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Ce que l’austérité change dans votre vie

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Le gouvernement a réduit radicalement la croissance de ses dépenses, car il a décidé que nous devions collectivement nous serrer la ceinture. Comme la croissance de certaines dépenses en santé et en éducation est inévitable pour maintenir certains services, il faut carrément en couper ailleurs. On prétend que ça n’aura aucune influence sur les services reçus par la population. Toutefois, ce n’est pas ce que nous révèle l’analyse des montants d’argent que le gouvernement compte attribuer aux ministères cette année. Voyons qui seront les gens principalement touchés :

Les enfants en difficulté : On parle d’une diminution de 150 M$ du budget des commissions scolaires. Plus tôt ce mois-ci, la Commission scolaire de Montréal a d’ailleurs annoncé l’abolition de 25 postes qui viennent en aide directement aux élèves : des psychologues, des psychoéducatrices et des orthopédagogues... pourtant déjà cruellement en demande. On trouve des mesures similaires à Jonquière et à Longueuil où on coupe également des travailleurs sociaux et des techniciennes en éducation spécialisée. Avec les compressions à venir, d’autres réductions de services sont à prévoir.

Les personnes handicapées : Avoir un logement adapté est un élément essentiel de la vie d’une personne handicapée. Le gouvernement retire 19 M$ sur les 28 M$ du programme d’adaptation de domicile, soit le 2/3 du soutien total! En ce moment, le délai d’attente pour l’accès à ce programme dépasse 2 ans. Des sommes importantes seraient également retranchées du transport adapté.

Les personnes vulnérables : Même si le budget global de la santé augmente, ça ne veut pas dire qu’il n’y pas de compressions. Au cours des dernières semaines, on a entendu parler de 28 postes de moins à Montréal au CSSS de la Montagne et à celui d’Ahuntsic et Montréal-Nord. Des psychologues, des infirmières auprès des personnes âgées, des professionnel.les pour faciliter l’intégration des personnes immigrantes : on met à pied ceux et celles qui s’occupent des plus vulnérables d’entre nous.

Les victimes : L’indemnisation des victimes d’actes criminels vient de voir son budget réduit de 2,65 M$. L’aide juridique, qui permet aux personnes les plus pauvres d’avoir accès à la justice, est amputée de 5 M$ alors que les délais d’attente sont déjà très longs pour ceux et celles qui en bénéficient actuellement.

Les personnes vivant en milieu rural : Le programme RénoVillage qui permet aux propriétaires défavorisés d’entretenir leur maison vient d’être coupé de 8 M$ sur un budget total de 16 M$. Mauvaise nouvelle aussi pour les agriculteurs et agricultrices, l’appui au développement des entreprises agricoles et agroalimentaires a été retranché de 4,9 M$.

Les femmes : L’Assemblée nationale a vu le nombre de femmes sur ses banquettes diminuer à un maigre 27% des député.es lors de la dernière élection. On dirait que le gouvernement souhaite que cette chute se poursuive, car il retire la moitié des fonds du programme « À égalité pour décider » qui appuie les femmes dans leurs démarches pour occuper des postes décisionnels. Ne s’arrêtant pas dans cette lancée, des compressions ont aussi été imposées au Conseil du statut de la femme, au Secrétariat à la condition féminine et à la Commission de l’équité salariale.

Les personnes sans emploi : Les gens qui se cherchent un travail auront moins de ressources en raison d’une réduction de 16 M$ dans les mesures d’aide à l’emploi. À Montréal, les budgets pour soutenir les initiatives auprès des personnes immigrantes et des jeunes seront diminuées de moitié. Pour les gens prestataires de l’aide sociale, on annonce l’embauche de plus d’enquêteurs pour s’assurer qu’il n’y pas de fraude. Rien dans les chiffres du ministère ne signale toutefois une hausse de cette situation. 

Le public du cinéma québécois : Déjà, le budget avait annoncé la diminution d’un programme de crédits d’impôt de 20% central au financement de la plupart des productions. En plus, on craint – ce n’est pas encore confirmé – que le gouvernement ne coupe également le programme Cinéma et vidéo du Conseil des arts et des lettres du Québec. Ce fonds de 4 M$ offre de modestes montants pour des projets qui n’entrent pas toujours dans les cases des demandes de subvention, ce qui arrive souvent quand il est question de création.

Ceux et celles qui fréquentent les musées : On apprenait jeudi dernier que les grands musées du Québec verront leur budget réduit de 3 M$. Cela se traduira par la fin de certaines activités, la fermeture de la médiathèque du Musée d’art contemporain et possiblement la diminution des évènements scolaires.

La clientèle de la SAQ : Les sociétés d’État ont été sommées de faire des « gains de productivité » équivalents à 2% de leur masse salariale. On commence à comprendre ce que la SAQ a dans ses cartons : une réduction de la taille des succursales pour en intégrer de nouvelles à des supermarchés. Si on multiplie les SAQ Express et autres modèles du genre, on peut deviner ce que cela signifiera pour l’accès à une diversité de produits.

Ce ne sont que des exemples, soyez certain.e.s que dans les prochaines semaines, nous entendrons parler d’autres cas qui feront tranquillement surface. C’est comme ça un budget, les effets concrets ne sont pas immédiats, ils prennent du temps à se mettre en place. Cependant, chose certaine, dès aujourd’hui vous avez quelques éléments de réponse à fournir à une personne qui défend que les compressions actuelles n’ont pas d’effets sur les services offerts à la population. En réalité, plein de gens sont touchés.

Note : Ceci est la version longue d’un texte paru dans le Journal de Montréal du 29 juin 2014. Le Web a comme avantage sur le papier qu’on peut facilement faire le lien vers des sources, j’en profite donc. Cependant, l’étude des crédits du gouvernement est un processus long et fastidieux. J’ai tenté de rassembler ici les éléments qui sortent dans les médias et qui proviennent de l’opposition parlementaire. Certaines données ne sont pour l’instant disponibles qu’à l’écoute de la commission parlementaire, je ne peux donc pas mettre de liens. Au cours des prochaines semaines, les documents de l’étude des crédits seront disponibles en ligne sur le site Internet de l’Assemblée nationale.

27 commentaire(s)

larry dit :
29 juin 2014 à 7 h 22 min

Vous n'avez pas encore compris que c'est ça les vrais affaires. Ce qui compte c'est la piastres pour les petits amis, les citoyens dans le besoin qu'ils s'arrangent avec leur problèmes , ce n'est plus le rôle de l'état.

Giosling dit :
29 juin 2014 à 9 h 16 min

Votre texte démontre un point, on veux couper les dépenses, mais pas dans ma cour, sauf que chaque individus à sa propre cour qu'il ne veut pas voir toucher. À la fin, on a pas le choix de couper, car l'inaction nous conduit à notre perte. S'il y a un point où je suis d'accord avec vous, c'est au niveau de l'éducation et de la santé, ce sont deux postes budgétaires qui ne devraient pas souffrir de compression qui mine le service aux bénéficiaires. Pour le reste, on doit envisager le sabre pour revenir à des finances saines.

Nelson dit :
29 juin 2014 à 9 h 35 min

Nos services publiques datent d'avant la Révolution de l'information (Internet) et la Révolution des Transports, qui ont permis La Mondialisation. Et celle-ci à changé la réalité du Monde.

La Mondialisation à transféré et continue à transférer les économies industriels et financières des pays industriels du G7, ( USA, Canada, France, Allemagne, Italie, Angleterre, Japon) vers les pays émergentes.

Les pays industriels ont des taux de croissance économique faibles, accumulent dette et déficits, ont des décotes, récessions, taux de chômage élevés, coupures des services, austérité, etc, et les pays émergentes qui reçoivent nos économies ont des taux de croissance élevés, diminuent leur taux de chômage, accumulent les surplus, (prêtent de l'argent aux pays du G7), et deviennent des puissances économiques et militaires.

Parce que nous n'avons plus l'économie industriel et financière que nous avions avant la Mondialisation, nous ne sommes plus capables de financer nos services publiques, et nous reculons sans arrêt au niveau de l'assurance chômage, âge pour la retraite, régimes de retraite, contrôles gouvernementaux, aide aux secteurs dans le besoin, etc.

Le Canada et le reste des pays du G7 perdent leurs économies, industries, finances en bénéfice des pays plus ''compétitifs'' sur le plan fiscal, des salaires des travailleurs, absence des normes du travail et de l'environnement, etc.

En perdant leurs économies industriels et financières, les pays du G7 perdent leur niveau de vie, leur suprématie économique et militaire mondiales, et le Monde sera différent dans le futur.

Et tout cela parce que les pays ont des frontières, langues, cultures, identités, mais l'argent n'ai rien de ça, et s'en vais toujours vers ou elle, l'argent, maximise ses profits, et se multiplie le plus.

Évidement l'argent en étant inventé par les humains, sont ces derniers qui fonctionnent en prédateurs cupides égotistes et destructeurs de la nature et guerriers, en se voyant comme compétiteurs et ennemies, et non comme frères et sœurs humains.

Antoine B. dit :
29 juin 2014 à 10 h 10 min

Bon, suivant le raisonnement de l'IRIS, continuons d'endetter nos jeunes, à augmenter la carte de crédit avec le service à la dette qui deviendra le 2e poste budgétaire le plus important derrière la santé!

C'est peut-être justement parce que nous n'avons jamais eu les moyens de nous payer tout ça que nous sommes en période "d'extra mini-mini-mini-mini-austérité". Je vous ferai remarquer que nous n'avons jamais autant dépensé au Québec depuis la Confédération par rapport au PIB, on ne fait que réduire nos ambitions LÉGÈREMENT. Évidemment, selon les sciences humaines sans maths de l'IRIS, il restera toujours des riches à plumer.

louis marchand dit :
29 juin 2014 à 11 h 57 min

On coupe dans les services au citoyens mais on ne parle jamais de couper le nombre de cadre grandissant dans le domaine de la santé et en éducation. Parlant d'éducation, il ne semble pas avoir de frein au ''party'' comme a montébello ( mais les commission scolaire disent manquer cruellement d'argent donc on doit augmenter les taxes scolaires ). On fais des coupes car on manque d'argent mais on finances une cimenterie qui appartiendra au privé a Port-Daniel dans un milieu déja saturé et ou les cimenteries actuel fonctionnent a 75-80% de leur capacité...

Je suis pour l'austérité ... mais présentement le gouvernement ne coupe définitivement pas au bon endroit.

Casimir Pacha dit :
29 juin 2014 à 12 h 03 min

C'est la bonne façon de procéder. Maintenir les bons acquis tout en soulageant le payeur de taxes. Bonne administration du gouvernement Couillard.

Dominique Fortier dit :
29 juin 2014 à 12 h 36 min

Le problème est que malgré toutes ces coupures, les dépenses en santé augmentent. Donc, on coupe ailleurs pour empêcher le bateau de couler mais au final, on ne "sauvera" pas une cenne. On déshabille Paul pour habiller Jacques.

Robert dit :
29 juin 2014 à 12 h 39 min

C'est quoi votre solution pour éviter ces coupures? Vous avez oublié de publier cette partie de votre article.

Merci

Francois dit :
29 juin 2014 à 12 h 39 min

J'ai rarement vu un texte aussi malhonnête. Réduire la CROISSANCE des dépenses ne veut pas dire "réduire les dépenses". Ça veut dire que ça va continuer d'augmenter, mais un peu moins vite.

Mais comme les dépenses continuent d'augmenter, il va falloir plumer encore plus le contribuable par des taxes, impôts, etc. Donc, il n'y a aucune trace d'austérité.

Ça fait 50 ans qu'on a des gouvernements de gauche au Québec qui ne cessent d'augmenter la taille de l'état. Le nouveau gouvernement Couillard avait une chance de faire quelque chose, mais il s'est aplati devant les lobbys syndicaux.

Alors, on taxe tant qu'on peut, puis on emprunte tans qu'on peut, puis on braille pour la péréquation tant qu'on peut.

Rien ne change...

daniel dit :
29 juin 2014 à 13 h 05 min

Ça me semble être une critique de ce qui se passe... quelle serait selon vous l'alternative à ces coupures?

Jonathan Gagné dit :
29 juin 2014 à 13 h 33 min

Excellent ! Et je supporte 100% le gouvernement là-dedans, malgré ce que les braîllards et négationnistes de la dette trouveront à dire. Vive l'austérité !

Mario Du Paul dit :
29 juin 2014 à 14 h 06 min

Vous avez ce que vous mérité ça fait bien rigoler ça Le but de l'opération est d'appauvrir le Québec pour augmenter sa dépendance au Canada et la stratégie du Québec en faillite fait son travail Dans le mandat Hydro sera amputer de plus de 25% et vendu au ami de Couillard les princes Arabes Maximum 3 ans et personne ne saura cela avant la signature des ententes

Réjean dit :
29 juin 2014 à 15 h 07 min

Merci pour ces informations. Ce n'est pas avec l'IEDM qu'on pourrait avoir une idée des conséquences du saccage libéral. Couillard nous dit que le gouvernement libérale sera le gouvernement de tous les québécois ! Encore un mensonge de Couillard comme l'était l'ensemble de sa campagne électorale. "Les services à la population ne seront pas touchés" qu'ils nous disent. Encore un mensonge. Comme on le dit : le mensonge fait partie de l'ADN du PLQ... et le vol, la collusion, le financement illégale, le saccage de l'État, etc. etc.

Durant ce temps, les québécois s'occupent de football, de sport. L'ignorance, l'insouciance, l'indifférence, l'apathie, l'acculturation, voilà ce qui les intéressent. Surtout, oublier que la vie est aussi une grande tragédie. Ce n'est pas suffisant de se la couler douce, pendant que notre économie de "créateurs de richesse" nous mènent tout droit à la catastrophe.

Pourtant durant la campagne-mensonge de Couillard le gentil docteur nous disait que les québécois sont heureux !!! Alors pourquoi semer le malheur ?

Erik Vasseur dit :
29 juin 2014 à 15 h 28 min

Les mesures d'austérités n'ont eu absolument aucun effet en Angleterre même que la dette a augmentée, les dirigeants détruisent l'économie volontairement c'est assez claire.

mathieu robillard dit :
29 juin 2014 à 17 h 55 min

Ce que tout cela à de nouveau ? Rien. En tout les cas, les coupures auront des impacts majeurs sur les plus démunis, les personnes vulnérables et (au bout du compte) toute la population. L,austérité et l'équilibre budgettaire ? Dans 20 ans on en entendra encore parler. Le système est ainsi fait et aucune mesure ne parviendra à résoudre le problème. Le seul espoir qui subsiste encore, est une véritable remise en question de la dite dette: À qui elle est dû, comment s'en défaire ? L'état n'a plus de légitimité face aux banquiers, qui eux, en ont que pour le profit, la privatisation et le maintient des classes sociales. Je vous remercie pour ce "bel" article, faut que les choses se disent !

Ginette dit :
29 juin 2014 à 20 h 01 min

Pendant une dizaine d'années, la collusion et la corruption a permis à des entreprises de construction, des firmes d'ingénieurs, des élus municipaux, des élus provinciaux, des fonctionnaires du gouvernement et des partis politiques, les libéraux en tête, de s'en mettre plein les poches et la dette a gonflé comme une baloune. En 2014, le gouvernement fait la grosse morale au bon petit peuple comme si c'était sa faute si la dette est comme une baloune. C'est quand même marrant non! Le bon petit peuple va se serrer la ceinture et se priver de services pendant que nos entreprises subventionnées vont continuer de s'en mettre plein les poches, nos banquiers spécialistes des paradis fiscaux vont continuer de conseiller les meilleurs chemins pour abriter les gros revenus des professionnels et des mieux nantis pour qu'ils ne paient rien ou presque. Le bon petit peuple va payer et, sans farce, il aime ça les corrompus et les pourris, la preuve: l'élection d'avril dernier.

Michèle Perron dit :
29 juin 2014 à 21 h 32 min

Il n'y a pas de coupures du côté des bonis versés aux employés des sociétés d'État ? À la Caisse de dépôt et placement ? Chez Hydro-Québec ? à la SAQ ? la Société des casinos, etc. ??? Ce serait intéressant d'en connaître le montant global... S'il n'est pas coupé, l'argent de ces bonis pourrait être transféré aux enseignants et au personnel infirmier qui ont vraiment plus d'impacts dans la société...

Sylvie Richard dit :
30 juin 2014 à 8 h 18 min

Les personnes handicapées : Avoir un logement adapté est un élément essentiel de la vie d’une personne handicapée. Le gouvernement retire 19 M$ sur les 28 M$ du programme d’adaptation de domicile, soit le 2/3 du soutien total! En ce moment, le délai d’attente pour l’accès à ce programme dépasse 2 ans. Des sommes importantes seraient également retranchées du transport adapté. Ils devraient au moins permettent le suicide assiste !

François Bélanger dit :
30 juin 2014 à 11 h 36 min

Aucun progrès ne peut être fait sans sacrifices et nous en sommes rendus à cette étape. En période de croissance nous investissons davantage dans les programmes sociaux au lieu de payer nos dettes, ensuite vient la récession et nous empruntons encore davantage sous prétextes que nous devons stimuler l'économie. Nous assistons à une orgie de dépenses publiques et de gaspillage depuis les 40 dernières années. Nous nous sommes payer des programmes luxueux que nous ne pouvions nous permettre. Aujourd'hui, c'est dommage, mais les plus pauvres en souffriront le plus, à cause de notre négligence. Reprenons le contrôle de nos finances et nous reprendrons le contrôle de nos politiques sociales. Plus nous serons endettés, plus nous seront à la merci des agence de notation et des conséquences qui en découleront.

Jean-Yves Marcil dit :
30 juin 2014 à 12 h 09 min

@François Bélanger, vous semblez faire parti des citoyens qui ne souffrent pas des effets du progrès et vous semblez faire parti de ceux qui peuvent se payer directement de leurs revenus des services de luxe sans avoir besoin des programmes sociaux. Bref vous semblez être bien nanti pour parler avec tant de détachement du sort des moins privilégiés. Désolé si j'ai tort.

Lp dit :
30 juin 2014 à 13 h 59 min

Profits des banques canadiennes aujourd'hui 39 milliards de dollarse PIB n a cesser d augmenter depuis la révolution tranquille et on est danse G8. Y aurait il un problème de répartition des richesses ??

Yves tapp dit :
30 juin 2014 à 18 h 24 min

Comme y une de voir plus de personnes a mobilité réduites travailler. Plusieurs d'entre eux sont aptes pour ça! On préfère les laisser sur l'aide social. C'es ça qui appauvri le Québec, saviez-vous que 35millions de dollar est verser par cet institution est s'est contribuable qui paie sa. C'est pas de l'argent qui fait tourner l'économie ça, c'est juste de l'argent emprunter qu'on ne peu même pas rendre. Sa serai bien aussi si il affait du monde dans les estrade pour écouter!

Guylaine Desbiens dit :
30 juin 2014 à 19 h 19 min

A ceux qui appuient ces politiques destructrices en pensant qu'elle sont nécessaires et qu'a terme, la prospérité pourra revenir.ERREUR, nous habitons sur une planète finie non infinie.Donc la croissance sans fin est une folie pure! Le gouvernement fédéraliste de Couillard et les autres comme la Caq qui l'appuient sans réserve sauf de dire qu'ils ne font pas les coupes de la bonne façon, veulent affaiblir notre peuple, niveler encore plus par le bas et après les vautours affairistes comme Desmarais et compagnie vont venir se servir.Ces recettes d'austérité ne peuvent pas fonctionner, impossible, même le FMI l'as reconnu.GARDEZ LES YEUX BIEN OUVERTS et vos pancartes pas loin.

P. Lagassé dit :
30 juin 2014 à 21 h 02 min

@Francois Bélanger

Vous avez bien intégré le discours des lobbys financiers.

Cependant la réalité est tout autre: Pendant la période de "création de richesse", l'État s'est volontairement privé de milliards de revenus chaque année en abolissant 13 des 16 paliers d'imposition supérieurs et en multipliant les échappatoires fiscales (pour les ultra-riches et les transnationales, pas les PME ou le "petit peuple" qui gagne seulement 150 000$ par an ou moins). Le dogme: Plus les ultra-riches sont riches, plus ils créent de richesses. Inutile de dire que cela s'est avéré faux à travers tout le monde occidental depuis trois décennies. Plusieurs économistes réputés ont, depuis longtemps, démontré, données à l'appui, la "logique" du cycle: baisses d'impôts pour les ultra-riches -> baisses de revenus pour l'État -> explosion de la dette publique -> coupures de services et hausses de taxes (chez la classe moyenne et les moins nantis) -> retour temporaire à un relatif équilibre budgétaire -> nouvelles baisses d'impôt pour les ultra-riches et les transnationales. Parmi ces économistes: le prix Nobel d'économie Paul Krugman, l'ex-PDG de la Banque Mondial Joseph Stiglitz, etc. Et je ne parle pas de la corruption, de la collusion et des magouilles.

Prenez la santé. Quels sont les postes de dépenses qui sont les plus gros et qui augmentent le plus vite ? 1) Le prix des médicaments, qu'on achète sans discuter, sans utiliser notre pouvoir d'achat et selon la liste établie par...les pharmaceutiques. (a quand Pharma-Québec?) Alors que les universités paient 85% à 90% des coûts de la recherche et fournissent les étudiants de maîtrise et doctorat en "cheap labor" et que le 10%-15% payés par les pharmaceutiques est en fait payé...par l'État, via les crédits d'impôt de "recherche et développement" 2) Les coûts des privatisations et de la sous-traitance qui, en plus de coûter plus cher à l'État que quand les services sont directement donnés par le service public, exercent une pression sur nos services (et permettent aux tinamis de mettre la main sur les secteurs "payants") 3) Les seuls salaires qui montent plus vite que l'inflation: celui des médecins spécialistes et des hauts gestionnaires (souvent venus du "privé").

Cela fait 32 ans qu'on coupe dans le "gras" (les services) en les sabrant et en les privatisant, tandis que les "partenaires" privés s'en mettent plein les poches à nos frais.

Daniel dit :
1 juillet 2014 à 10 h 00 min

Moi,c'est le programme PASS qui me donnera pas peut-être la chance de retourner sur le marché du travail pour personne handicapées!

Francois dit :
1 juillet 2014 à 19 h 29 min

Il n'y a aucune austérité. Le gouvernement actuel ne réduit aucunement les dépenses. Au contraire, il continue de les augmenter. Il ne fait que réduire le rythme d'augmentation.

Donc, on continue d'augmenter les dépenses. La conséquences, il faudra taxer plus, et s'il en manque, il faudra augmenter la dette, et finalement brailler pour avoir plus de péréquation.

Le gouvernement Couillard avait une occasion en or pour réduire la taille de l'état, mais il s'est aplati devant les lobbys syndicaux et les groupes de pression gauchistes.

Charles dit :
2 juillet 2014 à 8 h 02 min

J'ai moins de 35 ans et je travaille dans l'économie du savoir et des technologies. Toute ma carrière, je l'ai passé dans des compagnies qui subsistait sur les crédits d'impôts et la recherche et développement. Certains l'utilisaient à bon escient, d'autres moins. Néanmoins tous l'utilise. Je serais d'accord de couper dans les subventions consentis aux entreprises, mais de le faire intelligement en établissement un taux de rendement de productivité (ou parfois même d'utilité, mais c'est une autre histoire). Couper les crédits de 20% partout revient à réduire les opportunités d'emplois et depuis "l'internationalisation" de Montréal depuis la fin des années 90, je peux imaginer que la compétition sera féroce. J'espère que le gouvernement Couillard ne coupera pas l'herbe sous le pied en affaiblissant l'économie de la sorte.