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Canadien | Rangers

Un avantage impuissant

NHL/
Photo usa today
Brendan Gallagher et Max Pacioretty ont célébré le but de P.K. Subban réussi au début du troisième vingt.
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Brendan Gallagher et Max Pacioretty ont célébré le but de P.K. Subban réussi au début du troisième vingt.

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NEW YORK | Il y a un discours unanime parmi les 30 entraîneurs en chef de la LNH: les unités spéciales dictent souvent le résultat d’un match.

Le Canadien a cruellement rappelé cette règle d’or lors du quatrième match de la finale de l’Est. Les Rangers ont visité le banc des punitions à huit reprises. En séries, c’est énorme. Malgré une multitude d’occasions, le Tricolore a touché la cible une seule fois.

Pour ajouter aux malheurs de l’équipe, Carl Hagelin a marqué un but en désavantage numérique en première période.

«C’est beaucoup l’histoire du match, a rappelé Therrien. Oui, on a marqué un but en avantage numérique, mais ce n’est pas suffisant en huit tentatives. Les Rangers ont gagné beaucoup en confiance grâce à leur jeu en infériorité numérique.»

Depuis le début de la série, le Canadien a réussi un seul but en 17 occasions en supériorité numérique. On parle d’un taux d’efficacité ­anémique de 5,8 %.

P.K. Subban, l’auteur de l’unique but en avantage numérique face aux Rangers, a cherché à relativiser cette statistique.

«Ce sont les séries. Les équipes ne marquent pas deux ou trois buts par rencontre en supériorité numérique. Jusqu’ici, je ne connais aucune équipe qui marque d’une façon très constante en avantage numérique. Les gars sont prêts à bloquer tous les tirs. Tu envoies la rondelle au filet et tu espères qu’elle dévie sur quelque chose.»

Garder le moral

Dans un vestiaire assez silencieux, les Subban, Brian Gionta et Francis Bouillon ont tous rappelé le caractère de leur équipe.

«C’est loin d’être terminé, a assuré Subban. Il reste beaucoup de hockey à jouer. On doit se préparer à retourner à la maison et à jouer un bon match.

« C’est la réalité des séries, on n’a pas le choix d’accepter notre sort, on perd maintenant 3-1, a-t-il poursuivi. On s’en est déjà parlé. Il faut rapidement mettre cette défaite derrière nous et nous préparer pour un match important.»

Bouillon a tenu un discours semblable à celui de Subban.

«Il y a beaucoup de caractère dans ce vestiaire, a-t-il affirmé. Personne ne veut que ça se termine comme ça. On n’a pas le choix de prendre les matchs un à la fois.

«Présentement, tout le monde est déçu, mais il faut tourner la page, a-t-il ajouté. On ne peut pas s’acharner sur ce match-là. Il y en a un autre gros qui s’en vient.»

La foi de Tokarski

Le CH cherchera à réaliser un petit miracle dans cette série sans l’âme de son équipe, Carey Price.

Depuis qu’il a pris la relève, Dustin Tokarski a fait du très bon travail. L’ancien gardien des Bulldogs de Hamilton a redonné de l’espoir à son équipe avec trois bons ­départs d’affilée.

Après la rencontre, le gardien a parlé comme un ­vétéran.

«Il y a de la déception, mais je ne crois pas qu’on peut utiliser le mot frustration pour décrire l’ambiance dans ce vestiaire, a-t-il expliqué. Nous avons eu des chances. La victoire se décide souvent par quelques centimètres. Nous avons frappé un poteau en troisième période.»

Tokarski pensait déjà au cinquième match.

«Nous jouerons à la maison, devant les meilleurs partisans du monde. Nous devrons gagner le prochain match, nous connaissons notre ­mission.»

Le numéro 35 du Tricolore a bloqué 26 des 29 tirs des ­Rangers.

 

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