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Hockey | Coulisses de la LNH

Un affrontement spécial Marc Bergevin

PHOTOS ANNÉE 2013 - JDM
Photo d'archives
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La ville de Chicago est un endroit spécial pour Marc Bergevin. Sa famille y vit toujours et les Blackhawks représentent l’organisation qui lui a donné sa première chance comme joueur dans la Ligue nationale alors qu’il a été un choix de troisième ronde de l’équipe en 1983. C’est aussi avec les Blackhawks qu’il a appris à être un gestionnaire pendant sept ans, avant d’accepter le poste de directeur général du Canadien en 2012.

La ville de Chicago est un endroit spécial pour Marc Bergevin. Sa famille y vit toujours et les Blackhawks représentent l’organisation qui lui a donné sa première chance comme joueur dans la Ligue nationale alors qu’il a été un choix de troisième ronde de l’équipe en 1983. C’est aussi avec les Blackhawks qu’il a appris à être un gestionnaire pendant sept ans, avant d’accepter le poste de directeur général du Canadien en 2012.

Mercredi, pour une première fois depuis qu’il est avec le Tricolore, il verra son équipe sur la glace du United Center. «C’est certain que de voir le Canadien sur la glace à Chicago, ça va être spécial,» m’a indiqué Marc Bergevin lorsque je l’ai rencontré au cours de la fin de semaine.

Spécial parce qu’il a vécu des moments exaltants avec cette formation. La coupe Stanley de 2010 fut la consécration pour lui qui faisait partie d’un groupe dont le mandat était de relancer cette concession qui n’allait nulle part. Et c’est le modèle des Blackhawks qui inspire Marc Bergevin.

Lorsque je lui ai demandé de me dire en un mot ce qu’est la philosophie des Hawks, la réponse est venue rapidement.

«Patience». Et c’est justement ce mot qui résume bien le modèle qu’il a implanté avec le Canadien, même s’il y a des différences importantes entre les deux formations.

«Il ne faut pas oublier par quoi les Blackhawks sont passés pour avoir un tel modèle. Je ne suis pas certain qu’à Montréal on accepterait quatre ans de médiocrité pour un jour toucher à la coupe. Et il faut aussi de la chance pour bâtir une équipe. N’oublions pas qu’en 2007, on devait repêcher au cinquième rang, mais grâce à la loterie, on a repêché au premier rang. Notre choix s’est arrêté sur Patrick Kane. Le deuxième du repêchage fut James van Reimsdyk et le suivant, Kyle Turris. Je ne veux pas être méchant mais ces deux joueurs ne sont pas Patrick Kane. Donc pour bâtir une équipe, il faut faire les choses comme il le faut, mais il faut un peu de chance aussi.»

Patience dans le développement

Faire les choses comme il le faut veut dire prendre son temps avec les joueurs. Encore une fois, Marc Bergevin applique la philosophie des Blackhawks dans sa façon de faire avec le Canadien.

«La route par Montréal passe par Hamilton avec nos jeunes. C’est par là que ça passe et ce sont les joueurs là-bas qui décident quand ils sont prêts pour jouer à Montréal.

«Brendan Gallagher en est un parfait exemple. Il a passé quatre mois à Hamilton et c’est lui qui a pris la décision pour moi. Je ne suis pas un génie de l’avoir fait commencer la saison à Montréal après le lock-out. Sa façon de jouer m’a dit qu’il était prêt. Parfois ça prend plus de temps avec certains joueurs. Mais il ne faut pas oublier que Duncan Keith a joué 154 matchs dans la Ligue américaine (Norfolk) avant de se joindre aux Blackhawks. Il n’y a pas de recette magique. Il ne faut pas forcer des joueurs à jouer dans la LNH quand ils ne sont pas prêts.

«Je le sais, je suis passé par là. À 19 ans, je jouais pour les Blackhawks, mais honnêtement j’aurais dû jouer une autre année junior et au moins une saison dans la Ligue américaine, parce que tu changes ta façon de jouer lorsque tu n’es pas prêt. Tu essaies de survivre. Tu peux faire de très grosses erreurs si tu n’es pas patient.»

Mais au-delà du développement des joueurs, Marc Bergevin veut s’assurer de tout mettre en place pour permettre à son équipe de toucher à une première coupe Stanley depuis 1993 et ceux qui le connaissent un peu sont bien au courant qu’il n’a que cet objectif en tête.

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