/misc
Navigation

In vitro: nos impôts servent à “ça”?

Coup d'oeil sur cet article

On fait grand bruit dans les médias depuis quelques jours de l’histoire de l’animateur-vedette Joël Legendre qui a annoncé publiquement sur sa page Facebook la semaine dernière que lui et son conjoint, Junior Bombardier, seront bientôt les heureux parents de jumelles.

Les ovules ont été achetés « par catalogue » aux États-Unis puis implantés dans l’utérus d’une jeune Québécoise, « amie » du couple. La facture de cette fécondation in vitro fut couverte par la RAMQ, via la carte d’assurance –maladie de la mère porteuse.

Je n’ai pas l’intention de revenir sur l’aspect éthique de la fabrication et commercialisation de la vie humaine ni sur les effets sur les enfants ainsi conçus et, en fin de compte, les conséquences sociales.

Mes collègues du Journal de Montréal Denise Bombardier et Lise Ravary l’ont fait avec beaucoup de pertinence et de profondeur dans leur blogue respectif, que je vous recommande. Comme elles, je crois que ça va trop loin.

Homosexuels et parents

Je salue la capacité des homosexuels et lesbiennes d’être parents. Je connais un couple gai qui a adopté deux garçons qu’on avait dû retirer de leur famille biologique. Parents polytoxicomanes, enfants complètement laissés à eux-mêmes... les petits se battaient entre eux pour le peu de nourriture qu’on leur donnait « de temps à autre ».

Les deux garçons sont aujourd’hui élevés par des pères aimants et équilibrés. Ils fréquentent d’excellentes écoles. Pour eux, c’est la différence entre un futur complètement « poqué » et un futur prometteur.

Je souhaite d’ailleurs à Joël Legendre et à Junior Bombardier autant de bonheur avec leurs jumelles qui naitront en juillet qu’en éprouve mon couple d’amis avec leurs garçons.

Là où j’ai des réserves -comme plusieurs d’entre vous, semble t’il- c’est que les « bébés-éprouvettes » du couple Legendre-Bombardier ont été payés par l’État.

Retour sur le PPA

Le programme gratuit de procréation assistée fut lancé par le gouvernement Charest en 2010.  Au départ, il s’adressait aux couples ou toutes personnes seules engagées dans un projet parental et toutes les femmes en âge de procréer, y compris les femmes homosexuelles.

Le gouvernement Marois a récemment décidé de l’étendre aux hommes gais, à la suite de la demande de remboursement du couple Legendre-Bombardier.  Depuis, Québec a reçu au moins 5 autres requêtes de la sorte.

La fécondation in vitro devait coûter à l'origine aux Trésors publics 63 millions de dollars de 2010 à 2015. Mais ses coûts ont vite explosé. En 2012, trois hôpitaux montréalais réclamaient pour eux seuls 123 millions pour implanter le service.

Retour sur le déficit

On apprenait la semaine dernière que le déficit du Québec pour l’année 2014-2015 sera bien pire que le 1,75 milliard prévu. Pour reprendre le contrôle des dépenses, il faut faire des compressions de 3,7 milliards, maintenant, là, là...

Pour administrer le "remède de cheval" nécessaire, le gouvernement Couillard met tout sur la table : gel des salaires, augmentation des tarifs, révision de la fiscalité des particuliers et des entreprises, privatisations partielles...

Alors, bien sûr, vous me voyez venir... Dans un tel contexte budgétaire, avons-nous les moyens de payer pour toute personne ou tout couple –homosexuel ou non- en mal d’enfants à tout prix ? Chaque bébé-éprouvette coûte environ 43 000 dollars à l’État québécois.

Est-ce que nos impôts doivent servir à « ça » ?

Je suis remplie de compassion pour les personnes infertiles dont c’est le désir le plus cher d'avoir un enfant. Pour celles qui sont financièrement démunies, je suis d'accord pour qu’on leur offre la possibilité d'être parent.

Mais pour tout le monde ? Un programme universel ? Même pour ceux qui ont les moyens de payer ?...

Dans une société où la science médicale n’a plus de limites éthiques, mais où, en revanche, les finances publiques, elles, sont, extrêmement limitées, le nouveau gouvernement Couillard doit rapidement faire connaitre sa position à ce sujet.

Il doit nous dire vite ce qu’il pense de « ça ».

 

 

 

 

38 commentaire(s)

Diane lard dit :
29 avril 2014 à 7 h 02 min

Comme je dit ils a des gens qui sont malade et leurs medicaments ne sont meme pas payer par le gouvernement, ses vraiment debiles ou la societe s en va ????, laisser mourir ou donner naissance a un enfant par desire, et combien ont des desire dans la vie???, moi j aurait bien aimer avoir une auto sport, je fait demander au gouvernement de realiser mon desir

Michel Jean dit :
29 avril 2014 à 7 h 55 min

Pourquoi ai-je l'impression qu'une forme d'hypocrisie s'installe subrepticement dans le débat sur la procréation assisté. Lorsque des couples lesbienne ont fait la nouvelle personne n'a formulé d'opposition ou manifesté de réserve sur le défraiement des coûts à même nos impôts. Soudainement il faudrait remettre en question le programme lorsqu'il s'agit d'un couple homosexuel. Dans les deux cas on ne parle pas d'infertilité mais du résultat d'une orientation sexuelle. Si on considère la parentalité comme un droit, ce qui est à la base du programme on devraient même rémunérer à même les coffres de l'état la mère porteuse. Personnellement je ne considère pas la parentalité comme un droit et la procréation assisté ne devrait pas être assumé par l'état, mais si l'on doit conserver le programme tous doivent pouvoir en bénéficier, les couples hétéro, les couples lesbienne, les femmes seule et devrait s'ajouter les couples gaie et les hommes seul. L'exclusion des deux derniers relève de l'hypocrisie. Un homme n'a pas d'utérus mais une femme sans le matériel génétique de l'homme ne peut enfanter.

Jean-François Tanguay dit :
29 avril 2014 à 8 h 00 min

Gaspillage de fonds publique purement et simplement.

Larry dit :
29 avril 2014 à 8 h 17 min

Voici le premier méga drame socio médiatique de l'aire Couillard (dans lequel le Québec est passé maître) le couple accusé à ses défenseurs (radio-Canada, surtout Tout le Monde en Parle) et ses adversaires (le journal et les gens de gros bon sens). J'ai bien hâte de voir comment nos Docteurs Ministres vont s'en dépendre.

Guy Landry dit :
29 avril 2014 à 8 h 22 min

Il y avait un crédit d'impôt autrefois. Bernard Landry l'avait augmenté en considérant les coûts de la procréation assistée qui rendent le tout quasi prohibitif pour le commun des mortels.

Pourquoi ne pas avoir juste modifier le crédit d'impôt au lieu de rendre "ça" tout gratuit pour tout le monde?

Ce n'est pas tout les couples qui sont pauvres... il y a d'ailleurs une chanson d'Yves Jacques là-dessus. "On ne peut pas tous être pauvre"

Par exemple, il est possible d'allouer une allocation mensuelle à une personne qui désire la procréation assistée à cause du fait qu'elle a des revenus modestes. Les arrangements se ferait alors avec l'agence du revenu et la clinique de fertilité pour le versement mensuel de l'allocation pour le remboursement de la procréation assistée.

Bref, il a plein de mécanismes fiscaux pour satisfaire notre besoin collectif de resserrage de la ceinture et du besoin viscéral de desserrage de la ceinture pour cause de grossesse individuelle ou relationnelle.

mi_mi dit :
29 avril 2014 à 8 h 28 min

Financer un bébé à 3000$ coute moins cher que d'intégrer un Immigrant/Réfugié !

Car les parents paient le reste des dépenses..

Combien coute l'IMMIGRATION ? Contrairement à l'InVitro

simon picotte dit :
29 avril 2014 à 8 h 59 min

Il est également scandaleux de savoir que les enfants in vitro de Joel Legendre n'auront jamais accès à leur arbre généalogique. C'est strictement interdit pas la loi québécoise!

Nos impôts servent également à donner $ 8 500 aux bien nantis s’ils achètent une Nissan Leaf (voiture électrique). Ça n'a aucun sens. Nos gouvernants devraient donner une Nissan Micra ($ 9 800) à une famille isolée ou dans le besoin. L’effet socio-écologique de la 2ème mesure serait 1000 fois plus bénéfique que celui de la première mesure.

Pas surprenant que le Québec frappe un mur fiscal en dépensant si irresponsablement notre argent difficilement gagné.

Emy dit :
29 avril 2014 à 9 h 47 min

Oui, ça coûte de l'argent un bébé éprouvette, mais je préfère voir mes impôts rendre un couple comblé et un beau bébé en pleine santé que je voir mes impôts aller à l'aide sociale où beaucoup de personnes qui n'en ont pas besoin en profitent. Ayant habité dans un hlm, j'en ai vu beaucoup de personnes sur l'aide sociale qui sont totalement aptes à travailler donc lâchez nous avec le "gaspillage" pour la famille et cherchez les vrais problèmes qui coûtent cher! Article totalement inutile!

P-A Richard dit :
29 avril 2014 à 10 h 24 min

Je ne crois pas que c'est du gaspillage, je vois plus ça comme un investissement. Ce bébé a déjà beaucoup plus de chance dans la vie qu'un bébé surprise ou planifié de B.S. qui veut une plus grosse paye le 1er du mois, car il est voulu et sera aimé.

Je préfère que mon impôt se dirige vers des enfants in vitro pour couple homo/lesbienne pour argumenter la population que l'immigration de gens qui ne s'intègre pas et finit par nous couter des chèques de BS. 600 Millions par année sont dépensés en chèque de B.S. qui va à des immigrants qui ne s’intègre pas.

Berthier dit :
29 avril 2014 à 10 h 32 min

Mi-mi il faut chercher à savoir combien un immigrant paie pour s'installer ici. Et puis ils ne sont pas des BS comme les soi-disant vrais quebequois, ils travaillent et paient beaucoup d'impos.

Jean-Pierre Vincent dit :
29 avril 2014 à 11 h 13 min

Quand nous avons TOUTE l'information nous sommes en mesure de mieux comprendre.

Je ne suis pas contre les homosexuels ni contre le fait qu'ils élèvent des enfants mais la facture payé par la population, là c'est le comble. Mon frère a du payer, seul, de sa poche (deux fois) pour adopter ses deux enfants. Le gouvernement ne l'a non seulement pas aidé mais quand il est revenu, ce fut très difficile de les inscrire à l'assurance maladie. Donc quand on voit des incogruences semblables, est nos politiciens véreux ou Est-ce l'évolution injuste de la majorité silencieuse???

Jean-Francois dit :
29 avril 2014 à 12 h 03 min

On pait des milliers de dollars pour de la fécondation in-vitro, et on pait pas les soins dentaires des enfants passé 12 ans.

Chercher l'erreur.

Le justicier dit :
29 avril 2014 à 12 h 27 min

Une aberration totale et inacceptable, point final.

Richard CYR dit :
29 avril 2014 à 12 h 42 min

En réponse à Larry: C'est justement un ministre docteur (Hébert) qui a ``favorisé`` via Lisée, un ami du même groupe, au détriment de plusieurs personnes qui se voient refusés des médicaments pour se faire soigner de vraies maladies.

Bravo

roger dit :
29 avril 2014 à 12 h 46 min

Le Québec ne fait plus d'enfants, et on trouve le moyen de se plaindre quand des gens veulent en faire avec un peu d'aide? Selon l'institut Fraser, le cout de l'immigration au Québec et de plus de 4 milliards $ par année... alors continuons critiquer sans réfléchir! on est bon la dedans, nous les petits canadiens francophones.

Sasha dit :
29 avril 2014 à 12 h 49 min

Il est indécent de savoir que les taxes des contribuables destinées à la santé servent à ce genre d'interventions alors qu'un nombre incroyable de malades souffrants doivent attendre pour subir des chirurgies. La vie et la santé des payeurs de taxes québécois est parfois et même souvent menacée par la lenteur du système de santé. Et on apprend que les "in vitro" sont subventionnés pour ....tous! C'est révoltant, quelle société!

Caroline dit :
29 avril 2014 à 12 h 55 min

Cette histoire est en voie de devenir une vraie campagne de désinformation. Avis à tous ceux qui ont la chance de ne pas connaître l’infertilité : lorsque le gouvernement a mis sur pied ce programme de procréation assistée, c’était pour aider les couples infertiles. Et ce programme n’est pas un buffet à volonté : chaque couple infertile a droit à 3 cycles, soit 3 fécondations in vitro À VIE. Si ces cycles ne fonctionnent pas, ils devront par la suite les payer de leur poche. Avant août 2010, soit avant ce programme, les cliniques privées offraient le « forfait » de 3 FIV pour 15 000$. Ça, ce sont les vrais chiffres. À cela s’ajoutent les médicaments (près de 2000$ pour chacune des FIV), qui ne sont pas couverts par toutes les compagnies d’assurances privées, et quelques centaines de dollars pour les tests physiques obligatoires que les couples infertiles doivent faire annuellement. Ça non plus, ce n’est pas remboursé. Ce qui m’irrite le plus dans toute cette histoire, c’est qu’en raison d’un événement isolé (l’affaire Joël Legendre), l’existence même de l’aide financière est remise en question. Il ne faut pas oublier que ce programme a été créé pour les COUPLES INFERTILES. Le programme a certainement besoin de balises et certaines zones grises doivent être revues, mais de là à enrayer complètement cette aide qui a permis la naissance de milliers d’enfants au Québec au cours des dernières années? L’infertilité est une maladie, et elle frappe près de 10% des couples au Québec. Ça, c’est une réalité qui mériterait qu’on s’y attarde. Je considère qu’une société qui paie les frais d’avortement sans limite maximale par femme doit, logiquement, contribuer à la création de la vie. Il ne faut pas oublier que les enfants nés grâce à cette aide paieront, eux aussi, un jour, des impôts...

Eric B. dit :
29 avril 2014 à 13 h 06 min

Ça me désole de voir le manque d'empathie de certain d'entre-vous. Dois-je vous rappeler que l'infertilité est une maladie, non pas un caprice, et devrait être traité en tant que tel. Dans une société ou l'état prends en charge les soins de santé, la question ne se pose pas. Je ne remet pas notre système en question quand vient le temps de traiter le cancer des poumons d'un fumeur ou de payer des taxes scolaires pour que vos enfants ai une meilleure éducation.

Annie Dussault dit :
29 avril 2014 à 13 h 21 min

Vous dites « Un programme universel ? Même pour ceux qui ont les moyens de payer ?... »

Le problème avec les propos que vous avancez est que « ceux qui ont les moyens de payer » l'ont déjà fait au moyen de leurs impôts. Il ne faudrait pas oublier que la majeure partie des impôts québécois est payé par les particuliers qui gagnent plus de 50 000$. Toutefois, ces personnes ne profitent pas de nombreux crédits comme comme c'est le cas des gens moins fortunés. Vous voudriez donc que c'est gens financent, au moyen de leurs impôts, le programme de procréation assisté sans toutefois avoir le droit d'en profiter comme tous les autres contribuables? Il faudrait qu'ils paient la facture en double?

On ne peut pas demander aux particuliers de payer pour le filet social et, en même temps, leur dire qu'ils sont trop "fortunés" pour en profiter.

De plus, vous justifier vos propos en vous reposant sur le fait que l'État est au bord du gouffre financier. Pourtant, je ne comprends pas en quoi financer la procréation assisté des gens qui dépendent déjà totalement ou en partie des subventions et crédits de l'État serait économiquement responsable?

David dit :
29 avril 2014 à 13 h 37 min

Au nombre d'avortements qui sont pratiqués au Québec et défrayés par la RAMQ, je me dis que ce n'est pas si scandaleux de payer pour une grossesse qui elle se rendra à son terme.

David dit :
29 avril 2014 à 13 h 42 min

Je suis TELLEMENT convaincu que tous les Québécois se lèvent le matin avec leur arbre généalogique posé sur la table de chevet et qu'ils le contemplent en se disant que sans cette filiation avec laquelle ils n'ont pour ainsi dire aucun contact, leur vie serait vide de sens...

René Miglierina dit :
29 avril 2014 à 13 h 42 min

Je ne peux être plus d'accord.

Être parent n'est pas un droit que l'on peut revendiquer.

La fécondité in vitro n'est pas une maladie dont le traitement doit être défrayé par la RAMQ.

Ce que nous avons là, c'est une autre façon injustifiée de dépenser l'argent de nos impôts.

Hermil LeBel dit :
29 avril 2014 à 13 h 58 min

Outre les considérations monétaires qui ne sont certes pas négligeables, personne n'aborde cette question sous l'angle du droit des enfants d'être élevé dans une famille normale composée d'un père et d'une mère. Pourquoi ?

Serge Amyot dit :
29 avril 2014 à 14 h 22 min

Mettre les priorités à la bonne place. Je suis désolé de voir des millions pour forcer la nature quand le Québec manque d'argent pour aider les ainés et les vrais cas de santé.

Rien contre l'homosexualité, mais la nature fait que ça prend un homme et une femme pour faire un enfant. Le choix est à faire.

jacinthe dit :
29 avril 2014 à 14 h 48 min

Peu importe notre orientation sexuelle, si on est infertile ça veut dire qu'on ne devrait pas avoir d'enfant portant notre génétique. Il y a plein d'enfants en attente d'adoption, que ce soit parce que leurs parents sont décédés, ou que leurs parents ont perdu leur garde. Ces enfants-là déjà existants ont besoin d'amour autant que tout le monde. Notre planète a également une capacité maximale d'individu qu'elle peut loger! Alors pourquoi fabriquer plus d'humains inutilement?

Alain Michaud dit :
29 avril 2014 à 15 h 56 min

Est-ce vraiment une question de finances publiques ? Vous mentionnez que la science n'a plus de limites éthiques, elle n'en a jamais eu. C'est là le problème. Il est urgent j'en conviens que le gouvernement se positionne sur ce sujet, mais il ne pourra pas faire l'économie d'un débat de société sur les limites à imposer à la science. C'est une question politique, une question de valeur et de principe. La vie est-elle une marchandise, un truc qu'on peut acheter à partir d'un catalogue, une lubie qu'on peut satisfaire parce qu'on a de l'argent, ou pire qu'on finance à même les impôts des contribuables ?

Si la vie est sacrée, peut-on respecter le processus naturel de conception d'un être humain et s'éviter de jouer dans l'équilibre précaire de la nature en autorisant des beaux, des intelligents, des grands, des forts, des parfaits puisqu'on s'arrogera sans doute le droit de choisir ses enfants. Là on a permis à deux homosexuels masculins à qui c'est impossible selon la nature d'avoir des enfants, de s'en choisir deux à leur goût. Une prochaine étape sera de permettre à deux parents fertiles de choisir eux aussi dans un catalogue l'enfant parfait qui fera leur fierté au lieu du p'tit gros sans dessein que serait leur rejeton si la nature devait être le seul moyen de procréer...

pompier52 dit :
29 avril 2014 à 17 h 25 min

A Jacinthe et Allain Michaud: complètement d'Accor avec vous deux, Mais la mère porteuse(truie) a vue des $$$$$$ donc elle met sa machine en vente Déchéance de notre société

Richard dit :
29 avril 2014 à 17 h 41 min

Avoir un enfant ce n'est pas un droit, point a la ligne. Que l'on cesse immédiatement cet hérésie de payer pour ca, les vivants de ce monde dans le besoin pourrait faire un meilleur usage de ces sous.

Ce n'est pas vrai que nous sommes tous égo, la nature nous a fourni des possibilités, mais certainement pas toutes.

Chantal Souliere dit :
29 avril 2014 à 20 h 31 min

J'ai lu un article il y a + d'un an je crois. Les demandes de femmes (les mères) ne sont pas refusées même s'il est clair que leurs compétences parentales ne sont pas suffisantes. Des femmes schizophrènes ou autres troubles mentaux, situation familiale précaire etc!! J'aime mieux que mes impôts servent à ça (Joel Legendre) qu'à elles?? Ces enfants iront enrichir les la banque mixte d'adoption et feront grandir le nombre de citoyens "poqués" Il est où votre argument? que ce soit gratuit pour tous ou que ce soit des hommes?

Christian P. dit :
29 avril 2014 à 20 h 41 min

Vous avez oublié un point très important dans la défense de vos impôts et de vos taxes. Une fois que l'enfant est né, ce n'est que le commencement. L'enfant va devenir adulte et va repayer sa "dette à la société payeuse de taxes" au moins dix fois en payant à son tour taxes et impôts. C'est lui va payer pour vous quand vous serez âgée et que vous aurez besoin de soins. Leurs impôts vont servir à "ça". Donc c'est un investissement.

Annie Dussault dit :
30 avril 2014 à 7 h 36 min

Jacinthe, je suis d'accord avec vous que pleins d'enfants sont en attente d'adoption. Par contre, le processus d'adoption du Québec est extrêmement long et difficile. Rare sont ceux qui arrive à adopter de cette façon. D'abord, on doit accepter être famille d'accueil. Ensuite, il faut espérer que l'enfant que l'on accueille sera éventuellement "disponible" pour l'adoption, que les parents ne récupéreront pas leur droit de garde (ce qui est plus souvent qu'autrement le cas).

Reste l'adoption internationale. Déjà, pour un couple hétéro, cela peut s'avérer compliqué et il peut y avoir des obstacles à surmonter. par exemple, certains pays exigent que les futurs parents soient mariés, etc. C'est surtout dans le cas des couples homosexuels (gays et lesbiennes) que les choses deviennent très compliqués. La plupart des pays (si ce n'est pas tous les pays) refusent l'adoption à ces couples. Certains pays accepteront dans les cas d'hommes ou de femmes seuls mais ils sont peu nombreux. D'ailleurs, M.Legendre avait pu adopter son petit garçon alors qu'il était célibataire. Par contre, une fois que ces gens sont en couple, cela devient quasi impossible.

Dans ces cas, il ne reste pour eux que le recours à une mère porteuse. Est-ce la situation idéale? Peut-être pas. Je préférerais voir les orphelins du monde être adoptés par des familles aimantes, mais nous ne pouvons changer les lois et règlements des autres pays.

Donc, dans le contexte actuel du Québec, alors que la procréation assistée est ouverte à tous, je ne vois pas d'inconvénient à ce qu'un couple gay ait recours à une mère porteuse, tant que tout est fait de façon légale (c.-à-d. que cette femme n'est pas rémunérée pour cela).

Annick dit :
30 avril 2014 à 7 h 55 min

C'est toujours remarquable de voir les gens qui sont outré de voir la gratuité pour la procréation assisté , je m'excuse mais si vous seriez dans cette situation votre point de vue changerais peut-être. On paye pour garder emprisonner des gens qui ont tué, violés et j'en passe,.... si vous seriez plus ouvert vous chercheriez peut-être à comprendre ben oui toi c'est ben facile pcq c'est gratuit.... mais demandez dont aux couples qui vivent ce genre de processus si sur le plan émotionnel et physique c'est facile.....

on paye pour des B.s qui pourrait travailler pis le font pas ........

en tout cas c'est sur que ce n'est pas commun un couple homosexuel d'avoir des enfants je vous l'accorde , maisssssss ils en a qui sont parents couple hétérosexuel pis qui sont même pas digne de ce nom !!!!!!!!!!!!pisssss pourtant on paye indirectement quand on les voient faire la une pcq ils ont tués leurs enfants

ah oui en passant c'est tjrs facile donner son point de vue derrière un écran si vous êtes si outrer prenons dont les bon moyens

Madeleine dit :
30 avril 2014 à 11 h 19 min

C'est avec stupéfaction que j'ai lu tout ces commentaires remplient de jugements et ce qui m'étonne dans cette affaire (Legendre & Bombardier) c'est que nous devrions nous réjouir de ces naissances heureuses et désirées.

Autrefois, on critiquait les curés de ne pas se mêler de leur affaire et aujourd'hui c'est la population. Pour ce qui concerne l'arbre généalogique, il y a bien du monde qui aimerait mieux ne pas le connaitre et il n'aurait pas à le cacher. Tes parents sont les plus importants et l'entourage immédiat. Je me réjouis pour le couple et les jumelles, bienvenues.

Gerry dit :
30 avril 2014 à 19 h 32 min

Selon moi avant tout,il faudrait penser aux enfants qui plus-tard apprendront qu'ils ont été (acheté ) aux États-Unis pour combler un désir de leur deux papa....

Carl dit :
1 mai 2014 à 9 h 33 min

Encore des emotions, il ya plein de monde qui ont des problème, et l infertilité n'est pas une maladie, c'est un handicape, ca n'empeche pas de faire sa vie. La question c'est avons nous les moyens et la reponse est NON.

Gaston dit :
1 mai 2014 à 17 h 15 min

Madame Bégin a parfaitement raison de poser cette question pertinente : l`Etat doit-il payer pour ce genre de dossier à la Legendre ?

Quant à moi , c`est un Non ferme et Non discutable .Et elle a raison de demander à M. Couillard de nous dire où il se situe dans ce dossier .

D `autant que M. Legendre et son compagnon sont capables de payer....de leur propre argent et n `ont pas à refiler les coûts à l`ensemble de la société....

Rafaël dit :
4 mai 2014 à 16 h 19 min

Personnellement, je ne veux pas juger, il y en a beaucoup d'autres pour ça, mais j'avoue que ce genre de façon d'accéder à la paternité vient changer tout le paradigme et vient aussi changer l'équation qu'on connaît pour avoir des enfants. Moi, c'est en pleine nuit que je vis le jour, il y a 70 ans à la campagne il va s'en dire, car dans ce temps là, les hôpitaux étaient loin de la Maisonnée. A l'époque, l'arrivée d'un nouveau-né était une des rares attractions susceptibles de venir troubler l'existence paisible des gens de chez nous. La délivrance pour ma mère, fut longue, LA NATALITÉ UNE RICHESSE NATURELLE, les médecins étaient fort occupés et par surcroît, les docteurs prenaient le temps de bien faire leur travail. LA QUANTITÉ et la QUALITÉ faisaient encore bon ménage. Quand il n'y a plus de nature , et que les fioles , les aiguilles les éprouvettes et les seringues sont vos véritables parents, je me dis que c'est le temps de partir, parce que je ne veux pas voir de quoi sera fait demain . Je pense que c'est le commencement du début de la fin de l'humanité (dans le sens d'humanisme et d'humain) . Je ne crois pas que la NATURE soit d'accord avec M. Legendre. Nous assistons là à une grave RUPTURE avec le passé, ce passé qui a toujours été garant de l'avenir.

Normand Bergeron dit :
6 novembre 2014 à 7 h 50 min

À Att: Madame Esther Bégin Bonjour Ce n'est pas à la société de payer les fantasmes de tous et chacun. Ce programme a été conçu pour des couples hétérosexuels. Moi, je me dis que d'être gay hommes ou femmes veut dire pas de bébé. En résumé, si tu choisis d'être gay, tu n'as pas de bébé. D'oh ! ***Ce n'est pas à la société de payer les fantasmes de tous et chacun. C'est mon avis et je la partage. Normand Bergeron