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homicide involontaire

Représentations sur sentence d’un père qui a tué sa fille en la giflant

Croquis de Moussa Sidimé
Agence QMI
Croquis de Moussa Sidimé
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Croquis de Moussa Sidimé

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«Si j’avais su qu’une seule gifle allait la tuer… Je ne peux pas réaliser que ça cause la mort», a laissé tomber Moussa Sidimé, un père de famille accusé d’homicide involontaire sur sa fille de 13 ans.

L’homme de 75 ans a témoigné ce matin lors des représentations sur sentence au palais de justice de Longueuil.

C’est parce que la petite Nouténé Sidimé n’avait pas bien lavé le plancher de la cuisine que le père lui a donné deux claques au visage et une sur les fesses le 6 octobre 2010.

À peine cinq minutes après, l’enfant s’est effondrée sur le sol. Elle ne s’est jamais relevée.

Ce serait un mauvais mouvement de rotation du cou qui aurait causé sa mort, a expliqué un pathologiste en cour, quelques mois après le drame.

«Je n’arrive pas à comprendre… Je ne l’aurais jamais fait sinon», a dit l’accusé ce matin.

Le juge Richard Marleau devra décider de la sentence de Moussa Sidimé. Son avocate, Me Marie-Josée Duhaime, demande une peine suspendue avec probation, soit la sentence la plus clémente.

Quatre des enfants de M. Sidimé, sa conjointe et un ami de la famille ont aussi témoigné ce matin. Tous s’entendent: l’accusé n’est surtout pas un homme violent.

«C’était la première fois que je la giflais», a-t-il dit.

L’homme a avoué qu’il lui est arrivé de gifler ses enfants pour punir. Mais rarement. Et jamais il n’a eu l’intention de tuer sa fille.

«La plus gentille de mes enfants», a-t-il dit en pleurant.

«Je pense toujours à ma fille. Je ne suis pas un vilain. Je n’ai jamais été vilain», a-t-il ajouté.

Les avocats feront leurs représentations au juge en après-midi.

Plus de détails à venir…

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