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Les vraies raisons du départ de Joanne Marcotte

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À la suite de la diffusion, lundi, d’un reportage sur les ondes de la télé de Radio-Canada, Le Journal de Montréal tient — pour éviter toute confusion — à révéler les raisons exactes qui ont mené à la fin de sa collaboration avec la blogueuse Joanne Marcotte.

Mme Marcotte, que nous avons approchée pour écrire un blogue sur notre site en février 2012, a été avertie à quelques reprises par le blogueur en chef du Journal, Michel Dumais, à la suite d’accrocs commis en rapport à son blogue du Journal de Montréal.

Les deux dernières fautes étaient, à nos yeux, inacceptables.

Plusieurs avertissements

À la fin janvier, en plus de s’attaquer personnellement à plusieurs de ses collègues du Journal, elle a franchi une limite en donnant une entrevue à Radio X, dans laquelle elle identifiait trois collègues blogueurs et chroniqueurs du Journal, en les accusant de «chier de la merde».

Malheureusement, après un avertissement sur ce dernier impair, Mme Marcotte a ensuite utilisé son blogue du Journal pour laisser entendre que la page Une de l’édition papier du mercredi 5 mars dernier était soumise à un «biais» «pro-PQ, pro-nationaliste», et que les responsables de la page Une avaient «choisi de faire ressortir la nation».

Non seulement ces allégations sont fausses, mais elles les a écrites sans aucun effort journalistique, sans prendre le téléphone pour poser une seule question à ses collègues, ou à ses patrons, sur les critères journalistiques qui ont mené à ce choix.

C’était un manque de jugement, de professionnalisme et de respect que nous ne pouvions accepter.

Après une discussion avec le directeur des contenus numériques (le soussigné), le blogueur en chef du Journal, Michel Dumais, a donc communiqué avec elle, le 6 mars, pour mettre un terme au blogue qu’elle tenait sur le site du Journal.

Une équipe de blogueurs diversifiée

Si Joanne Marcotte croit qu’elle n’a plus de blogue au Journal en raison de ses opinions politiques, elle se trompe.

C’est d’ailleurs justement pour ses opinions que nous l’avions approché, il y a deux ans. C’est aussi pour ces mêmes opinions qu’elle a été invité, encore récemment, à participer — en plus de son blogue — aux pages Opinions de notre édition papier.

L’équipe de chroniqueurs et de blogueurs du Journal est et restera de loin la plus diversifiée au Québec.

Lise Ravary, Benoit Aubin, Léo-Paul Lauzon, Nathalie Elgrably-Lévy, Mario Dumont, sans oublier le chef de notre bureau politique, Michel Hébert — pour ne nommer que ceux-là — ne se sont jamais gênés pour critiquer le PQ.

Et ça ne va pas changer.

 

Mathieu Turbide

Directeur des contenus numériques

Le Journal de Montréal

Le Journal de Québec

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