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Gesca | Le Soleil

Choc et stupéfaction au quotidien Le Soleil

Le Soleil, journal, GESCA
Photo le journal de Québec, Simon Clark

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Même si la direction évoque seulement la disparition des journaux imprimés, les propos du cochef de la direction de Power Corporation, André Desmarais, ont jeté une douche froide sur les employés du quotidien Le Soleil, à Québec.

«Il a carrément dit qu’on allait disparaître. L’ambiance est morose dans la place», a lancé un travailleur de l’information. Sans vouloir le dire ouvertement, plusieurs ont parlé de malaise, de consternation et de choc.

À l’interne, les employés sont sur le qui-vive depuis longtemps, mais, cette fois-ci, l’avenir semble encore plus incertain. Le Soleil a été fondé en 1896.

«Nous sommes inquiets de l’avenir des quotidiens régionaux. La finalité du papier, tout le monde savait que ça viendrait un jour. Peut-être est-ce plus proche qu’on le pense», a commenté le président de la Fédération nationale des communications–CSN, Pierre Roger. La qualité de l’information régionale demeure préoccupante, selon la FNC.

«Il y a déjà des coupures annoncées récemment. Cette nouvelle annonce ne comporte pas de date. Je comprends qu’ils sont en réflexion», ajoute M. Roger.

Selon une source consultée par Argent, tous les syndicats des journaux régionaux de Gesca sont convoqués le 20 mai à une rencontre avec Guy Crevier, président de Gesca ltée.

Aucune date

À Québec, la direction a redirigé les appels dans la métropole, où la stratégie numérique n’a pas changé.

«M. Desmarais faisait un commentaire sur le modèle des journaux papier en général. C’est un modèle auquel on ne croit plus. Aucune date n’est fixée», a expliqué Caroline Jamet, présidente des Éditions La Presse depuis 2011.

 
«M. Desmarais a fait un commentaire sur l'industrie des journaux. Aucune date n'est fixée et aucune décision n'a été prise pour l'instant»
Caroline Jamet, présidente des Éditions La Presse
«L'avenir du papier, l'employeur en parle depuis plusieurs années. Notre inquiétude, c'est l'information régionale»
Pierre Roger, président de la Fédération nationale des communications–CSN
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