/opinion/blogs/columnists
Navigation

La traversée du désert

Coup d'oeil sur cet article

Réunies samedi à Laval pour le premier bilan à huis clos d’une défaite historique, les hautes instances péquistes, incluant Pauline Marois, ont entendu la voix de leur conscience revenir les hanter.

Dans les pages du Journal, Jacques Parizeau signait un constat limpide : le Parti québécois doit retrouver sa raison d’être - l’indépendance. Quitte à vivre une longue traversée du désert à l’opposition.

L’ex-premier ministre martèle en fait le même message depuis la mise en veilleuse de l’option sous Lucien Bouchard. Tous ses successeurs l’ont pourtant ignoré. Au péril de leur parti, mais surtout, du projet souverainiste.

Le post mortem de Laval sonnera-t-il le réveil? Ou l’establishment péquiste s’enfoncera-t-il dans la dénégation de son propre échec?

Parmi les futurs candidats à la chefferie, combien voudront s’entêter sur le sempiternel refrain vide du «bon gouvernement»? Combien, reprenant le constat de leur ex-chef, préféreront miser sur l’indépendance et la quête d’un nouveau chemin pour tenter d’y arriver?

Le problème pour la suite des choses est que le PQ n’est plus un vrai parti de débats. Privé de sa raison d’être et reposant sur une base militante devenue aussi aseptisée que ses dirigeants, est-il encore réformable de l’intérieur?

Réponse d’ici la prochaine élection.

40 commentaire(s)

L.St-Laurent dit :
3 mai 2014 à 19 h 32 min

Comment pourra-t-il survivre à se battre entre lui et son miroir? Il ne peut être de taille à l'assemblée nationale s'il reste campé sur ses positions. Que ça lui plaise ou non, une bonne majorité de québecois a dit non à leur raison d'être. Je me pince pour tenter d'imaginer l'ultime argument qui serait en mesure de convaincre que ce projet est LE projet pour le Québec. C'est la fin tout simplement pas la mort à proprement parlé mais certainement un parti sur la voie de service dont personne n'a envie de remettre à l'avant scène ou leur faire confiance à nouveau car l'option n'est plus d'aucun intérêt pour la génération montante.

Nostalgie dit :
3 mai 2014 à 19 h 34 min

Les vrais partent, parfois définitivement, Falardeau, Bourgault étaient parmi les derniers. Il ne reste que les opportunistes. Celles et ceux qui ont toujours un discours souverainiste en réserve, ils le sortent à l'occasion, l'instrumentalisent pour calmer certains "agités", "oui, oui, nous aurons un pays!" mais le reste du temps, aveuglé(e)s par le pouvoir, ils s'en défendent et le cachent presque honteusement. Aujourd'hui certains défais de la dernière élection donnent raison à M Parizeau, que ne l'ont-ils pas faits quand, hier encore, ils étaient sur le devant de la scène. La souveraineté exige sacrifice et don de soi et ne saurait tolérer les ambitieux en mal de pouvoir. Peut-être est-ce le temps pour le PQ de s'effacer c'est, dans le contexte, le plus grand bien qu'il peut faire à la cause souverainiste

Denis Lauzon dit :
3 mai 2014 à 20 h 03 min

Le rêve idyllique de la souveraineté était un chant des sirènes qui nous aurait conduit sur des récifs. On s'en est heureusement toujours aperçu même à travers cette brume référendaire qui a tellement embrouillé notre devenir. Le PQ cherchera dorénavant un autre passage secret imaginaire où nous engouffrer. La quête infinie de l'indépendance pure et dure nous enfoncerait dans une traversée du désert interminable et épuisante avec une baisse dramatique de notre énergie collective et de notre niveau de vie. C'est peut-être moins magique mais la population du Québec est réaliste et demande à ceux qui nous gouvernent d'être non plus seulement un «bon gouvernement» mais surtout un gouvernement responsable capable de diriger selon les moyens des québécois. Ce n'est pas un sempiternel refrain, c'est une exigence incontournable pour devenir une société autonome, forte et prospère en collaborant pleinement à la gouvernance de la fédération canadienne.

Gilles Bousquet dit :
3 mai 2014 à 20 h 36 min

Parmi les futurs candidats à la chefferie, combien voudront s’entêter sur le sempiternel refrain vide du «bon gouvernement»?

C'est justement le discours de M. René Lévesque, ce qui lui a permis de faire élire un gouvernement péquiste majoritaire en 1976. ( Un refrain vide de sens ? )

Jean-Yves Marcil dit :
3 mai 2014 à 20 h 36 min

Cet article reflète ma vision des choses...

Clauday dit :
3 mai 2014 à 20 h 40 min

Le PQ ne désire qu'une chose la séparation et il gouverne pour arriver à leur fin. Tandis que nous nous voulons du beurre sur notre pain et que nos enfants puissent être heureux et qu'ils trouvent du travail pour vivre honorablement.

Michel Lasalle dit :
3 mai 2014 à 20 h 47 min

Il faut cesser de croire que la Souveraineté est connue. Les gens se posent des questions sur celle-ci et en absence de réponse, il refuse le projet, mais aussi la pertinence d'en parler. La Souveraineté est vague, elle laisse place à tant d'inattendu... Même une Pauline Marrois s'y est pris un bras dans le tordeur. Il faut la définir de long en large, aller dans les détails, être à même de répondre à toutes les questions. Élaborer le plan, les étapes, les conséquences, les impacts pour nous et pour le ROC. Si celui-ci ne peut être rassuré, il nous mettra des bâtons dans les roues comme lors des derniers référendums.

Clairmont Perreault dit :
3 mai 2014 à 20 h 48 min

Mme. Legault,

En tant qu'ex péquiste depuis sa fondation, vous avez toute ma concidération sur cet article.

Clairmont Perreault,

charles simon dit :
3 mai 2014 à 21 h 00 min

Quand on traverse le désert, grâce à la chaleur, on peut apercevoir des mirages...

Aseptisée la base militante ?

N’est-elle pas tout simplement, cette base, le reflet de la société québécoise, fatiguée de ce débat qui dure, de manière vive, depuis au moins 50 années ?

On ne peut dénier que le résultat du 7 Avril ressemble a un troisième non, finalement Pauline Marois tout comme les autres ont fait une lecture réaliste de l’électorat. Plus parler d’indépendance n’est-ce pas un peu la méthode Coué, de l’auto-persuasion ? Parizeau a bénéficié de circonstances très favorables, Chrétien détesté au Québec, le rejet du lac Meech, et un tribun, Bouchard, qui a mené la campagne (avant son intervention les sondages étaient à 40 %...).

A moins d’une crise constitutionnelle majeure ou d’un écroulement total de l’économie cette conjonction de situations favorables paraît au moins maintenant peu probable.

Jean Lussier dit :
3 mai 2014 à 21 h 24 min

Le Parti Québécois ne récolte même pas le 40 % d'appuis à la souveraineté lors des élections alors qu'il en est le véhicule par excellence. C'est pas normal ! Certains pourront rêver dur comme fer que l'indépendance est morte mais la réalité les rattrapera un jour. Ce n'est pas parce qu'ils aimeraient que le sujet soit évacué qu'il le sera comme par magie ! Certains au Québec ont encore une colonne pour soutenir leur peuple. C'est pas donné à tous mais ça s'apprend. Monsieur Parizeau a sûrement raison mais plus que ça... Transformons chaque élections en élections référendaires. Avec 50 % plus un et on commence ! Vous verrez un taux de mobilisation extraordinaire et la fin de l'éparpillement progressiste, souverainiste et capitaliste tout azimut. La CAQ, ON et QS ne sont que le reflet de notre manque de volonté à le faire. Un égarement volage et futile. Le référendum est devenue une maladie simpliste alors faisons de chaque élections une occasion de se prononcer. Le référendum c'est juste l'outil final de légitimation politique pour la galerie mondiale. Entre nous , il y a des décisions à prendre sans référendum oui ou non. Et pour les hyper-sensibles qui n'aiment pas la chicane et la division : Depuis toujours les élections divisent dans le respect les familles, les amis et les voisins sinon on serait en dictature !

Louis G. Deschênes dit :
3 mai 2014 à 21 h 54 min

Le problème fondamental est de savoir quel est le pays rêvé: la Laurentie de Lionel Groulx, l'indépendance des Canadiens français, la majorité historique vieille de 400 ans, ou le Québec inclusif dont le français est la langue de la culture et de la communication et qui est encore à bâtir? Le message du PQ n'est pas clair: le discours ethnique de Bernard Drainvile est ses amis ou le civique de Gérald Godin? Tant que le PQ ne répond pas à cette question, il ne fédérera pas plus que les 20 à 25% d'aujourd'hui.

hélène beaulieu dit :
3 mai 2014 à 21 h 55 min

Nous sommes entrés dans un nouvel ordre: un ordre dans lequel la révolte n'est plus l'apanage et le "devoir" de la jeunesse, mais bien le nouveau loisir des retraités et l'ultime consolation du grand âge. La version néomoderne de la rente viagère et du jeu de pétanque. (François Ricard )

Clairmont Perreault dit :
3 mai 2014 à 22 h 24 min

En tant qu'ex péquiste, j'aimerais aussi savoir POURQUOIS//COMBIEN çà coutera pour faire l'indépendance et si notre conditions de vie serat meilleur...?

Bernard Landry, mon amis de voile pendant 18 ans m'a déjas avoué lors de nos nombreuses croisières que nous aurions un lourd prix économique à payer pendant dix/quinze ans pour faire l'indépendance, mais ''que çà'' ne se ferait pas dans le sang, puisque nous n'avons pas d'armée....!

Lors d'une croisière de dix jours au Bahamas sur le voilier d'un de mes amis Floridien, après que ''nous nous sommes barrés'' pour ne pas répondre aux journalistes à la suite de L'abandon de Bernard à la chefferie du PQ en 1985, je lui ai ''reposé'' la question sur les coups de l'indépendance et qu'honnêtement nous devrions le dire à la population dans notre prochaine campagne électorale. Il m'a alors vigoureusement recommandé de ne jamais faire état de cette conversation À PERSONNE, afin de ne pas créer de panique boursière et accentuer les pertubations économique et sociales dans la population.

Alors ma question, POURQUOIS//COMBIEN....?

I'm integrated dit :
4 mai 2014 à 0 h 13 min

Pour traverser le désert, il faut savoir où on va... Sinon, on risque de tourner en rond, n'est-ce pas? Blâmer les autres, les médias, refuser l'évidence, jouer sur la peur des "autres", comme M. Drainville, dire "les libéraux ont fait bien pire", c'est comme siffler dans le noir... Regardez dans le miroir, vous y verrez la cause réelle de vos échecs répétés... P.-S. J'ai remarqué que Mme Marois avait remis son foulard... C'est la boutique Hermès qui va être contente...Y vont peut-être lui faire un deal?

Jacques Lambert dit :
4 mai 2014 à 0 h 26 min

En 1965, Daniel Johnson père, chef de la défunte Union nationale, publiait « Égalité ou indépendance » : « l'indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l'indépendance ».

Aujourd’hui on a: - Québec solidaire : la justice sociale avant l’indépendance; c’est-à-dire jamais. - la CAQ : les finances avant l’indépendance; c’est-à-dire la semaine des quatre jeudis. - le PLQ : le Canada et les finances, ça se décide à Toronto et à Ottawa.

Et le PQ? Un bon gouvernement nationaliste de droite et l’indépendance quand ça être d’adon.

- Option nationale : l’indépendance pour le contrôle des finances et la justice sociale; la solution sensée, à mon avis.

Si le PQ n’était pas devenu l’arrière-garde de l’Union nationale, il se rallierait à Option nationale. Comme Monsieur.

Bergeron M dit :
4 mai 2014 à 0 h 54 min

Mme. Legault,

En tant qu’ex péquiste depuis sa fondation, vous avez toute ma concidération sur cet article.

Clairmont Perreault, Je partage votre message totalement M. Perreault. De plus j'ajouterais que la conjoncture économique et sociale vient ajouter aux questionnements des contribuables. On est mal géré et il n'y a aucun respect pour les petits travailleurs honnête qui voient le gaspillage, l'hypocrisie, les fraudes soient académique, financière, mensonges, mauvaise information etc. Les abus de syndicats, de groupes de pressions etc ces grands amis du PQ. Rien qu'à comprendre la fiscalité pour voir comment on nous plume de tout côté. On parle de système de santé gratuit quand dans les faits deux contributions fiscales, plus le privé à côté et on ose affirmer la gratuité ce qui permet de ne pas donner les services auquel nous serions en droit de s'attendre. Malheureusement les incompétents reviennent année après année et pour l'idéologie on doit voter pour quand dans les faits la souveraineté est loin dans leur objectif c'est surtout le pouvoir qui attire.

Gilles P dit :
4 mai 2014 à 4 h 32 min

La souveraineté est devenu un objectif impossible . Les anglos québécois et les allophones n’accepterons jamais cette option, Même si une majorité de québécois francophones disaient oui, les régions du Québec anglophones voudraient être rattaché au Canada.

Robert Guénette dit :
4 mai 2014 à 8 h 33 min

LA TRAVERSÉ DU DÉSERT. Nous ne pouvons le nier cette traversé du désert nous devrons l'affronter. Mais ce n'est pas une excuse pour demeurer passif. C'est justement le moment idéal pour nous remettre en action. Trop longtemps les membres et sympathisants ont laissé la gouverne du parti à un petit groupe. Il est temps maintenant de revenir en force au sein du parti québécois. Tous les souverainiste, membres ou sympathisants doivent reprendre leur droit au chapitre dans ce parti. 1000,000 membres qui se mobilisent peuvent faire la toute différence.

RDVaudreuil dit :
4 mai 2014 à 8 h 53 min

Il y a de fortes chances que le parti québécois devienne un parti marginal qui n'aura que peu de québécois en régions pour les garder en vie. Dans les centres urbains, nous avons compris depuis un bon bout de temps que ce parti est un boulet pour l'économie du Québec avec leur éternel chantage de référendum à venir lorsque...

Espérons pour le bien du Québec que la CAQ devienne l'opposition officielle...

François Janvier dit :
4 mai 2014 à 8 h 53 min

La base militante du PQ n'est peut-être pas aussi aseptisée que l'on semble le croire. En 2011, dans la foulée des départs de Pierre Curzi, Jean-Martin Aussant, Lizette Lapointe. Louise Beaudoin, il y a eu une forte contestation au sein du parti. Devant l'échec de celle-ci et à l'approche imminente d'une élection plusieurs ont alors décidé de se taire.

Par ailleurs depuis l'échec cuisant de la gouvernance souverainiste du 7 avril dernier, des voix dont celle de M. Parizeau se prononcent publiquement pour un retour du PQ à sa raison d'être soit l'indépendance du Québec; on assiste même à un retour au PQ de militants que l'on qualifie de pur et dur. Jusqu'où le mouvement va s'étendre, il est trop tôt pour le dire.

Chose certaine les carriéristes et les électoralistes du PQ ne sont plus seuls sur la patinoire. Ce qui manque actuellement c'est un leader de la trempe de M. Jacques Parizeau pour galvaniser les troupes et convaincre la jeunesse d'embarquer dans le mouvement. À ceux qui pensent que les jeunes sont trop individualistes et trop consommateurs pour embarquer dans un mouvement militant indépendantiste, je rappellerai qu'il y a eu en 2012 un printemps érable qui dépassait en constance et en intensité la contestation étudiante des années 60.

Francois Pitou dit :
4 mai 2014 à 9 h 29 min

@ Clermont Perrault. Vous devriez en ecrire plus mon cher. C,est pas mal interessant ce que vous dites. Nombreuses croisieres...hum...Compagnons de voile...Ca ferait un beau chapitre mais je ne suis pas sur que Bernard Landry apprecierait mais ce serait beaucoup plus ragoutant que les opinions legales de Drainville.( Ces opinions qui existent d,alleurs. Elle sont publiees sur le site internet de la Firme d,Avocats Pinault, Caron et Associes.) Au plaisir de vous lire plus tard dans la journee cher Monsieur car il devrait pleuvoir toute la journee sur le Richelieu.

Guy Desjardins dit :
4 mai 2014 à 9 h 52 min

La traversée du désert par le PQ restera sur les dunes de sable. Le manque d'eau l'impide aura causé sa perte. La dégringolade a débuter par la cage à homard de M. Parizeau et a été le commencement des cachoteries et entourloupettes. Lorsque le PQ était au pouvoir, ils ont copier les Libéraux et dépenser sans égard aux entrées. Le Ministre des Finances a avouer qu'il s'était trompé sur le déficit, et en plus nous découvrons un petit $600 millions et plus additionel. Aux dernières élections, le fameux "deal" Mme Marois vs FTQ qui n'a pu être dévoilé par un déclenchement d'élections précipitées. Pour finir d'entrer le clou dans le cercueil, Mme Marois, M. Drainville et les Péquistes ont tenter d'induirent en erreur le peuple Québécois avec une charte à chicanne dont ils nous ont menti sur la légalité en nous faisant des accroires. Le PQ c'est détruit par lui-même et n'ont qu'eux à blâmer. Maintenant tout ce que l'on espèrent, c'est que les Libéraux gèreront les finances de l'État avec doigté, à couper dans le gras en commençant par le haut de l'échelle et dépenser en considérant la capacité de payer des citoyens. En premier, les primes de départ devraient être abolies sur le champs ce que la majorité de Québécois(es) veulent. Les Libéraux ont pris le pouvoir par défaut en faisant miroiter un référendum. Le peuple n'y a vu que du feu et ont tomber dans le panneau. C'est un cadeau que le peuple Québécois leur ont offert gratuitement maintenant il faut qu'ils gouvernent en travaillant pour le peuple et non seulement de ce que l'on connait de par ces jours ci, malheureusement. Il y a une grosse côte a remonter et les freins doivent être en bonne condition et la descente peut être très vite dans le ravin. "On verra".

Jean-Pierre Gascon dit :
4 mai 2014 à 10 h 18 min

Le PQ a depuis 20 ans ignorésa raison d'être à un point tel où je me demandais s'il avait toujours conscience de l'existence de la nation québécoise. C'est dire comment la quête de la gouvernance coloniale de la Province of Kwibek paraissaitbonne aux opportunistes provincialistes de ce parti devenu une excroissance de feue Union nationale.

A. Arcand dit :
4 mai 2014 à 10 h 47 min

«Le Parti Québécois ne récolte même pas le 40 % d’appuis à la souveraineté» Jean Lussier

Vous avez mis le doigt sur le bobo ... Même avec 35% des votes, le PQ pourrait être majoritaire. Ce n'est pas le cas. C'est donc la stratégie du PQ qui est en cause et non pas l'option souverainiste.

Le PQ ne peut clairement plus jouer sur les deux tableaux en prônant à la fois la souveraineté et en mettant de côté l'option souverainiste ...

En plus d'avoir les fédéralistes à dos, le PQ a démotivé ses troupes souverainistes.

Ginette dit :
4 mai 2014 à 12 h 06 min

Ça ne sert plus à rien de discourir sur ce que le Parti Québécois va faire pour se renouveler. Pendant les 4 prochaines années, 50 000 et plus immigrants vont faire leur arrivée au Québec et ainsi venir grossir les électeurs du parti libéral. Les souverainistes n'ont plus de voix au Gouvernement. Désormais, la seule voie qui leur reste pour s'exprimer sur l'avenir du Québec et contre le plan fédéral d'appauvrissement journalier du Québec, c'est la rue comme dans les années 1970.

jimmy brindle dit :
4 mai 2014 à 12 h 19 min

Rêver ne coûte rien et n'a pas de conséquences matérielle , financière et autres . La réalisation de ce rêve à un coût qui n'a jamais été dévoilé par le PQ , du fait que la vérité aurait préséance sur le rêve émotif . Pour ne pas créer une situation préjudiciable il faut instruire les citoyens de tous les sacrifices et obstacles qu'ils devront affronter .

Jean-Pierre Gascon dit :
4 mai 2014 à 13 h 37 min

Le PQ a depuis 20 ans délaissé sa mission première de faire du pays réel des Québécois un pays souverain. Suite à l'intronisation du roitelet Lucien Bouchard en 1996, ce parti s'est départi progressivement de tous ses membres indépendantistes, dès lors il ouvrait toutes grandes ses portes aux opportunistes politiques provincialistes ayant la seule ambition d'acceder à la gouvernance de la colonie et avanttout aux privilèges qu'elle confère aux collaborateurs. Le PQ 2014 et la CAQ ne sont que des facsimilés de feue Union nationale disputant l'intendance coloniale de la Province of Kwibek au Parti provincial rocanadian liberoule.

Benoit Carré dit :
4 mai 2014 à 13 h 51 min

(Première partie) «Rêve idyllique de la souveraineté était un chant des sirènes», utopie souverainiste, etc,, etc. Des expressions édulcorées jamais expliquées par une réflexion sur le contenu et les avantages du fédéralisme et sur les désavantages de la souveraineté. Je n'ai jamais entendu quelqu'un expliquer en quoi être maître de son destin, de son avenir, n'a pas plus de valeur et d'importance que de rester soumis à une autorité fédérale qui tout ce qu'elle a été capable de faire est de nous imposer une constitution que le Québec n'a jamais signée.

L'Union européenne, bien que bringuebalante de puis quelques années, est un exemple inspirant du fait que TOUS ses membres, pour en faire partie, doivent pouvoir exercer leur pleine souveraineté au sein de leur territoire nationale.

Jusqu'à aujourd'hui, et sans doute pour encore très longtemps, car toute modification à la constitution canadienne s'avère pratiquement impossible –les jugements récents de la Cour Suprême le démontrant– jamais le Canada n'a réussi à obtenir l'accord du Québec mais lui a toujours imposé SA volonté.

Donc, au fur et à mesure du temps qui passe et des tentatives diverses malheureuses, une proportion très importante de Québécois, animée de cette volonté de souveraineté, prend acte des erreurs commises, des culs-de-sac imprévus et des pistes trop tortueuses pour être praticables. Mais, issus de colonisateurs qui savaient et qui croyaient que les terres fertiles sont le fruit d'un long et dur labeur, ces Québécois résolus dont je suis, ne désespèrent pas. (À suivre..)

Benoit Carré dit :
4 mai 2014 à 13 h 58 min

(Suite ...) La société québécoise telle qu'elle est actuellement est le résultat de décisions audacieuses et courageuses. Elle s’est affranchie de quelques tyrannies dont celle de la religion. Elle a su combattre l’adversité issue tant de l’intérieur que de l’extérieur. Et elle l’a fait avec un grand succès malgré les embuches semées sur son parcours. (L’histoire scandaleuse de l’Aéroport de Mirabel de stricte responsabilité fédérale en est un exemple patent. La saga actuelle de la reconstruction du pont Champlain est dans la même lignée.) Mais le projet n’est pas achevé.

Plutôt que de parler de «traversée du désert» ne pourrait-on pas utiliser l'expression «période d’appropriation», c’est-à-dire, prendre acte de ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné. Tous les gestionnaires sérieux qui ont eu la responsabilité d’un projet d’une grande complexité, savent que l’évaluation des résultats est un processus continu suivi nécessairement par des mesures adaptatives en fonction des résultats d'étapes en temps réel. Accepter de s’arrêter pour évaluer la situation afin d’apporter les correctifs nécessaires, voilà un puissant gage de succès.

Je reste donc confiant que l’objectif de la souveraineté puisse se réaliser. Mais sans doute que les Québécois qui comme moi ont cette même conviction, devraient se demander non pas «Ce que le Pays peut faire pour moi, mais ce que je peux faire pour le Pays.»

Aussi j'ai décidé de mettre mon épaule à la roue ... Après tout ne sera-t-il pas MON pays !

mlemieux dit :
4 mai 2014 à 14 h 21 min

Les péquiste devraient se rallier et focuser sur la souveraineté.

Il ne font actuellement que diviser les votes entre les différents partis et les libéraux vont toujours passer.

Quand on se tire dans le pied, on fait actuellement comme le PQ et QS.

Robert Guénette dit :
4 mai 2014 à 15 h 05 min

Avec le retour possible des souverainistes au parti québécois avec la conviction de rétablir le projet d'indépendance au cœur du parti, il est certain que nos adversaires diront que nous nous sommes radicalisés. C'est un passage obligé. Mais un projet clair, honnête avec la population, un chef rassembleur et des membres convaincus, nous VAINCRONS.

sco100 dit :
4 mai 2014 à 17 h 06 min

Le Canada est très correct tel quel.

C'est plate pour les aventuriers, mais c'est ça qui est ça.

pompier52 dit :
4 mai 2014 à 17 h 19 min

Partie Québécois mon œil Nos ancêtres ont braver la mer pour ce faire un pays a eux seulement avec le courage et le peut d outils et le vouloir faire et noud descendants de cette fier race Au lieu d'honorer la force de nos aïeux nous nous laissons plumer comme de vilaines volailles par ces partis qui ne pensent qua leurs poches et ceux de leurs petits ami-es Il serait temps d'arrêter de se faire tondre comme des moutons et de se prendre en main envers tous ces profiteurs

Benoit Carré dit :
4 mai 2014 à 22 h 58 min

@ sco100 dit 4 mai 2014 à 17 h 06 min

Je ne sais pas de quelle partie du pays vous êtes, mais je peux vous assurer qu'il y a un grand de Québécois qui ne partagent votre opinion.

«Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si l'on t'écrase d'un pied» [Emmanuel Kant]

Hugo dit :
5 mai 2014 à 1 h 05 min

Je suis de cette base militante, et je ne suis pas aseptisé, ni ceux que je côtoie. Les débats entre nous sont vifs. Je vous encourage à contribuer audit débat de manière constructive comme vous le faites parfois, ou à parler d'autre chose. Pour le pays, un peu d'espoir, de grâce!

L. Trepanier dit :
5 mai 2014 à 7 h 42 min

@Clairmont Perreault 3 mai 2014 à 22 h 24 min Y a pas à dire. M. Landry s'entoure d'érudits. Ce n'est pas possible de faire tant de ''Fotes'' par ligne de texte.

Fredéric Collin dit :
5 mai 2014 à 9 h 03 min

Le problème n'est pas le chef du PQ ou même sa stratégie, le problème c'est que les québécois ne veulent pas de l'option du PQ et que le PQ fait de l'aveuglement volontaire.

Dans les essais des écoles secondaire de Montréal et Québec, le PQ n'était même pas les 3 parties les plus populaire... Considérant que le PQ n'ira même pas chercher 5% des votes des nouveaux immigrés.

Le PQ ira chercher dans le meilleur des monde 20% à la prochaine élection.

jimmy brindle dit :
5 mai 2014 à 14 h 46 min

@ Benoit Carré 22h58 ; Qu'en savez vous , je suis curieux de connaître les endroits et les pourcentages de ces Québécois qui sont contre . Il ne faut jurer de rien . Et si le gouvernement Canadien ferait un référendum pan Canadien sur la pertinence de donner à ces Québécois séparatistes un bout de terre du pays dont la superficie serait égal au pourcentage du nombre de Québécois désirant se séparer du Canada suite au résultat du vote des Québécois sur ce sujet . L'ONU serait appelé à commenter sur cette proposition . Cependant , ce nouveau Pays devra se trouver un nom autre que celui de Québec si la majorité des Québécois désirent rester attaché au Canada. Je crois que cette simple solution est réalisable et équitable pour les uns et les autres .

Benoit Carré dit :
5 mai 2014 à 22 h 47 min

@ jimmy brindle 5 mai 2014 à 14 h 46 min

Voilà ! Vous démontrez exactement ce que je disais : absolument aucun élément de discussion avec les fédéralistes comme vous. Vous ne présentez aucune raison qui ferait en sorte que les Québécois auraient le goût de rester dans cette confédération qu'on nous a enfoncée dans la gorge, comme vous dites en anglais.

jimmy brindle dit :
6 mai 2014 à 17 h 59 min

@ Benoit Carré ; Discuté de quoi . Les Péquiste ont clairement démontré , durant toutes ces années , que la séparation était l'unique solution pour devenir libre et prospère avec ses frontières , sa monnaie , ses lois et son système politique . J'ai suggéré une solution équitable pour les tenants de la séparation , que voulez vous de plus , qu'ont se traine à vos pieds et vous priez de demeurer parmi nous et satisfaire tous vos désirs . Il se trouve des pays en ce monde qui n'ont pas la moitié ce que vous avez .