juste titre, Marianne St-Gelais. On a beau être au sommet de sa forme et très bien entraîné, on ne peut pas contrôler les malchances.»

S’il se montre aussi efficace qu’à Vancouver, Hamelin, champion défendant du 500 m, pourrait bien monter sur le podium à deux reprises.

«J’ai gagné deux médailles d’or qu’on ne pourra jamais m’enlever. J’arrive ici avec cette expérience acquise à Vancouver. Mais je veux également démontrer que je suis un patineur amélioré depuis 2010. J’aimerais ça revenir à la maison avec deux autres médailles», a indiqué le Lévisien.

UNE NOUVELLE COMBINAISON

Le Canada pourrait ajouter un nouvel item à son héritage. Lorsqu’ils s’élanceront sur la surface glacée de l’Iceberg, les patineurs canadiens seront vêtus d’une combinaison révolutionnaire. Un vêtement qui favorisera l’aérodynamisme des athlètes.

«Il faut comprendre que ça ne se comparera pas à la natation, où ceux qui portaient la nouvelle combinaison avaient un avantage certain sur les autres, a expliqué, sans vouloir entrer dans les détails, Yves Hamelin, le directeur du programme courte piste canadien. Les avantages seront surtout perceptibles chez le meneur. L’aérodynamisme minimisera sa charge de travail.»

Charles Hamelin, qui adore attaquer dès le départ, pourrait donc grandement tirer avantage de ce nouvel uniforme.


Les compétitions de patinage de vitesse sur courte piste se mettront en branle le 10 février.

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