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Pour une radio culturelle

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À l’automne 2013, j’enseignais à l’Université de Sherbrooke. Le mercredi matin. Ce qui veut dire que le mardi soir, je filais pour l’Estrie. Et je déteste conduire à m’en confesser. Jamais, je n’ai ressenti «l’ivresse du volant». Mais j’avais de la compagnie: France-Culture. Et du coup, j’étais presque heureux de prendre la route. Un peu plus et je me désolais d’arriver à destination, comme si ce moment de grâce se dissipait. Mais n’est-ce pas le propre d’un tel moment que d’être fugace?

J’avais cinq émissions fétiches et je les ai toujours. Répliques, l’émission de débats animée par Alain Finkielkraut. Concordance des temps, de Jean-Noël Jeanneney, qui souvent, pense le présent à la lumière de l’histoire. Du côté de chez soi, animée par Ali Reibihi, qui examine le «souci de soi» contemporain avec perspicacité. Une vie une œuvre, remarquable émission biographique qui porte bien son nom. Et Chrétiens d’orient, qui garde vivante la question des racines spirituelles de notre civilisation.

Bien évidemment, j’aurais souhaité écouter aussi une chaine culturelle québécoise, mais il n’y en a pas. Des marges où elle se trouve, Radio Ville-Marie tient admirablement le fort, mais elle mène un travail essentiellement bénévole et n’a pas les moyens qui devraient être ceux d’une radio publique comme l’a déjà été la chaine culturelle de Radio-Canada.  Au fil des ans, nous ressentons de plus en plus les effets de sa disparition, d’ailleurs. Il y a un manque dans la vie publique : je parle d'un espace consacré à la vie des idées.

Ce dont il est question, c’est de notre idée de l’espace public. Les «médias lourds», aujourd’hui, cherchent souvent à faire du buzz, ils se mettent souvent à la traine des médias sociaux, et espèrent ainsi s’y faire une place, alors qu’ils se  convertissent pratiquement à eux. Twitter comme Facebook avalent de plus en plus l’espace public, qui se reprogramme selon leurs codes. Pourtant, nous avons besoin des médias pour nous éclairer, pas pour nous exciter. Mais cet éclairage vient avec une part de distance.

Une exaspérante frénésie s'est emparée de nous. Chacun, devant son écran, suit l’actualité en temps réel, et on s’attend à ce que le commentaire de l’actualité suive le rythme. Il faut être absolument contemporain de l’événement, le commenter en temps réel, sans distance, ce qui est souvent la meilleure manière de ne rien y comprendre et de multiplier les déclarations précipitées. La forme la plus agaçante de ce nivèlement par le bas, c’est évidemment la nouvelle manie de lire les «meilleurs tweets» en direct, comme s'il s'agissait d'un hommage obligé au véritable souverain des ondes.

Mais le rythme de la nouvelle n’étant plus celui du «quotidien», cela revalorise, par effet de contraste, la nécessité de magazines d’idées se délivrant du présentisme absolu. Plus l’actualité s’accélère, plus nous avons besoin de mettre les choses en perspective. La querelle du jour n’est intéressante que parce qu’elle révèle un problème plus profond sur lequel il nous faut réfléchir. Il faut alors mobiliser la philosophie, l’histoire, les sciences sociales, les grandes œuvres de la littérature, et ainsi de suite.

J’ajouterais que plus l’actualité nous enserre, et plus il faut, de temps en temps, la fuir. Quand j’entends parler de la «querelle du jour», sur les médias sociaux, plus souvent insignifiante qu’autre chose, où les uns et les autres se chamaillent à coup d'insultes et de hurlements d'indignation, j’ai la terrible envie de fuir dans une oeuvre classique et de n’en relever le nez qu’une fois ma lecture terminée. Une radio culturelle ne devrait pas seulement être une radio suivant «l’actualité profonde» mais conservant la vie de l’esprit dans la cité, qu’il s’agisse de celle des philosophes, des peintres, des historiens, des écrivains. Et ainsi de suite.

J’en reviens à la question centrale, celle de la qualité du débat public. C’est le rôle des institutions de le relever, de le mettre en forme et en scène. C’est aussi leur rôle de l’oxygéner en évitant que la politique politicienne, la querelle médiatique du jour ou la logique du vedettariat n’occupent tout l’espace. Ce devrait être leur rôle aussi de dégager un espace de visibilité publique qui ne soit pas soumis au star-system et au divertissement obligatoire, nous apprenant ce que telle ou telle vedette mange avec ses oeufs au petit-déjeuner.

Qu’on me comprenne bien : je ne dis pas un instant que de telles émissions n’existent pas ici où là, à la radio et à la télévision. Mais elles travaillent à la périphérie, sans l'écho qu'elles mériteraient. Je dis qu’il faudrait que la puissance publique, avec les ressources qui sont les siennes, contribue à la revitalisation de la vie publique et soutienne pleinement un tel créneau. Une radio culturelle, qui serait une radio ouverte à la vie des idées, n’assurerait pas la qualité du débat démocratique, mais elle y contribuerait certainement. 

28 commentaire(s)

le nationaliste dit :
16 février 2014 à 9 h 52 min

"J’ajouterais que plus l’actualité nous enserre, et plus il faut, de temps en temps, la fuir. Quand j’entends parler de la «querelle du jour», sur les médias sociaux, plus souvent insignifiante qu’autre chose, où les uns et les autres se chamaillent à coup d’insultes et de hurlements d’indignation, j’ai la terrible envie de fuir dans une oeuvre classique et de n’en relever le nez qu’une fois ma lecture terminée. Une radio culturelle ne devrait pas seulement être une radio suivant «l’actualité profonde» mais conservant la vie de l’esprit dans la cité, qu’il s’agisse de celle des philosophes, des peintres, des historiens, des écrivains. Et ainsi de suite."

J'utilise youtube. Pour voir Ce soir où jamais, des conférences d'intellectuels, .... Je n'ai pas le câble donc aucun accès à la télévision. Sauf Infoman et enquête que je regarde en reprise de temps en temps. Vous y trouverez également plusieurs reportages de la BBC, National Géographic, Enquête exclusive, Envoyé Spécial,....émissions qui donne le pouls des sociétés du monde.

Quant aux émissions culturelles québécoises et de débat c'est vraiment nul ce qui se fait en ce moment et depuis trop longtemps. Les débats à la TQS faisant intervenir n'importe qui, dans le but de se chamailler, c'est d'un ridicule consommé. Ca fait longtemps que j'ai fermé mon téléviseur et ma radio.

Michel Héroux dit :
16 février 2014 à 10 h 24 min

Ce texte est très juste. Je peux avoir mes différends avec MB-C, mais là, il a totalement raison. Espace Musique de Radio-Canada est, pour moi, Ennui Mortel et médiocrité garantie. Dommage.

Yves dit :
16 février 2014 à 10 h 43 min

D'accord avec votre texte, Radio Canada, pardon ICI Radio Canada, se comporte de plus en plus comme une télé\radio privée, seule les cotes d'écoute comptent pour les bonzes de la tour de la rue René Lévesque. Oubliez ça des émissions d'entrevues de fond comme a l'époque du Sel de la semaine ou avec Denise Bombardier, qui recevait des philosophes ou Pierre Nadeau. Ce n'est que du divertissement bas de gamme comme on en voit a TVA, avec des émissions comme On a l'impression qu'il y deux personnes qui se partage les ondes de télé au Québec, Julie Snyder a TVA et Fabienne Larouche a Radio Canada. Toujours les mêmes faces, Patrick Lécuyer anime deux émissions, Dany Lévesque est a Tlm en parle plus il anime La petite séduction. Un air de famille, C'.est ma toune, En direct de l'univers, c'est ça le mandat de Radio Canada, ce phare de la culture canadienne française ?

Martin Lavallée dit :
16 février 2014 à 11 h 52 min

Voilà une excellente idée pour nous au Québec!

Puis, très bon choix d'émissions. Nous écoutons sensiblement les mêmes, mais j'ajouterais Les racines du ciel, de Frédéric Lenoir. Mais, par contre, que diable, comment faites-vous pour écouter France Culture dans votre voiture?

Benton Fraser dit :
16 février 2014 à 12 h 01 min

Merci pour les suggestions d écoute Mr Coté car il y en a quelques uns que je vais prendre la peine de verifier mais , comme vous le soulignez , s il n y a pas proprement dit , d émissions de la sorte produites ici , il n en reste pas moins que l information audio disponible aujourd hui pour quiconque veut en consommer est phénoménale et tres facile d acces grace aux podcasts ; fruits du virage numérique .

Pour quelqu un qui doit faire de la route , tout cela est un veritable cadeau du ciel , car on peut jouindre l utile a l agréable .

Personnellement j aime bien Tom Ashbrook , son émission On Point sur NPR , aussi ID The Future Podcasts sur le movement Intelligent Design , L émission Continuo sur CKRL , ect ... et sans oublier tous les livres audio également disponibles , oui , on est vraiment choyés malgré tout .

Stève Michelin dit :
16 février 2014 à 12 h 02 min

Mais est ce pas le propre d un tel moment que d être fugace? Vous avez de ces paroles qui tout bonnement, nettoie le paysage alourdit par la grisaille de certain...pas texte, mais, de débat précèdent . Bon convergence sur le mot fugace ;ou, comment retenir un Dieu qui passe; une luciole dans la nuit, il y a partout des percés d éternité.Je sais que je me répète mais il nous faut des oasis ou une géo poétique politique ,une inspiration ou aspiration avec lequel des idées gravitent les échelons ,une direction verticale du regard .Rilke L Homme est un arbre renversé ayant ses racines au ciel .Holderlin Le bleu école du ciel . L innocence et la simplicité des temps primitifs s effacent pour reparaître dans l accomplissement de la culture , et la sainte paix du paradis se dissipe afin que ce qui n était qu en don de la nature puisse refleurir, devenue désormais Conquête et propriété de l homme OU vive le Quebec libre.

Nelson dit :
16 février 2014 à 12 h 14 min

Dans certains pays sont les universités qui ont des radios , qui ont facilement un bon niveau culturel étant donné le type des gens et intellectuels qui sont là, dans les universités.

Effectivement, mieux avoir les opinions, point de vue, connaissances, analyses, dernier découvertes, directement des scientifiques, savants, intellectuels, chercheurs, que avoir des superficialités des journalistes, opiniologues, ou commentateurs de fortune.

Ginette dit :
16 février 2014 à 12 h 20 min

Justement, dites-nous? Comment faites-vous pour écouter France-Culture dans la voiture. Pour moi La radio comme la télévision sont devenus minables, plates et sans intérêt. Que c'est dommage.

Edouard Mercure dit :
16 février 2014 à 13 h 10 min

Entièrement d'accord!

Jac dit :
16 février 2014 à 13 h 18 min

Tout ça est tellement vrai.

Je m'ennuie de la chaîne culturelle de Radio-Canada d'avant les changements il y a quelques années.

En passant, merci Mathieu Bock-Côté pour l'excellente qualité de vos chroniques. Qu'on soit pour ou contre, vous haussez la qualité de nos débats d'actualité.

Jac

honorable dit :
16 février 2014 à 13 h 34 min

N'allez pas demander cela à notre communauté artistique. Pour elle, la "culture", c'est Starbuck, Bon Cop Bad Cop ou les Boys. Ils ont kidnappé le mot "culture" pour le rendre synonyme de leur industrie de l'insignifiance, de la diversion et du divertissement.

le nationaliste dit :
16 février 2014 à 14 h 30 min

À vos débuts ici, je vous avais mentionné mon intérêt de vous voir animer une émission de débats faisant intervenir le milieu universitaire, des philosophes, des sociologues, ..... Une bonne émission de fin de soirée. Un peu comme Taddei fait en France. Je me souviens qu'un moment donné, Stephane Bureau recevait en entrevue après le téléjournal du soir. Je me souviens d'un mémorable entretien avec Cyrulnik. Ca manque d'entendre ces gens parler.

le nationaliste dit :
16 février 2014 à 14 h 34 min

Je suis certain que Radio-Canada aurait les moyens de faire venir des gens comme Chomsky, Cyrulnik à cette émission que vous pourriez animer.

"Ils ont kidnappé le mot « culture » pour le rendre synonyme de leur industrie de l’insignifiance, de la diversion et du divertissement."

Véritablement.

Alex G. dit :
16 février 2014 à 14 h 53 min

Tout comme en télévision, le Québec souffre d'un important déficit de contenu de qualité. Le Québec n'a pas de vrai radio d'information continue, à la manière de France-Info ou de RFI. Au surplus, Radio France Internationale n'est même pas disponible sur antenne au Québec, alors que la radio peut être entendue à New York ! Il est temps d'avoir une vraie radio d'information sur Ici Première de Radio-Canada et de faire de la chaine culturelle Espace Musique une radio de contenu, comme France-Culture. C'est là la seule voie d'avenir possible pour garder les deux radios.

Pierrot Péladeau dit :
16 février 2014 à 15 h 33 min

Bonjour,

Je seconde le propos. Ayant été un temps producteur radiotélé dans une autre vie, j’approuve la décision stratégique de R-C de créer deux chaines respectivement parlée et musicale. Sauf qu’il ne fallait pas jeter les émissions débats et documentaires de l’ancienne Chaine culturelle par la même occasion.

Lorsque Patrick Beauduin est devenu directeur de la radio à R-C, je lui avais écrit pour lui signaler qu’il était temps de faire pour la culture, ce qu’Espace.mu avait fait pour la musique : offrir des émissions longues disponibles sur le web et en balado. Et cela pourrait se faire sans budget faramineux en s’associant avec des organisations comme la Grande Bibliothèque, des musées et des universités qui organisent déjà des conférences et débats (ex.: Les Belles Soirées de l’UdM) ainsi qu’avec des revues québécoises (comme le fait à son échelle, Radio-Spirale). Évidemment, je n’ai pas eu de réponse.

Mais il faut continuer à pousser l’idée !

Pierrot Péladeau, aussi un fidèle auditeur des France Culture, RFI et autres

Renée Houde dit :
16 février 2014 à 16 h 10 min

Le Québec a besoin de tout ce qui pourrait agrandir l'esprit. Ce doit se realiser.

Marie R Hamel dit :
16 février 2014 à 16 h 34 min

Moi aussi je m'ennuie d'une vraie radio culturelle....et d'une vraie télévision culturelle!

Nelson dit :
16 février 2014 à 18 h 35 min

JEAN-PIERRE COALLIER à crée une radio avec musique classique 24 heures par jour.

Des gens éduqués comme vous devez créer une radio culturel-scientifique-artistique-savante- 24 HEURES PAR JOUR.

il y aurait assez de publique pour se payer avec un peu de PUB.

Il y a plus des gens qu'on croit qui raffolent d'écouter des choses intelligentes.

Yannick Roy dit :
16 février 2014 à 19 h 33 min

Je signerais sans hésiter une pétition sur cette question... Sans hésiter mais sans espoir d'être entendu.

La Clique du Plateau dit :
16 février 2014 à 21 h 50 min

Le Nationaliste "Quant aux émissions culturelles québécoises et de débat c’est vraiment nul ce qui se fait en ce moment et depuis trop longtemps. Les débats à la TQS faisant intervenir n’importe qui, dans le but de se chamailler, c’est d’un ridicule consommé. Ca fait longtemps que j’ai fermé mon téléviseur et ma radio". Dans la première phrase vous dite que c'est nul ce qui ce fait en ce moment et dans la dernière vous dites que ça fait longtemps que vous avez fermé votre téléviseur et votre radio. Comment pouvez trouver nul ce que vous n'écoutez pas?

JohnCrown dit :
17 février 2014 à 1 h 13 min

Un excellent blogue sur un sujet important; bravo à monsieur Bock-Côté et à tous ceux qui ont enrichi son blogue de leurs commentaires.

Christiane Plamondon dit :
17 février 2014 à 1 h 36 min

Je regrette, comme plusieurs personnes que je connais, la disparition de la Chaîne culturelle de Radio-Canada. C'est le fait de l'indigne monsieur Lafrance qui a transformé le 101,7 en Espace Musique, un " bandit de grand chemin " qui s'est même permis de gratifier Pierre Karl Péladeau du titre de " voyou. Cela lui a coûté son poste au terme d'un long procès.

Mais les émissions qui s'y défilaient et qui nous accompagnaient tout au long des jours et des semaines, depuis ma jeunesse, me manquent toujours. J'aimerais qu'on réinstaure une telle chaîne, afin de satisfaire l'appétit intellectuel d'une minorité, certes, mais qui ne le mérite pas moins qu'une majorité.

le nationaliste dit :
17 février 2014 à 9 h 11 min

La Clique du Plateau "Dans la première phrase vous dite que c’est nul ce qui ce fait en ce moment et dans la dernière vous dites que ça fait longtemps que vous avez fermé votre téléviseur et votre radio. Comment pouvez trouver nul ce que vous n’écoutez pas?"

Je ne suis pas un moine enfermé dans une cage. J'ai une vie sociale. Mes amis parlent. Et la publicité est partout. Et je pense guère que depuis la fermeture de mon téléviseur et de ma radio, les choses ait évoluées.

le nationaliste dit :
17 février 2014 à 9 h 12 min

....évoluées positivement.

John Doe dit :
17 février 2014 à 10 h 06 min

Vraiment surprenant que vous choisissiez la journée où le Journal se targue de sa croissance "fulgurante" pour faire nous sortir une critique des médias. Une observation, comme ça; faites-en ce que vous voudrez.

Tout ça pour dire qu'on nous noie d'information superficielle pour faire semblant qu'il y a là du grand Contenu; pas surprenant alors qu'à la vue d'un tsunami, les gens se précipitent dans le bunker de l'indifférence. L'ajout de nouveaux chroniqueurs ou blogueurs ajoute certainement une diversité au Journal; évitez cependant les doublons ou les spécialistes des sujets sans importance...

Un autre truc, et je vais finir avec ça, c'est que bien des chaînes de nouvelles télévisées nous proposent de faire "le point sur l'actualité en soixante secondes", ou en trente minutes... bref, on cherche à faire de la nouvelle exhaustivement concise. Mais voilà, comme notre temps à tous est limité, il nous faut choisir avec soin les sujets auxquels nous attachons un degré d'importance, sans quoi l'information sera inutilisable.

alain maronani dit :
17 février 2014 à 10 h 44 min

Ecouter Alain Finkielkraut....un démiurge agité...hanté par la disparition de l'Occident, l'Islam, les musulmans, etc...

Une radio culturelle pour qui ?

Ou sont les budgets pour cette radio élitaire ?

Il y a un grave problème d'alphabétisation au Québec et l'argent public devrait etre dépensé dans ce domaine, pas pour donner des moyens supplémentaires a une cotterie bien connectée.

MBC nous parle du peuple mais j'ai l'impression diffuse, quand je lis les sources d'informations auxquelles il s'abreuve, qu'il ne doit pas le rencontrer souvent...

Stève Michelin dit :
17 février 2014 à 14 h 17 min

En lisant les texte ci dessus je ne peut m empêcher de parler de Gustave Thibon la mémoire de l occident; pour reprendre le qualitatif, du philosophe du vivant; Jacques Dufresne envers Thibon. Fils de vignerons, quittant très jeune l école par manque d intéret, aidant son père sur le terrain et préfèrent trouvé à la manière des cochons les truffes sous les arbres morts. Ayant grandis dans une famille de lettré comme l était certains villageois de cette époque/ naissance 1903, décès 2001\ son père était aussi un amateur de poésie ou Amant ou Amoureux. Thibon reçus un prix littéraire de l académie française 19...60 et l autre pour son oeuvre philosophique en 2000.Thibon était un autodidacte, ayant apprit par lui même plusieurs langues la médecine les mathématiques étant capable de haute abstraction métaphysique, écrivant plutôt des aphorisme; ce qui permet de dire beaucoup de chose mais d une manière très concise.Durant la guerre il reçus chez lui la philosophe Simone Weil, qui elle voulut con-naître le dur travaille des champs pour corroboré ses écris.Thibon disant qu il avait reçus beaucoup plus de la sagesse paysanne que des plus hautes instances universitaires et que toute sa vie fut rester attaché au manche de la charrue. Tout ça pour dire que les plus hautes flammèches de L Esprit son liées au plus étroit et au plus profonds terroirs .Donc pour la culture, soit choisir /ici il y a du foin à la hauteurs de tout museaux donc monté par relation affective ou, l amour qui pourrie, à la hauteur de tout les caniches.

Jean Duchesneau dit :
17 février 2014 à 16 h 14 min

Parfaitement d'accord avec vous Mathieu, je suis un adepte des émissions de France Culture via les Podcasts. Les contenus et les débats y sont excellents particulièrement ceux animés par Alain Finkielkraut. J'adhère particulièrement au courant de popularité de la philosophie en France qu'André-Comte Sponville, Luc Ferry, Raphel Enthoven et autres nous livrent sans jargon pompeux et hermétiques. Je déplore que l'intellectualisme n'a pas bonne cote ici au Québec. Merci à vous Mathieu d'élever nos débats locaux. Grâce à internet il est possible d'avoir accès aux plus grands penseurs via les podcasts et UTube. Je me sens en constant apprentissage.