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Sûreté du Québec

Le « Chalet des cinq » vendu

Chalet des cinq
Photo d’archives Après l’incendie du 28 décembe 2013, il ne restait plus grand chose du grand chalt de 12 pièces.

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Le grand patron de la Sûreté du Québec, Mario Laprise, et quatre autres copropriétaires d’un magnifique chalet dans les Laurentides qui avait été incendié trois jours après Noël ont vendu le terrain et les ruines du chalet.

Le grand patron de la Sûreté du Québec, Mario Laprise, et quatre autres copropriétaires d’un magnifique chalet dans les Laurentides qui avait été incendié trois jours après Noël ont vendu le terrain et les ruines du chalet.

Les copropriétaires du chalet, tous issus du monde policier, ont aussi chacun reçu leur chèque d’indemnisation de la compagnie d’assurances selon Michel Forget, le directeur des communications de la SQ.

«Les chèques sont rentrés, les gens sont indemnisés, le terrain est vendu. Tout est réglé» a déclaré le lieutenant Forget.

Selon l’acte de vente, obtenue par notre Bureau d’enquête, l’acquéreur est Benoît Roy, un homme d’affaires de Terrebonne, qui a acheté le terrain vacant pour 100 000 $ le 15 avril dernier.

La vente du terrain et l’indemnisation par l’assureur semblent mettre fin à l’entreprise qui faisait, depuis 2013, la location du chalet que M. Laprise et les copropriétaires avaient acquis deux ans plus tôt. Il était connu comme «Le Chalet des cinq.»

Un incendie a complètement détruit le grand chalet de 12 chambres à Saint-Côme dans la nuit du 27 au 28 décembre 2013. Personne n’avait été blessé.

Par souci de transparence, l’enquête, normalement une responsabilité de la SQ dans la région, avait été confiée au Service de Police de la Ville de Montréal.

Incendie criminel

L’enquête a conclu qu’il s’agissait d’un incendie criminel parce qu’on avait relevé des traces de pneus sur place après le sinistre. Aucun suspect n’a étéidentifié.

Depuis deux jours, la police de Montréal a été incapable de répondre à nos questions.

Autre que M. Laprise, le chalet appartenait à Gaétan «Sam» Guimond, directeur adjoint de la SQ; Marcel Forget, sous commissaire à l’Unité permanente anticorruption; Pierre Lebeau, ex-policier de la SQ qui a travaillé à la sécurité à Hydro-Québec; et Bruno Beaulieu, un enquêteur retraité de la SQ.

Quelques semaines avant l’incendie, le Bureau d’enquête a rapporté que M. Beaulieu, qui était responsable de l’enquête criminelle sur l’ex-directeur général de la Sûreté du Québec Richard Deschênes, était l’ami et partenaire d’affaires de M. Laprise. Des liens étroits qui pouvaient remettre en question l’indépendance de l’enquête sur M. Deschênes.

– Avec la collaboration d’Irina Bursanescu, du Bureau d’enquête

 

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