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Duvernay-Tardif s’adapte aux Chiefs

L’ex des Redmen participe à un premier camp des recrues à Kansas City

Richard Boutin

Richard Boutin @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

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photo courtoisie

Le bloqueur Laurent Duvernay-Tardif (76) est satisfait de sa performance à la première journée du mini camp des recrues des Chiefs.

KANSAS CITY | Le premier entraînement est dans les livres pour Laurent Duvernay-Tardif qui a fait ses débuts officiels, hier, avec les Chiefs de Kansas City à l’occasion d’un mini camp des recrues.

Le choix de 6e ronde (200e au total) des Chiefs au dernier repêchage de la NFL trace un bilan positif de sa première journée de travail avec casque. «Ça allait vite, mais ça allait bien, a résumé l’ancien bloqueur étoile des Redmen de McGill. Je peux rivaliser sur le plan physique. J’ai commis une ou deux erreurs comme tout le monde, mais l’important est de ne pas les répéter.»

«Depuis deux semaines, on dessine des jeux au tableau, mais c’est la première fois que la défensive est devant moi, de poursuivre le gaillard de 6 pi 5 po et 315 livres. On peut ainsi mieux comprendre certaines choses. Ce fut une journée exigeante physiquement.»

De l’action

La présence de 11 joueurs sur le terrain au lieu de 12 comme au football canadien comporte une période d’adaptation pour le premier Québécois repêché dans la NFL depuis Randy Chevrier en 2001 par les Jaguars de Jacksonville.

«Je dois être en mesure de compter les secondeurs, a-t-il expliqué. Au football canadien, tu peux les identifier rapidement, mais ici ils se déplacent constamment dans la boîte. Je dois être en mesure de les repérer sur le terrain. Je dois aussi m’habituer au livre de jeux.»

Duvernay-Tardif a évolué comme bloqueur à droite avec la première unité. «J’ai vu de l’action en masse, a-t-il mentionné. J’ai obtenu beaucoup de répétitions. Je me sentais à ma place.»

Rien d’acquis

Assuré de prendre part au camp d’entraînement en juillet contrairement à plusieurs autres qui sont à la recherche d’un contrat en fin de semaine, Duvernay-Tardif ne tient rien pour acquis. «Je dois me prouver comme tout le monde ici et tous se retrouvent au même niveau, a-t-il indiqué. Tant que je n’aurai pas mérité un poste, je n’aurai rien accompli.»

«De toute façon, j’en ai plus à apprendre que les autres, d’ajouter le joueur de ligne par excellence au pays l’an dernier et récipiendaire du trophée J.P. Metras. Les entraîneurs en sont conscients et ils seront patients avec moi. Ils vont me laisser du temps et j’aurai à droit à une ou deux erreurs, mais je devrai progresser.»

Andy Reid a apprécié la performance de Duvernay-Tardif. «Il a bien fait, a indiqué l’entraîneur-chef des Chiefs. Les choix au repêchage et les agents libres doivent assimiler beaucoup de choses en peu de temps. Contrairement aux dernières années, c’est un avantage qu’ils aient pu se présenter ici deux semaines avant le début des entraînements. Ça facilite leur adaptation et permet une transition plus en douceur.»

 

« Un bel esprit de famille »

KANSAS CITY | Débarqué à Kansas City le 11 mai soit dès le lendemain de sa sélection par les Chiefs, Laurent Duvernay-Tardif n’a pas eu le temps de chômer.

«On ne perd pas une seconde, a-t-il résumé. Les vétérans sont présents pour un maximum de quatre heures par jour selon les règles de la convention collective et toutes les secondes sont rentabilisées. C’était exigeant lors de mon entraînement cet hiver à Knoxville, mais c’est encore une coche de plus ici. Tu dois étudier beaucoup si tu veux connaître tes jeux. J’adore la façon dont ça se passe.»

Parce qu’il était déjà venu en visite à Kansas City en avril avant le repêchage, Duvernay-Tardif savait déjà à quoi s’attendre, mais il a découvert une ambiance qui lui plaît beaucoup. «Il y a un bel esprit de famille, a-t-il raconté. On ne retrouve pas un esprit de compétition entre les joueurs. Tout le monde m’aide et les entraîneurs sont géniaux. Quant aux installations, j’avais déjà une bonne idée à quoi m’attendre.»

Le complexe intérieur où les Chiefs s’entraînent est situé tout juste à côté du Arrowhead Stadium.

Chaotique

John Dorsey a préféré attendre avant de commenter les performances Duvernay-Tardif ou de tout autre recrue. «Le premier entraînement d’un mini camp est toujours chaotique, a expliqué le directeur gérant des Chiefs. Les joueurs ont la tête qui tourne dans tous les sens. Le deuxième entraînement est toujours mieux. On s’en reparlera, demain [aujourd’hui].»

Tous les choix des Chiefs étaient présents au camp. Choix de première ronde (23e au total) des Chiefs, le secondeur Dee Ford a paraphé son contrat, hier, tout juste avant de sauter sur le terrain.

 

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