/entertainment/music
Navigation
Tournée

Nana Mouskouri charme Montréal

nana mouskouri
Photo Joel Lemay / Agence QMI La chanteuse Nana Mouskouri, à la salle Wilfred-Pelletier, le samedi 5 avril 2014.

Coup d'oeil sur cet article

Après avoir tiré sa révérence au public lors d’une première tournée d’adieu en 2007, Nana Mouskouri a revisité samedi soir plus de 50 années de carrière depuis les planches de la salle Wilfrid-Pelletier de Montréal.

2014 est l’année de tous les anniversaires pour la chanteuse d’origine grecque aux 300 millions d’albums vendus et quelque 1500 chansons enregistrées en 12 langues.

À quelques mois de ses 80 ans, Nana Mouskouri fête les 50 ans de sa première expérience de la scène au Canada et aux États-Unis.

Chevalière de l’Ordre national du Québec depuis 2013 et titulaire d’un doctorat honorifique de l'Université McGill, la chanteuse s’était produite pour la première fois à Montréal en 1965 au côté d’Harry Belafonte.

À travers le temps

C’est sur un écran que le premier contact avec la chanteuse s’est établi ce soir avec la projection d’images d’archive évoquant les épisodes marquants de sa carrière.

Accueillie par un auditoire debout, l’artiste a rappelé que «la nostalgie n’est pas toujours triste» et qu’il «est important de se rappeler du passé», illustrant très vite ses propos avec La vie, l'amour, la mort, et Le temps qu'il nous reste.

Accompagnée de son quatuor, Nana Mouskouri a ensuite rendu hommage à Harry Belfonte - «un grand artiste qui fut aussi mon maître» - en interprétant Try to Remember, puis à Amy Winehouse avec Love Is a Losing Game.

Hésitant sur les vibratos, écourtant quelques notes trop ardues, la chanteuse a semblé retrouver un certain confort sur Adieu Angelina qu’elle a interprété en duo avec sa fille Lénou, une filiation vocale émouvante.

Après avoir laissé la scène à Lénou le temps d’interpréter quelques titres en solo (dont l’excellent Alfonsina y el mar de Mercedes Sosa), le duo a offert un vibrant Odos Oniron salué par une ovation debout, un enthousiasme réitéré avec Je chante avec toi liberté.

Le spectacle a ensuite fait place à une revisite de classiques de la chanson française dont La vie en rose, interprété ici en allemand, Plaisir d’amour ou encore l’éternel Les feuilles mortes de Jacques Prévert.

Soutenue par une salle entièrement sous le charme de sa voix, Nana Mouskouri s’est ensuite lancée dans l’interprétation de l’audacieuse Over the Rainbow, une prise de risque parfaitement contrôlée et une maîtrise vocale confirmée.

Intégrant Je reviens chez nous de Jean-Pierre Ferland dans le programme de ses titres de rappel, Nana Mouskouri a rappelé son attachement au Québec. Un sentiment tout à fait réciproque.

La tournée Happy Birthday s’arrêtera le 7 avril au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke et le 8 avril au Théâtre du Palais municipal de Saguenay.
 

Commentaires