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M. Couillard et la langue française

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Lors du dernier débat télévisé, Philippe Couillard a soutenu qu’un travailleur d’usine devait absolument parler anglais au cas où un client anglophone viendrait faire un tour.

Devant la stupéfaction, il a corrigé le tir le lendemain : la connaissance de l’anglais ne devrait être obligatoire que si le poste l’exige. Mais c’est la veille qu’il avait exprimé le fond de sa pensée.

À chaque fois que j’aborde la question linguistique, je sais d’avance que nombre de lecteurs passeront totalement à côté. Allons-y tout de même.

Il est certes souhaitable qu’un maximum de Québécois maitrisent le plus de langues possibles.

Mais quand on pose que TOUS devraient parler anglais, on n’est plus dans la promotion d’une langue seconde par envie, par besoin ou comme atout supplémentaire. On est dans la promotion du bilinguisme institutionnel par réflexe conditionné et par idéologie.   

Les Québécois sont déjà l’un des peuples les plus bilingues au monde. Mais pour certains, ce ne sera jamais assez. Il y a dans cette survalorisation de l’anglais comme une obsession, souvent porteuse d’un rapport trouble à l’anglais et à soi-même.

Je ne connais pas un autre peuple au monde dans lequel quatre francophones passeront à l’anglais dès qu’un unilingue anglophone se joint à eux, pour être «gentils» et parce que c’est plus «pratique».

Ils ne l’avoueront jamais, mais ils cherchent l’approbation de l’autre, souvent en se coulant dans la posture qu’ils pensent que l’anglophone attend d’eux.

Nous sommes le seul endroit au monde où l’on se moquera d’un homme ou d’une femme politique dont la maîtrise de l’anglais laisse à désirer, comme si la chose devait relever de l’évidence ou de l’automatisme.

Quand cette promotion forcenée de l’anglais a pour effet de nous faire glisser vers un bilinguisme institutionnalisé, comme au Nouveau-Brunswick, vous affaiblissez forcément le principe de la nette prédominance du français, clé de voûte de toute la défense de l’identité québécoise. Impitoyable, la démographie fera le reste.

Sous couvert d’«ouverture» et de «réalisme», on renonce à l’essentiel. Pour ne pas y voir une défaite, on la déguisera en un internationalisme de pacotille, qui cache mal la négation de soi, voire la honte de soi.

Répondez s’il vous plait à une question toute simple : le jour où tous les Québécois francophones seront parfaitement bilingues, indépendamment de leurs besoins, quel intérêt un anglophone ou un immigrant aura-t-il à apprendre le français ?   

M. Couillard a aussi refusé d’admettre le recul du français à Montréal, y compris comme langue d’usage et pas seulement comme langue parlée à la maison.

Ce recul crève pourtant les oreilles de quiconque travaille au centre-ville de Montréal et peut comparer la situation d’aujourd’hui à celle d’il y a vingt ans.

On ne peut s’empêcher de penser que la défense de l’identité québécoise par M. Couillard risque d’être aussi vigoureuse que son empressement à remballer la réouverture des négociations constitutionnelles.

31 commentaire(s)

Alain Dextraze dit :
1 avril 2014 à 6 h 44 min

M.Couillard n'a jamais dit ca. Vous devriez réécouter le débat.

seb dit :
1 avril 2014 à 6 h 58 min

Le PLQ vise la folklorisation du Québec francophone, c'est évident depuis longtemps. Leur idéal est probablement le même que celui de P.E.T, soit un gros nouveau-brunswick n'ayant plus la masse critique pour protéger sa différence.

NewTex dit :
1 avril 2014 à 6 h 59 min

One more time. Le français et l'anglais sont deux dialectes de la même langue! Indispensable l'un de l'autre. Got it?

Robert Lemieux dit :
1 avril 2014 à 7 h 23 min

M. Facal débute son article par « Philippe Couillard a soutenu qu’un travailleur d’usine devait absolument parler anglais au cas où un client anglophone viendrait faire un tour ».

Pourtant, dans un article de la Presse, Julien Arsenault écrit : « Depuis qu'il a laissé entendre, jeudi soir, qu'il serait utile pour des ouvriers d'apprendre l'anglais ».

Inutile de lire au-delà du premier paragraphe du texte de M. Facal.

Denis Mercier dit :
1 avril 2014 à 7 h 27 min

Vous êtes encore dans l'invective et la détestation des Québécois en écrivant :

"Je ne connais pas un autre peuple au monde dans lequel quatre francophones passeront à l’anglais dès qu’un unilingue anglophone se joint à eux, pour être «gentils» et parce que c’est plus «pratique»."

D'abord vous n'en savez rien et vous ne connaissez pas toutes les situations dans le monde sous ce rapport parce que vous n'avez pas habité partout dans le monde. Alors un peu de modestie vous ferait du bien.

J'ai habité avec une anglaise de Toronto qui au début parlait si mal le français que c'était moins long pour se comprendre que je redise ce que je pensais qu'elle voulait dire en anglais que de déchiffrer ce qu'elle baragouinait. Elle insistait pour parler français car elle voulait rester au Québec mais pour moi j'aurais souhaiter parler anglais parce que c'était une belle occasion d'apprendre la langue.

Je présume que c'est pareil pour les Québécois à qui quelqu'un s'adresse en anglais, c'est une occasion de pratiquer et de perfectionner leur anglais. Vous ne ratez pas une occasion de cracher sur les Québécois de ce temps-là. Ça doit venir de votre fréquentation de Péladeau, de Bock coté et de Martineau dans le think tank. Dans ce think tank avez-vous pensez à dire à Péladeau qu'il mette un accent à Quebecor world ? Je ne sais pas s'il a fait mais ce serait important qu'il donne l'exemple, il s.adresse aux Québécois en anglais de cette façon. Est-ce pour être gentil avec les Anglais ? qu'est-ce qui motive ce choix d'après vous ?

Sylvianne dit :
1 avril 2014 à 8 h 00 min

Très intéressant votre point de vue sur le sujet. En effet, si on est tous bilingues, pourquoi un immigrant apprendrait-il le français?

Angela Biondi dit :
1 avril 2014 à 8 h 06 min

Je ne suis pas d'accord avec vous. La majorite des quebecois ne sont pas bilingues. Les alllophones sont les plus bilingues. Si les quebecois sont bilingues pourquoi quand on les retrouves en voyages nous devons les aider cars ils ne sont pas capables de s'exprimer en Anglais? Pourquoi dans les bureau nous devons les aider quand ils parles avec des persons le l'Ontario etc? Reveillez vous ont est dans le Nord Amerique ou plus de 300 millions de personnes parles Anglais.

Paul Robert dit :
1 avril 2014 à 8 h 06 min

Totalement d'accord avec vous.

Claude Simard dit :
1 avril 2014 à 8 h 57 min

Très juste analyse.

Anne dit :
1 avril 2014 à 9 h 18 min

On met tout le monde dans le même bain. Remarquez mon français M. Facal. Je suis anglophone. On demande aux anglophones de parler français et on le fait. Je ne vous parle pas des immigrants. Je vous parle des anglophones qui de concert avec les francophones on bâtit le Québec, mais le PQ s'en fou. Pour eux nous sommes quand même des étrangers, malgré le fait que nous sommes d'ici depuis des lunes. Oui le français et d'une importance capitale et on l'a accepté. Maintenant ce qu'on nous demande c'est de laisser tomber nos valeurs, notre culture et surtout notre identité. Tout, en fait, ce que vous vous ne voulez pas perdre. Vous voulez garder votre identité en écrasant l'autre. Est-ce qu'il y a moyen à ce que tout le monde garde ces valeurs et son identité. Mettre le français à l'avant plan, c'est primordial. Mais pas en dénigrant constamment les méchants anglophones. On en a vraiment marre.

danielg dit :
1 avril 2014 à 9 h 20 min

VOUS DITES : « Je ne connais pas un autre peuple au monde dans lequel quatre francophones passeront à l’anglais dès qu’un unilingue anglophone se joint à eux, pour être «gentils» et parce que c’est plus «pratique». » ABSOLUMENT FAUX. Recul du français au Québec? Absolument faux. Recul du français à Montréal ? Oui. C’est normal, c’est une métropole. Tout de même comme il y a un recul de l’anglais a New York. Péquistes, la peur identitaire ne marche plus.

VYDA dit :
1 avril 2014 à 9 h 39 min

Monsieur, Votre intervention au programme télévisé de LCN le 31 mars m'a réjoui.En affirmant haut et clair que vous seriez mal à l'aise de confier vos enfants à une enseignante voilée vous rejoignez le sentiment de tout bon québecois qui a à coeur de défendre non seulement sa langue mais surtout son identité.Je vous engage à poursuivre afin de faire comprendre à tous les dangers qui nous guettent si nous permettons à des intrus d'amorcer sournoisement une transformation de notre société et de ses valeurs.Il ne peut s'agir de limiter à quelques signes ostensibles le respect de nos valeurs.Il faut dès à présent oeuvrer pour que soient interdits de parole,de publicité et de propagande nuisible ceux qui professent les préceptes du judaisme,de l'Islam,du sikhisme et autres doctrines contraires à nos traditions.Le peuple québecois s'est battu pendant des siècles contre les préceptes du protestantisme qui nous entrainait vers la langue anglaise,le multiculturalisme,l'abandon de notre identité et de notre langue.La charte est l'expression ultime de la démarche de nos aieux.Le peuple québecois n'est pas xénophobe mais il exige que tous ceux et celles qui vivent au Québec se conduisent en stricte conformité avec nos valeurs.Merci de le rappeler en faisant en sorte que nous quittent ceux qui pensent pouvoir nous asservir.

honorable dit :
1 avril 2014 à 10 h 02 min

"Je ne connais pas un autre peuple au monde dans lequel quatre francophones passeront à l’anglais dès qu’un unilingue anglophone se joint à eux"

J'en connais au moins TROIS: les Français, les Belges franco, les Suisses franco.

De plus, je connais de nombreux peuples, sur cette Terre, dans lequel quatre Xphones passeront à l'anglais dès qu'un unilingue anglophone se joint à eux: les Suédois, les Danois, les Finlandais, les Norvégiens, les Hollandais, par exemple.

De plus, vous n'avez aucune évidence en faveur du "recul du français à Montréal". Et lâchez-moi avec le "français langue maternelle", si c'est ça que vous aviez en tête. Ce qui compte c'est la langue d'usage de ceux qui sont nés ici de parents nés ici. Oubliez l'artefact de la langue maternelle ou même d'usage des immigrants. Regardez plutôt la langue maternelle ou d'usage des enfants et petits-enfants de ces immigrants.

Louis Francoeur dit :
1 avril 2014 à 10 h 03 min

« Je ne connais pas un autre peuple au monde dans lequel quatre francophones passeront à l’anglais dès qu’un unilingue anglophone se joint à eux, pour être «gentils» et parce que c’est plus «pratique». »

En fait, dans la plupart des expériences que j'ai vécues, les autres peuples font la même chose que les Québécois. En France, les Français que je connais faisaient la même chose, en Allemagne également, dans tous les pays scandinaves où je suis allé. Le seul cas contraire que j'ai vu c'est en Amérique du sud, où l'utilisation de l'anglais était très mal vue. Les gens continuaient à parler espagnol.

Mais je n'en ferais certainement pas une règle générale, ce n'est que mon expérience personnelle.

Joe Kanada dit :
1 avril 2014 à 10 h 06 min

Malheureusement c’est vrai: Les Québécois sont de nature de servitude. Se tenir droit, debout, se battre pour ses droits et sont identité c’est pour les autres.

Le bilinguisme est une farce. Le Canada anglais ne parle qu’une langue : L’anglais. Le bilinguisme n’existe pas a l’extérieur du Nouveau Brunswick et du Québec. Le bilinguisme c’est le cheval de Troie pour l’assimilation progressive des Québécois (Regarder Montréal !)

Parler plus d’une langue c’est bien. Ce plier en quatre pour les anglais c’est mal. Laisser les apprendre le français a place ! Mais non, les Québécois vont se mettre à plat ventre devant eux, comme ils l’ont toujours fait.

Honteux

ondes courtes dit :
1 avril 2014 à 10 h 08 min

Je parcoure les blogues ce matins et presques tous sortent des commentaires biaisés comme le votre contre le PLQ surtout après les deux nouvelles d'hier sur le financement du PQ et la clause dérogatoire qui sera utilisée afin d'empêcher quiconque de contester la charte adaptée PQ et même la cour suprême du Canada. Celle là est beaucoup plus grave que les dons c'était LE système des années 1980-2010 pour tous. Changer les idées pour ne pas éveiller le Québecois émotif en lui et à voir le JdM ce matin de retour aux trois ''S'' comme sujets afin de tuer la mauvaise nouvelle.

honorable dit :
1 avril 2014 à 10 h 12 min

Recul du français à Montréal? Foutaise. Mais bien sûr, si les francophones quittent en masse certaines PARTIES de Montréal pour laisser leur place à des immigrants tout frais et à des étudiants étrangers (dont le nombre à considérablement augmenté depuis 20 ans), cela donne simplement une illusion de recul du français.

Sinon, on pourrait dire qu'il y a "recul de l'anglais" à Cambridge et New Haven à cause du nombre croissant d'étudiants étrangers à Harvard et Yale. Il y a également d'énormes quartiers de New York City où il y a "recul de l'anglais" parce que les Américains de souche quittent ces quartiers et sont remplacés par des immigrants tout frais. Aux USA on a cependant l'intelligence de ne pas en faire un plat, car les Américains ne sont pas un peuple de losers qui prend peur à rien et se sent menacer par des riens conjoncturels.

Vous regardez les choses par le mauvais bout de la lorgnette.

g.bertrand dit :
1 avril 2014 à 10 h 21 min

Moi, j ai profité de mon bilinguisme car dans mon travail on faisait affaire avec des clients anglais et quelques unes de mes consoeurs ne parlaient pas anglais alors elles me référaient ces clients et j en profitais monétairement. Comprenez-vous, M. Facal que l anglais peut etre utile ?????

Roland dit :
1 avril 2014 à 10 h 50 min

M. Facal, vous avez dit que "Les Québécois sont déjà l’un des peuples les plus bilingues au monde". Malheureusement on est loin de votre affirmation. Il est difficile de parler de bilinguism quand il y a des gens qui ne parlent pas correctement même pas leur propre langue: le français.

Rambo 514 dit :
1 avril 2014 à 11 h 51 min

Dites donc a Monsieur Peladeau qu'il remplace Sun News par Nouvelles Soleil pour nous prouver son patriotisme.Lever le bras et dire que l'on désire un Quebec indépendant ça coûte pas cher c'est même financièrement gratuit .Est ce que Monsieur Peladeau pourrais nous prouver son patriotisme en donnant je sais pas moi ...la majorité de sa fortune pour le futur Quebec pays, ça serait bien avant le 7 avril, et je vous jure que je voterais pour le PQ et oui a un éventuel référendum.Vive le Quebec Libre , dis je en levant le bras.(je vous envoie une photo si vous voulez).Dans le fond ce qu'on veut c'est des faiseux, pas encore et encore plus de diseux.Pas juste moi mais aussi la grande majorité des Québécois.

Jean gratton dit :
1 avril 2014 à 12 h 30 min

ILes blogueurs du journal de montreal rejean parent, Gilles Duceppe et vous monsieur facal . Allez.,vous êtes en mode panique ce matin. Tous contre monsieur Couillard. Serait il qu'il deviendra premier ministre

Korut Zelva dit :
1 avril 2014 à 12 h 40 min

Vite apprenons tous l'anglais! Faut surtout pas qu'un WASP ait à subir l'odieux de nous entendre parler notre langue.

PLQ, le nouveau Equality Party

Herve F dit :
1 avril 2014 à 13 h 07 min

Le problème de la langue d'usage a Montréal n'est pas du a la francisation insuffisante des allophones, mais a la part augmentant de l’économie des services directement liées a l'exportation. l'objectif de la loi 101 est de franciser les neo-québécois en leur donnant l'obligation de parler français dans le quotidien. Mais on ne peut pas les obliger de parler français chez eux. lorsqu'on dit que le français recule a Montréal c est en regardant la langue parlé a la maison par les immigrants. plus il y en a plus cette statistique augmente. ce qui est normal. ce qu il faudrait voir c est le nombre d'enfant d'immigre qui adoptent le français. et la on constate la victoire de la loi 101. en jouant avec les chiffres ont peut se faire peur avec sa propre augmentation de salaire. pour nous fédéraliste, on ne peut s’empêcher de penser que l'objectif de ce trucage de chiffre (comme la charte) est de mousser la ferveur indépendantiste et nous ramener vers un référendum.

Richard Laurin dit :
1 avril 2014 à 13 h 12 min

À lire certains commentaires, je comprend pourquoi nous souffrons d'amnésie, pourquoi il faut et il faudra toujours répéter des évidences. Je souhaite à ceux qui doute de la nécessité d'intervenir pour protéger notre langue de s'informer et de lire un peu sur nos quarante dernières années et de voir le sort réservé aux minorités francophones à l'extérieur du Québec.

Je pense qu'il faut légifer pas par opportunisme politique mais par fierté, pour protéger notre culture, pour exprimer notre besoin de faire grandir cette langue, qu'elle s'épanouisse au lieu de se dégrader. Je souhaite que le PQ cesse de jouer avec le thème identitaire pour aller chercher des votes. Je souhaite que le PQ agisse par fierté, par souci de contribuer à l'épanouissement de notre culture.

honorable dit :
1 avril 2014 à 14 h 36 min

M. Facal, votre argument est démagogique et trompeur. Vous me faites penser à ceux qui prétendaient, au milieu du 19ème siècle, que les Cantons de l'Est s'anglicisaient (le village de St-Sylvestre, à la frontière de la Beauce, étaient complètement anglophone à une époque), le tout étant relié à un afflux massif d'immigrants irlandais, écossais et anglais à l'époque.

Pourtant, quand on se concentre plutôt sur les petits-enfants, etc. des gens qui sont nés dans les cantons de l'Est, on voit qu'il n'en est rien et que les cantons de l'Est se francisent depuis plus de 150 ans.

Joe Kanada dit :
1 avril 2014 à 17 h 42 min

minorités francophones à l’extérieur du Québec? No thank you moi pas comprendre you no speak francais. You comprendre ?

Les minorisées française hors Québec disparaisse toujours plus à tous les jours. Peut pas en dire autant des minorités anglaises aux Québec. J »me demande pourquoi ? n’est-ce pas PLQ ?

honorable dit :
1 avril 2014 à 17 h 47 min

Montréal ne s’anglicise pas si on étudie l’évolution de la langue d’usage chez les petits-enfants (+ arrière-petits-enfant, etc.) de gens nés au Québec. Ainsi, on évite les effets transitoires dus soit à une immigration massive récente ou un exode massif récent. Je vous mets au défi de me citer la moindre étude montrant qu’une telle évolution n’est pas positive pour le français au Québec.

Ce qui compte fondamentalement, ce n’est pas la langue d’usage des immigrants, de leurs enfants ou même de leurs petits-enfants, mais celle de leurs arrière petits-enfants etc.. Par exemple, TOUS les enfants et petits-enfants de mon ancêtre immigrant irlandais étaient ANGLOPHONES, mais TOUS ses arrière-petits-enfants sont FRANCOPHONES. Ce commentaire explicite le 10h02 et le 10h12.

Julien117 dit :
1 avril 2014 à 20 h 17 min

Bien d'accord avec monsieur Facal. Pour plusieurs tout serait plus simple si tout le monde parlait anglais. Le français comme partie de notre identité ? mais c'est du repli sur nous-mêmes, c'est refuser l'autre. Misère.

Yves Rioux dit :
2 avril 2014 à 8 h 57 min

Bonjour,

Certes, avec un profond respect, pourquoi faire un tel plat avec Monsieur Philippe Couillard et la langue française. Alors que personnellement, la perception fut toute autre. Tout en me faisant l'avocat du diable, je pousserai cette opinion que nos amis les nationalistes québécois en très grande majorité ne parlent n'y l'UNE ni l'AUTRE des deux langues officielles du Canada. En baragouinant l'Anglais tout en massacrant la langue française en s'exprimant dans le joual de la province avec plus ou moins 500 mots de vocabulaire dans la langue de Bergeron, Tremblay et CIE.

En effet, de quel droit nos amis les péquistes « s'artroussent ainsi le poil des jambes » tout en déchirant leurs dernières chemises ? Alors que Feu Georges Dor dans la foulée du Frère Untel déplorait la pauvreté du français écrit et parlé dans son essai : Anna braillé ène shot . Alors que ce linguiste et professeur de littérature s'indignait en affirmant que plus ou moins 80 % des nationalistes du Québec meurent avant d'avoir dit " JE " dans toute une vie en disant " CHU " . Chu donc tanné, chu FATIKÉ en plusse dans le joual de la nation de ces tristement auto proclamés défenseurs de la langue française en Canada.

En outre, ce qui n'est pas rien, les régions du Québec parlent un joual local qui se subdivise dans l'Est entre le Brayon et le Chiac local. Puis en allant vers Québec, nous passons par le " CHAOUIN ", le " MAGOUA " des Trois Rivières pour aller dans le «boutte des péquistes du 450 avec le MENEU-MENEU local.

Finalement, en plus d'être les plus grands ennemis de la langue française en la baragouinant comme dans ces essais de Feu Georges Dor soit : « Ta mé tu là » ainsi que son « best seller » " CHU BEN COMME CHU ". Et dire que nos amis musulmans, ces amoureux de cette langue belle arrivent ici bardés de diplômes de 2ème et de 3ème Cycle avec en plusse 75,000 mots de vocabulaire dans la tronche. Et qui viennent « ICITTE » pour y perdre leur langue ?

M. Dupuis dit :
2 avril 2014 à 17 h 09 min

Il faut vivre sur une autre planète pour ne pas s'apercevoir que le francais est en recul, et pas que sur l'île de Montréal. Je vis en banlieue depuis 40 ans et depuis quelques années, jamais je sors sans entendre des gens converser en anglais dans le quartier, à l'épicerie, dans le bus, etc... Je n'essaie pas de démoniser le phénomène, mais il est là, bien réel. Effectivement, nous sommes plusieurs à "switcher" à l'anglais quand un anglophone a de la difficulté avec son français. Par politesse j'imagine. Et souvent, probablement par politesse aussi, ils font l'effort de continuer en français sachant que s'ils ont de la difficulté avec une phrase, il pourront compléter en anglais. Ce n'est pas aussi inquiétant que lorsque leurs enfants ne comprennent pas le français.... Et ça arrive..... De plus en plus....... Ils nous est quand même arrivé de ne pas pouvoir se faire comprendre en français dans un Guzzo à Longueuil par une étudiante......

Prise de bec dit :
3 avril 2014 à 14 h 39 min

& Denis Mercier Vous me faites penser à M. Couillard quand il dit qu'il ne veut pas s'amuser à lancer de la boue comme font ses adversaires. Il oublie que c'est son parti qui nous a mis dans la boue.

Ceci dit, ce serait plutôt à vous de faire le plein de modestie et de cesser de croire que vos opinions sont plus sensées que quiconque. J'ai plus foi en quelqu'un qui a visité plusieurs pays qu'à vous qui avez demeuré avec une torontoise. Cela ne fait de vous un être plus informé pour autant, alors un peu d'humilité et relisez vos propos la prochaine fois.

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