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LNH | Rangers

Le «sasquatch» de New York

Benoit Pouliot préfère se tenir loin des réflecteurs

BENOIT POULIOT
Martin Chevalier / JdeM
BENOIT POULIOT
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Martin Chevalier / JdeM
BENOIT POULIOT

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Il aura fallu 10 jours de demandes répétées à l’équipe de relations publiques des Rangers pour obtenir une entrevue avec Benoit Pouliot.

Dix jours à se faire servir des excuses insipides en guise de fin de non-recevoir.

Dix jours à se demander si Pouliot n’était pas comme le sasquatch, une créature légendaire à l’image du yéti et du monstre du Loch Ness. Le type de créature dont tout le monde a entendu parler, mais que personne n’a jamais véritablement vu.

En fait, seule la collègue de RDS, Chantal Machabée, avait eu la chance de lui poser quelques questions, au terme de la quatrième rencontre.

Mais comme l’école apprend aux journalistes à obtenir une information de deux sources différentes avant de confirmer quoi que ce soit, valait mieux attendre une deuxième preuve avant de confirmer l’existence du «sasquatch» de New York.

Un homme de peu de mots

Preuve obtenue mardi matin, au terme de l’entraînement matinal des Rangers.

«J’ai été comme ça toute l’année, a reconnu Pouliot lorsqu’on lui a souligné qu’il nous avait fait languir longtemps. Les journalistes de New York m’en ont également parlé.»

Et comment! L’un d’entre eux nous a même confié ignorer que Pouliot parlait anglais. C’est tout dire.

«Je ne suis pas très à l’aise de m’exprimer. J’aime mieux garder mes états d’âme pour moi-même, a ajouté le Franco-Ontarien sur la question. Je ne veux pas trop m’en faire avec ça. J’essaie de me concentrer davantage sur mon jeu.»

Une stratégie qui, il faut l’avouer, fonctionne. Depuis le début des séries, le trio qu’il forme en compagnie de Mats Zuccarello et Derick Brassard a été le plus constant chez les Rangers.

Une bonne relation

Avant le début de cet affrontement avec le Canadien, Alain Vigneault a expliqué qu'il avait réussi à faire sortir le meilleur de Pouliot grâce à la relation qu’il entretient avec lui.

«Benoit est un jeune homme sensible. Il m’a fallu un peu de temps à savoir comment le gérer et comment trouver la formule pour que notre relation me permette de sortir le meilleur de lui avec une grande régularité», avait-il mentionné, refusant d'entrer dans les détails.

«Alain a confiance en moi. Il me laisse jouer ma partie. Lorsqu’il vient me voir, c’est qu’il a vraiment besoin de me parler. Il ne m’a pratiquement pas fait jouer sur le banc de l’année. Il a toujours continué de me faire jouer», a offert le Franco-Ontarien comme élément de réponse.

Style offensif

De Jacques Lemaire à Vigneault, en passant par Todd Richards, Jacques Martin, Claude Julien, Guy Boucher et Jon Cooper, Pouliot a joué sous les ordres de sept entraîneurs.

La philosophie de Vigneault, moins axée sur la défense que ceux qui ont eu Pouliot sous leurs ordres avant lui, vient peut-être ajouter à l’explication. «Avec Alain, on a un style axé sur la vitesse. Comme l’échec avant est une de mes forces, c’est un style qui me convient parfaitement», a indiqué Pouliot, choix de premier tour du Wild (4e au total), en 2005.

À ce chapitre, l'entraîneur des Rangers refuse de prendre le crédit.

«Tous les entraîneurs veulent que leurs joueurs soient responsables défensivement lorsque leur équipe n'est pas en possession de la rondelle. Et tous les entraîneurs veulent que leurs joueurs s’expriment lorsqu’ils l’ont.»

«Benoit est capable de faire les deux», a-t-il pris soin d’ajouter.

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