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Bonjour/Hi ?

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Diane de Courcy a affirmé que si le Parti Québécois était réélu, elle travaillerait à ce que le Québec ne bascule pas dans le bilinguisme systématique et institutionnel. Avec un gouvernement péquiste majoritaire, elle travaillera à refaire de la question linguistique une question prioritaire. Et elle a donné pour exemple de cette bilinguisation inquiétante de la métropole l’apparition, depuis quelques années, de cet exaspérant «bonjour/Hi» qu’on nous impose à peu près tout le temps lorsqu’on entre dans un commerce.

C’est un excellent exemple qui montre bien à quel point la bilinguisation du Québec n’est pas un fantôme insaisissable mais une réalité inscrite dans la vie quotidienne. Nous pouvons tous en faire l’expérience. Que dit le «Bonjour-Hi»? Que les deux langues sont disponibles ou si on préfère, que le français n’est qu’une langue sur deux au Québec. Qu’entre les deux langues, chacun peut choisir celle qu’il veut selon ses préférences individuelles. Ce qu’on dit, c’est que le français n’est pas nécessaire dans la vie sociale parce qu’à tout moment, on peut basculer vers l’anglais.

C’est évidemment un problème majeur. Car la langue n’est pas une référence individuelle mais par définition une référence collective. Et cette bilinguisation, qu’on ne se fasse pas d’illusion, témoigne d’une terrible régression du statut du français. Rappelons l’histoire: l’objectif de la loi 101 n’était pas de garantir les droits des francophones à évoluer dans leur langue dans une société bilingue, mais de mettre la langue française au pouvoir. Il s’agit d’un objectif que nous parvenons de moins en moins à assumer. Au nom de la «mondialisation», on abandonne peu à peu l’idée d’une langue nationale.

Nulle surprise, alors, à ce qu’on constate que plusieurs jeunes montréalais, bien souvent, parlent en «bilingue» dans la même phrase. Cette forme extrême de l’aliénation linguistique annonce évidemment l’effacement graduel du français. Car abâtardissement de la langue courante et cet absurde sabir a toutefois la singularité de servir de marqueur identitaire, bien souvent, pour ceux qui se veulent Montréalais d’abord, et qui plaident pour la reconnaissance d’une société distincte montréalaise contre une société québécoise dans laquelle ils ne veulent plus se reconnaître.

Cette manière de parler bilingue dans la même phrase est symptomatique d’un effacement identitaire qui se pense paradoxalement comme un progrès : par l’hybridation des langues, on concrétiserait l’ouverture à l’autre. En fait, on est surtout occupé à se nier soi-même. Cela témoigne d’une culture s’appauvrissant terriblement et ayant de moins en moins de capacité d’attraction pour les immigrants. Car un peuple qui abandonne sa propre langue et qui s’enthousiasme de la désaffiliation identitaire de sa métropole donne l’impression d’un peuple qui a secrètement consenti à s’effacer graduellement de l’histoire. Comme s’il portait sa culture comme un fardeau et désirait s’en délivrer.

Les droits de la minorité historique anglophone sont reconnus par tous et personne n'aurait l'idée de les contester. Mais il serait malavisé de s’appuyer sur eux pour justifier le retour au bilinguisme social systématique et institutionnel. Que faire, ici, pour restaurer le pouvoir du français et le français au pouvoir? Évidemment, on ne fera pas une loi sur la «bonjour/hi». Mais les entreprises ont une responsabilité morale et culturelle majeure : celle de conserver le visage français de Montréal. Les individus aussi ont le droit et le devoir de faire connaître leur exaspération devant ce mépris du français. Ici, la courtoisie devrait se conjuguer avec la fermeté.  Mais fondamentalement, c’est d’une refondation de la loi 101 dont nous avons besoin, qui l’adaptera à la nouvelle époque dans laquelle nous vivons, qui saura la réparer où on l’a brisé et qui saura aussi l’étendre dans les domaines où elle doit être étendue. L’État doit jouer son rôle.

Mais fondamentalement, c’est un principe vital qu’il faut rappeler : le Québec n’est pas une société bilingue mais une nation francophone. Et le rôle de l’État est de s’assurer qu’il le demeure, en utilisant raisonnablement mais fermement les moyens qui sont les siens pour s'assurer que le français demeure le coeur vivant de la culture de convergence québécoise.

39 commentaire(s)

anne sophie dit :
25 février 2014 à 12 h 23 min

Le PQ a ete elu plusieurs fois depuis 1995 et n'a rien fait. Encore une promesse electorale. Du vent.

danielg dit :
25 février 2014 à 12 h 27 min

Bonjour/hi n’a rien d’exaspérante pour moi. Le centre ville est bilingue, parce que c’est un endroit multiculturel et commercial. On ne dit pas bonjour/hi en région, mais vous généralisez.

alain maronani dit :
25 février 2014 à 12 h 31 min

MBC ne travaille pas dans le secteur réel de l'économie...

S'il y travaillait, il pourrait découvrir que les clients chinois, américains, japonais, allemand ne désirent pas apprendre le francais, et que certains secteurs, aéronautique par exemple, exigent de fonctionner en anglais, ne lui en déplaise...bien sur on peut préférer que les dizaines de milliers d'emplois de ce secteur et les autres, partent en Ontario, aux Etats-Unis ou ailleurs, des gens comme lui, ailleurs, s'en occupent activement...

Diane de Courcy peut dire ce qu"elle veut, le contrôle de la réalité quotidienne est surement quelque chose qui la dépasse largement...heureusement pour tous..et le gouvernement ne va surement pas s'occuper de la langue de travail, car il en comprend les conséquences....il s'attaque aux plus faibles, style 'Pastagate'....

Il y a des domaines, état ou pas ou le Québec n'a aucune juridiction, Internet par exemple, et ceci n'est pas près de changer...personne ne peut empecher une société québécoise d'établir son site web à l'extérieur des frontières...en dehors des controles des ayatollahs de la langue..

Commencons donc par nous occuper des 800.000 analphabètes du Québec et des 40 % de la population qui sont des illettrés fonctionnels, un échec lamentable du système d'éducation québécois...

Pour l'abâtardissement de la langue courante, comme le suggère MBC, nul besoin de recourir a l'anglais, la lecture des chroniques au JDM ou ailleurs est a ce titre suffisament éloquente, incluant tous ceux, qui utilisent des surnoms anglophones, et déchirent leur chemise pour le PQ....

'Les droits de la minorité historique anglophone sont reconnus par tous et personne n’aurait l’idée de les contester'

Ce que nous promet MBC, justement, indique le contraire...

Après nous verrons pour ceux et celles qui nous disent Bonjour,Hi...et faire plaisir a la cotterie du Plateau...

Tsé j'veux dire...

alain maronani dit :
25 février 2014 à 12 h 43 min

'Mais les entreprises ont une responsabilité morale et culturelle majeure : celle de conserver le visage français de Montréal'

La première responsabilité des entreprises est de faire des profits, qui permettent de créer des emplois, des produits que nous exportons, et payer des impots qui servent entre autre, a payer les salaires des professeurs de sociologie....

Jean-François Thibault dit :
25 février 2014 à 12 h 44 min

Là-dessus, Monsieur Bock-Côté, nous sommes d'accord.

Gilles Bousquet dit :
25 février 2014 à 12 h 53 min

Une nation francophone avec des Québécois bilingues, de préférence, pour leurs développements économiques et culturels, dans un Canada au gouvernement bilingue, en principe, d'un océan à l'autre, à 2 peuples fondateurs sauf sur le drapeau unifolié canadien qui montre la nation unique rouge anglaise, sur fond de neige dont on a enlevé le bleu français original, comme le suggérait le PM fédéral, M. Pearson en 1965, renversé par la majorité anglaise canadienne.

Hélène Beaulieu dit :
25 février 2014 à 13 h 13 min

P'tite élite égocentrique.. A eux le savoir, le bilinguisme, les écoles privées..

Les jeunes québécois francophones seront bilingues envers et contre les Curés nationalistes et leurs dogmes arriérés.

Ils le seront envers et contre vous. Enlevez leur l'oxygène et ils quitteront.

L'hémorragie suite à l'élection d'un PQ majoritaire sera inarrêtable chez les jeunes francophones de souche parmi les plus éduqués...

Que cela vous déplaise, c'est votre problème mais la langue anglaise est la langue de communication internationale,

L'être humain est fait pour communiquer. En 2014 dans un monde élargi c'est complètement suicidaire pour une société de priver ses jeunes de cet outil essentiel.

Les frontières sont encore heureusement ouvertes. La mutinerie d'un groupuscule de 32% d'illuminés ne viendra pas à bout du gros bon sens.

Denise Bombardier a heureusement remis les pendules à l'heure.

Votre discours incitant presque la rue à reprendre ses droits en cas d'une élection des Libéraux a heureusement été désamorcé par une femme au vécu et à la réputation qui dépasse le Québec.

Richard Martineau avait co-écrit un essai à l'âge de 35 ans qu'il a renié par la suite sous prétexte qu'à ce moment-là il n'était qu'un gamin en culottes courtes.

Prenez de l'expérience M. Côté avant de vous mesurer aux grands penseurs de ce monde!

Réal Lauzon dit :
25 février 2014 à 13 h 21 min

Il y a assez d'anglophones de par toute la planète .Chez nous ne pensons qu'à nous et pensons y en FRANÇAIS.

Gabriel Dufour dit :
25 février 2014 à 13 h 44 min

La peur de l'anglais. La peur de disparaître. Intégrisme linguistique.

Alain Mallette dit :
25 février 2014 à 13 h 44 min

Moi,je me fais souvent aborder par un Hi/bonjour.Ou quelques fois par un Hi,may "I help you?"A Pointe-Claire,Pierrefonds,Roxboro.On a l,impression d'etre en Ontario,voire en Alberta. Le cancer est bel et bien installéHonte a ceux qui refusent de le guérire.

Denis Giguère dit :
25 février 2014 à 13 h 44 min

Aucune loi ne pourra forcer un québécois d'être fier. Malheureusement il y a de moins en moins de raison d'être fier d'être québécois. On divise une population sur des idéologies aussi ridicule que la droite et la gauche, la souveraineté et le fédéraliste, et après on se demande pourquoi la population perd sa fierté d'être québécois. On a mis des incompétents au pouvoir, des incompétents dans le journalisme, des incompétents dans la direction de nos écoles, des incompétents dans la direction des hôpitaux, des criminels à la tête d'organisation syndicale, mais il faudrait être fier d'être québécois ?

On va avoir une autre élection dont les enjeux sont aussi bidon que la dernière. On a élu un gouvernement péquiste avec l'aide de la FTQ, qui a financé des manifestations de carrés rouges, pour des supposés frais de scolarité, pour la seule raison de sortir les Libéraux.

Comment être fier d'être québécois quand on voit la valeur qu'on attache à l'éducation, la façon dont on traite nos malades, les personnes agées, les entrepreneurs et les contribuables.

Après on va nous faire à croire que l'anglais est un problème ? Non, le problème c'est cette minorité de québécois francophones qui se complaisent dans ce système, qui en profitent, et qui n'ont aucune intention de le changer. Cette même minorité de francophones qui se fait porter au pouvoir par une minorité de voteurs, cette même minorité de francophones qui se fait porter au pouvoir des organisations syndicales par une minorité membres, cette même minorité de journalistes francophones qui se complaisent dans les communiqués de presse et qui n'ont comme seul intérêt le nombre de 'clicks' sur leur 'nouvelles'.

Non, le problème ce n'est pas l'anglais, c'est les francophones.

Andrew Pearson dit :
25 février 2014 à 13 h 46 min

Le statut du français? Si les québecois parlaient français correctement il n'y aurait pas de problème. C'est tellement facile de trouvez des prétextes pour expliquer la situation.

Vous pensez vraiment qu'en interdisant le 'bonjour/Hi' l'État réussirait à forcer un changement dans les habitudes des gens? Ce sont les gens dans la rue que déterminent la nature d'une société libre - mais la liberté n'est pas une priorité dans le merveilleux monde du PQ.

carlos dit :
25 février 2014 à 13 h 48 min

Mais le Québec est déjà bilingue. On parle le joual et le français même à la télévision. Ce que les nouveaux élus devraient faire est de améliorer la langue de Molière et non la de Tremblay.

Nelson dit :
25 février 2014 à 13 h 55 min

Incroyable que le Canada n'ai jamais accepté un Canada anglais anglais et un Québec français.

L'anglais pour les anglais et le français pour les français.

Hiper violent ne pas respecter la langue maternelle et les valeurs du monde.

Les anglais ne se rendent compte que ils font tout pour la séparation du Québec du Canada, en gardant les francophones humiliés, abusées, menacées, constante ment...........et la majorité parmi eux en pensant se séparer pour survivre comme français francophones à 85% de souche française de France.

Le bilinguisme par Loi est idiot parce que en région à travers du Canada anglais et français, personne parle deux langues.

Trop difficile décider que les québécois parlent français et les ROC anglais parle l'anglais ?

Ils font quoi les politiciens du Québec ?. Les députés fédéraux et provinciaux servent à quoi ?.

Stanley dit :
25 février 2014 à 14 h 00 min

Rendez-vous à l'évidence, Monsieur Bock-Côté, Montréal sera toujours une ville bilingue et multiculturelle, même (et peut-être plus encore) après l'indépendance. La métropole est une société aussi distincte au sein du Québec que le Québec l'est au Canada, et les politiques qui ne tiennent pas compte de cette réalité sont vouées à l'échec.

Claude Poirier dit :
25 février 2014 à 14 h 05 min

M. Bock Coté,

Normalement je suis plutot en accord avec vos opinions, mais pas avec celui publié ce matin. Personnellement, je crois que le bilinguisme est un plus, et que si lorsque nous utilisons la langue française, nous la parlons et l'écrivons correctement, il n'y a pas de risque majeur d'assimilation. Je déplore beaucoup plus, que de plus en plus de gens, principalements des 2 dernières générations, écrivent et parlent un français médiocre, ce qui à mon avis est beaucoup plus dommageable pour notre langue.

John dit :
25 février 2014 à 14 h 13 min

Je prefere la France, ou je peux parlé francais avec les francais et anglais avec tous le monde, et personne m'enerve.

Ladak dit :
25 février 2014 à 14 h 22 min

‘’ Et elle a donné pour exemple de cette bilinguisation inquiétante de la métropole l’apparition, depuis quelques années, de cet exaspérant «bonjour/Hi» qu’on nous impose à peu près tout le temps lorsqu’on entre dans un commerce.’’ MBC

Un peu de perspective s.v.p. Dans ma jeunesse, à Montréal tout se faisait en anglais. Au centre ville la plupart des commerces étaient unilingues anglais. Eaton’s Simpson’s Morgan’s Ogilvy’s, tous fondés par des anglophones et qui dispensaient leurs services en anglais presque exclusivement. Les sièges sociaux, beaucoup plus nombreux à l’époque, opéraient en anglais seulement.

Le clergé canadien français envoyait systématiquement la vaste majorité des enfants immigrants à l’école anglaise. Les juifs et orthodoxes étaient même classifiés ‘’protestants’’ pour fins scolaires, ce qui voulait dire école anglaise à l’époque.

Même dans les usines de l’est montréalais, fallait parler anglais pour devenir simple contremaître afin de pouvoir communiquer avec les ‘’managers’’ presque tous unilingues anglophones.

Croyez le oui pas, mais Montréal fut jadis une ville à majorité anglophone vers la fin du 19 ième siècle.

Moins de 20 % des anglophones , qui formaient 16% de la population du Québec à l’époque, ne parlaient français. Mais cette situation existait aussi à Three Rivers, Seven Islands, Sherbrooke, Shawinigan , Rouyn-Noranda , Murdochville, partout où il y avait de l’industrie au Québec.

à suivre...

Ladak dit :
25 février 2014 à 14 h 23 min

Suite... Qu’en est-il aujourd’hui ? Je veux bien que MBC n’aime pas qu’on lui dise bonjour hi, moi je n’aime pas me faire demander si j’ai la carte Air Miles, je dis non et ma vie continue.

Depuis la minorité anglaise s’est rétrécie comme peau de chagrin et ne compte que pour 9 % de la population. La vaste majorité de cette minorité parle le français, seuls les ainés sont demeurés unilingues. Il existe des grosses multinationales québécoises à l’intérieur desquelles les francophones font de belles carrières. Tous les immigrants, même ceux des pays anglophones, doivent aller à l’école française. Eaton’s a disparu, remplacée par la très francophone Ailes de la Mode, qui a elle aussi disparue, hélas.

L’anglais est devenu la lingua franca de la planète et , tous comme les jeunes partout ailleurs, les nôtres veulent l’apprendre aussi, d’autant plus que nous vivons en Amérique du Nord. N’en déplaise à MBC mais Montréal ne sera pas un gros Trois-Rivières. Cosmopolite et multilingue ne signifie d’aucune façon désaffiliation identitaire. Si le Québec est une nation francophone, Montréal est, et a toujours été une ville multilingue, je ne vois pas comment une loi, aussi bien intentionnée quelle soit, saurait changer cette toile de fond.

David dit :
25 février 2014 à 14 h 25 min

Et c'est a cause de cet raissonnement que le Quebec n'aura jamais l'independance. L'idependance est facile: Convaincre les personnes que ne pensent pas comme toi M. Cote, que c'est dans leur propre interest a etre un pays souverain. Convaincre les gens de Westmount, de Beaconsfield, les immigrants de M. Parizeau, qu'ils ne seront pas des citoyens de deuxieme ordre dans un Quebec independent. Convaincre que le modele d'un Quebec souverain peut suivre un modele ou tous les gens peuvent se defendre dans deux langues. Mais ca n'arrivera pas j'imagine car c'est pas que des Montrealais ne veulent plus se reconnaitre dans votre societe quebecoise. C'est que cette societe ne correspond plus a nos valeurs. La realite est en train de depasser vos idees.

Il y a de plus en plus de gens qui sont FIER du Bonjour/Hi. Qui ne sont pas d'accord avec votre interpretation que c'est seulement a travers le francais uniquement qu'il peut avoir un "coeur vivant de la culture de convergence québécois". Un gars avec le succes comme Sugar Sammy doit vraiment te faire perdre du sommeil.

Stanley dit :
25 février 2014 à 14 h 31 min

La langue, tout comme la culture, est anarchique. On peut l'enseigner à l'école mais on ne peut pas l'imposer. Pensez-vous vraiment que le PQ de René Lévesque voulait que le joual prenne le dessus sur le français international ? Le français au Québec s'est affaibli lui-même, sans l'aide de l'anglais.

John Doe dit :
25 février 2014 à 14 h 48 min

@Claude Poirier Vous parlez à un gars qui doit lire des dizaines de livres en Anglais chaque année; comment voulez-vous qu'il s'oppose au fait qu'on puisse parler plusieurs langues? Personne est contre la vertu, sacr...

Mais vraiment, y'a des sans-génie ici qui comprennent pas qu'il y a une langue pour les affaires locales, hors des métropoles, celle du peuple, et l'autre qui sert dans le contexte des affaires internationales. Des fois, le monde...

"Au nom de la «mondialisation», on abandonne peu à peu l’idée d’une langue nationale. " Ça devrait faire plaisir à nos Hélène Beaulieu et al qui veulent détruire la diversité culturelle.

Olivier dit :
25 février 2014 à 15 h 00 min

Bon constat, mauvaise réaction.

Pour moi aussi le bonjour/hi est très irritant. À chaque fois qu'on me le sert, je réponds en souriant: pourquoi le hi?

Mais là arrête ma sympathie pour votre texte. La seule manière de faire changer les mentalités, c'est en boycottant les commerces qui ne vous plaisent pas: un dollar un vote. Vous faites fausse route avec votre refondation de la loi 101. Non mais, mettez-vous donc dans les souliers d'une famille anglo qui habite Roxboro depuis 4 générations et à qui vous voudriez imposer de parler français. Ils auraient raison de vous envoyer paître!

@Claude, Hélene, Alain

La pauvreté du français parlé et écrit qu Québec est un problème complètement différent de la bilinguisation de Montréal. Soit vous êtes contents de la situation actuelle, soit vous trouvez les bonnes manières de la faire changer. Quand vous parlez du français médiocre, vous faites diversion face à un problème réel, du moins à mes yeux.

Maec dit :
25 février 2014 à 15 h 14 min

@Mathieu Bock-Côté "Mais les entreprises ont une responsabilité morale et culturelle majeure : celle de conserver le visage français de Montréal." ---------------

Quand même, il ne faut pas tomber dans la naïveté: vous savez très bien quelle était l'image (purement anglophone) du centre-ville de Montréal jusqu'à il y a quelques décennies à peine, et comment les commerçants étaient "anglophonisants".

honorable dit :
25 février 2014 à 15 h 20 min

Faut-il être soupe-au-lait pour s'en faire avec un Bonjour/Hi. La souveraineté individuelle, ça existe. La souveraineté du propriétaire de dépanneur, ça existe. La souveraineté des compagnies, ça existe aussi. Cela n'a rien à voir avec la langue officielle ou non, ou l'absence de langue officielle d'un pays ou d'une province.

Si des employés d'un commerce vous accueille avec un bonjour/Hi, où est le problème? Ces employés ne sont pas des lunatiques. S'ils le font, c'est parce qu'il y a un bon nombre de clients anglophones. Sinon, ils ne le feraient pas.

Cessons donc de nier ce qu'est Montréal: une ville différente de Trois-Rivières ou Louiseville.

Cessons donc d'épiloguer comme des insécures maladifs sur de telles niaiseries.

Réjean dit :
25 février 2014 à 15 h 26 min

Oubliez ça un Québec libre et français. Nous allons disparaître comme peuple, ce n'est qu'une question de temps. On a trop peur de la responsabilité qui vient avec la liberté. "On n'est peut-être quek'chose comme un grand peuple" Lévesque avait bien raison de mettre des bémols, beaucoup de bémols. Voici quelques exemples parmi les commentaires qui montrent bien à quel point on est faible et trouillard.

"Le centre ville est bilingue, parce que c’est un endroit multiculturel et commercial"

"La première responsabilité des entreprises est de faire des profits", point à la ligne.

"Les jeunes québécois francophones seront bilingues envers et contre les Curés nationalistes et leurs dogmes arriérés". Un Québec indépendant est devenu un dogme, une religion, mais le nationalisme "canadian" est en pleine expansion. Probablement à cause des intégriste religieux de la clique à Harper !

"La peur de l’anglais. La peur de disparaître. Intégrisme linguistique."

"le problème ce n’est pas l’anglais, c’est les francophones." etc. etc.

L. Bourjoi dit :
25 février 2014 à 17 h 39 min

Tout ce temps Ray Kurzweil, l'Edison des temps moderne au service de Google nous promet un traducteur universel d'ici 3 ou 4 ans. Le bilinguisme écrit deviendra inutile. Aucune langue ne pourra plus se targuer d'être l'unique lingua franca puisque toutes deviendront également traduisibles. L'affranchissement culturel par l'entremise de l'intelligence artificielle qui devient selon Kurzweil une augmentation du néocortex comme d'autres sont augmentation des sens. Nous rêvions de voler: nous avons inventé l'avion. Nous rêvions d'une seule langue: nous aurons le traducteur universel. Enfin la diversité culturelle essentielle à l'unique espèce d'hominidés restante comme l'est la diversification des espèces pour tout ce qui vit est affranchie des contraintes de l'archaïque impérialisme uniformisant. ;-)?(-:

Rose Lunette dit :
25 février 2014 à 17 h 52 min

Le marché n'a rien à cirer des cultures. Il n'a rien à cirer des frontières, des drapeaux, des langues, des racines, de l'histoire, des coutumes, des gouvernements, des constitutions, des lois, des héritages. Le marché n'a rien à cirer des gens.

Dieu l'Économie impose l'uniformisation. L'uniformisation de tout. Partout.

Entre "Bonjour" et "Hi", Dieu l'Économie reconnait un intrus au Québec. Dieu l'Économie le traitera conséquemment. So long Bonjour.

Lepoux dit :
25 février 2014 à 19 h 12 min

Je me souviens de ce dépanneur du coin qui appartenait à un immigrant chinois. Je lui parlais toujours en français et il me regardais comme un extra-terrestre en me répondait en anglais. Un jour il m'a dit - Can you talk in english ? It's not complicated !. Et quand je lui répondu il m'a patronné en me répondant comme à un enfant.

Alors, j'ai commencé à lui parler en anglais. Un jour je me suis tanné et j'ai arrêté d'aller à son dépanneur. Après, plusieurs année le bonhomme n'étais pas encore capable de me citer qu'un seul mot en français. Il s'y refusait catégoriquement. Même pas un ''allo''.

Il y en a plein de son genre. J'imagine moi en Chine demandant à mes clients de parler en anglais et de les regarder d'un air méprisant quand il s'adresse à moi en chinois. Si Montréal devient un jour, une ville état. Les immigrants et les Anglais auront gagnés. S'approprier le poumon/coeur du Québec. René Levésque se retournerais dans sa tombe.

Martin dit :
25 février 2014 à 19 h 25 min

C'est de la folie! Les Québécois qui veulent être unilingue, bien rester comme ça. Gardez votre joual et perdre la possibilité d'intégrer / communiquer avec le reste du monde. Le problème n'est pas anglo-ou allophone, c'est la population du Québec qui ne sait pas écrire, lire et parler leur propre langue correcte! La majorité des anglophones que je connais sont bilingues ou polylingual et avoir la possibilité de faire ce qu'ils veulent et partout dans le monde! Les seuls qui vont souffrir à la fin sont les Québécois pure laines. Pourquoi personne n'a pas demandé où les enfants des politiciens péquistes vont à l'école? Ils ne sont certainement pas ici à UDM ... ils sont à l'étranger à Harvard, Oxford, Yale, etc. Je devine qu'ils seulement sont à la recherche de leurs citoyens bien-être et non pas leurs propres familles.

Marc Laroche dit :
25 février 2014 à 19 h 34 min

Un jour il faudra bien parler de l'éléphant dans le salon: 55 000 immigrants par année depuis 10 ans dont 94% s'installent à Montréal. C'est non seulement un coût et une pression énorme sur nos institutions (Hopitaux, transport en commun, etc..), mais c'est un vecteur exponentiel de l'anglicisation de la ville.

Cette situation, faut-il le rappeler, a été souhaitée dès 2003 par les rapetisseurs du Québec que sont les libéraux mondialistes. Il faut qu'un PQ majoritaire aborde le problème de la langue aussi sous cette angle sinon ce sera un coup d'épée dans l'eau.

alain maronani dit :
26 février 2014 à 0 h 14 min

@Marc Laroche

Si vous viviez a Montreal vous pourriez voir la sortie des écoles francaises, ou se trouvent tous les enfants des immigrants qui apprenent le francais et le parlent entre eux...

Vos 55.000 immigrants c'est comme la fable des 50 milliards de $ que nous étions censé envoyer a Ottawa...récemment on apprenait que le méchant gouvernement fédéral prédateur nous envoyait 16 milliards de $ de +, que ce que nous donnions a Ottawa, dont 9 milliards de $ pour la per-équation....

Revenons a la fable des 55.000 immigrants qui nous envahissent, une autre partie de la doxa nationaliste...la plus rétrograde.

Les statistiques offcielles du gouvernement du Québec indiquent que seulement 24.000 restent au Québec, pas 55.000, et la proportion d'immigrants par rapport a la population totale, n'a pas changé depuis les années 1980...pour la menace vous attendrez.

Pour les coûts énormes, peut-on vous rappeler que les principaux utilisateurs de l'aide sociale ne sont pas les immigrants, là encore les statistiques du Québec sont disponibles...et que ceux qui utilisent cette aide s'en libèrent au bout de 18 mois (statistiques du gouvernement du Québec).

Pour les couts du transport adressez vos plaintes a l'industrie de la construction du Québec et a la FTQ....ou regardez la commission Charbonneau...cette complainte des couts du transport, on la retrouve sous la plume, dans tous les pays, de la meme clientèle...ignorante.

Ce sont probablement le immigrants qui nécessitent la construction du nouveau pont Champlain, l'autoroute 25, etc.

L'éléphant dans le salon, semble être surtout vos préjugés, je reste poli, et votre manque d'informations...

A D dit :
26 février 2014 à 0 h 55 min

Oui, l'Etat doit jouer son role.

Et son role, ce n'est pas d'obseder sur une langue qui se porte beaucoup mieux que vous le presentez (meme aux dires du rapport de l'OQLF d'Aout 2013). Son role, ce n'est pas de legiferer la maniere de s'exprimer des personnes dans leurs institutions privees. Qu'on leur impose une langue parce qu'elle est majoritaire; qu'on l'empeche de communiquer en d'autres langues s'ils le desirent, s'en est une autre.

Ladak dit :
26 février 2014 à 7 h 52 min

@Marc Laroche

La Colombie Britannique reçoit plus d'immigrants que le Québec bon an mal an, et elle ne fait que 60% de notre population. La région de Toronto avec 65 % de la population du Québec reçoit le double de l'immigration québécoise à elle seule. Pourtant Vancouver et Toronto sont prospères et accommodant. Votre recette ferait de Montréal un gros Trois Rivières et vous ne vous en rendez même pas compte.

Jipé Viau dit :
26 février 2014 à 10 h 00 min

Ça reflète tout à fait ma pensée!!

Martin Gagné dit :
26 février 2014 à 10 h 46 min

"Car un peuple qui abandonne sa propre langue et qui s’enthousiasme de la désaffiliation identitaire de sa métropole donne l’impression d’un peuple qui a secrètement consenti à s’effacer graduellement de l’histoire." - MBC

C'est effectivement le cas, comme le démontre éloquemment plusieurs commentaires ci-haut. Naturellement on ne peut s'attendre à mieux de la part de ces gens-là. Ils ont choisis de disparaitre pour pouvoir préserver leur confort matériel et ils s'attendent, stupidement, que nous les suivions vers cet abîme!

Une 'refondation' de la loi 101 ne sera pas suffisante sans un remodelage en profondeur de la démographie québécoise. D'abord en filtrant l'immigration, ensuite en encâdrant ceux qui sont autorisés à s'établir ici (contrat de citoyenneté, probation, etc). Il faudra également encourager les anglophones to 'shape up or get out'. Un mot d'ordre qui devrait d'ailleurs s'appliquer à tous, particulièrement à ces francophones perpétuellement vexés que nous ne souhaitions pas nous suicider collectivement pour apaiser leur mauvaise conscience. Après tout, ce n'est pas donné à tout le monde d'être une pute dans l'âme.

MG, Mtl

Maria dit :
26 février 2014 à 11 h 14 min

Je voudrais savoir où vous magasiner parce que je ne peux jamais être servie en anglais partout à Montréal, y compris le centre-ville. En tant que cliente, je préfère être servie en anglais mais cela n’arrive presque jamais. Même, on m'a dit de sortir du magasin et je vous assure que je suis très polie. Je parle français très bien mais j'ai pitié pour les personnes âgées et les touristes. J'avais l'habitude de me mettre en colère, mais maintenant je fais mes achats en ligne et j'obtiens tout ce que je veux livrés à ma porte québécoise. Et cela illustre mon point. Le changement est inévitable et ceux qui refusent de s'adapter, souffriront.

Je m'excuse si j'ai fait des erreurs de grammaire, mais j'ai été obligé d'aller à l'école anglaise par le clergé canadien-français. Les protestants n'avaient pas de problème avec mes cheveux foncé ni mon drôle de nom.

Claude Lorrain dit :
26 février 2014 à 12 h 41 min

On pense toujours que l'anglais est la "menace", mais c'est faux. C'est la paresse des Québécois soi-disant francophones. Combien de Québécois de souche sont capable de comprendre votre article ou d'écrire aussi bien que vous? J'aimerais un pourcentage... mais j'ai peur de le connaitre aussi.

Alors que des enfants d'immigrants souvent trilingues écrivent mieux en français que les "de souche", et que moi même je fais des fautes à l'oral, mais me force pour l'écrit, pourquoi avoir peur du bilinguisme à "oral"? Certains de mes amis qui parlent dans cette langue "bâtarde" anglais-français-autre dans leurs moments libres et de détentes sont aussi ceux capables de lire Hugo et d'apprécier Verlaine et Nelligan! Surpris? J'ai souvent vu les "de souche" à l'université demandé aux étudiants de familles qui "parlent une langue que le français à la maison"de corriger leurs textes. Preuve encore que de mauvaises questions de sondages donnent des représentations mauvaises de la réalité de la langue française. "Avez-vous lu un livre en français durant la dernière année ou plus de dix articles de journaux en français" seraient des questions plus pertinentes peut-être.

Vouloir que le français domine ne sera pas réalisé en faisant disparaitre l'anglais mais en redonnant de la fierté au Québécois de BIEN parler, lire et écrire leur langue. L'anglais est aussi une bonne passerelle pour beaucoup d'immigrants ou anglophones afin qu'ils arrivent aussi éventuellement à une appréciation du français, ce que les forcer à être confronté à des tournures ou mots difficiles en français dans leurs premières années au Québec ne RÉUSSIRA PAS.

Mais bon, je doute que mon commentaire sera lu par l'auteur, mais s'il l'est, j'aimerais savoir si mon point de vue est complètement dérisoire ou s'il reflète certaines réalités sur lesquelles il faudrait réfléchir avant de porter des jugements hâtifs.

alain maronani dit :
27 février 2014 à 17 h 06 min

@Claude Lorrain

On va dire de vous que vous êtes un colonisé...il faut savoir que le Québec est la province au Canada ou la dépense de produits culturels, per capita, est la plus faible, la situation difficile des librairies n'est pas un hasard.

Le Québec est aussi la province au Canada ou la dépense per capita, pour les bibliothèques publiques est la plus faible.

Votre remarque sur les populations immigrantes, au moins, ceux arrivé ici à temps pour fréquenter obligatoirement le système scolaire francophone est très juste, d'autres sont rétifs de toute facon...

Il faut noter aussi que les parents de ces enfants se préoccupent aussi beaucoup de l'éducation de leurs enfants, et souvent les inscrivent dans les meilleures écoles privées, déménagent pour se rapprocher des meilleures écoles, etc, rien ne se fait par hasard.

J'habitais Westmount et je me souviendrait toujours de cette gamine de 12 ans, la fille de dépanneurs coréen, eux-mêmes nés en Allemagne, qui parlait allemand, coréen, anglais et francais...passant de l'un a l'autre sans effort..

Très loin de ceux qui ne veulent pas que les enfants apprennent l'anglais, et bien sûr très loin des 'mesures' coercitives, qui nous le savons, ne changent pas les pratiques quotidiennes, des 'pastagate', des inspecteurs qui passent leur temps a harceler des dépanneurs vietnamiens, alors que les multi-nationales font ce qu'elles veulent

Le vrai problème reste la langue de travail, et la mondialisation ne peut aider les locuteurs qui ne sont pas anglophones.

Enfin, je suis toujours servi en francais a Montreal...et quand je vois Mario Beaulieu, président de la SSJB, se promener a travers Montréal pour dénoncer Second Cup...on peut en rire ou en pleurer

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