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Websérie

Une héroïne pas comme les autres

La websérie Batwheel créée par Maxime D. Pomerleau pour conscientiser la population

Maxime D. Pomerleau incarne Batwheel dans sa nouvelle websérie.
Photo courtoisie Maxime D. Pomerleau incarne Batwheel dans sa nouvelle websérie.

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Une webtélé pour conscientiser la population et le gouvernement face aux difficultés que vivent les personnes handicapées, c’est ce que propose l’audacieux projet Batwheel de la Saguenéenne d’origine, Maxime D. Pomerleau.

Une webtélé pour conscientiser la population et le gouvernement face aux difficultés que vivent les personnes handicapées, c’est ce que propose l’audacieux projet Batwheel de la Saguenéenne d’origine, Maxime D. Pomerleau.

Si vous pensez que le Québec est bien adapté pour faciliter la vie aux personnes aux prises avec un handicap, Maxime D. Pomerleau a des petites nouvelles pour vous. «Au Québec, on n’est pas fort sur l’accessibilité. Juste prendre le métro, c’est compliqué. À Mont­réal, il y a seulement trois métros qui ont un ascenseur.»

Atteinte du syndrome de McCune-Albright, une maladie rare qui affecte, entre autres, ses os et qui l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant, Maxime a décidé de dénoncer la situation en créant une websérie intitulée Batwheel.

«Batwheel existe parce que le gouvernement et les organisations comme l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ) ne font pas leur job. Ce dernier n’a pas de poids parce qu’il n’a pas de pouvoir décisionnel. Je ne trouve pas qu’ils travaillent pour moi.»

Bonne volonté

Batwheel met en scène un superhéros de série B en fauteuil roulant qui sauve des gens à mobilité réduite. Par contre, contrairement aux Superman de ce monde, elle n’a pas de pouvoir magique. Seulement sa bonne volonté de vouloir bien faire les choses.

«Elle n’est pas très efficace. Batwheel vient en aide aux person­nes handicapées qui ont à se déplacer pour faire des choses courantes de la vie. Ça peut paraître simpliste, mais faire son épicerie, c’est compliqué quand les articles sont au-dessus de ta tête.»

Argent recherché

Grande fan de la série Batman des années 1960 dont elle s’est fortement inspirée pour le visuel de sa websérie, Maxime espère bien, dans un futur proche, pouvoir enregistrer neuf autres épisodes de son projet.

«Pour le moment, on a 1 épisode sur 10 de fait. Pour la suite, on doit trouver une subvention, car les tournages coûtent très cher. On se sert du premier épisode pour essayer de vendre et faire connaître le projet», conclut-elle.

 

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