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Daniel Brière: Bruins et Penguins sont battables

Renaud Lavoie

Publié le: | Mise à jour:

Canadiens c Jets

photo d’archives

Peu importe à qui vous parlez dans le monde du hockey, il est impossible de prédire quelle sera la formation qui représen­tera l’Association de l’Est en finale de la Coupe Stanley.

C’est exactement pour cette raison que Marc Bergevin a décidé de faire une transaction pour améliorer son équipe en faisant l’acquisition de Thomas Vanek.

Si on regarde la fiche du Canadien face aux autres formations de l’Est, il n’y a que les Flyers (2-1), le Lightning (2-1), les Capitals (2-1) et les Red Wings (2-0) qui ont un dossier supérieur à .500 face au Canadien.

Oui, les Penguins et les Bruins sont les favoris, mais le CH a une fiche combinée de quatre victoires et deux revers face aux deux puissances de l’Association de l’Est. C’est pourquoi, dans le vestiaire du Tricolore, on pense que tout est possible. D’ailleurs, David Desharnais souligne qu’à l’exception de la dernière finale entre les Bruins et les Blackhawks, on a souvent eu des surprises. «Regarde, il y a deux ans, les Kings ont terminé huitième et ont battu les Devils que personne ne voyait en finale. On n’a pas de complexe dans l’Est présentement, mais il faut reconnaître qu’on a plus de difficultés face aux formations de l’Ouest.»

Les Flyers de 2010

Daniel Brière, de son côté, se souvient très bien de 2010, alors qu’à l’époque, les Flyers avaient été en mesure de se faufiler jusqu’en finale face aux Blackhawks. Le même scénario pourrait arriver cette saison, peu importe le nom de l’équipe.

«C’est tellement proche dans notre conférence que n’importe quelle formation peut se retrouver en finale, soutient Brière. Tu regardes les Bruins et les Penguins, ce sont de bonnes équipes, mais elles sont battables. J’y crois vraiment. La preuve que la direction de l’équipe y croit aussi, c’est qu’avant la date limite des transactions, on entendait la possibilité de se départir de joueurs comme Andrei Markov ou Brian Gionta. Mais c’est le contraire qui est arrivé, alors qu’on a fait l’acquisition de Thomas Vanek. C’est un ajout important.»

Le capitaine du CH y va aussi dans le même sens. «Il n’y a aucune équipe dans notre Association qui nous fait peur. Les Bruins et les Penguins jouent un style différent, mais on se sent bien lorsqu’on affronte ces formations», confie Gionta.

Objectif constance

Cela dit, le Canadien est loin de la coupe aux lèvres. Il y a un aspect du jeu qui devra s’améliorer et c’est le jeu défensif. Travis Moen, qui a remporté la coupe avec les Ducks en 2007, croit que c’est la clé. «D’ici la fin de la saison, il faudra être plus constant dans notre jeu défensif. En séries, ce ne sont que de petits détails qui font la différence entre une victoire et une défaite.»

C’est justement pourquoi, selon Daniel Brière, même si le CH n’a pas de complexe face aux Bruins et aux Penguins, ces deux équipes-là savent comment gagner. «Elles ont de l’expérience en séries et c’est un avantage pour elles. C’est ce que n’ont pas les Ducks, les Blues et l’Avalanche. Reste que la première ronde est la plus difficile pour les meilleures équipes parce qu’elles ont beaucoup de pression et doivent démontrer qu’elles sont supérieures.»

Thomas Vanek se cherche

Jason Spezza des Sénateurs m’a fait une remarque intéressante en fin de semaine. Selon lui, un joueur qui passe à une autre équipe sait rapidement s’il va connaître du succès ou non avec cette formation. Il me donnait l’exemple d’Ales Hemsky que les Sénateurs ont acquis à la date limite des transactions.

Hemsky a été jumelé à Jason Spezza et l’ancien joueur des Oilers a amassé un but et six passes en quatre matchs. «Ce n’est pas sorcier. Après une rencontre et quelques entraînements, tu sais s’il y a une chimie ou non avec tes ailiers.»

Visiblement, cette chimie n’existait pas entre Thomas Vanek et Tomas Plekanec, et c’est pourquoi, après trois rencontres, ils ont été séparés.

Canadien
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Les entraîneurs auront leurs médailles

Une cérémonie bien spéciale aura lieu à Vancouver le 24 juin. Tous les membres de l’équipe canadienne de hockey qui a remporté la médaille d’or à Sotchi seront honorés. Ils recevront une bague pour souligner cette grande victoire face à la formation suédoise.

Ce sera aussi un moment unique pour les entraîneurs qui recevront une médaille d’or. Pas la vraie toutefois. Selon les règles du CIO, les entraîneurs ou autres dirigeants n’ont pas le droit de recevoir une médaille. Ce sont plutôt les responsables de l’équipe canadienne qui ont commandé des répliques.
 

La LNH s'attend à atteindre ses objectifs financiers

Malgré le fait que le dollar canadien a perdu 10 % de sa valeur depuis le mois de septembre, les dirigeants de la LNH conservent les mêmes projections de revenus qu’au début de la saison.

On parle de revenus de 3,6 milliards de dollars, ce qui est en soi un record absolu pour la Ligue nationale de hockey et c’est donc dire que le plafond salarial sera de 71 millions de dollars la saison prochaine.

Reste que Gary Bettman a prévenu les directeurs généraux la semaine dernière que si le dollar canadien continuait de perdre de la valeur, le plafond pourrait descendre à 68 millions.

lnh

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