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Option nationale : le plaisir des marges ? 5/6

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La démission de Jean-Martin Aussant, en juin 2013 a réglé le sort d’Option nationale. Mais ses militants, apparemment, ne le savent pas encore. Aussant était parvenu à dégager un espace pour un courant politique qui, depuis le dernier référendum, se perdait en mouvements éphémères et organisations improvisées. Il n’a pas créé ce courant, mais il l’a sorti de la marginalité, il l’a transfiguré et défolkorisé, ce qui lui permettait de rejoindre non seulement des militants indépendantistes déçus du PQ, mais des électeurs souverainistes à la recherche d’une alternative politique. En quittant la politique, il l’a toutefois condamné à retourner dans les marges.

Qu’en est-il d’Option nationale aujourd’hui? ON se présente comme le gardien de la cause indépendantiste. On peut comprendre ce qui en a amené certains à croire un tel parti nécessaire. Longtemps, le PQ a semblé ne plus trop savoir quoi faire de son option. On tenait un discours aux militants, on en tenait un autre aux électeurs, et il arrivait que les deux soient contradictoires. Aux premiers, on rappelait l’urgence du pays. Aux seconds, on expliquait que la chose pouvait attendre, et qu’un gouvernement péquiste ferait la preuve de son sérieux en gérant la province et en reportant à une échéance imprécise un prochain référendum.

Qu’on se comprenne bien: cela ne voulait évidemment pas dire que les péquistes n’étaient pas de «vrais souverainistes». Mais il n’avait pas de politique indépendantiste. Entre les jours ordinaires de la gestion tranquille de la province et le grand soir référendaire fantasmé, il ne se passerait rien. Certains y verront un héritage de la doctrine du bon gouvernement, qui remonte aux années 1970, quand les souverainistes, pour gagner en crédibilité électorale, ont cru devoir faire la preuve qu’ils savaient bien administrer une province, et qu’en en faisant la preuve, ils convaincraient la population de les suivre vers l’indépendance.

Le fait est, toutefois, qu’on ne rembobine pas l’histoire et qu’un parti qui prétendrait dédaigner la gestion des affaires en se concentrant exclusivement sur le référendum à venir serait naturellement dédaigné par l’électorat. Il faut un programme de gouvernement, serait-il concentré sur l’essentiel, s’il devait conduire à un référendum rapide. On ajoutera qu’après une défaite référendaire, on peut difficilement faire comme si rien ne s’était passé et exiger, dans les mois qui suivent, une nouvelle consultation populaire sur la question. Un peuple qui échoue dans sa libération est appelé, pendant quelques années, à se replier sur ses intérêts vitaux pour assurer leur préservation.

Il faut pourtant convenir que les choses ont changé et que le Parti Québécois a renoué depuis quelques années avec un nationalisme vigoureux, qui a commencé à s’affranchir des inhibitions idéologiques héritées de la culture politique post-référendaire. On peut être pour ou contre la Charte des valeurs et la stratégie identitaire : on doit néanmoins convenir qu’elle représentait un défi ouvert au régime de 1982 et au multiculturalisme canadien. Autrement dit, le PQ s’est en bonne partie délivré de la peur d’avoir peur. Ceux qui accusent le PQ de pratiquer un nationalisme de façade n’ont manifestement pas suivi l’actualité des derniers mois. Au contraire : il a ouvert le procès du régime canadien.

Évidemment, il revient de loin, et son argumentaire souverainiste s’en ressent, comme on l’a constaté ces jours-ci, lorsque la souveraineté s’est imposée dans la campagne. Les leaders péquistes ont renoué avec les fondamentaux du nationalisme : mais la réflexion, évidemment vitale, sur la réalisation de l’indépendance, sur la fondation d’un nouvel État, sur la transition du statut de province à celui de pays, n’a pas été mise à jour depuis des années. Rien n’est parfait en ce monde. Mais comment nier qu’il soit sur la bonne voie? Et comment ne pas voir qu’il abrite en ce moment une coalition souverainiste en pleine renaissance, qui autorise bien des espoirs, même les plus grands.

À moins de souhaiter la tenue d’un référendum alors que les sondages créditent l’indépendance d’à peine 40% du vote, que souhaitent vraiment les militants d’Option nationale? C’est un peu comme si ON, finalement, s’était laissé piéger par le «référendisme» : celui qui ne promet pas un référendum est considéré comme infidèle à la cause. C’est évidemment absurde. On tient un référendum quand on peut le gagner. Et c’est moins en menant un exercice professoral qu’en menant une politique nationaliste révélant les limites objectives du cadre canadien pour la défense des intérêts vitaux du Québec qu’on pourra vraiment convaincre l’opinion de la nécessité de l’indépendance. On en revient, encore une fois, à la Charte des valeurs et à la stratégie identitaire.

On note qu’Option nationale est d’abord et avant tout un «parti de jeunes». C’est une de ses vertus : sur les campus, il convertit à l’indépendance la nouvelle génération et il attire des militants de grande qualité. Mais voyons plus largement: il y a actuellement deux courants qui se croisent à Option nationale. D’un côté, on trouve des indépendantistes qui considèrent que le PQ a échoué dans la poursuite du pays. Ils se retrouvaient, pour la plupart, derrière la candidature de Nic Payne lors de la récente course à la direction de ce parti. De l’autre, on retrouve une frange de la génération «carré rouge», qui a découvert son souverainisme en naissant à la politique, mais qui est imprégnée d’un sentiment contestataire, et qui ne saurait se reconnaître dans un classique «parti de gouvernement». Ce sont eux, aujourd’hui, qui semblent exercer leur hégémonie sur ce parti.

Ce sont ces derniers, pour l’essentiel, qui ont souhaité ces dernières semaines voir leur parti collaborer avec Québec solidaire. Comme si les militants radicaux de tous les partis finissent naturellement par converger, comme s’ils partageaient un même rapport au monde : le pouvoir est sale, l’utopie est belle et la contestation de la société est la seule manière d’être intègre en politique. Mariage étrange : d’un côté, des militants d’ON qui disent n’être là que pour l’indépendance. De l’autre, des militants de QS qui conditionnent l’indépendance à la gauche, et qui ne la croient pas désirable si elle n’aboutit pas à la société idéale à laquelle ils rêvent.

Dans un espace politique en éclatement, ON jouait un rôle particulier. Si le PQ avait éclaté, il aurait pu participer à la recomposition du mouvement indépendantiste. Mais l’histoire s’est jouée autrement.  Dans la mesure où le bipartisme reprend ses droits, ce parti n’occupera plus qu’une position résiduelle, et risque, au fil du temps, de n’attirer que les militants tentés en soi par la radicalité politique, et qui sont incapables de s’imaginer dans les rangs d’un parti de gouvernement, même si on les y invitait à jouer le rôle de la frange la plus activiste. Il n’est pas impensable, toutefois, que les militants nationalistes d’ON fassent peu à peu le passage au PQ. Souvent, les mouvements de jeunesse plus radicaux fournissent quelques années plus tard aux partis de gouvernement leurs militants les plus qualifiés et leurs cadres les plus structurés.

Pour l’instant, il faut rappeler une chose simple : à Ottawa, on ne craint pas qu’ON fasse deux ou trois pourcents, mais bien que le PQ prenne le pouvoir. Et c’est quand une personnalité majeure se rallie au PQ que les fédéralistes font une crise d’urticaire. Il faut une imagination singulière pour s’imaginer qu’un parti condamné aux marges politiques contribue significativement à la lutte pour l’indépendance. En politique, le contexte pèse beaucoup. Si jamais dans quatre ou cinq comtés, le vote pour ON suffisait à couler le PQ et à le priver d’une majorité, et peut-être même d’un gouvernement, ses militants considéreraient-ils cela comme une victoire?

23 commentaire(s)

Luc Archambault dit :
14 mars 2014 à 19 h 41 min

La responsabilité du PQ et son aveuglement partisan sont donc déterminants... Si c'est le PAYS avant le PARTI... pourquoi se contenter de prôner le ralliement au seul PQ... pourquoi le PQ ne met-il pas de l'avant la formation d'une COALITION multipartite de LIBÉRATION nationale démocratique... ?

Gilles Bousquet dit :
14 mars 2014 à 20 h 16 min

Le seul avantage pour l'ON de participer est le montant qu'il recevra pour chaque vote, afin de payer les petites dépenses du parti, tout en risquant la vie du PQ. Faut être un séparatiste inconscient pour être candidat de l'ON et pour voter pour se parti le 7 avril prochain.

Mathieu Normand dit :
14 mars 2014 à 21 h 47 min

Mr.Bock-Côté,

Nous sommes très au fait que l'on ne peut se lancer dans un référendum la tête baissée si les perspectives de victoire ne sont pas présentes. Mais dans l'attente, faire la pédagogie de la souveraineté me semble l'évidence. Et pourtant, jamais peut-on entendre les ténors du PQ le faire. Il est là le problème du PQ, parler le moins possible de la souveraineté.

Luc-Antoine Cauchon dit :
14 mars 2014 à 23 h 06 min

Oui.

Arsene66 dit :
15 mars 2014 à 7 h 44 min

Dans le contexte actuel, difficile de comprendre les motivations des militants qui s'obstinent à voter ON.

Bistango dit :
15 mars 2014 à 8 h 17 min

" Si jamais dans quatre ou cinq comtés, le vote pour ON suffisait à couler le PQ et à le priver d’une majorité, et peut-être même d’un gouvernement, ses militants considéreraient-ils cela comme une victoire?" C'est poutant ce qui s'est passé a la dernière élection....

Josianne Grenier dit :
15 mars 2014 à 10 h 36 min

Nous militons pour Option nationale parce que nous croyons aux idées que le parti défend, peu importe qu'elles soient portées par Jean-Martin Aussant ou Sol Zanetti. Nous nous targuons de faire de nouveaux indépendantistes en parlant ouvertement d'indépendance et en en faisant la pédagogie alors que personne d'autre ne le fait depuis 20 ans. Tant que ce sera le cas, Option nationale aura sa raison d'être et ceux qui ne se laisseront pas berner par la campagne de marketing d'un PQ qui refuse encore de parler d'indépendance pendant la campagne électorale y resteront. L'indépendance avait moins d'appui avant le déclenchement de la campagne référendaire de 1995 qu'elle n'en a maintenant; il n'y a donc aucune bonne raison d'attendre pour un parti qui prône cette méthode d'accession à l'indépendance. Et pourtant, pour un parti attaché à son pouvoir et qui n'aurait plus de raison d'exister après une victoire, le moment ne semble jamais être opportun. Si seulement c'était vrai que le PQ n'avait plus peur, il ne cesserait de mettre de l'avant son projet d'indépendance. Il aurait défendu son projet de loi 14 sur la langue française en plus de son projet de charte, polarisant et clairement électoraliste. C'est ce qu'Option nationale compte faire pendant ces élections: réveiller le courage. Réveiller le courage en démontrant le nôtre, en se battant pour une cause que plusieurs pensent perdue et en condamnant les autres à en faire preuve aussi.

Jean-Pierre Gouin dit :
15 mars 2014 à 11 h 07 min

Pourquoi les militants chez Option nationale s'entêtent-ils ? Parce qu'aucun autre parti indépendantiste ne "crée" de nouveaux indépendantistes. Comment créer de nouveaux indépendantistes ? En convaincant des indécis, ou en faisant "virer de bord" des fédéralistes. Ce n'est pas le discours identitaire qui les convaincra. Option nationale existe pour mettre de l'avant une pédagogie de l'indépendance. Nous voulons forcer les autres partis indépendantistes à devenir meilleur, à améliorer leur discours sur l'indépendance. Jacques Parizeau nous en a fait part lors du congrès en 2013 : "Vous êtes le levain qui fera monter la pâte." Attendre le moment opportun... Il faut le créer ce moment opportun !

Mia Moore dit :
15 mars 2014 à 11 h 30 min

Si Option nationale est un parti mort voué à l'échez, alors pourquoi les péquistes s'en donnent-ils à cœur joie pour rabaisser encore et encore les militants du parti ? Le parti vous fait peur à ce point, avec son 1% ? Et pourquoi pourquoi les souverainistes de QS ne diviseraient-ils pas le vote du PQ eux aussi ?

Du haut de cette grande sagesse péquiste, vous crachez votre arrogance et votre mépris sur des militants d'ON sans aucune pudeur. Et vous croyez que ces militants auront ensuite envie d'aller rejoindre le PQ ?

Si vous tentez de courtiser les militants d'ON, clairement, vous vous y prenez de la mauvaise façon.

Arsene66 dit :
15 mars 2014 à 13 h 32 min

@ Josianne Grenier et Jean-Pierre Gouin

Votre objectif, c'est la souveraineté ou sa promotion ?

Si vous voulez que le PQ soit meilleur, pourquoi ne pas joindre ses rangs et faire valoir vos idées au sein d'un gouvernement ??

jacques mcbrearty dit :
15 mars 2014 à 15 h 12 min

si ON est effectivement mort, dois-je conclure que certains de ses adversaires du premier jour s'acharnent? Les anglais disent: beating a dead horse. Donc A) Option Nationale est mort avec son chef et ne mérite même plus que les partisans du PQ s'en préoccupe B)Option Nationale est toujours vivant, il présente une menace potentielle pour le Parti Québécois ce qui fait en sorte qu'il se mérite ce genre d'attaque. à vous de choisir

Christian Pelletier dit :
15 mars 2014 à 16 h 01 min

@ Arsene66:

Vous dites:Si vous voulez que le PQ soit meilleur, pourquoi ne pas joindre ses rangs et faire valoir vos idées au sein d’un gouvernement ??

On l'a déjà essayé celle-la! Le PQ actuel ne correspond en rien au PQ d'antan auquel j'ai cru.

La stratégie actuelle semble être de se servir de la charte de la laicité pour ensuite souhaiter un regain de la cause de faire un pays. Cela me semble suicidaire et un peu hypocrite, je pense que les Québécois y verront clair la-dedans.

Patrick Côté dit :
15 mars 2014 à 17 h 21 min

Au contraire M. Bock-Côté, Option nationale est bien vivant, mieux qu'en 2012, mais certains médias boudent ou ont peur de nous approcher. C'est dommage car on redonne le goût à la démocratie politique aux citoyens. Je sais que ce ne sont pas juste des jeunes qui sont candidats ou militants. Par contre, ils sont jeunes de cœur et on réveille l'espoir d'un parti qui veut faire l'indépendance. C'est sûr qu'un texte que je viens de lire montre qu'à tel point que Option nationale est bien présent et dérange nos adversaires. Pour moi, le discours n'a pas changer, l'indépendance ce fait par des gestes indépendantistes dès les premiers jours du mandat (malgré qu'on fait déjà) jusqu'à un référendum. Option nationale est un parti indépendantiste qui rassemble les Gauches, les Centres et les Droites. La seule raison d'exister c'est faire l'indépendance du Québec que nous (le peuple) a le courage d'avancer pour y arriver. N'ayons pas peur, nous sommes capables.

sco100 dit :
15 mars 2014 à 17 h 37 min

Option nationale est un cadavre encore chaud, et tout juste.

Alain Legault dit :
15 mars 2014 à 20 h 03 min

SVP pas d insultes........C est vrai que c est tres difficile de suivre pour un independantiste de suivre ON et QS ,mais esperons que tout le monde comprendra qu il est tres important de se joindre le PQ pour le moment.......

Luc dit :
16 mars 2014 à 8 h 39 min

On peut reprocher des erreurs au PQ, des mauvaises décisions si l'on veut, comme tous les partis politiques d'ailleurs, mais deux fois, deux fois, ce parti a eu le courage de porter le lourd baluchon confrontant les Québécois envers eux-mêmes, leurs spécificités et leur avenir......Il serait souhaitable que TOUS les souverainistes fassent front commun et après, après....il sera toujours temps de délibérer, d'échanger points de vue et différences......Il faut souhaiter le plus cordialement possible qu'ON emboîte ce pas.......

Mathien Lavigne dit :
16 mars 2014 à 17 h 08 min

Pour répondre brièvement à M.Bock-Coté, option nationale est loin de tenter de ralier un tranche marginale de la politique. Il ralie une la tranche intègre et honnête de la population. Il ralie des citoyen exaspérer de la vielle politique menteuse qui di une chose a un et lopposé a laitre dans le but dobtenir le plus de vote possible et cela en utilisant tous les sophismes inimaginables. Je suis fièr de choisir option national a pour ses positions claires (sans bullshit politique) ses idées inovatrices, un programme socio-économique moderne et environnemental, ainsi que des représentant franc et ouvert d'esprit.

Ensuite en ce qui concerne les propos des membres 《carre rouge》, ce nest pas parce que le ON prone la gratuité scolaire qu'on doit lui mettre un étiquette. Je suis policier a montréal et jadère a la gratuité scolaire balisé sans etre un carré rouge. ON offre une gratuité scolaire intelligente et pas inconditionnelle. C'est ca un nouveau partie ouvert d'esprit. Il ne ralie pas la gauche ou la droite. ON ralie des gens sensés avec des idées sensées ou le débat nest pas de favorisé les pauvres comme QS ou mieux nanti comme le PQ. Cest de faire des choix bon profitable pour le Québec en entier. L'indépendance est d'ailleurs l'un de ses choix sensé tout comme la gratuité scolaire balisé! (Pour avoir les arguments sur ces deux sujrt consulté la plateforme, les représentants et les entrevues journalistiques en lien).

Merci lire et de rester ouvert d'esprit,

Yannick Cormier dit :
16 mars 2014 à 21 h 30 min

J'ai été d'ON de 2011 à 2013, notamment dans ses premiers balbutiements.

Son progressisme et sa rancune contre le PQ est navrante. Nous avions trouvé une personnalité charismatique en Aussant. Mais il faut regarder la réalité en face, depuis le départ d'Aussant, ce parti ne va nulle part, oscillant seulement dans les marges d'erreur de sondages. Qu'est-ce qui a progressé depuis juin 2013? Ben oui, vous avez le droit d'exister, ben oui, vous êtes donc plus purs que le PQ, ben oui, vous réveillez le courage. Mais vous jammez sur le 1% des intentions de vote, votre membership fond comme neige au soleil depuis un an, personne ne vous voit, rien ne progresse depuis l'élection de 2012 et Aussant, si sympathique et charismatique fut-il, nous a largué. Come on, vos votes n'ont jamais progressé depuis la dernière élection...la marge d'erreur du sondage serait élue avant vous. Depuis le congrès de 2013, quelqu'un a du ouvrir le four, car visiblement, le levain dans la pâte de Parizeau s'est écrasé.

Je salue la force de votre engagement et de votre clarté, mais vos mains sont trop pures pour l'opinion. On ne fait pas un pays avec des clips de jeunes plein de jeux de mots, des slams d'artistes talentueuses, des lancements de campagne ou on est fous comme de la mar... parce que MC Gilles est venu nous voir. On ne le fait pas non plus avec des soirées de poésie dans Villeray et des épluchettes de blés d'Inde de convaincus. On ne fait pas non plus un pays en passant la moitié de la campagne à bitcher le PQ et en demandant un référendum à outrance. Pire encore, on ne le fait pas en laissant son chef revendiquer la responsabilité du retour de la question nationale dans la sphère publique quand on plane dans les 1% du vote. On fait un pays en préparant l'indépendance et le référendum, en faisant des compromis, des alliances, en mettant en place une pédagogie de la souveraineté avec autre chose que des étudiants, des artistes et des intellectuels. Misère...

Yannick Cormier dit :
16 mars 2014 à 21 h 45 min

J'ai été d'ON quelques mois. Depuis, le départ d'Aussant, ce parti ne va nulle part, oscillant seulement dans les marges d'erreur de sondages. Ben oui, vous avez le droit d'exister, ben oui, vous êtes donc plus purs que le PQ, ben oui, vous réveillez le courage. Mais vous jammez sur 1% des intentions de vote, votre membership fond comme neige au soleil depuis un an, personne ne vous voit, rien ne progresse depuis l'élection de 2012 et Aussant, si sympathique et charismatique fut-il, nous a largué. On ne fait pas un pays avec des clips de jeunes avec des jeux de mots, des slams d'artistes talentueuses, des lancements de campagne ou on est fous comme de la mar... parce que MC Gilles est venu nous voir. On ne le fait pas non plus avec des soirées de poésie dans Villeray et des épluchettes de blés d'Inde de convaincus. On ne fait pas non plus un pays en passant la moitié de la campagne à bitcher le PQ et en demandant un référendum à outrance. Pire encore, on ne le fait pas en laissant son chef revendiquer la responsabilité du retour de la question nationale dans la sphère publique quand on plane dans les 1% du vote. On fait un pays en préparant l'indépendance et le référendum, en faisant des compromis, des alliances, en mettant en place une pédagogie de la souveraineté avec autre chose que des étudiants, des artistes et des intellectuels. Misère.. Yannick Cormier

Eli Gauthier dit :
17 mars 2014 à 6 h 50 min

Yannick Cormier, ton 1er message résume si bien la chose. J'étais d'ON aussi, mais sans «super héro», ON a prit une solide débarque dans sa structure et SURTOUT sa force d'antan: les communications publiques.

Yannick Cormier dit :
17 mars 2014 à 10 h 09 min

@Eli Gauthier: et le pire dans tout ca, c'est que je n'éprouve aucun plaisir à écrire ces lignes. Et j'encourage encore moins les membres d'ON à se rallier au PQ, comme si c'était la seule et irréversible solution. Les membres d'ON sont loin d'avoir complètement tort, mais n'ont pas de moyens pour se faire connaître, encore moins les compétences.

Triste histoire. Gardons espoir.

Pierre dit :
18 mars 2014 à 5 h 02 min

Québecois,êtes-vous fiers d'être québécois?????????

Sur la première page de MSN d'aujourd'hui,à Timmins en Ontario,il y avait un lynx dans un milieu résidentiel qui menaçait la sécurité des habitants,enfants,vieux et même les gens en pleine santé,un lynx,ça demeure un félin qui pourait être potentielement dangereux.La police a prit une arme,gun,carabine,je ne sais pas quoi et a abbatu l'animal.

Au Québec,en Abitibi cette semaine,je lisais,les résidents de Rouin ou Alma,je ne m'en souviens plus sont au prise avec des chiens errants.

Bon,huits chiens,example,huit balles,et non on est dans une province d'épais,il faut que se soit compliqué,example un chien tue ton grand-père,ensuite tu dois identifier quel chien a commit l'acte,lui faire un procès comme à un être humain.

Le Québec est une province d'imbéciles,tous les québécois sont imbéciles,sans exception,parce que si il y avait seulement un québécois de logique,il mettrait tellement de pression que ça changerait.

Je suis quasiment rendu à souhaiter que quelqu'un se fasse blesser tellement j'ai honte d'être québécois,réveillez-vous,lisez-vous le journal.Arrêtez de penser qu'au Québec,que si tout va mal,ça dépeend des anglais,les lois les plus folles de la planète sont ici.

Si jamais un policiier après avoir reçu une plainte comme de quoi vous auriez abbatu un chien sauvage vienne chez-vous à votre domicile pour vous donnez une citation à comparaître,et que vous lui mettez votre poingt au visage,la socité protectrice des épais le défendrait-il????????????

Pierre dit :
23 mars 2014 à 14 h 07 min

Goldman Sachs disait qu'il ne serait pas rentable d'exploiter le pétrole d'Anticosti.les requins,les vautours le veulent ce pétrole,nous devons élir celui qui sera le moins prêt à se laisser acheter par ces requins de la haute-finance.