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New York

Docteur, prescrivez-moi des fruits et des légumes

New York, une ville à l’avant garde dans la lutte contre l’obésité

Des fruits et légumes sur ordonnance
Des fruits et légumes sur ordonnance.
Des fruits et légumes sur ordonnance
Des fruits et légumes sur ordonnance.

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NEW YORK | Les médecins de New York peuvent maintenant prescrire des fruits et légumes à leurs patients comme ils le font pour les médicaments.

Cette mesure fait partie d’un nouveau programme visant à combattre l’épidémie d’obésité.

Les patients peuvent désormais se faire prescrire par leur médecin des «coupons santé», qu’ils échangent ensuite contre des fruits et légumes dans les 142 marchés agricoles participants de New York.

Le vieil adage Une pomme par jour éloigne le médecin devient donc une ordonnance.

Grâce au Fruit and Vegetable Prescription Program, les patients reçoivent l’équivalent d’une portion de fruits et légumes par jour, et ce, pour chaque membre de leur famille. Ils peuvent bénéficier du programme pendant six mois.

Chaque mois, ils se présentent à l’hôpital pour faire renouveler leur ordonnance et faire évaluer leur IMC (indice de masse corporelle). Ils rencontrent aussi une nutritionniste.

Résultats concluants

Plus de 90% des patients ont signalé qu’ils mangeaient plus de produits frais grâce au programme et l’IMC de près de 40% des enfants participants a diminué.

Le programme de médecine préventive vise les familles à faibles revenus qui n’ont généralement pas accès à des produits frais, comme c’est le cas dans les arrondissements du Bronx et Harlem à New York.

Épidémie d’obésité

À New York, 60% de la population est obèse ou en surpoids et l’on estime que 5000 New-Yorkais meurent de complications liées à leur poids chaque année.

Le programme, lancé en 2011 par un médecin et un chef près de Boston, est maintenant en vigueur dans sept États, dont le Maine, la Californie et le Rhode Island.

Le Minnesota s’ajoutera en juin. Un total de 1570 personnes ont participé à l’édition 2012 du projet pilote.

«Au bout du compte, nous aimerions que le programme s’étende à l’ensemble du pays et soit financé par le gouvernement. Pour l’instant, on survit avec des fonds privés», précise Ashley Fitch, directrice du programme.

Elle donne l’exemple d’un marché agricole qui s’est installé dans le stationnement d’un hôpital au Rhode Island. «Les patients qui sortent de l’hôpital peuvent utiliser leur prescription de fruits et légumes dès la sortie, comme si c’était une pharmacie. Tout le monde est gagnant, ça réduit le taux d’obésité, les coûts de santé et ça aide les fermiers locaux», ajoute Mme Fitch.

Pour plus de renseignements: wholesomewave.org/fvrx

 

Des gestes concrets
En 2007, l’utilisation des «acides gras trans» dans la préparation des aliments a été éliminée des 24 000 restaurants, épiceries et boulangeries.
En 2010, New York a dévoilé son plan visant à couper de 25 % la quantité de sel utilisée par les New-Yorkais, les restaurants et les transformateurs alimentaires.
En mai 2012, l’ex-maire de New York, Michael Bloomberg, a proposé d’interdire la vente de sodas de plus d’un demi-litre dans les cinémas, restaurants de fast food etc..
En 2013, la loi antitabac a été étendue aux 1700 parcs et aux 22 km de plages de la ville.
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