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Il était une fois Lise Payette

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Je viens de voir le documentaire consacré à Lise Payette. Il s’agit d’un récit hagiographique consacré à une femme par ailleurs admirable, à bien des égards, même si elle ne doit pas être à l’abri de la critique. Quel splendide culot, quand même, qu’avait cette femme d’une liberté fascinante. Ce documentaire s’inscrit manifestement dans une vaste entreprise de remémoration collective : nous ne sommes plus contemporains de la Révolution tranquille. Alors nous célébrons ses héros, nous chantons ses bâtisseurs. Comme si nous ne voulions pas laisser partir cet héritage. Comme si nous ne voulions pas oublier.

Je comprends pourquoi. Car je crois à la grandeur de la Révolution tranquille. Elle marque une étape importante : celle de notre émancipation nationale. Avec elle, notre peuple a voulu exister dans le monde en son propre nom. Du Maîtres chez nous au Vive le Québec libre, elle a libéré de vieilles aspirations, les plus profondes, les plus sincères. Elle représente aujourd’hui un patrimoine à conserver, une mémoire de l’émancipation qui irrigue encore aujourd’hui la vie québécoise. N’est-ce pas dans cet esprit que la bataille de la laïcité est aujourd’hui menée au Québec? La référence nationale et la référence féminine se croisent souvent dans la conscience collective.

Un tel documentaire ne contribue-t-il pas à la sacralisation de la mémoire de la Révolution tranquille, qui devient le socle à partir duquel fonder tout projet collectif au Québec ? Ce n’est pas une mauvaise chose : un peuple a besoin de sacré et de symboles forts, et je ne suis pas de ceux qui croient qu’on doit vider chaque mythe de sa substance. Il est bien qu’un peuple tire une fierté spontanée de son histoire. Les petits déconstructeurs de la mémoire croient faire preuve de lucidité en doutant de tout et en n’admirant rien : ils nous jettent en fait dans un vide glacial où ne survit que le cynisme.

Mais si je crois à la grandeur de la Révolution tranquille, je crois aussi à la noblesse de la survivance et j’admire l’effort héroïque de tous ceux qui, en des temps difficiles, ont permis à notre peuple de survivre en se préparant au redressement. Le mythe de la Grande noirceur est toxique. Il nous empêche d’accéder calmement à notre propre histoire. Et d’ailleurs, n’est-il pas absurde de conserver cette désignation pour parler d’un pan de notre histoire? Nul besoin d’adhérer aux valeurs de cette époque pour ne pas la diaboliser. Pour le dire simplement, le Québec n’a pas besoin aujourd’hui de radicaliser la rupture entre sa mémoire «révolutionnaire» et son passé «prérévolutionnaire» : il a besoin d’une mémoire de la réconciliation nationale.

Il n’en demeure pas moins que ce beau documentaire récapitule le grand récit de l’émancipation québécoise, à un moment où notre société est tentée par le mythe du présent perpétuel, charrié par la mondialisation, qui déculture tristement les peuples. Ce documentaire, en fait, nous livre notre histoire comme une mémoire vivante dont nous sommes aujourd’hui responsables. Elle ne se laisse pas enfermer dans un seul projet politique, elle est polysémique. Une certitude toutefois : cette mémoire doit accoucher d’un avenir québécois. Que ferons-nous de cet héritage?

Un moment de tristesse, inévitablement, pendant le visionnement de ce documentaire: comment avons-nous pu échouer notre indépendance ? Ça m’obsède. Cette indépendance, je la souhaite absolument. Les images d’archives de cette période, la présence marquante de cet immense et magnifique poète qu’est Gilles Vigneault, tout cela nous laisse un sentiment étrange : si le Québec a échoué avec de tels hommes, avec de telles femmes, comment pourrait-il aujourd’hui réussir, alors que notre société se laisse dissoudre dans le présent perpétuel mondialisé?

Mais je me laisse aller à ma tentation pessimiste. Et je me rappelle que ce qu’on appelle plus ou moins exactement la question identitaire sera probablement à l’origine de cette renaissance. Elle s’exprime imparfaitement. Évidemment. Mais elle réactive la charge existentielle de la question nationale. Pour la première fois depuis longtemps, je redécouvre une certaine espérance indépendantiste. Elle n’est plus seulement conservée par quelques gardiens obstinés, conservateurs d’un idéal désenchanté : elle me semble reprendre vie, étrangement, sourdement. Peut-être sommes-nous au début de quelque chose?

42 commentaire(s)

Jean Côté dit :
12 janvier 2014 à 23 h 03 min

Que le PQ a été subtil: On ne peut convaincre la population de nos lubies séparatistes, on ne peut convaincre la population par une saine gestion comme gouvernement, alors on créée une crise de toutes pièces et on fonce avec démagogie pour courtiser les de-souches des régions en jouant sur la peur et l'ignorance des étrangers.

Vous pouvez peut-être être optimiste pour ne pas devenir deuxième opposition lors des prochaines élections, M. Bock-Côté, Mais vous avez pour une fois raison: l'indépendance a été rejetée par la population. Et comme avec cette péquisterie vous avez tourné le dos aux immigrants, le combat des séparatistes est perdu pour de bon. C'est terminé. Comme le Bloc Québécois, comme les tourtes, les séparatistes sont appelés à disparaitre. Il ne reste que des vieux lors des rassemblements péquistes. Et ceux qui s'expriment sur les blogues du FdM font plus pour favoriser la mort du séparatisme que pour aider la formation du pays imaginaire.

Et vous savez fort bien que cette péquisterie n'a aucune chance de passer le est des tribunaux. Vous avez avoué que le projet séparatiste a perdu dans ce billet, si vous pouviez aussi avouer que la charte de Vil-Drain est une diversion pour tenter de scorer un gouvernement majoritaire aux prochaines élections, ça serait plus honnête de votre part. Plus respectueux aussi pour vos lecteurs, qui ne sont pas tous des cons.

Guylaine Desbiens dit :
12 janvier 2014 à 23 h 10 min

Je le crois aussi,Depuis un moment, je sens et d'autre avec moi qu'il se passe quelque chose de mystérieux.Que cette stagnation prend fin.J'espère que mon pays se réveillera et se révélera.

Alain Mallette dit :
12 janvier 2014 à 23 h 26 min

Tres beau reportage effectivement.La tenue des acteurs du printemps rouge,meme su je n'étais en accord ni avec leurs revendications,ni avec leurs mesures drastiques,me laisse quand'meme un peu d'espoir.Les trois principaux tenors sont indépendentistes,ce qui me reconcillie avec eux et une partie de cette jeunesse. Esperons qu'il y aura des suites.

André Guérard dit :
13 janvier 2014 à 0 h 21 min

J'avoue que ce documentaire consacré à Madame Lise Payette m'a profondément touché. Je n'avais pas conscience, à cette époque, du travail colossal qu'accomplissait Madame Lise Payette pour l'égalité des femmes et des hommes dans la société québécoise. Quelle femme aujourd'hui accepterait de n'être que la servante de son maris et de ses enfants, enfin de n'être qu'une Yvette dans la société? En 2014, nous sommes loin de toutes ces femmes qui ont remplis le Forum en 1980 pour proclamer leur fierté d'être une petite Yvette qui sert le thé comme le proposaient les manuels scolaires de l'époque comme choix de carrière pour les femmes. La liberté des femmes québécoises est très grande comparée aux autres nations. Cela mesdames vous le devez à Madame Lise Payette, même l'Yvette de 1980 doit certainement le reconnaître aujourd'hui.

Pierre Bouchard dit :
13 janvier 2014 à 1 h 56 min

1- Tentation pessimiste-? Il faut éviter un excès de lucidité aussi bien éviter un excès de lyrisme. Le Québec est divisé politiquement depuis 1960 entre les progressistes et les conservateurs et depuis 1970 entre souverainistes et fédéralistes comme entre une gauche et une droite moins marquée qu'en Europe depuis la révolution tranquille. On sait tous que le conflit est le propre du politique sans oublier en même temps que le revers de ça c'est la difficulté de dégager des majorités pour un programme politique. La dernière fois que le Québec a dégagé une majorité pour un parti ça été pour plébisciter un chef de parti fantasmé (Jack Lawton) pour faire le -ménage- comme d'élire une majorité de députés NPD du Québec par engouement pour un chef sympathique. Il y a la raison et une part d’irrationalité qui se mélangent et qui brouillent les cartes chez les électeurs. Le gouvernement Marois n'est pas dans une situation optimale ne trouve pas nécessairement cette figure en son sein qui dégage ce charisme saisissant capable d'entraînement positif avec sa part d’irrationalité attractive.

Pierre Bouchard dit :
13 janvier 2014 à 2 h 01 min

2- L'excès d'optimisme est possiblement prématuré considérant le pouvoir toujours toxique par exemple de cette presse d'opinions de Power Corporation qui domine toute les villes du Québec malgré il est vrai le contre pouvoir d'internet. L'échec des deux référendums contient l'une des raisons pourquoi la réconciliation ou la synthèse entre l'ancien Canada français d'avant 1960 et le Québec d'après 1967 révélé à partir du -Vive le Québec libre- de De Gaulle ne s'est pas réalisée. Parce que nous vivons toujours dans l'orbite canadienne qui a ignoré le fait français depuis 1867 et évidemment bien avant.L'État provincial renforcé en 1960-1976 qui est le seul sous contrôle de notre nation n'en n'est pas moins sous le même paradigme de tutelle fédérale dont l'effet pernicieux rentre dans la mentalité culturelle nationale. Il faut attendre encore pour voir un début de sortie de l'après référendum de 1995. B.Drainville semble dévoiler (espoir) un bon potentiel dans sa direction du dossier de la charte reste à voir la suite..

Céline Plourde dit :
13 janvier 2014 à 2 h 11 min

Cher Dr. Mathieu. Cette entrevue m'a fait découvrir Madame Lise Payette simple, sincère dans certains moments de sa vie publique et revivre notre Révolution tranquille. Vous dites: "Elle représente aujourd’hui un patrimoine à conserver, une mémoire de l’émancipation qui irrigue encore aujourd’hui la vie québécoise." Je me sens ainsi un peu boîte de conserve, plutôt que fluide irrigateur. Je veux dire, même si cette époque est révolue, elle vit en vous comme en nous les plus âgées. Elle est plus que patrimoine et mémoire, une force vive actuelle. Notre peuple est fleuve arrosant le même paysage et vous y êtes. Il est plus grand, plus riche que chacune de ses parties.

"Ce documentaire, en fait, nous livre notre histoire comme une mémoire vivante dont nous sommes aujourd’hui responsables." Hé bien oui, nous arrivons à la même conclusion. Les écueils de notre époque ne doivent pas obscurcir notre horizon. Chacune d'elle porte ses hommes et ses femmes d'exceptions, vous m'apparaissez être du nombre et plusieurs autres dans la constellation des espérants à l'indépendance ou tout simplement à l'humanité en marche.

une personne dit :
13 janvier 2014 à 7 h 37 min

Lise Payette, c’est un talent immense de mettre en lumière l’intelligence la culture populaire la télévision au départ, la fête de la St-Jean et la politique avec son assurance auto et puis l’égalité des femmes et des hommes. De revoir Ginette Reno qui chante Un peu plus loin, un peu plus haut le frisson qui nous traverse comme un éclair notre corps et notre conscience. On apprend que Lise Payette dans le documentaire console Ginette Reno plutôt dépressif , lui redonne confiance, lui donne les moyens d’aller plus qu’elle-même, de faire une interprétation qui touche l’humaine humanité que nous sommes, dans notre langue, dans notre conscience de ce que nous sommes, dans notre conscience ce que voulons

nadion dit :
13 janvier 2014 à 9 h 27 min

la grande noirceur n,est pas un mythe pour ceux qui l,ont vécu...mais vous etiez loin d,etre au monde, alors cessez ce révisionnisme à la soviétique

Québ-étroit dit :
13 janvier 2014 à 9 h 29 min

Hey Bock. Ne part pas en peur avec tes lunettes roses ?

Tu ne sais pas encore pourquoi le Québec n'est pas indépendant et ne le sera jamais ?

Toi qui es un type intelligent, comment as-tu pu faire pour ne pas avoir encore trouvé la réponse ?

C'est très simple mon ami. C'est qu'avec un peuple de ti-counes dont la majorité a un niveau intellectuel de 14 ans et que plus de 800 000 de ses habitants sont illettrés...on ne peut pas prétendre qualifier un tel poulailler de PEUPLE. Ou plutôt oui....PEUPLE À GENOUX comme dans le cantique!

Alors arrêtes de te questionner mon Bock. Si t'as pas compris, tu ne comprendras jamais !!!

Désolé. Je ne veux pas être un éteignoir pour tes rêves...mais tu devras te construire un autre "château en Espagne".....

Jacques Lafond dit :
13 janvier 2014 à 9 h 37 min

Le Québec est un pays indépendant depuis 1982. C'est seulement que le Québec et les québécois ne l'on jamais entériné cette indépendance. Je n'écouterai pas le documentaire sur Madame Payette. En effet, elle ne doit pas être à l'abri des critiques, comme dit MBC. Beaucoup trop à gauche, beaucoup trop féministe, les ''Yvette'' on fait très mal. Le ''no fault'' protège les criminels au volant qui ne font pas attention aux piétons, vélos, etc., ... Je n'écouterai pas le reportage sur Madame Payette ... Cette supposée grande dame du Québec n'y allait pas avec le dos de la cuillère avec ses invités en les critiquant, en les humiliant, dans le temps avec Fauteux, mal à l'aise. Elle ne doit pas être a l'abri des critiques aujourd'hui ... très certainement pas ...

alain maronani dit :
13 janvier 2014 à 9 h 48 min

Hagiographie, un terme inconnu pour la majorité des Québécois, surtout ceux qui lisent la page des sports...

Quand on commence d'une manière obsessive à rabacher le passé, les grands anciens, que l'on se complait à distribuer des médailles et colifichets, style Patriote de l'Année opu Ecrivain Patriote de l'Année, bref que l'on est incapable de se projeter dans l'avenir...on n'est plus très loin de l'effacement historique, de la sénescence, même si l'on est jeune.

Comme Bernard Landry, comme Jeanette Bertrand, comme tous les vieux briscards du nationalisme québécois madame Payette vient faire probablement son dernier tour de piste, avant que les lucioles de l'oubli commencent à clignoter...a chacun son livre de souvenir, son petit film, son petit documentaire, sa rue, son avenue, sa place, une trace pour ne pas sombrer dans l'oubli, le solde de tout compte d'un échec politique et économique, qui nous place bientot comme la province la plus pauvre au Canada, juste avant Terre-Neuve, finalement pour en arriver à la dernière cartouche, la charte...

Peut-être sommes-nous au début de quelque chose ? dit notre Grand Timonier mais ne serait ce pas plutôt le début de la fin ?

Yvon dit :
13 janvier 2014 à 10 h 36 min

Bonne journée M. Mathieu et merci à la grande DAME qu'est Mme Lise Payette.

sco100 dit :
13 janvier 2014 à 10 h 52 min

Vous oubliez trop facilement que Vigneault et Leclerc ne faisaient pas vibrer tout le monde. Les mascottes nationalistes plaisaient aux indépendantistes sans pour autant séduire les autres. Les chantres des grands espaces, les yeux amers dans le rétroviseur d'une oppression imaginée, n'ont jamais fait l'unanimité. Tout le monde n'est pas follement épris d'épinettes et bandé sur le fleuve en pleurant un âge d'or inventé.

Miron, Piché, Vigneault ou Leclerc m'ont toujours laissé indifférent. Je n'éprouve à leur égard aucune animosité; leur production ne me parle tout simplement pas et ne m'a jamais semblé s'adresser à moi. Que certains les trouvent monumentaux, ça les regarde, mais ce n'est pas une opinion que je partage et je ne suis certainement pas le seul.

Pierre Brassard dit :
13 janvier 2014 à 11 h 00 min

Le syndrome du documentaire Disparaître (1989) de Lise Payette, nous le vivons à l'instant avec la Charte.

Documentaire qui a fait jaser à l'époque:

Déchirement sur l'identité, la nation, le taux d'immigration, l'intolérance, le vivre-ensemble, l'extrême droite de Jean-Marie Le Pen, etc.

A.Guilbert dit :
13 janvier 2014 à 12 h 36 min

*( comment avons-nous pu échouer notre indépendance ?)

C'est simple : ca s'appelle la québécitude

Quand on veut l'émancipation d'un peuple; on ne le fait pas disparaitre.

La québécitude a fait disparaitre le peuple Canadien Français pour le remplacer par un amalgame d'un peu de tout sans liens entre les parties et surtout sans histoire, ni traditions ni appartenance commune à partager

Elisabeth II dit :
13 janvier 2014 à 12 h 50 min

Reprendre vie ? Le désir indépendant des francophones du Québec ?

Ciel ! Faut pas confondre. Simple petit spasme, peut-être. Tout petit. Harper a beau frapper le gisant à grands coups de couronne d'Elisabeth, il n'y est plus.

Le gisant n'est pas pour autant canadien anglais. Il est états-uniennes d'Amérique anglophone. Et ce ne sont pas les Harper du ROC qui s'en plaindront.

Arsene66 dit :
13 janvier 2014 à 13 h 14 min

Et bien moi je suis un souverainiste très optimiste.

D'abord, parce que les Vigneault, Payette et d'autres grands sont toujours parmi nous, mais aussi parce que plusieurs grands hommes et grandes femmes, de tout origine, sont en devenir..

Aussi, parce que je crois qu'avec la démocratisation de l'information que permettent internet et les réseaux sociaux, tous les rêves nous sont permis.

@ Québ-étroit

Vous auriez intérêt à lire le texte de M. Bock-Côté intitulé «Le ticounisme» (18 obtobre 2012). Et vous ne semblez pas être conscient que votre mépris ne sert absolument pas votre cause mais bien la nôtre.

Denis Mercier dit :
13 janvier 2014 à 13 h 45 min

-"sa mémoire «révolutionnaire» et son passé «prérévolutionnaire» (en parlant du Québec)"

Le PQ est guerrier et il veut axé l'avenir sur les chicanes, la violence, la brutalité etc mais pourquoi vouloir le faire pour le passé aussi ? voir définition du mot révolution :

"révolution, nom féminin Sens 1 Rotation d'un corps autour de son axe central. Sens 2 Changement d'un régime politique à la suite d'une action violente [Politique]. Synonyme mutinerie Sens 3 Changement brutal. Synonyme chambardement"

-"il a besoin d’une mémoire de la réconciliation nationale."

On se croirait au Rwanda encore là. Vous n'étiez pas là vous vous êtes imaginez des choses en voyant des images dans un livre mais peut-être vous êtes-vous trompé de livre... ça se peut ça. C'est pas hier qu'il avait besoin de réconciliation nationale c'est aujourd'hui.

-"la mondialisation, qui déculture tristement les peuples".

Chez les autres pour le PQ, la culture n'est qu'une mauvaise habitude et ils participent plus de la déculturalisation brutale que la mondialisation.

-"cette mémoire doit accoucher d’un avenir québécois"

L'image a de la difficulté à se faire dans ma tête. Voilà Une mémoire qui n'accouche pas par les voies naturelles, vous vous servez de forceps là ?... 1) Quelque part aussi l'avenir du Québec, c'est comme l'avenir de mon appartement, je m'en fous. Ce pays dont vous parlez n'existe pas réellement en dehors de votre tête. C'est comme une projection d'un lien fraternelle entre les habitants d'une région géographique... c'est comme le ciel mais avant de mourir,

Stève Michelin dit :
13 janvier 2014 à 13 h 47 min

A cher Monsieur Côté encore une fois et on pourras ajouté plein de bémol à mes paroles et en fin de compte j en serais bien content, car mon coeur est dans un étau. Mes parents on décidé de quitter la France pour des raisons pour m a part ludiques, une vraie lubie en 67 , j étais tout petit. Je grandis en Mauricie jouant au Hochey au Baseball passant mes journées dans les bois , j ai encore en mémoire les odeurs à l esprit; des matins d été à la lisières des forêts. Et dans ma préadolescence j ai commencé à faire la navette France Quebec à plusieurs reprisse . Tout cela pour dire que m a connaissance des lieux n est pas une abstraction. Mon intention n est pas de choquer mais le Quebec ressemble à une femme ayant des grossesse nerveuse et l les géniteurs ayant des chromosomes affaiblis par la révolte mais aussi et là c est le point le plus fort ; il y a scission entre l éthique et l esthétique . Le ,tu doit , le devoir , le droit ne domine pas notre instinct du beau ou du bien, qui lui est transcendant. Et j en aie ras le bol d entendre qu on à délaissé des hommes et des femmes, surtout que toute cette nature n attend que des mains habilles pour la faire fleurir, la magnifier et pas seulement défricher et non des putain de route droite traversant des kilomètres de forêt encore vierge qui attend et cela malgré la neige et le froid ; d être fécondé.Et encore la langue est comme un instrument ; il a besoin astiquer ,polie , chaque mélodie on besoin d un travaille acharner ou comme une pierre pour quelle devienne précieuse ce doit être dépoussiéré pour en faire sortir l or. Et encore une fois il nous faut une géo poétique. Heidegger l homme vient au monde poétiquement; ou encore vivre c est ce souvenir, pourtant on connait bien ce slogan n est-ce pas. Bien à Vous Monsieur. Et je ne suis pas le seul à vous le dire, vous êtes un jeune homme et un intellectuelle inspirant pour la génération de maintenant et pour la prochaine .

Québ-étroit dit :
13 janvier 2014 à 14 h 11 min

@Arsene ou Harce-N ? Quel beau prénom pour un ti-coune !!! Je gagerais que ton émission préféré est la poule aux

œufs d'or ! Et que tu as un drapeau des Canadiens sur ton antenne d'auto ! Et une calotte à l'envers sur la tête bien

évidemment....

Tu représentes bien les Québécois dont j'ai fait mention précédemment.....une République de bananes avec ça???

Stève Michelin dit :
13 janvier 2014 à 15 h 25 min

Je m excuse si c est encore moi mais à propos de la laicité; nous ne devons pas faire miroité une fausse, une mièvreuse idée d une la liberté aux immigrants , mais que la luminosité du territoire les rendras libre; parce que la liberté suit la con -naissance ; naitre avec.Comme la France là été. j en parle régulièrement autour de moi et on ne semble pas y faire attention; Nietzsche; ILs clignent des yeuxl et ils se demandent , mais de quoi parle t il ; parce que je dois sans cesse lui faire rappelé ,à mon interlocuteur . bien à vous

Arsene66 dit :
13 janvier 2014 à 15 h 51 min

@ L'Étroit

Vous êtes ridicule, vous êtes un monument de préjugés et vous avez tout faux.

Je plains votre entourage.

Hélène Beaulieu dit :
13 janvier 2014 à 15 h 58 min

Mathieu vit par procuration.. Et il a tendance à embellir l'Histoire.. C'est pour

Tabarnick dit :
13 janvier 2014 à 16 h 28 min

@Québ-étroit Regarde l'histoire de l'humanité, Babylone, l'Égypte des pharaons, la Grèce de Périclès, la France de Louis XIV, les États-Unis de l'indépendance, la Grande-Bretagne victorienne: le Québec d'aujourd'hui les clenche totalement pour le bas taux d'illettrés, garanti sur facture. Être un pays ou non n'a rien à voir avec les Belles-Lettres.

Pour ce qui est de comparer le Québec d'aujourd'hui avec le reste de la planète, tu peux regarder les derniers résultats de PISA, et constater (probablement avec incrédulité totale) que le Québec se classe en fait parmi les meilleurs à tous les niveaux, maths, sciences ou compréhension de l'écrit.

Je suppose que tu trouves que ta haine compulsive du Québec fait de toi un individu supérieur. Malheureusement, elle te classe plutôt parmi les ti-counes mal-informés.

Hélène Beaulieu dit :
13 janvier 2014 à 16 h 28 min

Mathieu vit par procuration.. Il est tellement jeune. S'il choisit d'être réfractaire envers son époque c'est qu'il aime raconter et se faire raconter des belles histoires. Des comtes de fée..

Malheureusement, ce n'est pas ça la réalité hier, ça ne l'est pas aujourd'hui et ça ne le sera pas demain..

J'ai vécu l'époque qui vous fait rêver alors que vous n'étiez pas né.

Les pionnières du féministe étaient des anglophones. Les femmes au Canada anglais ont eu le droit de vote en 1905 alors qu'au Québec ce ne fut qu'après la guerre 1945 qu'elles se sont vu accorder ce droit.

Les Marie Lacoste Gérin-Lajoie. Idola St-Jean, Thérèse Casgrain, Marie Claire Kirkland Casgrain ont précédé Lise Payette.

Lise Payette a dérapé pas à peu près dans son combat. Son regard méprisant sur les femmes à la maison a mené à la défaite du PQ. Cette femme est plus motivée pas sa haine des hommes que par la défense des femmes.

Jean Paul Belleau, voilà l'image réductrice qu'elle a toujours véhiculée sur les hommes. Son "Jean Charest est un trou de cul" n'est que la démonstration qu'à 88 ans elle n'a pas réussi à se guérir des hommes.

Au Canada le poste de Premier Ministre est occupé majoritairement par des femmes. Pourquoi cette aigreur?

J'ai vécu l'époque de Lise Payette et de Gilles Vigneault. J'ai apprécié vivre à cette époque. Mais plus ça change, plus c'est pareil.. mais pire encore..

Les mêmes divisions trop longtemps alimentées sont en train de conduire à la dégénérescence de ce qui se voulait la "race québécoise".

C'est incroyable que des disciples puissent encore en 2014 s'inspirer de Lionel Groulx.. Ces fils de soixante-huitards nostalgiques vivent par procuration l'espoir de leurs pères.

Ils n'ont pas été encouragés à regarder l'avenir autrement que par le rétroviseur.. Réfractaires à la modernité, ils vivent dans le déni... leur obsession de l'indépendance les auront fait passer à côté de la vie.. C'est triste!

Yves dit :
13 janvier 2014 à 18 h 19 min

'' comment avons-nous pu échouer notre indépendance ? ''

Quand tu as un gouvernement qui gère tout croche, qui se fout de ses citoyens qui travaille dur pour gagner leur croute et que ce gouvernement dépense le trésor public en irresponsable, faut pas se demander pourquoi ça passe pas. Réveillez-vous gang de caves.

Roger dit :
13 janvier 2014 à 20 h 01 min

La révolution tranquille ? vous voulez dire l'Apostasie de l'État.

André Guérard dit :
13 janvier 2014 à 23 h 58 min

@ Mme Hélène Beaulieu.

J'ai aussi vécu l'époque qui fait rêver Monsieur Bock-Côté.

Jippy dit :
14 janvier 2014 à 0 h 49 min

« Alors nous célébrons ses héros, nous chantons ses bâtisseurs.» Morgentaler (30 000 avortements * 45 ans)= Indépendance renflouée?

André Guérard dit :
14 janvier 2014 à 1 h 03 min

@ Mme Hélène Beaulieu. J'ai aussi vécu l'époque qui fait rêver Monsieur Bock-Côté. Madame vous mentez, c'est vous qui aimez raconter de laides histoires. Pour commencer, les femmes du Québec, en majorité, ne voulaient pas de ce droit de vote au provinciale jusqu'après la deuxième guerre mondiale. Pratiquement en bloc, elles étaient convaincues que seuls les hommes avaient les connaissances politiques pour voter. Plusieurs femmes ont manifesté pour que le Gouvernement Provinciale ne leur accorde pas ce droit. À cette époque pour devenir une femme de carrière, la femme devait entrer dans une communauté religieuse pour devenir une personne importante qui prend des décisions. Le seul autre choix de carrière qui lui restait, c'était de devenir l'Yvette que proposait les manuels d'école de choix de carrière pour les filles qui consistait à servir du thé à son maris et aux invités de son maris, alors que les choix de carrières pour les garçons s'ouvraient sur le monde. C'est uniquement ces deux poids, deux mesures que Madame Lise Payette avait dénoncés dans l'histoire des Yvette. Madame Lise Payette, en 1980, était visionnaire, elle avait compris que si les femmes mariées n'avait pas du tout de métier, celles-ci auraient de très gros problème à se trouver un emplois pour avoir un revenu advenant la séparation du couple. Tout le monde est d'accord avec ce fait aujourd'hui. Les femmes monoparentales et démunies, faute de posséder un métier, commençaient à être nombreuses en 1980. Madame vous radotez des sornettes tout simplement parce qu'il vous ait impossible de reconnaître que vous vous êtes trompée sur les intentions de Madame Lise Payette dans l'histoire des Yvette et c'est d'une tristesse infinie de lire une vielle femme aigrie par des convictions qui n'ont pas de fondements historiques. Je ne sais pas si Madame Lise Payette aimait tous les hommes, mais je sais qu'elle a aimé passionnément un homme durant 37 ans et que 10 ans après son décès, elle...

André Guérard dit :
14 janvier 2014 à 1 h 18 min

@ Mme Hélène Beaulieu. (suite) elle le pleurait et lui manquait encore tous les jours. Elle qui d'après vous n'aimait pas les hommes, je me demande bien ce qu'est pour vous une femme qui aime un homme? Peut-être que pour vous, la femme doit l'avoir tellement dans la peau, que ça la rend marteau, dès qu'il s'approche d'elle, elle se sent toute chose. l'homme lui fout des coups, lui prend ses sous, mais que voulez-vous, elle n'est qu'une femme qui a un homme dans la peau.

normand duval dit :
14 janvier 2014 à 7 h 37 min

Il fut un temps où l'obstacle pour l'accès à la Souveraineté du Québec ait était les Anglais. À la suite du refus de ce noble projet de société à deux REPRISES par le peuple Québécois (un peuple de facto qui refuse de se reconnaître lui-même légalement comme tel!!!) je considère dorénavant, m. Bock-Côté,que le principal obstacle

à cette Souveraineté, aujourd'hui, à laquelle vous semblez vous référez par osmose nostalgique de ses grands moments d'espoir, soit le Québécois lui-même... Le gouvernement Marois nous en offrira une démonstration magistrale,encore une fois par le spectacle, sans filet, de cette consultation (sic!) populaire sur la Charte de l'affirmation de la laïcité etc. etc.. dernier rempart auquel s'accrocher, pour certains, mais l'évidence du besoin d'une désacralisation de l'État dans notre vie démocratique, pour d'autres. Lorsque le ministre responsable de cette commission consultative affirme en public qu'il ne tiendra pas compte des propositions de cet exercice démocratique si celles-ci suggèrent une certaine "dilution" de ses principes avant même les premiers balbutiements des intervenants, alors, dites-moi, comment ne pas avoir "PEUR de lui confier les "CLEFS" d'un nouveau PAYS Souverain? Merci.

Hélène Beaulieu dit :
14 janvier 2014 à 13 h 05 min

André Guérard, oui vous avez raison quand vous expliquez combien les femmes ont été gardées honteusement "arriérées" dans la société patriarcale québécoise.

Ce que je dis c'est que leur émancipation s'est amorcée pas moins de quarante années après celle des femmes anglophones, autant américaines que canadiennes.

Jean-Charles Harvey, ce grand ostracisé de l'Histoire, s'est insurgé contre l'interdiction du Clergé au droit aux femmes à l'instruction. Son livre "Les demi-civilisés" a été mis à l'index en raison du récit sans complaisance qu'il dévoilait sur cette époque ..

Vous dites: "En bloc elles étaient convaincues que seuls les hommes avaient les connaissances politiques pour voter".. Je dis: "En Bloc les Québécois des régions sont convaincues qu'un complot musulman menace le Québec" En 2014, même exploitation de l'ignorance..

L'instruction était réservée à une Élite bourgeoise et parmi la plèbe n'étaient admis dans les collèges classiques que ceux qui sentaient l'appel de Dieu". L'école servait d'incubateur à la vocation religieuse..

Les signataires du "Refus Global" ont ouvert la voie à la révolution tranquille.

Oui "L'émission Appelez-moi Lise" , c'était comme c'avait été le cas pour les "Couche-tard" de Roger Baulu et Jacques Normand un rendez-vous à ne pas manquer.

Quand je dis que Lise Payette détestent les hommes c'est en raison du rôle réducteur qui leur était réservé dans ses téléromans. C'est en raison du discours que je l'ai entendu tenir il y a tout juste trois semaines sur les ondes d'une radio.

De société patriarcale le Québec est passé aujourd'hui à une société matriarcale..

Oui la vigilance s'impose pour préserver les droits des femmes acquis de longue lutte mais pas en refrénant chez nos petits garçons l'expression de leur masculinité par le Ritalin..

Jippy dit :
14 janvier 2014 à 13 h 09 min

«...une femme par ailleurs admirable, à bien des égards...» (MBC) Oublions le fantôme dans le placard de Lise (ce cher Henri M...) qui interdisait aux femmes voulant un avortement d'entendre les arguments du choix pour la vie dont l'adoption n'est pas le moindre. Curieux que la profonde blessure psychologique n'ait jamais été évoquée par cette femme d'exception...une dame de fer sans doute?! S'il faut parler de femmes admirables, il faut remonter à la période de 1639 à 1960, même si, à partir des années '20, Thérèse F. Casgrain et quelques autres excitées bourgeoises de son acabit ont initié l'ère de la contestation (un demi-siècle avant l'initiation sexuelle et la pilule). Quant aux hommes de cette époque, valeureux et courageux presqu'autant que les femmes, certains se laissèrent malheureusement envahir par le découragement et, oubliant leur foi chrétienne parce qu'éloignés temporairement de leur famille, tombèrent dans la boisson avec l'attrait des femmes faciles (je pense spécialement aux bûcherons qui venaient faire un tour en ville et repartaient les poches vides). Il est certain que les conséquences funestes de la Deuxième Guerre Mondiale sur le peuple canadien de langue française habitant le Québec furent ignorées d'à peu près tous les historiens et sociologues (totalement aveuglés par les seuls aspects positifs du progrès technique). « Peut-être sommes-nous au début de quelque chose?» (MBC) Ma réponse: Le crépuscule de la civilisation chrétienne.

Hélène Beaulieu dit :
14 janvier 2014 à 13 h 12 min

Oups.. l'interdiction du droit des femmes à l'instruction...

les Québécois des régions sont convaincus...

Lise Payette déteste les hommes...

Jippy dit :
14 janvier 2014 à 15 h 08 min

@ Hélène Beaulieu 13h12 À 3 exceptions près qui constituent sa trinité: Son chum Laurent, ce cher Henri et son Co animateur Jacques Fauteux.

Bert dit :
15 janvier 2014 à 19 h 12 min

@Jean Côté---Les libéraux sont comme les Unionistes de Duplessis, ils sont les seul à détenir la vérité, vous êtes par vos propos un parfait libéral. Lise Payette est une femme exceptionnelle.

онлайн консультации уролога dit :
21 janvier 2014 à 7 h 14 min

Bonjour une amie qui est a genève ma donner l’adresse du blog. je dois dire que je suis scother magnifique . je suis artificier et là pour vos photos tip top bien mieux que certain pro de part chez nous. Pour le tutoriel il tombe a pic puisque j’attaque photoshop. nous serons sans doute a geneve pour les roses de cette année et pour le reste bien entendu j’aime bien cette ville a vous suivre sur votre blog JacqueS

Suzanne Lavoie dit :
13 février 2014 à 14 h 45 min

Ou peut on se procurer le film de lise payette " Disparaître "? Merci

Wiley dit :
24 février 2014 à 12 h 42 min

Je me demande qui plateforme de blogs que vous utilisez ? Je suis nouveau à exécution d'un blog et j'ai pensé à l'aide de la plate-forme Wordpress . Pensez-vous que c'est une bonne plate-forme pour commencer? Je serais très reconnaissant si je pouvais vous poser quelques questions par e-mail afin que je puisse en apprendre un peu plus avant de commencer. Lorsque vous avez du temps libre , s'il vous plaît n'oubliez pas de prendre contact avec moi à : % EMAIL % . Merci

Danielle Provost dit :
9 juillet 2014 à 16 h 36 min

Je suis étonnée par l'agressivité de certaines personnes face à Madame Payette. Cette femme a fait preuve de beaucoup de courage et les femmes du Québec devraient la remerciée pour s'être battue pour elles toutes. Cette femme remarquablement intelligente, dérange encore beaucoup. Je serai toujours fascinée par la haine de certains hommes envers les femmes. Nous sommes la moitié de l'humanité et nous vallons autant qu'eux, sauf que plusieurs ont bien du mal à le comprendre et ils pensent que parce que nous avons un vagin qui leur donne du plaisir et que nous portons les enfants, nous sommes leurs choses. Malheureusement, je dois ajouter que je pense parfois le pire ennemie des femmes, ce sont elles-mêmes et la meilleure preuve de cela c'est bien le voile. J'ai honte à chaque fois que je croise une femme qui en porte un. Ce qui me désole le plus c'est qu'elles essaient de nous faire croire qu'elles le portent volontairement. Alors que chacun sait que c'est un geste politique. La religion est le meilleur moyen de contrôler les femmes, faut être soit naïve, de mauvaise foi ou un peu bête pour affirmer contraire.