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Quelle place pour Québec solidaire? 4/6

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Il y a deux ans, le printemps étudiant et la rumeur d’une décomposition prochaine du PQ laissaient espérer à Québec solidaire une authentique percée électorale. À Montréal, il espérait obtenir plusieurs députés en plus d’obtenir un score significatif dans certaines régions. Les résultats n’ont pas été à la hauteur des espérances même si sa cheffe s’est fait élire dans Gouin. Mais chose certaine, pour QS, le printemps 2014 n’a pas le charme révolutionnaire du printemps 2012. Une bonne conjoncture a mal servi QS : comment une mauvaise conjoncture pourrait-elle servir ce parti?

Je l’ai noté ailleurs, autant l’espace politique québécois semblait en reconfiguration au printemps 2012, autant il semble s’être consolidé aujourd’hui, les deux partis traditionnels, le PQ et le PLQ étant parvenus à prendre en charge la plupart des préoccupations caractérisant le nouveau cycle politique dans lequel nous entrons : surtout, la renaissance de la question nationale favorise le retour à un bipartisme vigoureux. Québec solidaire a dû se demander, dans ce contexte politique défavorable, quel créneau adopter, ne serait-ce que pour continuer à croître un peu. Comment se faire entendre par les électeurs au-delà des deux ou trois circonscriptions où il est en symbiose avec eux?

Évidemment, aucune société n’est jamais complètement absorbée par ses représentants principaux et l’époque dégage un espace politique pour les partis contestataires. Des sociétés en crise favorisent inévitablement la radicalisation des partis politiques, dans la mesure où ceux-ci captent l’exaspération populaire envers un système qui semble déréglé. Mais Québec solidaire se love plutôt dans les thèmes à la mode de la rectitude progressiste et joue bien mal la carte du «populisme de gauche», d’autant plus que Françoise David a éclipsé Amir Khadir comme figure dominante de ce parti. 

Théoriquement, QS pourrait vouloir capitaliser sur l’opposition à la Charte dans la gauche multiculturaliste et souverainiste. Et de fait, on a vu plusieurs souverainistes médiatiquement reconnaissables annoncer qu’ils quittaient le PQ (alors que dans certains cas, ils l’avaient déjà quitté depuis un temps) pour QS : ce parti permettrait de conjuguer un engagement souverainiste avec un refus du virage identitaire enclenché par le PQ en 2007 et confirmé en 2012. QS se présente ainsi comme l’espace-refuge pour un électorat qui ne se retrouverait pas dans le souverainisme nouveau genre du PQ mais qui voudrait continuer de se ranger dans le camp du Oui.

Mais ces quelques figures ont beau se prendre pour la conscience en exil du souverainisme bon chic bon genre et se laisser instrumentaliser par ceux qui voudraient bien présenter les souverainistes comme un mouvement gravement déchiré par la Charte, elles sont déconnectées des grandes tendances de l’électorat francophone. D’ailleurs, on n’oubliera pas que Françoise David s’était inquiétée du débat public sur la Charte des valeurs : une question aussi sensible ne devrait pas être soumise à l’électorat. La gauche radicale n’a-t-elle pas la tentation du despotisme éclairé? Comment pourrait-elle consentir à remettre le pouvoir à un peuple qu’elle s’imagine pétri de préjugés?

D’ailleurs, QS est pris dans un paradoxe : la moitié de son électorat, selon certains sondages, est favorable à la Charte des valeurs. C’est que la vieille gauche nationale, passée par le RAP puis par l’UFP, ne vibre pas aux mêmes thèmes que la gauche communautaire, d’une toute autre provenance, qui contrôle l’appareil et le discours du parti. C’est ici qu’on retrouve de vieilles querelles caractérisant l’histoire complexe de la gauche radicale au Québec : entre ceux qui souhaitaient «l’indépendance et le socialisme» et ceux qui refusaient le nationalisme parce qu’ils y voyaient un piège bourgeois divisant la classe ouvrière pancanadienne et qui se sont recyclés dans la lutte «minoritariste» et le multiculturalisme, le mariage a toujours été complexe.

Il y a quelques jours, QS a peut-être cru être touché par la grâce des cieux en voyant surgir Pierre-Karl Péladeau dans l’équipe du Parti Québécois. Ses leaders croient qu’une rhétorique «anti-PKP» pourrait ramener vers eux les électeurs péquistes les plus à gauche qui partageraient une même haine à son endroit. Et c’est bien de haine qu’il faut parler. Il fallait entendre Françoise David exprimer son aversion viscérale à l’endroit de PKP en laissant entendre qu’elle ne ferait jamais cause commune avec un homme qu’elle semble prendre pour le voyou en chef du Québec. Refuserait-elle de rejoindre un camp du Oui dont il serait une figure importante? La question doit se poser.

Mais c’est Amir Khadir qui encore une fois, s’est dépassé dans l’outrance, en comparant PKP à l’ayatollah Khomeini. Comment Khadir n’a-t-il pas compris qu’il se discréditait lui-même en disant cela? On y voit encore une fois ici le travers principal de la gauche radicale : puisqu’elle se croit propriétaire de la vertu, puisqu’elle s’imagine dépositaire du Bien, et en lutte contre le Mal, elle ne peut s’empêcher de diaboliser ses adversaires. Et c’est ainsi que l’idée d’une coalition des souverainistes de gauche et de droite pour arriver au pays a conduit Amir Khadir à une comparaison aussi sotte qu’odieuse. Si la droite, c’est le mal, celui qui y touche, ne serait-ce qu’avec le bout des doigts, est contaminé à jamais. 

C’est tout le rapport trouble au souverainisme de QS qui se révèle ici. Officiellement, QS est souverainiste. Et sans aucun doute, un grand nombre de ses membres le sont. Mais idéologiquement, QS conditionne l’indépendance au projet de société socialisant, dont elle devrait obligatoirement accoucher, sans quoi elle ne vaudrait pas la peine. Pour QS, avoir un pays ne veut rien dire si ce pays n’est pas modelé par un projet de société «de gauche». Pire encore : en faisant l’indépendance politique sans l’accompagner d’une rupture plus ou moins affichée avec le capitalisme ou le «néolibéralisme», on la gâcherait : on sacrifierait une possibilité de transformer radicalement la société.

C’est ici que QS risque de frapper un mur. Il y a certainement des électeurs francophones qui se reconnaissent dans le projet de société de QS ou du moins, qui cherchent une option contestataire dans le système politique. QS correspond, autrement dit, à une vraie tradition politique qui remonte à la Révolution tranquille. Aujourd’hui, l'anticapitalisme, l’écologisme pur et dur, le féminisme radical ou l’altermondialisme militant peuvent probablement s’y retrouver.  Les souverainistes multiculturalistes s’y sentiront aussi probablement à l’aise. La question est de savoir alors ce qui lie ces gens.

Il se pourrait, finalement, que QS tôt ou tard, soit appelé à clarifier sa position sur l’indépendance une fois pour toutes. Il sera alors probablement appelé à devenir ce qu’il est : une coalition des mouvances de la gauche radicale, où souverainistes conditionnels et fédéralistes socialistes travaillent ensemble pour servir un idéal de société qui peut certainement s’exprimer légitimement dans la cité mais qui a bien peu à voir avec la réalisation d’un nouveau pays.

19 commentaire(s)

Michel dit :
12 mars 2014 à 15 h 37 min

Quant à moi, il faudrait plutôt parler de Québec Suicidaire pour qualifier ce parti!

Yves Ménard dit :
12 mars 2014 à 15 h 39 min

Il y a déjà quelques temps que j'ai de sérieuses réserves sur QS, Françoise David et Amir Kahdir. En ce qui concerne ce dernier, encore plus depuis que je l'ai vu, en complicité avec Alexa Conradi, torpiller un débat organisé par le MLQ sur la Charte l'automne passé. Ce qui est le plus triste c'est de voir ce Parti agir maintenant, à toutes fins pratiques, comme des idiots utiles, dont la seule réalisation pourrait malheureusement être de favoriser la réélection du PLQ. On constate d'ailleurs que pour QS, depuis le début de la campagne, et ce, même avant l'arrivée de PKP, le véritable ennemi c'est le PQ. Ils sont beaucoup plus à l'aise avec le PLQ au pouvoir. Ça les confirme dans leur statut de victimes perpétuelles du capitalisme et dans leur monopole de défenseurs de la veuve et de l'opprimé, et leur permet d'espérer de pouvoir encore longtemps voguer de défaite en défaite jusqu'à la victoire finale.

B.C. dit :
12 mars 2014 à 16 h 10 min

L'arrivé de PKP aura permis de démasquer les intentions de ce parti . La réaction outrancière des deux porte-paroles , sans nuance , Amir Khadir, avec sa comparaison Khomeini ,la réaction démesurée de Françoise David envers PKP , elle qui ,quelques jours auparavant , faisait la leçon à Couillard ..Ceux qui croient que des gauchistes seront déçus et rejoindront QS ne comprennent pas la mentalité Québécoise , c'est plutôt le contraire , il n'y avait pas cette étincelle lors de l'élection de 2012. Le PQ a réussi son pari , réunir à nouveau les forces vives gauche , droite . À ceux qui disent que les dirigeants Q.S. sont indépendantistes , je crois plutôt que ce parti faisait du surf pour attirer des nationalistes , ils sont démasqués et je prédis le retour à l'insignifiance des 3-4 % de votes , de là, la réaction de David et Khadir .À moins d'une performance extraordinaire au débat des chefs auquel la madame n'aurait jamais dû être invitée , en 2012 par Radio-Canada , cette fois-ci , le parti Q.S. mériterait d'imploser .

J-F. Couture dit :
12 mars 2014 à 16 h 10 min

«..Mais c’est Amir Khadir qui encore une fois, s’est dépassé dans l’outrance, en comparant PKP à l’ayatollah Khomeini. Comment Khadir n’a-t-il pas compris qu’il se discréditait lui-même en disant cela?..»

Peut-être Monsieur Khadir n'a-t-il pas lu Monsieur Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord qui, il y a de cela un bon bout de temps, a dit: «Tout ce qui est exagéré est insignifiant»? Il préfère y aller par le jeu de l'essai-erreur. Cela permet aux chroniqueurs de chroniquer et aux persifleurs de persifler à ses dépens.

alain maronani dit :
12 mars 2014 à 16 h 43 min

Cet acharnement contre QS, parti politique accusé de tous les maux, cache le fait sociologique et indépassable que le PQ pour obtenir maintenant une majorité, doit absolument ramasser tout ce qui bouge encore, faire le grand écart entre la droite réactionnaire représenté par MBC, la droite économique représenté par PKP, des écologistes tassés par Pauline 'Casserole' Marois comme Daniel Breton, etc, tout ca pour 36 %, si on lit les derniers sondages...

L'effritement, meme minimum, de 1 ou 2 % du vote du PQ vers la gauche, peut suffire a faire la différence, surtout si la CAQ se maintient a 18 % et ne s'effondre pas complètement.

Certaines circonscritions, comme celle de Daniel Breton, pourrait parfaitement être perdue avec un déplacement des votes de la CAQ ou du PLQ...si une partie des électeurs votent de facon stratégique..il suffit de 5 % e l'électorat, pas grand chose, dans un quartier ou l'électorat a beaucoup changé, récemment, beaucoup de maghrébins maintenant...

anne sophie dit :
12 mars 2014 à 17 h 02 min

" Refuserait-elle de rejoindre un camp du Oui dont il serait une figure importante? La question doit se poser.". La reponse est probablement "oui" et c'est tout a son honneur. Elle attache plus d'importance aux causes sociales qu'a la cause independantiste. Mais n'ayez pas peur de QS. QS est et restera un parti marginal, fidele a ses valeurs fondatrices (peut etre que si le PQ etait reste fidele a ses valeurs fondatrices, QS ne serait pas ne). On ne refera pas l'histoire ici . QS ne prendra et ne voudra jamais prendre le pouvoir. C'est un parti de 2 ou 3 causes choisies nullement interesse par "la gestion au quotidien".

Sasha dit :
12 mars 2014 à 17 h 12 min

Ce n'est certainement pas avec le genre de propos tenus par Khadir que QS va se donner de l'étoffe et de la crédibilité. L'"Agité de Mercier a encore démontré à quel point ce parti est farfelu et dénudé de réalisme. Prions le Ciel de ne jamais avoir à vivre dans un État «Québec-Solidaire» avec son idéologie néfaste et dévastateur.

Alain dit :
12 mars 2014 à 17 h 55 min

C’est à se demander si Québec Solidaire ne devrait pas changer de nom pour Canada Solidaire? C’est aussi à se demander qui soutient financièrement ce parti? Probablement, beaucoup plus de fédéraliste qui aiment bien que le vote indépendantiste soit divisé. Se dire indépendantiste et être aussi sectaire n’est qu’une grande aberration. Se dire de la gauche et ne pas vouloir que l’électorat se prononce sur la charte est une des plus grande contradiction de leur discours voulant que le pouvoir soit donné au peuple et non aux gens de pouvoir. C’est à espérer que la gauche (bien nécessaire) puisse s’exprimer dans un autre parti et que Québec Solidaire disparaisse de la carte politique. Quand on dit haut et fort qu’on ne s’assoirait pas à côté de PKP ont fait preuve d’un grand mépris et on prouve que dans le fond, on est à gauche que pour lancer ses souliers et cracher sur autrui et non pour humaniser et créer des ponts.

Philippe Landry dit :
12 mars 2014 à 18 h 07 min

Si ce parti avait un peu plus de jugeote, ils abandonneraient leur volet souverainiste pour représenter TOUTE la gauche Québécoise. D'ici là, ce n'est qu'un groupe d'idiots utiles du fédéralisme et nuisent à leurs propres causes.

Stéphane Venne dit :
12 mars 2014 à 19 h 05 min

De deux choses l'une. Soit Mme David souhaite changer la société québécoise de manière fondamentale, ce qui requiert la souveraineté donc qui l'oblige à se dire absolument souverainiste (sinon c'est la contradiction interne), soit elle tergiverse là-dessus, ce qui l'oblige à devoir considérer changer fondamentalement la société canadienne. Et alors, good luck!

citoyen dit :
12 mars 2014 à 19 h 18 min

Un parti que le Quebec ne mettra jamais au pouvoir, programme très gauchiste et surtout irréalisable. La Classe moyenne n existerait plus. Je peux comprendre que le PQ ne peut pas plaire a tous avec son programme mais de la a voter pour QS c est de donner des forces aux partis fédéralistes et nuire aux souverainistes qui rêvent d un Quebec indépendant.

Arno4872 dit :
12 mars 2014 à 19 h 24 min

Ce qui me fait rire, c'est d'entendre constamment Mme David et M. Kadir se qualifier de progressistes. Ça me fait penser au défunt parti progesssiste-conservateur. Progrès, progressiste, QS progressiste? Allons donc. Ils ne sont indépendantistes que pas opportunisme. C'est la gaugauche traditionnelle. Une gauche qui n'attaque pas la droite, mais qui ne cherche qu'à se faire une niche. J'ai déjà été sympathique à ce parti, mais depuis, je ne le vois que comme un obstacle à l'indépendance. Il n'y contribue aucunement.

ROGER DION dit :
12 mars 2014 à 19 h 55 min

Nous avons la preuve, depuis l élection du N P D aux fédéral, que Q S n a jamais été et ne sera jamais indépendantiste , ils divisent le vote , ils sont HEUREUX de voir le PQ minoritaire, contrairement a d autre partis,/ de gauches des années 70/, qui étaient vraiment indépendantistes. Ils ont compris , ils se sont fusionnés aux PQ

Cyril Dionne dit :
12 mars 2014 à 20 h 38 min

Après les imbécilités d'Amir Khadir et de Françoise David par rapport à la venue de M. Péladeau dans l'arène politique, ceci en dit beaucoup sur ce parti qui disait vouloir faire de la politique autrement. Mme David disait dernièrement qu'elle ne travaillerait jamais avec M. Péladeau. M. Khadir en rajoutait en comparant ce dernier à l’ayatollah Khomeini. Tout ceci est digne d'enfantillages qu'on retrouve dans une cour d'école. Pour notre gauche caviar, pseudo-indépendantiste, pseudo-laïque et pseudo-féministe, ce n'est pas un grand moment dans leur brève histoire comme parti.

Dans la présente conjoncture politique, un vote pour Québec solidaire équivaut à un vote pour le parti libéral. QS ne fait que diviser le vote souverainiste mais bientôt, ce parti va se scinder en deux avec la venue d'un parti néodémocrate au Québec à la prochaine élection. On peut voir l'énergie du désespoir découlée de l'apparatchik de ce parti puisque ceux-ci, entrevoient déjà la fin de leur rêve utopique venir à grand pas.

Polémos dit :
12 mars 2014 à 23 h 53 min

@ Alain Maronani

Vous parlez «d'acharnement». Et vous? Qu'en est-il de votre «acharnement» à traiter MBC au fil de vos commentaire de réactionnaire de droite. Encore ici, dans votre commentaire plus haut, vous parlez «de la droite réactionnaire représenté par MBC». Allez-vous enfin nous dire ce qu'est un «réactionnaire», ce mot dont vous vous servez à répétition pour anathèmiser MBC. À quoi cela avance-t-il les choses de dire de quelqu'un qu'il est «réactionnaire» et d'ailleurs de réserver l'épithète à la droite (le gauchiste serait, par sa Vertu, exempté de facto d'être «réactionnaire»; comme les choses sont bien faites). Réactionnaire... Quelqu'un qui est encore capable de réagir peut-être. Alors je suis «réactionnaire».

Ivan Champetier dit :
13 mars 2014 à 11 h 14 min

A partir du moment ou un parti accepte les communistes,et minimisent leurs innombrables crimes contre l'humanité, on n'a pas besoin de les discréditers. Ils le font a merveilles eux-mêmes. Pour le plus grand bonheur des droits humains (les vrais).

carlos dit :
13 mars 2014 à 14 h 06 min

On a censuré mon commentaire. Il est claire qu'on a peur du patron sans droit de regard...

Panthère Rose dit :
13 mars 2014 à 14 h 37 min

Géopolitiquement, un Québec unilingue francophone souverain serait automatiquement de gauche en Amérique du nord. Et ce, même s'il est de droite. Il serait forcément à contre courant de part son identité. Et tant mieux.

Ce que cherche à faire en politique QS est douteux, limite suspect.

Une machination fédérale ne s'y prendrait pas mieux.

F.Therrien dit :
18 mars 2014 à 4 h 14 min

Un texte de base de M Bock-Côté, une synthèse remarquable. À publier chaque jour, dans le Journal de Montréal, d'ici le 7 avril. En bonus, très peu de pollution délirante dans la section des commentaires : quel soulagement ! Finalement, des commentaires intelligents et utiles en réponse à un texte de référence de M Bock-Côté.