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Trois blancs, un rouge

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Comme disait je ne sais plus quel p'tit comique, «les statistiques, les statistiques, je n'y suis jamais, moi, dans les statistiques». En matière de consommation de vin, par exemple, c'est exactement mon cas. Prenez les vins blancs, tiens. J'en bois personnellement tous les jours et, mieux encore, j'en bois presque autant que de vin rouge. Or, que disent les statistiques les plus récentes? 68,6% des vins vendus à la SAQ sont des rouges contre 26,9% pour les blancs (4,5% de rosés). Bon, on note une légère tendance à la baisse des rouges par rapport aux blancs, paraît-il, mais pas assez pour me mettre dans les statistiques. Avec mes recommandations du jour, je suis complètement hors statistiques également quand on sait que le prix moyen d'une bouteille de vin vendue à la SAQ tourne autour de 15,20 $ (chiffre de 2012). Mais je m'assume. De toute façon, je n'ai jamais fait bon ménage avec les chiffres. Et en plus, c'est Pâques, non? Ça vaut bien quelques dollars de plus par bouteille? Voici donc trois blancs, et un rouge.

KamptalerRiesling

 

 

 

Riesling Kamptaler Terrassen 2012, Weingut W. Bründlmayer, 12,5%, Autriche (23,90 $ Code 10369311): vrai beau nez de riesling, avec de fins accents minéraux et des nuances de fleurs; la bouche est droite, s'arrondit légèrement en milieu de bouche, mais le vin est parfaitement sec en final. J'adore. *** La même maison fait aussi un Grüner Veltliner intéressant, moins aromatique forcément (c'est dans la nature de ce cépage), qui coûte quelques sous de moins également (23,70 $ Code 10707069), moelleux en milieu de bouche, un peu épicé, droit en final lui aussi. Sur une entrée d'asperges gratinées, tiens. **1/2

 

AzeGarenneDomaine de la Garenne 2011, Mâcon-Azé, Famille Beaumont, 12%, France (24,05 $ Code 12178789): dans ma chronique de samedi qui vient dans le Journal de Montréal, j'explique un peu pourquoi les vins français ont autant augmenté ces derniers mois. Essentiellement, c'est la faute à l'euro, ou plutôt à la faiblesse de notre dollar. Sinon, ce mâcon aurait sûrement coûté quelques dollars de moins. Ce qui ne change rien au fait que c'est un très beau mâcon, subtilement citronné au nez, notions homéopathiques de chèvrefeuille à l'aération (les blancs aussi gagnent à être passés en carafe quelques fois), net, précis. J'aime. ***

 

 

 

Laffitte-Tram

 

 

Château Lafitte-Tramier 2003, Médoc, Cru Bourgeois, 13,5%, France (32,00 $ Code 890244) Nez un peu moka, bouche bien pourvue en fruit, le vin est moyennement corsé, et c'est à l'aération qu'on apprécie son amplitude et sa profondeur (on le passe en carafe, donc). 2003 est un millésime chaud,  qui a donné des vins avec des taux d'alcool généralement élevés, mais bien que celui-ci soit vineux, il est plutôt bien équilibré et on ne sent pas la chaleur de l'alcool. C'est un bordeaux de moyen de gamme, certes, mais qui a quand même onze ans, qui a bien vieilli, qui a un certain style et qui, à ce prix, constitue à mon sens une bonne bouteille à ouvrir à Pâques. Surtout si vous avez la bonne idée de faire un rosbif. ***

 

Vins généreux

Beau succès pour les «toasts aux vins généreux», cette année, puisque la SAQ a remis un chèque de 583,000 $ aux Banques alimentaires du Québec. Outre la remise d'un dollar que la SAQ faisait sur chaque bouteille de vin blanc achetée (mise doublée avec un certain nombre de vins), 37 000 clients ont fait des dons supplémentaires en «tartinant» un toast symbolique. Depuis quatre années que la SAQ mène cette campagne en faveur de cet organisme, 1,7 $ million ont été versés afin de venir en aide à ceux qui ont des besoins alimentaires d'urgence. Bravo!

2 commentaire(s)

Michel Beauchamp dit :
23 avril 2014 à 16 h 47 min

Macon-Azé 2011 Domaine de la Garenne.

Il s'agit du 2e millésime de ce vin disponible au Québec, sauf erreur ou absence de commentaires de la part des chroniqueurs québécois.

Le premier a été le 1993 (!) commenté par Michel Phaneuf en avril 1996.

Son prix d'alors est une belle démonstration quant au fait que les produits disponibles à la SAQ de l'époque étaient parfois très chers: 19 $...

D'autres prix de numéros de La Fine Goutte de la même époque nous font toutefois pleurer: Le Clos Sainte-Hune 1986 de Trimbach coûtait 61,75 $, l'Ornellaia 1992 à 50 $, le Masseto 1990 à 75 $, La Grande Dame 1988 Veuve Clicquot à 101,75 $.

Michel Beauchamp dit :
23 avril 2014 à 16 h 59 min

Un addendum quant à mon commentaire précédent: Le Domaine de la Garenne a été racheté en 2008 par la famille Devillard, propriétaire entre autres du Château de Chamirey, ce qui explique probablement son retour sur nos tablettes.

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