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Agrile du frêne (2)

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Je terminais mon précédent blogue en signifiant que l'agrile du frêne s'étendra de façon toute naturelle à l'ensemble de l'Amérique du Nord. Cette phrase ne signifiait pas, comme le soulevait un commentaire, que tous les frênes périraient! Si on relit mes propos, je me place à l'opposé du scénario catastrophe. Je crois que la nature s'adapte et ce modifie sans cesse et qu'elle en a vu des insectes arriver depuis longtemps sans y laisser sa peau.

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Il y aura des impacts et c'est cela qu'il faut contenir. Les interventions doivent venir en support à l'écosystème et non pas pour remplacer les mécanismes d'adaptation.  Je parle chinois?

Vous avez déjà vu des images de singe s'enlevant des puces l'un à l'autre ou en rangée? Eh bien pour développer un mécanisme comme celui-là il a fallu que l'insecte cause une pression importante sur l'espèce (singe) pour qu'ensuite se développe une adaptation de celui-ci. Donc si vous supprimez la pression du ravageur, vous supprimez du fait même la capacité de l'hôte, le frêne,  à développer une défense.

Le hic par contre avec la stratégie d'adaptation c'est qu'on ne sait pas trop comment elle  fonctionne. Elle a beau être l'un des points importants du concept d'évolution de Darwin, on ne s'est pas vraiment combien de temps elle prendra et combien il restera de frêne au bout.

Voilà pourquoi il est nécessaire de soutenir cette évolution par une approche écosystémique et non pas une militarisation de la zone. Selon moi les pesticides sont à bannir, par contre un biopesticide comme le TreeAzin développé par BioForest Technologie a sa place puisqu'il risque moins de développer des résistances chez l'agrile. Son procédé actif est extrait des graines de margousier (neem). Il se doit par contre d'être utilisé avec d'autres moyens: trappe, collant, phéromone, etc.

Je devine que la plupart d'entres-vous n'avez même pas le temps de vous pencher sur le cas de l'agrile. Ce qui ne vous empêche pas de vous inquiéter pour les frênes dans votre cours. Il y a déjà des entreprises qui offrent autant une approche que des alternatives sensées.

La jeune entreprise IAER Solutions par exemple, situé à Québec, à une approche globale, environnementale et dans le temps. C'est un peu sur ce genre d'entreprise qu'il faut miser afin de changer nos façons de voir et d'intervenir.

Pour le reste, soyez vigilant sur les solutions faciles et rapides.

 

 

1 commentaire(s)

Steve Harvey-Fortin dit :
23 août 2014 à 13 h 10 min

Étant donné votre chronique sur le Grand Prix de Montréal et les commentaires qui ont été supprimés, je crois que ce sera mon seul commentaire ici. La prochaine fois avant de comparer Hitler avec le Grand Prix de Montréal vous y penserez deux fois et même trois fois.