/sports/others
Navigation
Mondiaux de courte piste

L’occasion d’oublier Sotchi

Charles Hamelin  et Charle Cournoyer
SÉBASTIEN ST-JEAN / AGENCE QMI Tous deux médaillés à Sotchi, Charle Cournoyer (à l’avant) et Charles Hamelin auront l’appui de la foule à Montréal. Tous les billets mis en vente ont trouvé preneur.

Coup d'oeil sur cet article

Les déveines vécues à Sotchi ne s’effaceront pas de leur mémoire, mais les patineurs québécois de courte piste auront une occasion de les oublier le temps d’une fin de semaine avec les Championnats mondiaux à l’aréna Maurice-Richard.

«C’est la première fois de ma vie que je vais participer à une compétition internationale «à la maison». C’est la première fois de ma vie que je vais sentir une foule avec moi. C’est quelque chose que je n’ai jamais vécu et j’ai vraiment hâte de voir comment ça va se passer quand je vais faire un dépassement», projette Charle Cournoyer, un récent médaillé olympique de bronze du 500 m qui a conservé sa faculté d’émerveillement.

Montréal accueille cet événement pour la troisième fois depuis 1987 et 2002. Un semblant de fébrilité olympique qui subsiste dans cette confrérie internationale de patineurs nous ramène vite à notre époque. Onze des 13 médaillés individuels à Sotchi débarquent ici, ce qui suffit pour rappeler à l’équipe canadienne que ses trois médailles ne concordent pas avec l’objectif de cinq atteint à Vancouver en 2010.

Non à la vengeance

Mais la volonté de la rédemption l’emporte sur celle de la vengeance pour les patineurs «locaux». Fini le stress des Jeux olympiques pour eux. Maintenant, ils veulent laisser parler leur talent sur une glace qu’ils connaissent pour l’habiter tous les jours, loin de celle dont ils ont décrié la qualité à Sotchi.

«J’approche ces championnats du monde sans retenue, sans la peur de foncer, sans la peur de l’échec, ce qui m’a parfois bloquée. On dirait que les Jeux m’ont enlevé de la pression. À chaque fois que j’ai abordé un événement sans la peur de l’échec, j’ai toujours bien fait. Je vise la finale à chaque distance et si je le fais, le top 5 est vraiment possible», donne à entendre Valérie Maltais, meilleure Canadienne aux Jeux avec des cinquième, sixième et neuvième places aux épreuves individuelles en plus de la médaille d’argent au relais féminin.

« Sold out! »

Malgré leurs déceptions olympiques, les patineurs canadiens semblent quand même avoir créé un enthousiasme pour ces mondiaux. Les 13 500 billets mis en circulation pour les trois jours de l’événement ont tous été vendus, une première dans l’histoire de ce sport au Canada, se targue Claude Fauteux, président du comité organisateur.

«Quelqu’un qui me rencontre à l’épicerie va me féliciter pour mes résultats aux Jeux olympiques, mais pas pour ceux aux championnats du monde. Maintenant, on sent de plus en plus que les gens s’y intéressent parce que la popularité de notre sport grandit, alors qu’avant, ils n’en avaient que pour les Jeux olympiques», observe Charles Hamelin, pour qui le titre mondial est le seul manquant à sa collection.

Commentaires