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Les jeunes Québécois veulent-ils encore du Québec?

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Le sondage en deux temps de La Presse sur la jeunesse québécoise et la souveraineté laisse un peu perplexe, à causes des catégories étranges dans lesquelles il répartit la jeune génération, mais confirme surtout un sentiment de plus en plus répandu: les jeunes ne sont plus spontanément souverainistes. Ou plus exactement, ils ne le sont plus du tout. La chose choque ceux qui misaient sur une forme de messianisme démographique, comme si le renouvellement démographique conduisait naturellement à l’indépendance. On connait l’explication simple : la souveraineté serait un projet générationnel. Plus encore, ce serait  un projet associé à une image perdante, naturellement repoussante pour les jeunes générations. Souvent, la souveraineté les indiffère et, de temps en temps, elles y sont franchement hostiles.  Si la tendance se maintient, le Parti Québécois est évidemment appelé à la disparition.

La réponse est vite donnée : c’est une claque pour le PQ. Évidemment. Mais il s’agit moins d’une claque pour le PQ que d’une claque pour le Québec en entier. Car le chiffre le plus important de ce sondage est terrifiant : 60% des jeunes Québécois souhaiteraient bien s’exiler du Québec. On peut y voir un effet de la mondialisation et du discours qui l’accompagne, et qui pousse au déracinement, comme si l’individu libre devait d’abord s’affranchir de sa culture ou la réduire à un attribut individuel, chacun bricolant finalement son identité sans y voir un héritage collectif. L’époque tend à présenter l’enracinement comme une pathologie: celui qui vient d’un pays et s’y trouve heureux au point de penser y faire sa vie ne renonce-t-il pas au même moment à toutes les autres vies possibles, alors que la postmodernité nous invite justement à une mue identitaire perpétuelle? Il se peut aussi que l’inculture historique terrifiante de la jeune génération et ses convictions politiques ne sont probablement pas sans liens.

Les petites nations paient évidemment le prix de cette mondialisation à travers laquelle se dessine souvent le visage de l’empire. Quand l’empire domine, il attire les plus ambitieux. Sa puissance d’attraction est incroyable. Réussir sa vie, c’est parvenir à s’y inscrire, à s’y faire reconnaître, à s’y faire célébrer. Une réussite véritable n’est-elle pas internationale, comme on dit? Et les meilleures écoles, pour marquer leur réputation d’excellence, ne proposent-ils pas des programmes d’éducation internationale? On ne s’en désolera pas en soi, évidemment, et le cosmopolitisme authentique est souhaitable, mais on notera que cet élan vers l’autre s’accompagne souvent d’un triste dédain de soi. Combien de fois a-t-on entendu ce récit de jeunes Québécois, en voyage à l’étranger, obligés de constater, lorsqu’on leur demandait de parler de leur pays et de ses traditions, qu’ils en connaissaient bien peu, et peut-être même aucune?

Le fait que le Québec se situe à la frontière immédiate de l’empire contribue évidemment à sa fragilité, à une époque où la nation est discréditée par l’idéologie dominante. On voit même des jeunes souverainistes embrasser eux-mêmes l’idéal d’un Québec bilingue, ce qui ne les empêche pas d’entretenir une forme  de tendresse particulière à l’endroit de la langue française. Mais lorsqu’ils veulent s’adresser au monde, comme on peut le voir lors de certains événements culturels internationaux très médiatisés, lorsqu’ils veulent être compris au-delà de ce qu’ils imaginent être leur tribu, ils passent spontanément à l’anglais, d’autant plus qu’ils considèrent la langue moins comme un vecteur existentiel qu’à la manière d’un outil de communication pour se faire comprendre. On oublie que la langue est aussi  un fait politique. À bien des égards, la loi 101 n’a pas atteint son objectif fondamental. Elle devait fabriquer des Québécois francophones : elle a accouché de Canadiens bilingues. Le remplacement progressif du français par le «bilingue» au quotidien n’est-il pas symptomatique de cela?

L’époque pèse donc sur le Québec, qui semble engagé dans une forme de dissolution identitaire. Mais ce qui se révèle surtout, sans qu’on ose le dire, ce sont les conséquences culturelles et identitaires de la défaite politique du Québec. À deux reprises, le Québec a voté Non à sa souveraineté, même si une nette majorité de francophones l’a soutenue en 1995. Mais le résultat est là: le Québec a échoué son indépendance, et il semble intérieurement brisé. Le Québec a perdu et il est entré dans une spirale régressive qui pourrait bien ne plus s’arrêter. L’idéal de l’indépendance, deux fois vaincu, a fini par s’abimer. Mais ce dernier était consubstantiellement lié à l’aspiration à une pleine existence québécoise. La défaite du premier entraine celle de la seconde. C’est la possibilité, pour la culture québécoise, de se poser comme une culture à part entière, s’ouvrant sur le plus de possibilités humaines possibles qui semblent s’effacer.

Un peuple ne peut pas échouer un projet aussi engageant sur le plan existentiel que l’indépendance sans en payer le prix, sans voir son existence compromise, sans en venir à remettre en question la légitimité même de son existence. Et finalement, il risque d’abdiquer moralement sa quête nationale et d’accepter, sans peut-être même le savoir, les institutions qu’hier encore, il pouvait critiquer et combattre. Le régime de 1982 est manifestement entré dans la tête de la jeune génération. La constitution qui nous a été imposé semble avoir transformé en profondeur les mentalités.  Nous arrivons peut-être à ce moment où bien des Québécois considéreront que leur émancipation individuelle passera par le sacrifice de la référence collective québécoise, comme si l’identité québécoise était un fardeau dont il fallait se délivrer pour ne plus être enfermé dans une culture insuffisante. Plus nous sortirons de l’histoire, plus nous serons libres.

Finalement, se pourrait-il que la jeunesse québécoise ne soit plus intéressée à être québécoise? On se moque de ceux qui s’inquiètent de la disparition du Québec, mais pourtant, il est arrivé souvent, au fil de l’histoire, que des peuples s’effacent, parce qu’ils se sont vidés de leur substance. D’un côté, les plus ambitieux seront tentés de le fuir mentalement ou physiquement. C’est la tentation postmoderne. On célèbre l’hybridité, le métissage, la mondialisation, tout ce qui permet de se délivrer de soi en camouflant cette dimension dans le langage du progrès moderne. De l’autre, on assistera peut-être à une crispation folklorique de l’identité nationale, qui se muséifie, que n’anime plus un principe de vie. Dans cette perspective, plus la souveraineté deviendra inatteignable, plus le souverainisme risque de se convertir au maximalisme stratégique, dans une forme de radicalisme désespéré. Entre les deux, on trouvera des hommes et des femmes cherchant à sauver l’essentiel sans jamais admettre qu’il reste bien peu de choses à sauver dans un pays qui ne veut plus de lui-même.

On nous dira que le Québec ne s’effondre pas mais se transforme, tout simplement. Que rien n’est vraiment grave et que la vie continue, que ce n’est pas le Québec qui s’effondre, mais une certaine représentation du Québec, tout simplement, et qu’une autre lui succédera. Mais cet optimisme de façade n’est justifiable qu’à condition de réduire le Québec à un territoire  administratif et la culture québécoise à la simple vie humaine qu’on y trouve. Le jour où le Québec passera du français au «bilingue», et abandonnera pour de bon la quête souverainiste, ce ne sera plus le Québec, même s’il en portera encore le nom. Le Québec historique ne sera plus. Le jour où les Québécois seront des Canadiens à peu près comme les autres, renonçant à porter leur quête nationale, mais se pavanant comme de parfaits postmodernes enfin délivrés du vieil idéal qui les avait longtemps fait vivre, ils auront pour de bon perdu. Évidemment, une culture peut reprendre vie. Mais qui, aujourd’hui, a vraiment la certitude de la renaissance québécoise?

64 commentaire(s)

Jocelyne Tremblay dit :
3 juin 2014 à 12 h 49 min

Les jeunes d'aujourd'hui ne veulent rien savoir. Ils crachent sur leur histoire et même cracherons même sur leurs parents une fois leur héritage touché. Ils sont totalement insensibles, centrés sur eux-même et la façon dont ils vont être perçu par les autres. Aucun scrupule à jouer les prostitués devant ceux qui possèdent l'argent. Le paraître et l'argent sont leurs mots d'ordre.

Mon avis est que tout est vraiment fini et qu'ils n'hésiterons pas à tout vendre de leur pays pour avoir la chance de finir à la retraite à 40 ans sur une plage de Californie ou de Monaco. Il n'y a ça qui compte pour eux.

Gilles Bousquet dit :
3 juin 2014 à 12 h 58 min

Nos jeunes vont sortir le drapeau fleurdelisé, blanc et bleu, royal et religieux, à la Fête nationale du 24 juin pour le serrer pendant un an. Ils ne sortiront pas le drapeau unifolié, blanc et rouge anglais pour la fête du Canada. Probablement, le drapeau du CH, pendant les séries du hockey de la LNH.

Plus portés vers le futur que vers le passé, ils veulent un job au présent, n'importe où dans le Canada ou ailleurs si l'occasion de présente. Nos jeunes sont des citoyens du monde sans ceinture fléchée.

Normand Lafond dit :
3 juin 2014 à 13 h 00 min

"Combien de fois a-t-on entendu ce récit de jeunes Québécois, en voyage à l’étranger, obligés de constater, lorsqu’on leur demandait de parler de leur pays et de ses traditions, qu’ils en connaissaient bien peu, et peut-être même aucune?"

J'ai croisé plusieurs Français lors d'un long voyage et j'ai constaté la même chose, je posais des questions sur la France, dont certaines moins faciles que les traditionnelles du genre "vous, il est fait comment votre système universitaire?", et il ne savait pas grand-chose. Parfois je leur demandais quelque chose d'aussi basique que comment leur pays était-t-il né, ce qu'il y avait avant, etc. La meilleur réponse que j'ai eu de l'un d'entre eux c'est : "bah... eh... les bretons, les gaulois, c'est trucs là, je ne sais pas trop..." Alors, faut pas pleurer trop vite sur notre sort....

Bois de Boulogne dit :
3 juin 2014 à 13 h 08 min

Je ne m'inquiéterais pas du fait que les jeunes disent vouloir habiter ailleurs. J'ai 32 ans et, il y a dix ans, je trouvais aussi le Québec "plate" et je détestais la température. Je rêvais d'aller vivre à New York, Paris ou dans un pays chaud. Mais, à mesure que j'ai visité, voyagé et expériementé la vie ailleurs, je me suis graduellement rendu compte que nous sommes extrêmement chanceux d'habiter au Québec et au Canada. Il y a très peu d'endroits dans le monde où l'on peu avoir une telle qualité de vie. Nous vivons dans un endroit sécuritaire, propre, avec système de santé universel, etc. Il est facile de prendre ces choses pour acquis mais, lorsqu'on prend de l'âge et de l'expérience, on commence à les apprécier. Je suis certain que les jeunes qui disent vouloir habiter ailleurs tenterons l'expérience et la grande majorité reviendront au bercail avec plaisir.

Denis825 dit :
3 juin 2014 à 13 h 13 min

"Dans cette perspective, plus la souveraineté deviendra inatteignable, plus le souverainisme risque de se convertir au maximalisme stratégique, dans une forme de radicalisme désespéré."

C'est ce qu'on vient de vivre pendant 18 mois d'un FLQ sans armes au pouvoir. Je pense que c'est ce que les Québécois ont compris et c'est le sentiment qu'ils redonnent à travers ce sondage.

Sinon pourquoi donneraient-ils 22% d'appui à QS et 16% au PQ ?

Je crois que vous avez un certain culot de le dénoncer ce radicalisme puisque vous en étiez un partisan sinon le créateur.

Ce qui est sûr c'est qu'ils ont dit "Non!" aux entourloupettes et au style autoritaire de Madame Marois.

Maintenant pour la souveraineté faut voir. S'il arrivait que la souveraineté de l'administration provinciale accroisse la mienne, je ne serais peut-être pas contre. Pour l'instant, je crois qu'apprendre l'anglais est un chemin plus court pour accroitre ma souveraineté, ou mon indépendance, personnelle. Et c'est celle-là qui compte pour moi.

Qu'est-ce que j'en ai à foutre de ce que Péladeau veut pour ses enfants !? Mon indépendance à moi ne se compare nullement avec la sienne.

C'est chacun pour soi et si les gens réussissent à se pousser du "fret", tant mieux pour eux. Les jeunes, comme les vieux, ne veulent pas faire d'une banquise, un pays idéal et les idées qui sont bonnes dans la douce France ou dans un livre qui vient de là, rendues sur le terrain québécois gèlent "ben dur" on dirait.

J'ai vu que J-F Lisée allait s'essayer à l'honnêteté ou à l'authenticité. C'est bien mais un peu tard je trouve. Vous devriez vous essayer ça vous aussi. Pourquoi ne pas commencer tout de suite ?! -je vous accuse d'avoir instrumentaliser la religion et de vous être converti à ce que vous appelez le "maximalisme stratégique" que vous dénoncer maintenant, si vous êtes authentique et transparent répondez-moi que je me trompe et expliquez-moi.

Jacques Lafond dit :
3 juin 2014 à 13 h 14 min

Le Québec ne devient pas bilingue. Le Québec est bilingue. Il est même unilingue anglophone quand on ''clic'' sur English ou que l'on ''dial 9''. D'un clic, on peux faire disparaitre le français complètement et pour toujours; et ce, même au gouvernement du Québec.

Les québécois ne change pas à l'anglais seulement quand ils veulent se faire comprendre à l'étranger ou à l'international. Les québécois abordent majoritairement les gens en anglais sur la rue, à Montréal et au beaucoup au Québec aussi. Les québécois francophones vont même jusqu'à changer eux même à l'anglais quand l'autre personne, qui leur parle en français, est anglophone ou immigré. Ceci dure depuis 200 ans, et ça n'a pas changé d'un poil. En fait, ça s'empire.

Les québécois ne connaissent pas leur histoire en effet. J'ai passé en avant du Forum Pepsi avec un jeune de 20 ans hier. Il était renversé de savoir que l'on jouait au hockey ''jadis'' là. ...

Les jeunes ne connaissent pas la glorieuse histoire du peuple francophone du Québec, du Canada, de l'Amérique. ... En fait, ils ne savent que la langue française, le nationalisme québécois, le drapeau bleu du Québec, sont très fortement associés à: perdant (''loser''), pauvreté, corruption, tournage en rond, cacophonie, gauchisme, communisme, révolte, désorganisation, déchéance, perte, disparition ...

Les jeunes ne connaissent pas l'histoire du Québec francophone, mais, ils connaissent son avenir. Ça, on leur a très bien enseigné ...

Pierre dit :
3 juin 2014 à 13 h 14 min

Analyse intéressante, comme toujours.

Je ne peux cependant m'empêcher d'y voir une prophéties auto-réalisatrice. À moins de bien mal connaître vos opinions, M.Bock-Côté, je crois que vous déplorez le genre de constats comme que vous faites dans cet article... Mais je crains qu'en publiant régulièrement ce genre d'analyse, vous contribuez à convaincre les gens qu'il n'y a pas moyen de s'en sortir, que tel sera l'avenir du Québec... et puisque c'est déjà en train de se produire, il serait inutile d'essayer de lutter contre le changement, c'est vers là qu'on s'en va de toute manière.

miguel harton dit :
3 juin 2014 à 13 h 22 min

23 ans jeune souverainniste fière de l'être on peut faire dire ce que l'on veut à un sondage...

Gilles P dit :
3 juin 2014 à 13 h 29 min

Je déplore cette tendance vers le bilinguisme des Québécois de souches mais, malheureusement cette tendance va se poursuivre jusqu’au jour où nous serons une nouvelle Louisiane. Le fractionnement des souverainistes en trois partis est aussi une réalité et favorise le fédéralisme. Vouloir changer cette tendance c’est se battre contre des moulins à vent.

Jean Marois dit :
3 juin 2014 à 13 h 55 min

Votre combat reste superflue aux vues des défis qu'à la jeunesse pour rattraper les erreurs environnementales de leur prédécesseurs....

Antoine dit :
3 juin 2014 à 14 h 07 min

Ce qui est dommage est que votre texte ne sera pas lu. Les jeunes dont vous parlez ne lisent pas, ne se questionnent pas. Sans culture, un peuple ne peut pas survivre. On a fait le choix au Québec d'un système d'éducation qui forme des cancres. Que peut-on espérer? La chute du système d'éducation continue. Les prochaines générations sentiront en elles ce même vide identitaire. Elles seront des générations du monde entier, de tout et de rien, sans savoir ce qu'est le monde.

David dit :
3 juin 2014 à 14 h 10 min

Se pourrait-il simplement que la jeunesse ait un mode de pensée autrement plus moderne que celui des séparatistes? Se pourrait-il que les frontières linguistiques des souverainistes n'intéressent plus personne en 2014 dans un monde en pleine évolution?

Les dinosaures se sont éteint un première fois ... l'histoire se répèterait-elle?

David dit :
3 juin 2014 à 14 h 14 min

Et tant qu'à y être: se pourrait-il que le Québec d'aujourd'hui ne soit pas un élément de fierté pour la jeunesse?

marjolaine dit :
3 juin 2014 à 14 h 23 min

je souhaite de tout coeur que vous ayez tort mathieu mais sans cours d'histoire et sans transmission de leur ainés il est évident que plusieurs jeunes perdent leur identité ,leur culture profonde. On se doit de leur transmettre cette héritage ,non pas comme un symbole mais bien en leur montrant d.où ils viennent ,ce que leur ancêtres ont traversé pour quoi ils se sont battu afin de réveiller la fibre qui dort en eux ils y a encore bcp de jeunes qui veulent savoir leur histoire et qui aimeraient apprendre si le gouvernement s'acharne à vouloir détruire tout les moyens de transmission nous allons devoir nous créé nos propres méthodes quittes à se mettre à faire des bivouacs et des légendes comme mes ancêtres algonquins ca me fait si mal de voir nos jeunes oublier tout ce que nous avons été tout ce qui doit nous représentez et faire notre unicité

Claude dit :
3 juin 2014 à 14 h 27 min

Le quebec et sa " culture francaise" n'est qu'une anecdote qui sera vite oubliée dans le courant de l'Histoire. Le nouveau monde contrairement aux vieux pays d'Europe, n'a pas engendré de civilation marqante, mais plutôt un amalgamme de peuples qui a conduit au meltinq pot dont le quebec meme si certains ne veulent pas le voir, fait partie avec cette particularités qu'il aura ete plus coloré longtemps que les autres communautés culturelles qui auront formé cette courte pointe catalogne.

François 1 dit :
3 juin 2014 à 14 h 28 min

Bien sûr qu'ils veulent du Québec.

Mais pas du Parti québécois!!!

Alice dit :
3 juin 2014 à 14 h 41 min

L'avenir n'est plus au PQ, il est dans des gens comme vous, comme Xavier Dolan, comme les artistes de la galerie Bernard, comme les musiciens de CISM, comme les gens qui jardinent, comme les filles qui réapprennent à se trouver jolies, comme les pères qui se forgent une identité...

On se refait une santé avec une réalité de 2014 et on verra après où le vent nous mène. L'avenir est aux communautés locales de toute façon, la mondialisation est en plein cassage de gueule.

Ayez confiance. Tout ça est transitoire et dans les transitions, on voit toujours mieux les rats qui s'enfuient.

honorable dit :
3 juin 2014 à 14 h 45 min

Bravo aux jeunes Québécois pour ne pas se comporter en autochtones. Pour un être sain d'esprit, le monde est sa nation. Pour un être arriéré, son village ou sa région est sa nation.

carlos dit :
3 juin 2014 à 15 h 00 min

Oui, il veulent encore du Québec mais ils veulent aussi du Canada, des EEUU et du monde entier. Les jeunes n'ont pas la mentalité réductrice d'un seul drapeau, un seul pays, une seule langue. Ça, c'est du passé !

Jean Côté dit :
3 juin 2014 à 15 h 15 min

Les jeunes veulent toujours du Québec. Ils ne veulent tout simplement pas votre petit québec. Les jeunes ne sont pas des victimes perpétuelles comme vous et le pq dépeignez les Québécois. Les pauvres martyres opprimés du Canada, c'est la base péquiste. Et non, ce n'est pas représentatif des Québécois.

Ce n'est pas une claque pour le Québec, c'est une claque pour les séparatistes. Appeler la majorité des Québécois des incultes parce qu'ils n'ont pas mémorisé les dates clées de la "marche vers l'inévitable indépendance", c'est insultant et franchement condescendant. Non, l'histoire du séparatisme n'est plus centrale, la population est réellement passée à autre chose. Les séparatistes hardcore pourront s'y plonger lors d'études universitaires, mais enseigner le séparatisme dans nos écoles primaires et secondaires doit être stoppé.

Le problème linguistique du Québec est moins l'anglicisation que la détérioration de la qualité du français autant écrit que parlé. Et ce n'est pas la faute de la loi 101 ou de ce vous essayez d'étiquetter (de façon toujours ridicule d'ailleurs) comme le "régime de 1982."

Ce qui va (et doit) disparaître, ce n'est pas la culture québécoise, c'est la stagnation de l'évolution politique causée par une minorité de québécois séparatistes. Et c'est une bonne chose pour le Québec qui sort gagnant, enfin délivré de ce projet désuet des années 60.

Il y a moins de 4 mois, vous parliez avec enthousiame de renaissance visible et palpable du séparatisme. Que s'est-il donc passé?

John Doe dit :
3 juin 2014 à 15 h 24 min

Rien d'étonnant: Nous constatons aujourd'hui les dégâts causés par la démocratie libérale dans ce contexte postmoderne. Elle nous a bien servi par le passé mais je crois qu'elle a fait son temps... elle est devenue dangereuse pour le concept d'état-nation, et pas seulement qu'au Québec.

I'm Integrated dit :
3 juin 2014 à 15 h 35 min

Ce ne serait pas la première fois que les jeunes renient les "valeurs" de leurs aînés. Vous-mêmes, chers caribous, avez renié le "Canada" de vos parents. Alors, à chacun son tour... Ainsi font font font...

Marc Laroche dit :
3 juin 2014 à 15 h 39 min

Cette "enquête" de Gesca semble atteindre son but: claironner la victoire du régime de 1982 et décourager les plus convaincus. Dans ce même but, les formulations sont volontairement vagues comme dans cet extrait de l'analyse de l'archétype "nouveau québéc inc". On y lit: "trois sur quatre rejettent la souveraineté, mais 42% se disent néanmoins souverainistes ou nationalistes." De quossé??!

Certains résultats eux sont cependant positifs. On constate que chez le groupe le plus scolarisé, la majorité est indépendantiste. Aussi, ce sont les moins instruits qui sont les plus individualistes. Malheureusement, ils sont nombreux et représentent le tiers de cette tranche d'âge. Donc quand vous affirmez qu'il se peut que l’inculture historique des jeunes soient en cause, vous frappez dans le mille.

Quant à cette fascination malsaine pour tout ce qui n'est pas québécois, ces jeunes devraient s'abonner au Global Europe Anticipation Bulletin et autres sites traitant de géopolitique. Ils y apprendraient que nous arrivons à la fin de la chaine de Ponzi impériale et que de plus en plus de pays réclament leurs avoirs en or plutôt qu'en USD. C'est la FED elle-même qui achète le trois quarts des obligations américaines. La montée des partis patriotes en Europe n’est que le début de ce nouveau cycle.

Avec l'entrée en vigueur de la future entente de libre-échange transatlantique, ces jeunes devraient comprendre que l'état est leur seul garanti contre l'avarice des transnationales. Ils la trouveront peut-être moins drôle leur mondialisation qu'en Nestlé Waters ou Danone pourront en toute légalité poursuivre l'état québécois pour empêcher ce dernier de voter des lois visant à protéger l'eau douce. Le Québec conteste? Pas de problème, Nestlé envoie sa milice privée en toute légalité pour traquer ceux qui auraient l’idée de s'approvisionner dans des sources d'eau douce naturelle.

Le problème c'est l'éducation.

Jean-Louis dit :
3 juin 2014 à 15 h 54 min

Les jeunes ont été élevé dans la ouate et ne savent le reconnaître mais revendique tout sans rien vouloir payer , leurs positionnement politique ou apolitique d'aujourd'hui va leurs coûter cher plus tard et ils blâmeront les vieux

John Doe dit :
3 juin 2014 à 16 h 10 min

@honorable Je vois pas où est le rapport entre santé mentale et liberté de cracher sur son sang, ses ancêtres et sa nation; il va falloir m'expliquer.

Fais-moi donc plaisir honorable, déménage en Afrique du Sud et laisse nous donc tranquilles; va voir si c'est aussi ta nation. Et si ça fait pas, essaye donc la Corée du Nord.

mansour dit :
3 juin 2014 à 16 h 15 min

@ david, bonne remarque

Steve dit :
3 juin 2014 à 16 h 28 min

@ Denis825

Merci pour le texte que tu as écrit, vraiment à la hauteur. Bravo

Et tu as tout a fait raison, moi aussi (et une grande majorité des québécois) on s'en fou de ce PKP veut pour ses enfants..... lui il veut des choses pour ses enfants .... et moi je veux aussi des choses pour ces enfants ...... Chacun-pour-soi .....

Autre chose aussi: ce MBC été un parmi les penseurs cachés du PQ, il a même accompagné PKP pour qu'il se joigne au PQ, et maintenant il vient jouer le neutre.

Une chose est sure, ces gens-là, n'ont pas l'amour du Québec, mais ils ont la haine du Canada.

andre dupuis dit :
3 juin 2014 à 16 h 57 min

Institutionnelement, on a aboli les cours d'histoire. On ne peut savoir ou on va si on ne sait d' ou on vient. Le pire, c'est que le PQ n'a rien fait pour y voir. Finalement tout le monde est déconnecté.

Melanie dit :
3 juin 2014 à 17 h 05 min

Bonne réflexion,

Quand j'étais adolescente, dans les années 1980-1990, être souverainiste était considérer comme "cool". On en entendait parlé souvent dans les médias et la promotion était à son maximum.

Aujourd'hui, être souverainiste est considérer comme faire parti d'une autre époque, mais aussi souvent associes au idées de gauche.

Je trouve que depuis une vingtaine d'année, nous n'entendons plus parler de souveraineté de façon positive dans les médias. Comme si les souverainistes prêchaient seulement aux convertis. Par contre, le fédéraliste, lui a plusieurs tribunes.

Je vous invites à passer par Québec et à écouter la radio qu'écoute les jeunes. Une génération entière de jeune n'a jamais entendue parler de souveraineté de façon positive. À Québec, la souveraineté est synonyme de replier sur soi, gauchiste, raciste, élitiste. Les journaux en remette, mais de façon plus fignolé. Ainsi, être souverains c'est être "looser".A quand un journal ou un média ouvertement souverainiste pour compenser ?

Le dénigrement de la culture Québécoise y est aussi pour quelques chose. "Les autres" sont si instruits, si fier.....alors que les Québécois sont si colons, racistes et xénophobes.

En terminant, rassurez-vous moi aussi je voulais partir à vingt ans et je suis parti, pour me rendre compte que nous sommes bien ici et je ne voudrais surtout pas élever ma famille ailleurs au monde.

Théo dit :
3 juin 2014 à 17 h 06 min

à force de se faire dénigrer et traiter de BS, que le Québec a une mauvais image internationale, la pire province, pas assez de ci, pas assez de ça, trop de cela, faudrait ci, mais pas ça etc. On est raciste, fermé, xénophobe, pas ouvert, petit peuple, parle juste français, corrompu et j'en passe. Pas étonnant qu'ils ne veulent pas s'associer à cette image de looser que plusieurs prennent plaisir à dépeindre et alimenter dans les journaux, les blogues et réseaux sociaux et qu'ils espèrent quitter le Québec.

Jean Bally dit :
3 juin 2014 à 17 h 38 min

Personnellement, je trouve votre analyse très simpliste et spontanée d"affirmer que sous le poids d'un seul sondage, vous nous indiquez que voilà, le mouvement souverainiste est mort et que les jeunes se désintéressent du Québec. Notre époque moderne s'est démarquée par la déconfessionnalisation de notre société, celle du postmoderne se démarque par un affaiblissement des valeurs nationalistes. Ce n'est pas une tendance exclusive au Québec, mais partout dans les pays occidentaux. Pourquoi? Parce que l'utilité du concept de l'État nation apparait de plus en plus aux yeux des populations comme non pertinentes pour leur émancipation personnelle. À ce sujet, le sondage Croc La Presse ne fait que refléter cette tendance très conjoncturelle. Cela dit, il est naïf de croire qu'une nation forte, peu importe où elle se trouve, peut se construire qu'avec des habitants qui ne pensent qu'à eux-mêmes. C'est pour cela, je suis porté à croire que tôt ou tard une nouvelle génération de québécois voudra reprendre la relève pour travailler à émanciper le Québec de demain. De plus, le contexte actuel n'est peut-être pas favorable à l'option souverainiste, mais vous omettez de mentionner que cette ¨ère du vide ¨ que caractérise l'écrivain Ian Thomas Smith pour parler de la société occidentale aujourd'hui peut prendre fin très abruptement. Quant à moi, je crois que le mouvement souverainiste reprendra sérieusement de ses forces lorsqu’Ottawa aura le courage d'essayer d'inclure à nouveau le Québec dans la Confédération canadienne. Lorsque la nouvelle génération constatera l'intransigeance des Canadiens anglais à reconnaitre le Québec comme un des deux peuples fondateurs du Canada avec son statut particulier qu'une nouvelle vague de souverainiste apparaitra. À ce sujet, les gouvernements canadiens qui se sont succédé depuis le dernier référendum de 1995 ont très bien compris le danger qui leur guette à l'horizon, c'est pour cela qu'on préfère ne pas en parler...

Québ-étroit dit :
3 juin 2014 à 17 h 54 min

Le seul constat à faire, n'en déplaise aux séparatisses....c'est que les jeunes d'aujourd'hui ont laissé de côté ce complexe de nombrilisme trop longtemps entretenu par les partis séparatistes, les artistes, etc......à l'effet que le Québec pouvait se replier sur lui-même pour assurer sa destinée! Ce qui a toujours été faux et encore davantage aujourd'hui. Enfin, les jeunes vont réveiller les «has been» péquistes et autres ignares propagandistes de la séparation du Québec. Le Québec fait partie du village global qui s'appelle l'univers. La réalité économique d'aujourd'hui se fait un devoir de nous le rappeler....dommage pour les séparatiss qui n'ont jamais rien compris.

David Plante dit :
3 juin 2014 à 18 h 01 min

Le professeur d'Histoire de ma fille (secondaire 2) est un fédéraliste coincé et anti-Independance. Chaque fois qu'il en a occasion, il fait la promotion des réalisations canadiennes et des défaites québécoises. Ma fille me raconte cela à chaque fois qu'elle revient de l'école. Comme aujourd'hui, il n'a pas manqué d'utiliser la propagande de La Presse pour faire la sienne. Il a déjà dit à ses étudiants qu'il avait honte d'être Québécois, car c'était petit et voué à l'échec. Je crois qu'il fut dénoncer ce type de comportement.

Froide Réalité dit :
3 juin 2014 à 18 h 04 min

Les jeunes d'aujourd'hui qui ont du potentiel et qui peuvent se tenir debout seul en ont marre du Québec et de ses programmes, impôts, taxes, dettes, corruption et mauvaise gestion.

N'importe-qui qui souhaite s'enrichir et s'élever ne fonde plus aucun espoir sur le Québec-BS quasi communiste.

Le gouvernemaman s'ingère dans tout et les gens qui aiment avoir de la liberté et des choix sont complètement étouffés et écrasés pour le supposé bien commun.

Si j'avais encore 25 ans et que j'étais finissant, moi aussi je ne souhaiterais que foutre le camp d'ici au PC. Il n'y a pas d'avenir ici, on traîne trop de poids morts et il y a bien trop de vampires qui drainent l'État.

Mettez-vous à la place d'un jeune à qui on dit que leurs parents on pu prendre leur retraite à 55 ans et qu'ils ne payaient que 1% de RRQ mais que vous, vous travaillerez jusqu'à 67 ans et qu'on vous chargera 10% de RRQ sur vos paies. Sans compter les augmentations de tarifs en tout genre et tous les autres assurances et stupides programmes.

N'importe quel jeune intelligent, nationaliste ou pas, se rend bien compte que çà ne va nulle part et que se sera pire avant d'être mieux. Plusieurs d'entre eux préfèreront aller tenter leur chance ailleurs.

Et pour ceux qui disent que l'État est là pour nous protéger des méchants capitalistes, je ne comprends pas comment vous pouvez faire confiance au gouvernement pour cela alors que celui-ci n'est même pas capable de gérer ces propres instances.

Christian Montmarquette dit :
3 juin 2014 à 18 h 07 min

La politique ne se résume pas à lutter pour faire l'indépendance.

En fait, cette cause a tellement pris de place dans la politique québécoise qu'elle aura carrément servi le virage néolibéral et l'amorce d'une destruction de notre social-démocratie.

Si l'indépendance en soi est une cause légitime, le fait qu'elle stagne tout en y accordant une importance centrale, nuit au progrès social du Québec et surtout aux Québécois.

Il est consternant de constater qu'une cause en principe vouée à libérer un peuple ait fini par l'enfermer.

Christian Montmarquette

Carole dit :
3 juin 2014 à 18 h 08 min

Si c'est La presse a commandé le sondage c'est sur qu'ils ont commander sa couleur.Je n'accorde aucune importance à ce sondage.Le sondage sera ce qu'ils veulent laisser comme message. Si tu demandes à un jeune, est-ce que tu es séparatiste? C'est simple, le jeune n'a rien a foutre des partis, ils très sont peu à voter.Quand on est jeune on se cherche....Le jeune se fout de tout et accorde de l'importance qu'a son besoin immédiat c'est tout.

Éric Deshaies dit :
3 juin 2014 à 18 h 50 min

"Le régime de 1982 est manifestement entré dans la tête de la jeune génération. La constitution qui nous a été imposé semble avoir transformé en profondeur les mentalités. Nous arrivons peut-être à ce moment où bien des Québécois considéreront que leur émancipation individuelle passera par le sacrifice de la référence collective québécoise, comme si l’identité québécoise était un fardeau dont il fallait se délivrer pour ne plus être enfermé dans une culture insuffisante. Plus nous sortirons de l’histoire, plus nous serons libres."

Nous avons une histoire remplie de courage et de persévérance. Mais l'on ne peut pas pousser le bouchon trop loin, trop se la petter et l'enfoncer de force dans la gorge des gens. Ça met trop de poids à trainer sur les épaules "d'animaux" comme les humains. Notre passé est effectivement notre boulet depuis plusieurs décennies.

Voilà c'est bon. C'est exactement ça. Sauf peut-être que l'on ne nous a pas imposé la constitution. Nous l'avons voulue, nous l'avons attendue et nous l’avons célébrée (peut être inconsciemment) pour passer à une nouvelle étape de l'évolution de notre société.

Réjean dit :
3 juin 2014 à 19 h 20 min

« se pourrait-il que la jeunesse québécoise ne soit plus intéressée à être québécoise? »

Contrairement au concept de la souveraineté qui est universel et intemporel, la Québécoiserie est bel et bien une gamique de boumeurs sortie d'une boîte à chanson emboucanées durant les années '60. Avant cela nous étions les Canadiens-français et, avant cela, nous étions les Canadiens.

Qu'on le veuille ou pas, Québécoiserie ou pas, nous sommes les seuls vrais Canadiens depuis 406 ans. Les anglos sont autres chose puisqu'ils détestent chaque aspect de ce que nous sommes, notre langue, nos origines, notre culture, ..- et qu'ils nous font disparaître, en volant notre nom, entre autres - depuis qu'ils sont maîtres chez-nous.

Et puis, j'ai constaté moi-même bien des fois que, chez les anglos, les allos et les bons bilingues du Québec, le mot Québécois est synonyme de gros cave qui parle un créole débilitant. Ce qui n'est pas faux puisque les Québécois choisissent librement et lâchement de rester soumis chez des étrangers. Qui veut ressembler à ça ?

mi_mi dit :
3 juin 2014 à 19 h 35 min

A 20 ans moi aussi je grippais International... Je voulais aller vivre au Pérou et parler espagnol...

Alors, j'ai visité l'Europe, l'Amérique du Sud et l'Afrique et maintenant, j'adore mon Québec et suis devenue souverainiste.

Pierre Bouchard dit :
3 juin 2014 à 19 h 43 min

Le pessimisme quant à l'avenir d'une nation québécoise qui après celle des Acadiens se détermine comme la plus précaire en Occident de par le nombre est difficilement contestable en regard que l'impasse politique y contribue. Ceci dit, il y a la voie souverainiste qui depuis 1995 est refroidie, il y a aussi un parti comme le Parti Québécois qui en portant l'option à 95% depuis 1970 n'a pu que se mettre en difficultés ayant atteint son seuil d'incompétence en 2001 pour l'affirmer et arriver à convaincre de sa positivité. En fait, de par ses deux derniers chefs, le PQ a manifesté un manque de renouvellement politique surtout du fait de l'ambition originaire du parti. C'est comme si au Québec la voie de l'activité politique, politicienne ne motivait plus les individus les plus inspirés d'une nation, généralement les moins éprouvés par les difficultés de la vie capables d'apporter au bien commun tout en étant en mesure d'attirer les faveurs populaires. Le phénomène se retrouve en France avec des hommes politiques comme N.Sarkozy et F.Hollande qui ne sont pas ceux que les Français aimeraient voir à la tête de l'État. Au Québec, les figures politiques du PQ n'ont pas su non plus attirer une ferveur pour la réalité politique.

En tant globalement que comme - grand parti unique- véhicule de la souveraineté depuis 44 ans au parlement québécois c'est comme si le PQ avait brûlé la souveraineté permettant à une partie de la jeunesse de polariser son indépendance contre leurs parents boomers très majoritairement longtemps péquistes. Entre la réalité et une impression, les choses ressemblent à ça. Un parti politique quel qu'il soit ne peut seul amener à un changement politique majeur c'est ce que l'expérience ici démontrerait. Le PLQ parti du statu quo n'a pas cette pression puisque vide de projet collectif il est élu facilement.

Guy Landry dit :
3 juin 2014 à 19 h 47 min

Reprendre un projet de ses parents, c'est comme de ne pas bâtir son propre avenir et d'être subordonner à ceux qui nous ont précédés. Les jeunes veulent plus de libertés et ils ne veulent pas se sentir enfermé selon une définition restrictive.

La génération X n'ont pas eu les couilles de dire NON, ils ont suivi comme des moutons la génération des baby-boomers. La génération Y fera mieux et elle s'émancipera plus.

McArthur dit :
3 juin 2014 à 20 h 17 min

Mais les voleurs à col blanc qui ont défilé à la Commission Charbonneau, ce ne sont pas des jeunes. Vous vieux et adultes corrompus et pourris, vous n'avez aucune leçon à donner à la jeune génération. Tabarnacle.

Pierre Bouchard dit :
3 juin 2014 à 20 h 34 min

La question se trouve aussi du côté de la dynamique sociale et politique. Lorsque le Québec était conservateur catholique encore fortement entre 1930 et 1955, lorsque le Québec était dans la dynamique du nationalisme politique et économique progressiste, (1960-1980) les partis et mouvements qui rejoignent les gens sont au diapason de la tendance dominante. Duplessis contesté aujourd'hui a rejoint une bonne parti des gens à son époque, comme Lévesque, Lesage et Bourgault dans les années 60.

Le Québec qui est trop à la périphérie du monde, même du monde occidental ne dessine pas les futurs mouvements, ne peut lancer sur le plan collectif des approches, des voies ou nouveaux cycles. Ce sont probablement les conditions de l'avenir social et politique de l'Europe, des É.U qui vont déterminer ce que sera le Québec du futur. Comme si (exemples) le Québec était à l'image de l'ancien p.m Robert Bourassa qui ne pouvait voir la pertinence négative de la souveraineté qu'à travers la constitution du marché économique commun d'alors de l'Europe ou encore d'un René Lévesque autre ex p.m du Québec qui lui a pensé positivement la souveraineté que par le biais d'une souveraineté-association modelé sur l'Europe de l'association économique des années 70.

Sur le plan d'une entreprise québécoise, le Cirque du Soleil contesté ou applaudi a renouvelé le langage du cirque dans le monde. Sur le plan culturel, national québécois c'est une autre histoire. Le Québec de 2014 sera sous l'influence de ce qui se passera dans le monde c'est la seule certitude.

Dominique Dumas dit :
3 juin 2014 à 21 h 43 min

C'est tellement plus simple que ça! Une grande partie des Québécois se sentent chez eux ailleurs qu'au Québec. Normalement, si le Québec était performant, leur offrait des opportunités satisfaisantes, ne les condamnerait pas à une certaine pauvreté en violant leurs libertés, les Québécois voudraient y rester tout en voyageant ou passant du temps là où ils se sentent bien ailleurs. Mais le Québec étouffe ces Québécois.

La différence est que les jeunes sont plus bilingues, donc moins restreints, mais surtout, ils n'ont pas encore fondé de famille, ce qui limite grandement la mobilité de leurs ainés devenus un peu plus conservateurs dans leurs choix de vie. Tout de même, ils sont une gang à s'écoeurer chaque année depuis des décennies et à quitter le Québec.

Luc dit :
3 juin 2014 à 22 h 04 min

Bon texte Mathieu, ce Gescasondage, juste avant le budget, juste avant la période intense de l'été où frayent innombrables moustiques et brûlots, arrive à un drôle de moment.......bbbbzzzzz ! Encore une fois, la mort annoncée du projet de souveraineté québécois....bbbzzzzzzz ! Un autre sondage il n'y a pas des lunes de ça, prétendait que les 18-34 ans, dans une proportion de 70%, voyaient toujours d'un oeil favorable la souveraineté du Québec mais n'y croyaient plus.......petite nuance.....

On le sait, les générations plus jeunes dans la majorité vivent actuellement dans une sorte d'ère universaliste, de citoyenneté du monde, de plaisir instantané où il peut paraître à l'occasion trouble-fête, de parler de vigilance et de souvenance......

Un fait ressort de ce sondage, 4% seulement des personnes interrogées ont été capables de répondre adéquatement à des questions relatives à l'histoire du Québec des 50 dernières années. Désintérêt du sentiment national et méconnaissance historique, tango complice, funeste ? D'une génération ?........

Petit Poulet dit :
3 juin 2014 à 22 h 08 min

L'économie anglophone passe; couic couic couic ce qui n'est pas anglophone.

J. Tremblay dit :
3 juin 2014 à 22 h 27 min

Est-ce que les sondages de Gesca ont de la crédibilité? Leur jupon fédéraliste dépasse tellement que s'en est ridicule et choquant à la fois. Imaginez si les médias de Québécor faisait la propagande ouverte de la souveraineté...

Dans le dernier sondage CROP-La Presse sur la souveraineté et les jeunes, on y mentionne que le sondage a été effectué auprès de 500 jeunes entre 18-24 ans, mais il n'est nullement mentionné leur région d'appartenance.

Je gagerais que ce sondage a été effectué seulement à Montréal, auprès des étudiants de l'université Concordia et de McGill, genre, alors pas surprenant les résultats dans ces conditions-là. Facile de forger un sondage, on peut lui faire dire n'importe quoi pour mousser l'idéologie de ces fédéralistes.

Ils nous prennent vraiment pour des caves!!

Sylvain Brûlé dit :
3 juin 2014 à 23 h 35 min

Je ne suis pas certain que c'est le «régime de 1982» qui s'est installé dans la tête des jeunes. Il me semble que c'est accorder beaucoup de pouvoir au Canada sur les esprits.

«L'ouverture sur le monde» dont se targuent beaucoup de jeunes se réclame davantage de New York, Londres, San Francisco ou Silicon Valley que de Toronto, Ottawa ou Calgary... C'est sans doute une forme de colonisation des esprits mais pas tellement par le Canada anglais. Plutôt par les USA... Vous connaissez beaucoup de jeunes, vous, qui trippent sur Toronto et rêvent d'y faire leur vie? Toronto est reconnue pour son «nightlife» n'est-ce pas?... :-)

Il faut aussi faire très attention aux «enquêtes» de Gesca/Desmarais car ces gens ont un agenda bien arrêté. Ils essayent de profiter de la contre-performance du PQ pour imprégner dans les esprits que «le souverainisme, c'est fini».

Marcel Pommerleau dit :
4 juin 2014 à 7 h 11 min

Il est de bonne guerre de la part de La Presse de tenter d'achever le PQ alors qu'il est à terre, surtout au moment où les graves turpitudes du PLQ nous sont révélées quotidiennement. Quant à la souveraineté de n'est pas d'hier que l'on nous annonce son inéluctable décès. Dans les années qui ont suivi le premier référendum, entre le beau risque de Lévesque et l'affirmation nationale de P-M Johnson, maints commentateurs (avec sondages à l'appui) nous prédisaient la même chose. Des penseurs et artistes nous prédisaient même la fin du fait français au Québec (voir par exemple "Québec Soft" de Jacques Godbout), face à une jeunesse dépolitisée, ignorante de son histoire et inexorablement attirée vers l'anglais. Aujourd'hui on nous ressert la même rengaine, avec en ajout, le "monde mondialisé", concept bidon cher aux chantres néo-libéraux. Il n'y a qu'à constater ce qui s'est passé dans l'Union Européenne lors de la crise de sa monnaie (qui aurait pu se régler très vite par une intégration plus poussée), où les égoïsmes nationaux sont immédiatement réapparus. Résultat: les partis souverainistes ont fait d'importantes percées lors des récentes élections du parlement européen. Et c'est sans parler de l'Écosse, qui 300 ans après son rattachement au Royaume Uni (et l'abandon progressif de sa langue), tient dans trois mois un référendum sur son indépendance. En réalité, grâce à l'incroyable développement des moyens de communications, jamais l'humanité n'a été aussi consciente de ses différences et de la richesse qu'elles représentent.

Nicolas Larouche dit :
4 juin 2014 à 8 h 29 min

Vous retombez dans l'analyse à outrance pour expliquer une tendance qui tient de la mode du moment que d'un réel changement vers une louisianisation du Québec.

D'abord le bilinguisme n'est pas une tare mais un avantage. En poussant votre logique, devrait-on conclure que les souverainistes ne sont pas bilingues? Vous tombez dans le piège de la condescendance péquiste; le peuple n'est pas assez intelligent, pas assez instruit , ne connaît pas assez son histoire pour comprendre le plan souverainiste et ainsi prendre une décision libre et éclairée.

vraifederaliste dit :
4 juin 2014 à 8 h 35 min

Il y a plein de Québécois en Californie, en haute technologie, en Australie, en France, en Chine, en Suisse, etc, tout ceci est très positif et n'est pas neuf.

Ce que regrette MBC c'est que les gens les plus mobiles, les plus créatifs, les mieux informés veuillent ne pas rester dans leur code postal à écouter les anneries de TLMEP, les histoires du chamoine Groulx, et que leurs enfants soient obligés d'ingurgiter 'la nouvelle histoire nationale', etc.

MBC exagère aussi car les études montrent qu'au Canada, les Québécois sont la population la moins mobile, a cause de leur maîtrise insuffisante de l'anglais.

On ne peut donc qu'applaudir l'intention du gouvernement actuel de permettre l'étude de l'anglais, qui est indispensable, peu importe les avis de la SSJB et des autres pontifes.

Pour MBC et les autres, comme l'historien Bedard, son inspirateur, par exemple, ils sont dans l'incapacité d'exporter leur connaissances ailleurs, comme les armées de sociologues, d'historiens, etc, qui sont totalement incapables de survivre en dehors du moule québécois.

Cette étude reniée comme d'habitude, ne fait que confirmer les chiffres antérieurs de Léger & Léger ou de Crop, n'en déplaise ç ceux qui hurlent au complot.

Lucien Cimon dit :
4 juin 2014 à 10 h 35 min

Le plan B du fédéral serait-il en voie de réussir totalement? Réussir à nous en convaincre serait une autre bataille de gagnée pour lui. Coupé de son histoire, conditionné par un matraquage incessant de propagande mondialiste, multiculturaliste qui profite avant tout au marché globalisant qui uniformise pour son profit, ce ne serait pas surprenant. Ce serait cependant compter sans ce besoin instinctif très profond d'enracinement qui finit toujours par ressurgir. À preuve, le combat des peuples autochtones pour sauver ce qui reste de leur culture, celui des Acadiens, des Louisianais etc. Il faut savoir cependant que parfois, ce sursaut arrive trop tard et devient une curiosité folklorique.

Rienquemoi dit :
4 juin 2014 à 11 h 01 min

On a cessé d'enseigner aux jeunes que la culture francophones québécoise était une branche de la culture française et européenne. Dans le bon vieux cours classique, c'est ce qu'on apprenait: à maîtriser la langue parle et écrite, et à s'identifier à la culture française et européenne dont nous sommes issus, par l'histoire, la littérature, la philosophie. Tout comme les anglophones du monde entier apprennent à s'identifier à une culture anglophone dont les racines sont en Grande-Bretagne, même si sa branche la plus important est aujourd'hui en Amérique. En n'enseignant plus le latin et l'histoire de Rome, de Grèce et de France, Molière, Balzac, Voltaire, Camus, on a coupé les racines francophones de nos enfants, et on leur a donné l'impression que le français, c'est rien que bon pour sa cour arrière québécoise.

Pas étonnant qu'ils se tournent vers la culture anglophone, qui continue à puiser dans ses racines culturelles profondes. Les anglophones instruits du monde entier s'identifient toujours culturellement aux Beowulf, Shakespeare, Dickens, Bronte, Hume et co., en plus de Twain, Jefferson, Hemingway, Disney, Les Rolling Stones, etc.

Les immigrants ont leur propres cultures millénaires auxquelles s'identifier. Il faut pouvoir leur proposer quelque chose de plus substantiel que Menaud Maitre Draveur, Marie Laberge, TLMEP et Lisa Leblanc...

B.C. dit :
4 juin 2014 à 11 h 50 min

Même si les jeunes sont dépolitisés , ils entendent à Québec les insanités que le chauffeur d'autobus , le concierge de l'école ,leurs parents écoutent un 10 15 minutes par jour , même en sourdine ,à la radio poubelle , pour ne pas dire vidange , ça finit par rentrer dans le ciboulot . anti fonctionnaire, anti Montréal , anti indépendance , pro-privé ,à tous les jours , un matraquage continuel en sourdine , Gesca , pour l'écrit ,en sourdine , message continuellement répété , à radio-Canada , lorsqu'on invite un commentateur sympathique à l'indépendance , on lui impose 2 ou 3 fédéralistes pour l'annihiler , incroyable , après tout ça que l'idée de la souveraineté soit encore un but à atteindre pour encore beaucoup de monde ! Il ne faut pas aussi oublier qu'actuellement , le PQ n'a pas de chef , ce n'est pas un détail négligeable , un bon moment pour les ennemis de l'indépendance pour fabriquer un sondage avec une firme complaisante pour avoir les résultats que le groupe financier Desmarais désire imposer , lire et entendre

Arsene Wenger dit :
4 juin 2014 à 12 h 26 min

Comme c'est souvent le cas avec ses "analyses", MBC oublie la dimension économique. C'est un fait que la génération des boomers a dilapidé les fonds de l'état et ne laisse que des miettes au jeunes d'aujourd'hui (sans oublier une dette énorme). C'est guere surprenant que la plupart d'entre eux veulent se casser d'ici, s'il peuvent avoir une meilleure vie ailleurs. À ce que je sache, les jeunes ne passent pas le plus clair de leur temps à obséder sur la "nation", sur l'Identité (avec un I majuscule) ou la souveraineté, mais s'intéressent, à juste titre, à leur avenir qui a été sérieusement compromis par les boomers et les X.

Alain Sirois dit :
4 juin 2014 à 18 h 39 min

Ne pas aspirer à la souveraineté politique ne veut pas dire ne plus avoir d'identité ou d'appartenance. Pourquoi les jeunes devraient-ils consacrer leur temps et leur énergie à poursuivre un projet qui s'est avéré irréalisable pour les générations précédentes, Il est indéniable que le Québec a un avenir, qui a de fortes chances de se dérouler longtemps à l'intérieur du cadre politique canadien que ça nous plaise ou non. Il est plus que temps que les vieux, comme les jeunes, se demandent de quoi ils veulent faire cet avenir, au lieu de perpétuer des querelles byzantines stériles qui déchirent notre population depuis des décennies. Il y a d'autres enjeux, plus actuels et plus critiques pour la préservation de la culture et de la prospérité québécoises, aux premiers rangs desquels l'éducation des québécois, la maîtrise de la langue française parlée et écrite AVANT l'anglicisation intensive, la compétitivité de la main-d'oeuvre québécois dans un marché mondialisé, la lutte à la corruption et aux inégalités, la lutte à la médiocrité, à la paresse, à l'ignorance et au nivellement par le bas aux niveaux social et institutionnel. C'est de ça dont on devrait entretenir les jeunes.

Catherine dit :
4 juin 2014 à 19 h 48 min

''Il se peut aussi que l’inculture historique terrifiante de la jeune génération et ses convictions politiques ne sont probablement pas sans liens.'' Au contraire! M. Bock-Côté pense que les jeunes veulent partir par ignorance de leur passé. Grosse foutaise. Encore une phrase remplie de préjugés et sans contenu de M. Bock-Côté. Les jeunes veulent partir car il ne voit pas au Québec un futur accueillant pour eux. Les salaires bas, le coût de la vie élevé, les impôts élevés, les taxes élevés, les fonds de retraite à remplir pour les fonctionnaires âgés, l'économie au ralenti, le bas pouvoir d'achat. Les jeunes ne travaillent pas pour eux, mais pour un système que leur parents ont bâti et qui ruine sans cesse le Québec. La liberté de vie devient de plus en plus restreinte et de ce fait, les réalisations, les rêves et les projets de moins en moins réalistes. Cette génération aime la réalisation de projets!

Martin Gagné dit :
5 juin 2014 à 8 h 33 min

Entre les 'boomers', fédéralistes et séparatistes confondus, qui souhaitent maintenir leurs acquis au moins jusqu'à leur mort, quitte à ce que tout s'effondre après eux - et les jeunes de la génération 'me-me-now', dont le nombrilisme n'a d'égal que l'appétit dévorant pour la réussite instantannée, à l'image du Net sur lequel ils passent le plus clair de leur temps - nous sommes, comme dirait l'autre, 'crissement mal pris'!

A mon sens seule une dictature disposerait d'un pouvoir suffisamment concentré pour permettre d'abattre la multitude d'embâcles qui immobilisent le Québec (et tout l'Occident d'ailleurs). Et avant qu'on ne pousse les hauts cris, songez à ceci: nous sommes *déjà* assujettis à une oligarchie qui, sous des apparences démocratiques, ment et pille sans vergogne. Le temps approche où nous n'aurrons plus rien à perdre.

MG, Mtl

Jack dit :
5 juin 2014 à 8 h 40 min

Finalement, se pourrait-il que la jeunesse québécoise ne soit plus intéressée à être québécoise? WTF

Paul Robert dit :
5 juin 2014 à 10 h 27 min

Mathieu, ton article est encore très pertinent. J'ai lu les 59 commentaires des gens. Je crois sincèrement que l'effet anti-souverainiste n'est que temporaire, c'est un défoulement collectif de beaucoup de jeune qui sont désabusés et qui se cherche une identité. Ils vont essayer d'être universel et bilingue, ceci est parfait. Ils vont vite se rendre compte que la compétition internationale vont leur casser la gueule. La seule façon d'être fort dans le future c'est d'avoir un peuple uni et c'est très bien que les Québécois aient réussi durant les 400 dernières années a conserver leur langue Française. Ceci a eu pour effet de conserver notre culture, malgré l'énorme pression extérieur. L'idée d'un Québec souverain est loin d'être a sa retraite. L'évidence de la vie, vas les ramenés ( les jeunes) au bercail de la souveraineté. Ce n'est que parti remise, faut être patient.

Alexandre M dit :
5 juin 2014 à 14 h 05 min

Vous connaissez rien des jeunes quebecois et de leurs éducation ce sondage vaut 0 et encore plus à cause que c'est le journal de Montreal. Je vois plein de gens basher sur les jeunes. Comment veut tu te batir un avenir quand les seul job qu'on peut avoir son médiocre souvent sous payé. Les maisons sont rendu à 350k + dans la region de montreal. Les fermes sont vendu pour rien à d'autre nationalité. Alors on est peut être trop occuper à travailler ... Pour essayer d'avoir quelque chose dans la vie. Je reste Quebecois mais petit à petit le Quebec sera comme les etas unis.

Ronald Collette dit :
6 juin 2014 à 22 h 31 min

Retournez à vos réflexions! ce pseudo-sondage c'est de la camelote

Ce que vous prenez visiblement pour une donné fiable n’est en réalité un sondage bon marché non probabiliste. Ce mot là signifie qu’on a aucun moyen scientifique d’établir sa marge d’erreur. Autrement dit, les résultats que vous semblez prendre pour vérité d’évangile pourraient très bien être de 30% à coté de la réalité. Comment savoir? On ne peut pas. Ce genre de sondage c’est de la camelote. C’est tellement navrant qu’au lieu de le dire honnêtement, ceux qui les font se sentent obligés de les accompagner d'inepsies du genre « la marge d'erreur ne s'applique pas ». Ce qui donne à entendre qu’ils n’y pas de marge d’erreur, autrement dit une marge de 0%? Un certitude? Rien de plus faux évidemment. Ce petit dernier on le doit à 500 abonnés à des formulaires en ligne et rémunérés pour leur participation. Ils se sont prononcés. Bien leur en fasse, mais ils ne sont pas représentatifs du Québec. Par contre,comme abonnés ils font partie de pools aux caractéristiques bien connues des sondeurs. Il peut choisir un pool particulièrement individualistes ou conservateurs ou radical. On n’a qu’a magasiner. Le choix est à la discrétion de qui veut bien les faire entendre. Le public lui, ne sait pas ces choses là.

Ce serait rassurant si des commentateur comme vous Monsieur Bock-Côté tentait compte de cette réalité au lieu pérorer et offrir une caisse de résonance à ce qui n'est qu'un exercice de spin. Votre métier, ce n’est pas de nous aider à avaler le poisson, mais d’apporter une opinion éclairée donc minimalement critique. La prochaine fois je vous suggère un truc : pas de marge d’erreur égale pas fiable.

monique dit :
9 juin 2014 à 23 h 17 min

Quand je pense que plusieurs jeunes qui se sont fait battre par les policiers durant le printemps érable et qui ont décidé de voter libéral cette fois-ci. J'ai envie de pleurer. Je pense au syndrome de Stockolm. Par chance je vois qu'il y a une belle relève, cela prend plusieurs génération pour changer le monde. Il est temps de se parler chacun de chaque génération ... Certains disent que vous êtes fédéraliste...

monique dit :
9 juin 2014 à 23 h 19 min

Oui un autre sondage non probabliste, pendant ce temps des milliers de gens ont renouvelé leurs carte du bloc...