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Où placer Vanek ?

Michel Therrien devrait poursuivre l’expérience de Vanek avec Desharnais et Pacioretty

Thomas Vanek
photo BEN PELOSSE, Le Journal
Thomas Vanek
photo BEN PELOSSE, Le Journal

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Doug Wilson, le directeur général des Sharks de San Jose, faisait deux constats pour décrire l’acquisition de Thomas Vanek à la date limite des transactions.

«Bergy [Marc Bergevin] a payé un prix raisonnable», a d’abord mentionné Wilson lors d’un entretien au Journal de Montréal la semaine dernière à San Jose.

Il y avait aussi un bémol à son affirmation.

«Il y a toujours un risque quand tu obtiens un joueur à la période limite pour les échanges. Tu peux parfois briser la chimie installée au sein de l’équipe. J’ai changé ma philosophie cette année en ne réalisant aucune transaction. Au cours des dernières saisons, j’avais conclu plusieurs transactions sans en recevoir les bénéfices recherchés.»

En aucun temps, le DG des Sharks n’a critiqué son homologue à Montréal. Il a simplement rappelé une réalité importante.

Très honnête, Wilson a aussi confié qu’il a tenté d’acquérir un joueur d’impact dans les dernières heures avant la conclusion des échanges. Il a toutefois retiré ses billes puisqu’il jugeait le prix à payer trop élevé.

Tester des combinaisons

Cette fameuse chimie décrite par Wilson, le Canadien ne l’a toujours pas trouvée depuis l’arrivée de Vanek. À ses trois premiers matchs sous les couleurs du bleu, blanc et rouge, l’Autrichien a obtenu une seule passe.

Il ne faut toutefois pas paniquer. Il ne s’agit que de trois petits matchs. Vanek, un marqueur naturel, inventera une façon pour s’en sortir. Au cœur d’une course pour une place en séries, Michel Therrien n’a cependant pas le luxe de patienter trop longtemps. Il cherchera à obtenir des résultats rapidement.

À ses deux premières sorties contre les Coyotes à Phoenix et les Sharks à San Jose, Vanek a joué principalement à l’aile gauche en compagnie de Tomas Plekanec et de Brian Gionta. Au dernier match, l’ancien des Sabres et des Islanders a quitté ses acolytes en troisième période pour se retrouver avec David Desharnais et Max Pacioretty.

Dans l’espoir de dénicher les bonnes combinaisons à l’attaque, Therrien a ainsi brisé son meilleur trio des quatre derniers mois, celui de Desharnais, Pacioretty et Brendan Gallagher.

Vanek n’a pas menti lorsque les journalistes l’ont questionné sur ses nouveaux partenaires.

«Je n’ai pratiquement pas joué à l’aile droite cette saison», a immédiatement répondu le numéro 20.

Même s’il est droitier, Vanek a évolué à l’aile gauche pour la grande majorité de sa carrière.

La bougie d’allumage

Dans un autre coin du vestiaire, Desharnais semblait aussi songeur. Sans le dire ouvertement, il semblait déçu de perdre Gallagher à sa droite.

«Vanek est un joueur différent de Gallagher, a logiquement répondu le petit centre. Avec Brendan, tu sais à quoi t’attendre, il fonce toujours en direction du filet. Thomas est plus un gars qui va regarder pour créer des jeux. Nous aurons besoin de petits ajustements, mais il pourrait s’agir d’un très bon trio.»

Sans vouloir contredire Desharnais, Vanek a plus la réputation d’un marqueur que d’un fabricant de jeux…

Gallagher a renoué avec de vieux partenaires en troisième période contre les Bruins en jouant avec Lars Eller et Alex Galchenyuk.

«Un gars comme Gallagher pourrait également relancer d’autres joueurs, nous avons besoin de la contribution de tout le monde», a rappelé Desharnais.

C’est également le souhait de Therrien. Il aura besoin de plus d’un trio offensif pour les dernières semaines du calendrier. Comme dans une transaction, il y a parfois un prix à payer pour obtenir un meilleur équilibre. Si le démantèlement du premier trio offre un meilleur équilibre, l’entraîneur en chef aura pris la bonne décision.


 

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