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Santé | Transplantations

La science-fiction devient réalité

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Il est maintenant possible de maintenir des poumons en vie dans un incubateur au CHUM
En ce moment, les chirurgiens du CHUM n’ont que six heures pour transplanter un poumon. D’ici un mois, grâce à l’achat de deux appareils de transplantation ex vivo, ils auront jusqu’à 12 heures pour réaliser cette délicate opération. Ils pourront ainsi faire 10 à 12 greffes pulmonaires de plus par an et sauver autant de vies supplémentaires. L’hôpital montréalais est le deuxième en Amérique du Nord à offrir une telle technologie à ses patients, après celui de Toronto.
Sauver des vies

Les deux nouveaux appareils de transfusion ex vivo du poumon qu’a acquis le CHUM auraient peut-être pu sauver la vie de Julie Tétreault, décédée il y a un an jour pour jour, alors qu’elle attendait une greffe pulmonaire.

Noyés par la fibrose kystique, les poumons de la jeune femme de 29 ans ont lâché alors que son nom figurait sur la liste d’attente de Transplant Québec. Comme elle, 15 à 20 % des malades en attente d’une greffe meurent avant l’opération salvatrice.

Tomy-Richard Lebœuf McGregor a eu plus de chance que son amie Julie. Lui aussi atteint de la fibrose kystique, le jeune homme de 28 ans a reçu deux poumons un mois après avoir enterré son amie.

Camille Papineau-Maurais
Il attendait alors l’opération depuis deux ans et demi et sa vie ne tenait plus qu’à un fil.

Fibrose kystique

Comme lui, un tiers des greffés pulmonaires du Québec souffrent de fibrose kystique. Cette maladie héréditaire incurable entraîne la formation d'une quantité excessive de mucus dans les poumons et empêche la digestion des aliments, notamment.

L’acquisition du CHUM est donc une sérieuse bouffée d’oxygène pour ces patients. «Ça veut dire qu’il y aura plus de greffons disponibles. Ça va sauver des vies», se réjouit Tomy-Richard.

Tôt ou tard, la petite Camille Papineau-Maurais, elle aussi atteinte par la fibrose kystique, pourrait bien être de ceux qui seront sauvés par la nouvelle technologie du CHUM.

À 13 ans, Camille prend une trentaine de comprimés par jour et est gavée tous les soirs pour combattre la maladie. Une simple grippe peut mal tourner et l’obliger à subir une greffe pulmonaire.

«Ma fille est née en 2000. Grâce à la recherche, il y a tous les espoirs pour les enfants nés dans le nouveau siècle», se réjouit sa maman, Véronique Papineau.

Il est maintenant possible de maintenir des poumons en vie dans un incubateur au CHUM

En ce moment, les chirurgiens du CHUM n’ont que six heures pour transplanter un poumon. D’ici un mois, grâce à l’achat de deux appareils de transplantation ex vivo, ils auront jusqu’à 12 heures pour réaliser cette délicate opération. Ils pourront ainsi faire 10 à 12 greffes pulmonaires de plus par an et sauver autant de vies supplémentaires. L’hôpital montréalais est le deuxième en Amérique du Nord à offrir une telle technologie à ses patients, après celui de Toronto.

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